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Samedi 27 Mai 2017 La santé mentale des jeunes en péril à cause des réseaux sociaux ?

Nous savions que les réseaux sociaux étaient source d’addiction, mais une étude britannique récente a identifié les deux plateformes les plus nocives pour la jeunesse : Snapchat et Instagram.

L’étude en question a été menée sous la forme d’un sondage par la Royal Society for Public Health (RSPH) et le Young Health Movement. Ces organismes ont commencé par dresser un constat préoccupant après avoir interrogé près de 1500 jeunes de 14 à 24 ans : 91 % des jeunes de 16 à 24 utilisent au moins un réseau social.

Un classement des pires réseaux sociaux a également été établi, frappant un coup sur les célèbres Facebook, Twitter ainsi qu’Instagram et Snapchat, ces deux derniers étant considérés comme les plus négatifs. La palme est décernée à Instagram alors que YouTube serait le moins problématique, car il permettrait de développer l’empathie, la notion de soutien ainsi que l’esprit de communauté.

« Il est intéressant de voir que Snapchat et Instagram sont bons derniers […] — ces deux plateformes sont focalisées sur l’image », indique Shirley Cramer, directrice du RSPH dans une publication du 19 mai 2017.

Les sondés ont évalué l’ensemble des réseaux sociaux selon quatorze critères différents dont la perception de soi, l’anxiété, la solitude, le harcèlement ou encore le stress. Selon les auteurs du sondage, le problème va au-delà du fait de passer du temps à naviguer sur ces applications. Une grande partie de ce temps est surtout consacré au partage d’images relatives à leur quotidien (activités, soirées, sorties vacances) et la comparaison de leur propre vie avec celle des autres peut entraîner un sentiment de solitude et de dépression.

« Les attentes irréalistes provoquées par les réseaux sociaux peuvent pousser les jeunes à des sentiments de gêne, de mauvaise estime de soi et une recherche de perfection qui peut prendre la forme de troubles d’anxiété », poursuit Shirley Cramer.

Un autre phénomène est à souligner : celui des photos retouchées qui peut s’avérer problématique pour les jeunes filles. Complexées, celles-ci sont également perturbées par l’image qu’elles renvoient sur les réseaux sociaux. C’est pour cette raison que le RSPH réclame une sensibilisation concernant cette pratique à la fois sur les plateformes, mais également dans des campagnes de prévention en milieu scolaire ainsi que dans le cadre du suivi des jeunes les plus sensibles.

samedi 27 mai 2017 Cyberattaque WannaCry : 98 % des PC touchés par le ransomware étaient sous Windows 7

Selon les statistiques publiées par l'éditeur Kaspersky, c'est Windows 7 et non pas Windows XP qui a été le plus touché par la propagation du rançongiciel WannaCry. On en sait également plus sur la méthode de propagation du logiciel malveillant : il ne s'agissait pas de courriels piégés.
Ce qu'il faut retenir

Le ransomware WannaCry a principalement touché les ordinateurs sous Windows 7.
Le virus a fait plus de 300.000 victimes dans 150 pays, dont la France.
La faille de sécurité, corrigée en mars par Microsoft, était précédemment exploitée par la NSA.
Pour se propager, le logiciel malveillant s’est servi du protocole de communication en réseau Server Message Block (SMB).

Un peu plus d'une semaine après le début de la cyberattaque du rançongiciel WannaCry qui a semé une panique mondiale en infectant plus de 300.000 ordinateurs dans 150 pays, les experts en sécurité commencent à y voir plus clair. Ils ont fait quelques découvertes étonnantes à propos de ce qui est considéré comme la plus importante attaque par ransomware de l'histoire de l'informatique.

La nouvelle assurément la plus étonnante est que la version de Windows la plus touchée par WannaCry est Windows 7. Or, au début de l'affaire, c'est le bon vieux Windows XP qui a été incriminé. On reprochait aux entreprises les plus durement touchées par le rançongiciel de persister à utiliser des systèmes informatiques basés sur cet OS pour lequel Microsoft a cessé de diffuser des mises à jour de sécurité il y a trois ans.

Au passage, l'éditeur, qui, étant donné les circonstances, a tout de même diffusé un correctif de sécurité pour Windows XP, en a profité pour souligner que les utilisateurs de sa dernière version Windows 10 n'avaient rien à craindre... Cependant, il s'avère que la réalité est tout autre. Selon le spécialiste des solutions de sécurité Kaspersky Lab, plus de 98 % des PC infectés par WannaCry tournaient sous Windows 7.
Selon les chiffres récoltés par Kaspersky Lab, Windows 7 est très largement la principale victime du rançongiciel WannaCry. © Kaspersky Lab
Windows 7 est la version la plus utilisée dans le monde

Rappelons que Windows 7 est la version de l'OS Microsoft la plus populaire à ce jour avec plus de 48,5 % de parts d'utilisation (source Netmarketshare). Les machines les plus durement touchées (plus de 60 %) utilisent la version 64 bits de Windows 7 qui équipe principalement des systèmes d'entreprises d'administrations. Le reste (38,7 %) concerne des ordinateurs utilisant les versions domestiques de Windows 7.

Et Windows XP dans tout cela ? Kaspersky Lab juge sa part « insignifiante ». Précisons toutefois que ce constat est basé sur l'analyse de PC équipés d'un logiciel antivirus Kaspersky. Il est cependant corroboré par BitSight (plateforme qui évalue l'efficacité de la sécurité informatique des entreprises), selon qui 67 % de ordinateurs répertoriés dans son réseau et touchés par WannaCry tournaient sous Windows 7.

Justice est donc rendue à Windows XP si l'on peut dire. Reste que cela n'enlève rien à la vulnérabilité potentielle de cette version ancienne de Windows qui n'est plus couverte par les mises à jour de sécurité et qu'il vaut mieux éviter d'utiliser sur des ordinateurs contenant des données importantes.
WannaCry a exploité les ports SMB ouverts

Par ailleurs, on a également appris plus précisément de quelle manière WannaCry s'est propagé aussi rapidement. Contrairement à ce qui a été dit au départ de l'attaque, la diffusion massive du rançongiciel ne s'est pas faite via des courriels piégés. D'après les constatations de l'éditeur Malwarebytes, l'infection initiale s'est répandue par le biais d'un outil qui scanne Internet pour repérer les ordinateurs ayant un port SMB (Server Message Block) ouvert.

SMB est un protocole qui permet de partager des fichiers et des périphériques entre des PC Windows. Généralement utilisé sur des réseaux locaux, il possède un mode serveur qui permet de s'en servir sur Internet. Or, de nombreuses attaques informatiques se basent sur l'ouverture par défaut de ce mode serveur pour s'infiltrer dans les systèmes. C'est ainsi qu'a fonctionné WannaCry qui, une fois entré dans un réseau informatique, a la capacité de se propager automatiquement aux PC connectés.

Au final, il ressort assez clairement que les entreprises victimes de ce virus n'ont pas forcément des systèmes informatiques obsolètes. En revanche, elles ont négligé les mises à jour de sécurité et des règles de protection élémentaires (fermeture des ports SMB) qui auraient pu leur éviter de subir la loi de WannaCry.
Pour en savoir plus
Ce qu’il faut savoir sur le ransomware qui secoue le monde

Article initial de Marc Zaffagni, paru le 15/05/2017

Une attaque informatique massive a frappé des hôpitaux, de grandes entreprises et des administrations un peu partout dans le monde. À l'origine, un rançongiciel surnommé WannaCry qui se propage sur des ordinateurs Windows non mis à jour et chiffre le contenu des disques durs. Les victimes doivent s'acquitter d'une rançon en bitcoin pour récupérer leurs données.

WannaCry, WannaCrypt, WanaCrypt0r, WCry, Wana Decrypt0r. Voici tous les surnoms du rançongiciel (ransomware) qui sème une pagaille planétaire depuis la fin de la semaine dernière. Ce virus est à l'origine de ce qui est d'ores et déjà considéré comme l'attaque informatique par ransomware la plus importante jamais connue. Selon le dernier pointage effectué dimanche par Europol, WannaCry aurait fait plus de 200.000 victimes à travers 150 pays. Et il est probable que ces chiffres soient revus à la hausse dans les heures et les jours qui viennent alors que des millions de salariés, d'entrepreneurs et de fonctionnaires reprennent le travail derrière leurs ordinateurs.

Que fait WannaCry et à qui s'attaque-t-il ? Ce rançongiciel se propage via des campagnes de phishing qui consistent à envoyer des courriels par millions contenant une pièce jointe infectée. Dès qu'une victime ouvre le document, le virus s'installe sur sa machine et chiffre les données que contient le disque dur. Pour les récupérer, il faut alors s'acquitter d'une rançon équivalente à 270 euros payables en bitcoins. La rançon est doublée si elle n'est pas payée sous trois jours. Et passé sept jours, si aucun paiement n'a été effectué, les données sont supprimées. Mais là où WannaCry est particulièrement redoutable, c'est qu'il peut se répandre sur l'ensemble d'un réseau informatique à partir d'un seul ordinateur infecté.
L’usine Renault de Douai à l’arrêt à cause de WannaCry

Ce qui rend cette attaque si marquante, c'est qu'elle a eu immédiatement des répercussions directes dans la vie réelle. Au Royaume-Uni, le système de santé, le National Health Service, a été fortement touché, entrainant la paralysie des systèmes informatiques de 45 hôpitaux. Certains établissements ont même été contraints de différer des interventions chirurgicales et de dérouter des ambulances. En France, le constructeur automobile Renault a été impacté par WannaCry sur plusieurs de ses usines et le site de Douai était à l'arrêt ce lundi. En Allemagne, les panneaux d'affichage du réseau ferroviaire de la Deutsche Bahn diffusaient le message de rançon du virus.

On rapporte aussi des perturbations sur le système bancaire ainsi que dans plusieurs ministères en Russie tandis qu'aux États-Unis, c'est le transporteur FedEx qui dit avoir été touché. En Espagne, l'opérateur de téléphonie mobile Telefónica a confirmé faire partie des victimes de WannaCry. Ce dernier a également sévi dans des écoles, des universités et des hôpitaux à travers l'Asie.
WannaCry est né d’une faille Windows exploitée par la NSA

Mais d'où vient ce logiciel malveillant ? WannaCry profite d'une faille de sécurité dans le système d'exploitation Windows dont la National Security Agency (NSA), l'agence de renseignement des États-Unis, avait connaissance et se servait dans le cadre de ses opérations de surveillance électronique sous le nom de code « EternalBlue ». En mars dernier, Microsoft a publié un correctif de sécurité (MS17-010) pour toutes les versions de Windows concernées.

Problème, bon nombre de grandes entreprises et d'administrations n'ont pas appliqué cette rustine avec diligence car dans pareil cas, leurs services informatiques doivent d'abord tester les patchs afin de s'assurer qu'ils ne risquent pas de créer de conflits sur leur réseau. Or, en avril, un groupe de hackers nommé The Shadow Brokers a rendu publics une série d'outils d'espionnage de la NSA, dont EternalBlue. Les cybercriminels n'avaient plus alors qu'à se servir de ces informations pour créer le rançongiciel WannaCry.
Quels sont les ordinateurs vulnérables ?

Selon le bulletin d'alerte émis par le CERT-FR, sont affectés :

Les systèmes d'exploitation Windows vulnérables et en réseau maintenus par l'éditeur sur lesquels le correctif MS17-010 n'aurait pas été installé ;
les systèmes d'exploitation Windows vulnérables obsolètes et en réseau (Windows XP, Windows Server 2003, Windows 8, Windows Vista, Windows Server 2008, WES09 et POSReady 2009) sur lesquels le correctif KB4012598 n'aurait pas été installé ;
tous les systèmes d'exploitation Windows sur lesquels un utilisateur ouvrirait la pièce jointe malveillante.

Face à la gravité de la situation, Microsoft a relancé ses mises à jour de sécurité pour les versions de Windows concernées tout en assurant que les utilisateurs de Windows 10 n'étaient pas ciblés par cette attaque. La principale recommandation est d'effectuer ces mises à jour de sécurité sans délai et de faire preuve de la plus grande prudence face à des courriels contenant des pièces jointes. Par ailleurs, une sauvegarde régulière des données sur un système de stockage externe et/ou un service cloud permet de restaurer les données piratées sans avoir à payer la moindre rançon.
Qui se cache derrière WannaCry ?

Pour le moment, on ignore l'identité du ou des responsables de cette cyberattaque. L'enquête s'avère ardue car les paiements en bitcoin sont intraçables et les victimes vraisemblablement peu enclines à témoigner. La seule note positive vient de la découverte accidentelle d'un chercheur en sécurité britannique qui a permis de ralentir fortement la propagation du virus. Il s'avère que ce ransomware a été conçu pour systématiquement contacter un nom de domaine figurant dans son code source.

En observant ledit code, l'expert, qui communique sur Twitter via le pseudonyme @MalwareTechBlog, a eu l'idée de déposer le nom de domaine afin de pouvoir collecter et analyser le trafic qu'il générait. Or, il se trouve que pour que le virus fonctionne, il fallait que ce nom de domaine reste libre. Son acquisition a en quelque sorte enclenché une procédure de protection qui a eu pour effet de ralentir l'infection. Néanmoins, des variantes du virus n'ont pas tardé à apparaître. En France, le parquet de Paris a ouvert une enquête et confié l'investigation à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC).

Samedi 27 Mai 2017 Comment restaurer ses données après une attaque par ransomware ?

Les cyberattaques utilisant des rançongiciels (ransomware) sont en forte hausse. Si elles visent généralement des grandes entreprises, des administrations ou des personnalités de premier plan susceptibles de pouvoir s'acquitter d'une rançon, elles peuvent aussi toucher des particuliers qui se retrouvent souvent démunis. Voici comment se protéger et restaurer ses données après une attaque.

Le virus WannaCry a jeté un éclairage spectaculaire sur le phénomène des rançongiciels (ransomware en anglais). Pourtant, ce fléau existe depuis longtemps et fait de plus en plus florès dans la communauté des cybercriminels.

Une fois installé sur un ordinateur, ce type de logiciel malveillant chiffre le contenu du disque dur et prend en otage les données qu'il contient. La victime doit s'acquitter d'une rançon sous peine de perdre définitivement ses informations personnelles.
Sauvegarder ses données est essentiel

Pourtant, il n'y a aucune fatalité face aux rançongiciels, pour peu que l'on applique quelques règles de prudence. La première consiste à tenir à jour son système d'exploitation ainsi que son logiciel antivirus. La deuxième règle indispensable à observer est de sauvegarder ses données.

Deux possibilités :

Sur un disque dur externe que l'on prendra soin de déconnecter physiquement de l'ordinateur entre deux sauvegardes afin d'éviter qu'il ne soit infecté par le ransomware.

Le recours à un service de stockage (iCloud, Dropbox, Google Drive, OneDrive...) en ligne. Ces services proposent généralement un espace minimum gratuit de plusieurs gigaoctets. Ils s'accompagnent d'une application à installer sur l'ordinateur qui se charge d'enregistrer toute modification ou ajout sur les dossiers de données que l'on veut synchroniser.

Si, donc, vous avez été victime d'un rançongiciel et possédez des sauvegardes récentes, vous n'aurez pas à céder à cet odieux chantage. Voici toutefois comment procéder pour restaurer vos données selon le système d'exploitation que vous utilisez. Ce mode d'emploi se concentre sur les versions de Windows qui est à ce jour l'OS le plus répandu, et donc le plus ciblé par les attaques informatiques.
Comment restaurer ses données avec Windows XP

Sur Windows XP, vous devez utiliser la Récupération automatique du système (ASR) afin de restaurer votre ordinateur à une version antérieure à l'attaque.

Pour cela, il vous faut redémarrer le PC à partir d'une copie de l'OS, généralement depuis le CD Windows XP d'origine voire une disquette.

Au moment du démarrage, appuyez sur la touche F12 ou Esc du clavier afin d'indiquer à la machine qu'elle doit démarrer à partir de cette source. On vous demandera ensuite d'appuyer sur la touche F2 pour lancer le processus récupération automatique du système.

Ensuite, vous devrez choisir quelle image disque (copie complète de votre disque dur) vous souhaitez restaurer en vous basant sur l'historique qui vous est proposé.

Choisissez une date qui soit antérieure à l'attaque du rançongiciel. Vous retrouverez votre configuration avec vos données personnelles.

Si d'aventure il vous manquait les données les plus récentes, votre dernière sauvegarde vous permettra de compléter.
Malgré son grand âge, Windows XP est encore très répandu. © Microsoft
Comment restaurer ses données avec Windows Vista

Sous Windows Vista, vous pouvez accéder aux options de restauration lors du démarrage de l'OS.

Pour cela, au moment où l'ordinateur se lance, appuyez de façon répétée sur la touche F8 jusqu'à ce qu'apparaisse l'écran Options de démarrage avancées.

Sélectionnez alors Réparer l'ordinateur à l'aide des flèches directionnelles du clavier puis appuyez sur Entrée.

La fenêtre Options de récupération système s'ouvre alors. Sélectionnez Suivant puis choisissez l'option Restauration PC complète.

Il ne vous reste plus qu'à sélectionner la sauvegarde système que vous souhaitez installer.

Comment restaurer ses données avec Windows 7

Pour Windows 7, même démarche que pour Windows Vista.

Au moment où l'ordinateur se lance, appuyez de façon répétée sur la touche F8 jusqu'à ce qu'apparaisse l'écran Options de démarrage avancées.

Sélectionnez alors Réparer l'ordinateur à l'aide des flèches directionnelles du clavier puis appuyez sur Entrée.

La fenêtre Options de récupération système s'ouvre alors. Cliquez sur Suivant puis choisissez l'option Restaurer votre ordinateur à partir d'une image système créée précédemment.

Il ne vous reste plus qu'à sélectionner la sauvegarde système que vous souhaitez installer.

Comment restaurer ses données avec Windows 8 et 10

Maintenez enfoncée la touche Shift de votre clavier puis cliquez sur Redémarrer dans le menu Démarrer de Windows 8 ou 10.

Votre PC va se relancer sur un menu spécial de restauration. Sélectionnez Résolution des problèmes puis Options avancées et enfin Récupération de l'image système. Il vous reste à sélectionner un point de restauration antérieur à l'attaque du rançongiciel

Samedi 27 Mai 2017 Comment empêcher WhatsApp de partager votre numéro de téléphone avec Facebook

La messagerie WhatsApp, qui appartient à Facebook, a mis à jour ses conditions d'utilisation en août 2016 pour permettre le partage de données avec le réseau social. Objectif : offrir aux marques la possibilité d'entrer directement en contact avec les usagers WhatsApp en poussant des messages publicitaires ciblés censés être plus « pertinents ». Il existe cependant un moyen de refuser ce rapprochement entre vos comptes WhatsApp et Facebook.

Si vous faites partie du milliard d'utilisateurs de WhatsApp et que vous possédez un compte Facebook, cet article vous concerne au plus haut point. Depuis août 2016, deux points figurant dans les mentions légales du service de messagerie instantanée (racheté par le réseau social en 2014) méritent que l'on s'y arrête particulièrement :

Les entreprises et marques peuvent entrer directement en contact avec les usagers WhatsApp pour leur permettre de « passer des commandes, effectuer des transactions, obtenir des informations de rendez-vous, recevoir des bons et avis de livraisons, être informé des mises à jour de produits et services et du marketing ».
Par exemple, une compagnie aérienne peut vous avertir lorsque votre vol est retardé tandis que votre banque vous envoie une alerte si elle détecte une activité frauduleuse sur votre compte.Toutefois, précise WhatsApp, « Les messages que vous pourriez recevoir contenant du marketing pourraient contenir une offre pour quelque chose qui pourrait vous intéresser ». Autrement dit, il s'agit de publicité ciblée. L'entreprise rappelle toutefois qu'elle n'autorise pas « les bannières de publicités de tiers indépendants ».

WhatsApp s'autorise à partager le numéro de téléphone avec Facebook dans le but d'« offrir de meilleures suggestions d'amis et vous montrer des publicités plus pertinentes si vous avez un compte Facebook ». Là encore, de la publicité ciblée présentée sous un jour favorable car censée être plus « pertinente ». Il existe cependant une possibilité de refuser cette liaison mercantile entre WhatsApp et Facebook. Mais il faut faire vite !
Pour empêcher WhatsApp de partager votre numéro de téléphone avec Facebook

Solution n°1 : Lorsque vous ouvrez l'application pour la première fois suite à ces changements, WhatsApp va vous demander d'accepter ses nouvelles conditions d'utilisation. Au lieu de cliquer sur le bouton Accepter et continuer, cliquez sur « En savoir plus sur les mises à jour clé (...) ». Dans la fenêtre qui s'ouvre, décochez l'option « Partager mes informations de compte WhatsApp avec Facebook (...) » puis cliquez sur Accepter.

Solution n°2 : Si vous avez déjà accepté les nouvelles conditions, vous disposez de 30 jours pour désactiver le partage de votre numéro de téléphone. Pour cela, rendez-vous dans les paramètres de l'application WhatsApp sur votre smartphone, puis allez dans la section Compte. En bas de celle-ci, décochez l'option Partager les informations de mon compte.

Samedi 27 Mai 2017 Android : supprimer les traces de navigation (cookies, historique...)

Avoir un smartphone, c'est bien. Savoir gérer l'utilisation des données qui y transitent, c'est mieux. Alors, comment supprimer les traces de navigation sous Android ?

Comme sur PC, les navigateurs des smartphones et tablettes conservent de nombreuses informations sur les habitudes de l'utilisateur : cache, historique, mots de passes, cookies... Autant de données aussi indiscrètes que lourdes sur les espaces de stockage réduits des appareils mobiles. Les principaux navigateurs permettent de simplement supprimer ces données, voire de désactiver leur enregistrement.

Même si le menu diffère, le résultat est sensiblement le même. Le navigateur par défaut d’Android reste le plus protecteur de votre vie privée en permettant de n’enregistrer que très peu de données. © Guénaël Pépin
Supprimer historique et cookies sur Android

Le navigateur intégré à Android dispose ainsi d'un menu « Confidentialité et sécurité » dans ses Paramètres. De là, en quelques appuis, vous pouvez « Vider le cache », « Effacer l'historique », « Effacer tous les cookies», « Effacer les données de formulaires » et « Effacer les mots de passe ». Sont liées les possibilités de ne plus enregistrer ces informations pour plus de sécurité. De même, il est recommandé de ne pas autoriser la géolocalisation par ce menu.

Pour Google Chrome, rendez-vous également dans les Paramètres, dans la catégorie « Options avancées ». Sélectionnez « Effacer données navigation » puis les données que vous souhaitez supprimer. Vous pouvez également interdire l'enregistrement des mots de passe.

Côté Dolphin enfin, allez dans les Paramètres puis « Advanced settings ». Là, choisissez « Clear data » et sélectionnez les éléments que vous souhaitez supprimer. Dans ce même menu d'options avancées, vous pouvez décider de naviguer sans historique (« Browse without history »).

Samedi 27 Mai 2017 CD rayé : comment le réparer ?

Vous avez rayé votre CD ou DVD ? Comment le réparer ? Découvrez la réponse et toutes nos astuces sans plus attendre.

Le CD ou le DVD est rayé et illisible : que faire ?
Nettoyer le disque : coton, alcool et… dentifrice !

Le plus simple consiste à nettoyer le disque avec un coton imbibé d'alcool ou d'un produit pour les vitres, en essuyant le disque de l'intérieur vers l'extérieur.

Lorsque le disque présente des petites éraflures, une solution de dentifrice et d'eau peut parfois assurer le nettoyage.
Des logiciels pour réparer votre CD

Une autre solution consiste à utiliser le logiciel Isobuster (www.isobuster.com/fr). Ce logiciel analyse la surface du disque et s'acharne à en restituer le contenu. Si le contenu est particulièrement précieux et que les méthodes précédentes ont échoué, il est préférable de s'adresser à une boutique spécialisée.

Lorsque le disque a été récupéré, il est conseillé d'en effectuer une copie à l'aide d'un logiciel de gravure tel que Nero et d'utiliser celle-ci de façon courante. Il est préférable de ranger l'original en lieu sûr.

Samedi 27 Mai 2017 Comment sécuriser son compte Facebook avec une clé USB

Le réseau social Facebook a introduit en janvier 2017 une mesure supplémentaire de sécurité. Désormais, il est possible de protéger l'accès à son compte en se servant d'une clé USB type U2F que l'on peut se procurer pour une vingtaine d'euros.

Facebook a renforcé ses mesures de sécurité en ajoutant une option à son système d'authentification forte. Il s'agit de la possibilité d'utiliser une clé de sécurité U2F (Universal Second Factor), dont le standard technique ouvert a été co-développé par Google, Yubico et NXP Semiconductors. D'aspect, cette clé ressemble à une clé USB, à la différence qu'elle ne sert pas à stocker des données. Elle renferme une puce qui contient une clé chiffrée unique que l'on peut ensuite associer à un ou plusieurs comptes de services en ligne.
Utiliser la clé de sécurité U2F avec les navigateurs Chrome ou Opera

Les clés U2F s'achètent dans le commerce ou sur Internet. On en trouve à partir de 20 euros (exemple : FIDO U2F Security Key), mais il vaut mieux privilégier les modèles affichant une certification FIDO (Fast IDentity Online) du nom du consortium industriel chargé de la gestion du standard U2F. Pour le moment, les clés de sécurité U2F ne fonctionnent qu'avec les dernières versions des navigateurs Internet Google Chrome et Opera.
Sécuriser votre compte Facebook avec une clé de sécurité U2F

Pour activer l'authentification à deux facteurs basée sur une clé U2F, connectez-vous à votre compte Facebook depuis un navigateur Chrome ou Opera, puis rendez-vous dans le menu Paramètres ;
Dans le champ gauche de la fenêtre, cliquez sur l'option Sécurité puis, dans Paramètres de sécurité, sur Approbations de connexion ;
Dans la liste, à la ligne Clés de sécurité, cliquez sur le lien Ajouter une clé. Il vous sera alors demandé d'insérer la clé U2F dans un port USB de l'ordinateur. Suivez la procédure comme décrite.

L’activation de l’authentification à deux facteurs avec une clé de sécurité U2F ne prend que quelques minutes. © Futura
Depuis un smartphone Android

Ce système d'authentification par clé USB U2F n'est malheureusement pas compatible avec l'iPhone d'Apple. En revanche, il fonctionne avec les smartphones Android. Pour cela, il faut se procurer une clé USB U2F compatible avec la technologie de communication sans contact NFC, qui coûte une quarantaine d'euros (exemple : YubiKey 4).

Il faudra par ailleurs installer l'application mobile Google Authentificator qui génère des codes pour la validation en deux étapes sur le téléphone. Il faut savoir que le système fonctionne uniquement avec la version mobile du site Web Facebook.

Samedi 27 Mai 2017 Comment utiliser le moteur de recherche Qwant

Si vous êtes lassé d'utiliser toujours le ou les mêmes moteurs de recherche, pourquoi ne pas essayer Qwant ? Créé à l'origine par une société toulousaine, ce moteur de recherche cultive sa différence tant par son ergonomie que par ses pratiques respectueuses de la vie privée des internautes.

Qwant a été lancé en février 2013 par une entreprise française. Depuis, le moteur de recherche est devenu « européen » avec l'arrivée au capital de l'entreprise du groupe de presse allemand Axel Springer, en juin 2014.
Qwant et le respect de la vie privée

Qwant a plusieurs atouts qui le distinguent des autres moteurs de recherche. Il dispose de son propre index et s'astreint à respecter deux principes fondamentaux :

ne pas tracer les utilisateurs ;
ne pas filtrer le contenu d'Internet.

Voici notamment ce que l'on peut lire sur la page consacrée à la vie privée : « Les données personnelles que vous communiquez ne font l'objet d'aucune divulgation et/ou revente à des tiers de la part de Qwant. Vos données sont stockées sur des serveurs qui nous appartiennent en propre et ne sont en aucun cas transmises à des prestataires techniques externes ».

Si l’on compare les résultats de recherche livrés par Qwant et Google, on constate une importe différence dans la présentation. Avantage à Qwant pour la clarté et l’ergonomie. © Futura-Sciences
Une présentation originale des résultats de recherche

La présentation des résultats de recherche se fait sous forme de colonnes, une des spécificités de Qwant. Cette mise en page offre une impression visuelle plus confortable que les listes horizontales.

Les résultats de recherche proposent d'abord une sélection d'images sous forme de bandeau horizontal. L'internaute peut afficher les vidéos correspondantes en cliquant sur le lien idoine. Il peut aussi cliquer sur l'une des catégories pour réduire la recherche. La catégorie « Tous » affiche des résultats provenant du Web, des articles d'actualité, des réseaux sociaux (seulement Twitter pour le moment) et, dans certains cas, une fiche descriptive produite par le Qnowledge Graph qui, à l'instar du Knowledge Graph de Google, puise des informations dans Wikipédia.

Dans la catégorie Actualités, il est possible de trier les résultats par pertinence ou par date, de l'information la plus récente à la plus ancienne. De plus, Qwant fournit la liste des sources qu'il a utilisées pour l'actualité concernée et l'on peut cliquer sur l'une d'elles pour filtrer par sources. Idem pour les images et les vidéos qui peuvent aussi être triées par taille, pertinence, nombre de vues, dates de publication ou sources.
La présentation des résultats chez Google est moins soignée que chez Qwant. Autre différence, Google puise dans des sources hétérogènes alors que Qwant ne sélectionne qu'une source à la fois (pour les résultats vidéo). © Futura-Sciences
Qwant Junior, un moteur de recherche pour les enfants

À la différence de Google, Bing, Yahoo et consorts, Qwant ne joue pas la carte de la quantité en étirant les résultats de recherche sur des pages et des pages. Au lieu de cela, un message s'affiche précisant « Les résultats suivants sont probablement peu pertinents, veuillez reformuler votre requête ». Une démarche qui peut surprendre de prime abord, mais qui évite à l'internaute de parcourir des pages de résultats dont la pertinence va décroissant.

En décembre 2015, une version de Qwant destinée aux enfants a vu le jour. Baptisée Qwant Junior, celle-ci est exempte de traçage, de publicité et de produits marchands

Samedi 27 Mai 2017 Twitter : comment changer son nom d'utilisateur (@)

Sur Twitter, le nom d'utilisateur (@) est l'identifiant que l'on emploie pour communiquer et être contacté. Vous avez la possibilité de le modifier à tout moment.

Pour communiquer sur Twitter, on utilise un nom d'utilisateur qui prend la forme d'une arobase (@) suivie d'un nom. Il sert également aux autres membres qui souhaitent vous contacter ou répondre à vos tweets.
Quelle différence entre le nom d’utilisateur « @ » et le nom ?

Le nom d'utilisateur est l'identifiant précédé d'une arobase (@+nom) que l'on utilise pour communiquer sur Twitter et être contacté. Il peut s'agir d'un pseudonyme, d'un nom propre, d'une marque ou d'un nom de société.

Le nom est quant à lui affiché dans votre page de profil, au-dessus de votre nom d'utilisateur. Il est utilisé pour vous identifier auprès des personnes qui vous suivent. Le nom d'utilisateur et le nom peuvent être différents. Pour modifier votre nom, il faut vous rendre sur votre profil puis l'éditer.

Changer son nom d’utilisateur Twitter

Si vous voulez modifier votre nom d'utilisateur, connectez-vous à votre compte Twitter depuis un navigateur Internet puis accédez aux Paramètres à partir du menu déroulant situé dans le coin supérieur droit.
Dans le premier champ de la fenêtre Compte, modifiez le nom d'utilisateur à votre guise puis cliquez sur le bouton Enregistrer les modifications en bas de page. Il vous sera alors demandé d'entrer votre mot de passe Twitter puis de cliquer à nouveau sur Enregistrer les modifications

Samedi 27 Mai 2017 La fibre optique : description et fonctionnement

Comment fonctionne la fibre optique ? Celle-ci repose sur le principe de la réfraction de la lumière. Découvrez les secrets de la fibre optique sans plus attendre.

La fibre optique s'installe peu à peu dans nos foyers, mais quel est son fonctionnement ?
Principe de la réfraction de la lumière

Quand un faisceau lumineux heurte en biais la surface séparant deux milieux plus ou moins translucides, il se partage en deux : une partie est réfléchie et l'autre réfractée. Autrement dit, la lumière est transmise dans le second milieu en changeant de direction. L'indice de réfraction s'obtient en divisant la vitesse de la lumière dans le vide (Cv = 299 792 km/s) par celle traversant un matériau.

Plus l'indice est élevé, plus la vitesse est basse. Dans l'air, la vitesse de la lumière est pratiquement égale à l'indice Cv. Dans l'eau, elle n'est que de 75 % et dans le verre de 55 à 60 % selon la qualité du matériau. C'est ce principe qui régit la fabrication de la fibre optique.
Description et fonctionnement de la fibre optique

Pour guider la lumière, celle-ci comprend un cœur, où l'énergie lumineuse est confinée, et une gaine, dotée d'un indice de réfraction plus faible. Le cœur est constitué d'une silice très pure comportant un minimum d'ions hydroxyles (OH-). La gaine optique est, elle, réalisée avec une silice de moindre qualité.

Des substances sont incorporées aux deux éléments afin d'en modifier les propriétés : du germanium et du phosphore dans le cœur pour augmenter son indice de réfraction, du bore et du fluor dans la gaine pour le réduire.

Samedi 27 Mai 2017 Comment tester son antivirus ?

Vous avez un doute sur le fonctionnement ou l'efficacité de votre antivirus ? Voici un test simple qui vous permettra de savoir si vous êtes bien protégé.

L'Eicar (European Institute for Computer Antivirus Research) a mis au point un fichier spécial qui permet de tester l'efficacité des antivirus. Il est téléchargeable depus ce lien. Un antivirus actif doit immédiatement afficher un message avertissant qu'il a bloqué le téléchargement d'un fichier suspect. S'il n'y a pas d'antivirus actif, le navigateur porposera le téléchargement d'un fichier Zip.

Rassurez-vous, ce fichier ne contient aucun virus ni logiciel malveillant, mais une simple suite de caractères. Il est reconnu par la plupart des logiciels de protection, qu'ils soient gratuits ou payants.

Même si le test démontre le bon fonctionnement de l'antivirus, cela ne dispense pas d'effectuer régulièrement une mise à jour de la base de données de définitions. Elle permet à ce logiciel d'avoir la dernière liste de signatures connues.

Selon l'éditeur Kapersky, cité sur SecureList, ses logiciels antivirus ont, durant le second trimestre 2016, détecté 249.619.379 « objets malveillants uniques et potentiellement indésirables ».

Samedi 27 Mai 2017 Internet : qui est l'Icann, ce grand ordonnateur des noms de domaine ?

Au-delà d'être à l'origine des noms de domaine, l'Icann peut être vue comme un véritable régulateur technique du réseau mondial. L'organisme se situe en effet ni plus ni moins à la racine d'Internet.

L'Icann - pour Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, comprenez « Société pour l'attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet » - a été créée en 1998 sous l'impulsion d'Al Gore, alors vice-président des États-Unis.
L'Icann coordonne les adresses IP et noms de domaine

Elle se définit elle-même comme « un organisme à but non lucratif responsable de la sécurité, de la stabilité et de la coordination mondiale du système d'identificateurs uniques d'Internet ». En d'autres mots, ce sont les membres de l'organisation qui dessinent les cartes de notre monde virtuel.

L'Icann se pose donc comme le superviseur de la fonction technique d'Internet. Elle coordonne notamment ses ressources mondiales que sont les adresses IP, les noms de domaine - administration des .fr ou .com et création de nouveaux noms de domaine comme les .paris, par exemple -, les numéros de réseaux, etc. C'est elle qui accrédite et passe des contrats avec les bureaux d'enregistrement nationaux (tels que OVH en France, par exemple).

L'Icann coordonne notamment les noms de domaine. © niroworld, Shutterstock
L'Icann n'est plus liée aux États-Unis

Jusqu'au 1er octobre 2016, l'Icann était liée, par contrat, aux États-Unis et à son secrétariat d'État au Commerce. Un état de fait à l'origine de plusieurs polémiques, comme celle qui l'a opposée à la France et ses viticulteurs lors de la mise en vente des noms de domaine en .vin et .wine.

Depuis, la coordination et la gestion des identifiants uniques d'Internet ont été transmises au secteur privé, ce qui ne manque pas de soulever également quelques inquiétudes. L'Icann s'affiche désormais comme une entité internationale autorégulée, toujours à but non lucratif. Basée en Californie, elle reste soumise aux lois américaines.

Ses activités sont dirigées par un comité directeur dont les décisions peuvent être contrées par des collèges issus du secteur privé, de la communauté technique, des gouvernements ou encore de la société civile. Une cour d'arbitrage garde, en dernier recours, la possibilité d'annuler la décision.


Kézako : comment crypte-t-on les données sur Internet ? La cryptographie est la plus ancienne forme de chiffrement. On trouve des traces de son utilisation jusqu'en 2.000 avant J.-C. Cette technique encore utilisée aujourd’hui, notamment sur le Web, dévoile ses mystères en vidéo grâce au programme Kézako d'Unisciel et de l'université Lille 1.

Samedi 27 Mai 2017 Robot policier : le premier Robocop commence à patrouiller à Dubaï

À Dubaï, les forces de police viennent d'accueillir le tout premier robot humanoïde qui sera déployé dans les centres commerciaux et les parcs d'attraction. Parlant neuf langues, il pourra converser avec les humains, mais dans des domaines plutôt restreints : leur permettre de signaler un délit et... payer leurs contraventions. Ceci n'est là, nous promet-on, que le début d'un projet bien plus ambitieux.
Ce qu'il faut retenir

Dubaï est le premier pays à mettre en service un robot policier humanoïde.
La ville compte se doter d’un commissariat entièrement robotisé en 2030.

La police de Dubaï (Émirats arabes unis) vient d'accueillir un nouveau membre parmi ses troupes. Il s'agit d'un robot policier humanoïde, le premier du genre à entrer en service actif sur la planète. Ce Robocop, qui mesure 1,70 mètre pour 100 kilogrammes, se déplace sur roues grâce à un système de navigation autonome. Il peut saluer et converser en neuf langues mais aussi détecter les émotions sur les visages et reconnaître des gestes des mains à 1,5 mètre de distance.

Pour créer ce robot, la police de Dubaï a fait appel à la société espagnole Pal Robotics. C'est elle qui est à l'origine du robot humanoïde super-bricoleur Pyrène, codéveloppé avec les roboticiens du LAAS CNRS. La base technologique est donc la même, mais la version Robocop a été adaptée avec des fonctions plus spécifiques. Muni d'une tablette tactile insérée au niveau de son torse, le robot permettra notamment de régler des contraventions, de signaler un délit et d'entrer en contact avec des forces de police en cas de problème. Et comme on pouvait s'en douter, ses yeux-caméras peuvent filmer et transmettre en direct tout ce qu'il se passe.
Dubaï veut un commissariat 100 % Robocop en 2030

Selon les explications fournies à CNN par le brigadier Khalid Nasser Alrazooqi, directeur général du département des objets intelligents pour la police de Dubaï, l'intelligence artificielle Watson d'IBM ainsi que Google sont impliqués dans le développement de ce Robocop. Dans un premier temps, ce robot policier sera déployé dans des centres commerciaux et des parcs d'attraction avant d'intégrer des commissariats de police où il fera office de réceptionniste.

Mais tout ceci n'est qu'un début. En effet, à terme, Dubaï veut se doter d'un robot capable de faire le même travail qu'un officier de police humain. Un premier prototype fonctionnel pourrait être dévoilé à l'occasion de l'exposition universelle qui se tiendra dans la ville en 2020.« En 2030, nous aurons le premier commissariat de police qui ne nécessitera aucun employé humain », a assuré le brigadier Alrazooqi. Cela supposerait donc que de tels robots policiers soient capables d'interpeller et de détenir des personnes ayant commis une infraction ou un crime.

Une perspective qui soulève d'importantes questions éthiques mais interroge aussi sur la manière de déterminer la responsabilité en cas d'erreur de la machine. Créer une intelligence artificielle à la fois assez autonome pour pouvoir décider de représailles adaptées envers une personne menaçante et suffisamment encadrée pour éviter les bavures est un défi extrêmement complexe et risqué. En pourra toujours se rassurer en sachant que Dubaï ne prévoit pas d'armer ses futurs robots policiers. Mais la question se posera forcément tôt ou tard...

Samedi 27 Mai 2017 La « poubelle nucléaire » des États-Unis en état d’urgence après un incident au niveau du tunnel

Considéré depuis une vingtaine d’années comme la « poubelle » nucléaire des États-Unis, le complexe nucléaire d’Hanford a été le théâtre d’un incident le 9 mai 2017, ayant occasionné le confinement de milliers d’employés du site. Aucune fuite radioactive n’a été constatée, mais l’incident a tout de même contraint les autorités à interdire le survol de la zone.

Le complexe nucléaire de Hanford est situé le long du fleuve Columbia, dans l’état de Washington à près de 300 kilomètres de la ville de Seattle. Couvrant une superficie de 1.518 km² (15 fois la ville de Paris), le site est devenu en 1996 le plus grand site de stockage de déchets nucléaires des États-Unis, rassemblant un tiers du total que contient le pays.

Ce mardi 9 mai 2017 à 8h38 heure locale, la direction du complexe a demandé aux 5000 employés présents de se confiner, de couper toutes les ventilations et également d’éviter de boire et manger. Selon un communiqué du bureau du Gouverneur de l’état de Washington, « Il y a des inquiétudes à propos d’un affaissement dans le sol couvrant un tunnel ferré près d’une ancienne installation de produits chimiques ».

Alors que le site contient des substances contaminées, aucune fuite n’a été signalée pour le moment et aucun blessé n’a été déploré. Dans l’après-midi le même jour, les employés n’ayant pas de haut degré de responsabilité ont été renvoyés à leur domicile.

« L’affaissement dans le sol a été découvert lors d’une inspection de routine. Les tunnels font des dizaines de mètres de long et sont enfouis à environ 2,40 mètres sous le sol » affirment les autorités, évoquant un pan de terrain d’environ six mètres de côté affaissés au-dessus d’un tunnel, qui doit être comblé le plus rapidement possible par de la terre non contaminée. Le tunnel en question se trouve à proximité des infrastructures Purex, relatives à l’extraction de plutonium et d’uranium.

Il se pourrait que des travaux ayant actuellement lieu sur une route à proximité du tunnel soient à l’origine de vibrations ayant conduit à l’affaissement. Le dernier réacteur du complexe a été fermé en 1987, mais le site, plus grande zone d’accumulation de déchets nucléaires du pays, n’en est pas à son premier incident. En effet, en 2013, au moins six cuves de stockage souterraines ont fait l’objet de sérieuses fuites de déchets.

Jusque dans les années 1960, le site d’Hanford rejetait directement ses déchets dans la nature, plus précisément dans la rivière Columbia se trouvant non loin. Les autorités évoquent une quantité estimée à 3,8 millions de litres de boues radioactives, dont une partie a pénétré les sols. Le groupe français Areva est associé à la gestion du complexe depuis 2008, tandis que les autorités fédérales et l’État américain avaient conclu un accord en 1989 portant sur le nettoyage des 177 cuves que compte Hanford. Coût de l’opération : 100 millions de dollars jusqu’en 2060.

« La crise en cours à Hanford (montre) que la gestion des déchets nucléaires n’est pas contrôlée » estime Kevin Kamps, porte-parole de l’ONG antinucléaire Beyond Nuclear, souhaitant insister sur la dangerosité du site.

vendredi 26 mai 2017 Taïwan devient le premier pays d'Asie à reconnaître le mariage homosexuel

La cour constitutionnelle de Taïwan vient de décider qu'il était illégal d'empêcher des personnes de même sexe de se marier. Cette décision, qui était très attendue, constitue la première reconnaissance du mariage homosexuel en Asie.

Après des mois d'attente, de manifestations et de campagnes, Taïwan est officiellement devenu ce mercredi 24 mai le premier État d'Asie à reconnaître le mariage entre personnes de même sexe.

VOIR AUSSI : Un mouvement de solidarité se lance sur Instagram pour soutenir les personnes LGBT persécutées en Tchétchénie

La cour constitutionnelle, composée de 14 juges, a déclaré à l'issue d'un procès qu'il était inconstitutionnel d'interdire aux couples de même sexe de se marier.

Le gouvernement taïwanais a maintenant deux ans pour entériner cette décision et légiférer sur le mariage pour tous, faute de quoi les couples homosexuels seront tout de même autorisés à être enregistrés comme couples mariés.
Fierté et espoir dans toute l'Asie

Sur Twitter, des internautes de toute la région ont célébré cette avancée sociale, notamment avec le hashtag #LoveWins ("l'amour gagne") emblématique du combat pour la reconnaissance des droits des homosexuels.

Vendredi 26 Mai 2017 L'usage du cannabis sera bientôt puni d'une simple contravention

Le nouveau ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a déclaré, mercredi, que l'instauration de la contravention pour sanctionner l'usage du cannabis en France, promesse du candidat Macron, serait mise en place dans les "3 à 4 mois".

La dépénalisation du cannabis en marche ? Des contraventions pour réprimer l'usage de drogue seront mises en place "dans les 3-4 mois" en France, a déclaré mercredi 24 mai le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sur RMC-BFMTV.

Dans son programme pour la présidentielle, Emmanuel Macron prévoyait d'instaurer une simple contravention pour l'usage et la détention de cannabis, au lieu d'une éventuelle peine de prison et un passage devant un tribunal. "Nous lançons sans attendre les mesures de réflexion et de concertation sur le sujet pour une mise en œuvre d'ici la fin de l'année", a précisé à l'AFP l'entourage du ministre de l'Intérieur.

VOIR AUSSI : Terra Nova propose de légaliser le cannabis sur le modèle des jeux en ligne

Dans la soirée, un syndicat de policiers, l'UNSA, s'est félicité de cette annonce. Favorable à "une simplification des procédures pénales", le syndicat estime que "les procédures habituelles concernant les usagers (de drogue) se révélaient jusqu'à présent trop lourdes au vu des sanctions pénales, et trop chronophages pour les services de police" et n'avaient de plus "jamais démontré la moindre efficacité en matière de lutte contre les trafics".

Le débat politique autour de la dépénalisation ou de la légalisation du cannabis est récurrent, les associations d'usagers manifestant régulièrement pour demander une modification de la loi de 1970 pénalisant l'usage et le trafic d'une peine d'un an de prison maximum et 3 750 euros d'amende. Dans la pratique, si l'emprisonnement pour usage est exceptionnel, les amendes perdurent.

En 2014, 17 millions de personnes disaient avoir déjà pris du cannabis dans leur vie et 700 000 en consommeraient quotidiennement, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

– Avec AFP

http://mashable.france24.com/monde/20170525-cannabis-contravention-collomb

Vendredi 26 Mai 2017 L’Union européenne s’apprête à forcer Facebook, YouTube et Twitter à supprimer les contenus vidéo haineux

L'Union européenne pourrait adopter une nouvelle loi qui rendrait les réseaux sociaux responsables des contenus haineux diffusés dans les vidéos hébergées sur leur plateforme.

Le Conseil européen a approuvé, mardi 23 mai, une série de propositions forçant les réseaux sociaux comme Twitter, Facebook ou même YouTube à supprimer l’ensemble des vidéos contenant des discours haineux ou incitant au terrorisme. Cette loi, qui doit encore être soumise au Parlement européen, rendrait pour la première fois responsables ces entreprises de tout contenu haineux publié sur leurs plateformes, rapporte Reuters.

VOIR AUSSI : Cinq conseils à Facebook pour améliorer sa modération

Depuis plusieurs mois, les gouvernements européens tentent de faire appel aux géants de l’Internet pour mieux contrôler et pour réduire la propagande terroriste sur les réseaux sociaux et la diffusion de discours incitant à la violence. Si le Parlement européen vote cette nouvelle loi, ces services Web devront trouver des moyens efficients pour bloquer ce type de vidéos. Néanmoins, la mesure ne s’appliquera pas aux contenus diffusés en direct, comme Facebook Live. Et l'on ne sait pas quelles seront les conséquences et les sanctions possibles en cas de non respect de la loi.

Une étude publiée par la Commission rapporte que les géants de la tech ont pour le moment échoué dans cette tâche

Ce nouveau texte demande aussi à des services tels que Netflix et Amazon Prime de consacrer au moins 30 % de leur librairie numérique à des films et séries européennes. Une précédente proposition s’était limitée à 20 %. Par ailleurs, avec cette loi, un service tel que Netflix pourrait devoir s’engager à produire plus de contenus dans des pays membres de l’Union européenne.

"C’est essentiel d’avoir un socle commun de règles sur l’audiovisuel au sein de l’UE et d’éviter d’avoir des complications au niveau de chaque pays membre", explique Andrus Ansip, vice-président de la Commission européenne du marché unique numérique, dans un communiqué. "Nous devons prendre en compte les nouvelles façons de regarder des films et des vidéos et trouver le bon équilibre pour encourager les services innovants, promouvoir les films européens, protéger nos enfants et lutter contre les discours de haine."

En 2016, Facebook, Twitter, YouTube et Microsoft s’étaient engagés à suivre un "code de bonne conduite" volontaire en Europe. Selon ce code, les entreprises doivent supprimer en moins de 24 heures les vidéos signalées comme haineuses. Mais une étude publiée par la Commission européenne en décembre 2016 rapporte que les géants de la tech ont pour le moment largement échoué dans cette tâche.

Vendredi 26 Mai 2017 Les sous-titres de films téléchargés peuvent ouvrir votre ordinateur aux hackers

Si vous pensiez que télécharger des sous-titres de films sur Internet était une pratique sans danger… Détrompez-vous.

Une étude de l’entreprise de protection de données et de sécurité informatique Check Point affirme que le téléchargement de sous-titres sur Internet peut être très dangereux pour votre ordinateur. Certains pirates informatiques glisseraient malicieusement des programmes dans les fichiers de téléchargement, leur permettant de prendre complètement possession de l'ordinateur.

VOIR AUSSI : Un piratage massif de voitures connectées comme dans "Fast and Furious 8" pourrait-il arriver pour de vrai ?

Sur les sites de téléchargement, les sous-titres se présentent sous différents formats – plus de 25, selon le rapport – et la manière dont des services comme VLC ou Popcorn Time les utilise n’est pas sécurisé. Ainsi, si un hacker glisse un fichier dangereux dans les sous-titres ou dans le dossier à décompresser, il peut faire facilement beaucoup de dégât au matériel de la victime. La vidéo ci-dessous, une démo où un utilisateur se fait pirater après avoir utilisé des sous-titres téléchargés sur Popcorn Time, en est l’exemple parfait.
Check Point Software Technologies

Ce genre de sous-titres est typiquement téléchargé depuis des sites connus comme Opensubtitles.org, où ils sont classés en fonction des scores attribués par les utilisateurs, donnant un sentiment de sécurité aux internautes qui pensent que les sous-titres ont été testés auparavant. Selon Check Point, le nombre exact de personnes s’étant fait pirater à cause de sites spécialisés dans les sous-titres est incalculable, mais il s’étend entre plusieurs milliers et des millions.

Quatre services de lecture de vidéo seraient particulièrement vulnérables : VLC, Kodi, Popcorn Time et Stremio. Ces entreprises n’ont pas partagé de détails sur les failles exploitées par les pirates, mais affirment à Check Point que les PC, les mobiles et les Smart TV peuvent être affectés. "En conduisant des attaques grâce aux sous-titres, les pirates peuvent prendre le contrôle total de n’importe quel appareil. Une fois que c’est fait, il peut faire ce qu’il vaut sur les machines. (…) Le dommage potentiel qu’un pirate peut infliger est alors sans fin", prévient le rapport.

VLC, Kodi, Popcorn Tome et Stremio ont mis à jour leurs programmes après le rapport de Check Point et les nouvelles versions sont mieux sécurisées. Mettez-les à jour !

Vendredi 26 Mai 2017 Des hackers ont déjà réussi à pirater le nouveau scanner d’iris du Samsung Galaxy 8

Un groupe de hackers allemands est parvenu à débloquer un Galaxy S8, le nouveau flagship de Samsung, en trompant le scanner d’iris avec une simple photo d’un œil et une lentille de contact.

Des hackers ont une fois de plus prouvé qu’il n’existe pas de vraie sécurité pour protéger notre smartphone.

Dans un post de blog du 22 mai, les chercheurs du Chaos Computer Club assurent avoir réussi à contourner le scanner d’iris de Samsung – installé sur le Galaxy S8 comme une forme alternative de sécurité biométrique en plus du nouveau capteur d’empreintes.

VOIR AUSSI : On vous dit tout du Galaxy S8, le nouveau smartphone de Samsung

Les utilisateurs du Galaxy S8 peuvent choisir de configurer le scanner d’iris – qui est plus sécurisé que la reconnaissance faciale – pour déverrouiller leur téléphone ou authentifier un paiement mobile via Samsung Pay.

Le principal avantage du scanner d’iris par rapport à la reconnaissance faciale, c’est que d’habitude une photo traditionnelle ne peut pas le berner. En effet, une simple photo ne reproduit pas la complexité d’un œil humain, qui n'est visible que grâce à un capteur infrarouge.
Une photo haute définition en mode nuit

Mais le Chaos Computer Club n’a pas utilisé une photo ordinaire pour piéger le scanner d’iris du S8.

Pour ce piratage, les hackers du CCC se sont servis d’un "bon appareil photo numérique doté d’une focale de 200 mm jusqu’à une distance de 5 mètres" pour prendre un cliché d’un œil. L’appareil a été mis en "mode nuit" pour capter les motifs de l’iris.

Cette image de l’iris a ensuite été imprimée par une imprimante laser avant d'y placer dessus une lentille de contact, pour lui donner de la profondeur.

Le Chaos Computer Club a enregistré l’iris d’une personne dans le S8 avant de tester avec la fausse iris. Et là, oh surprise, ça a marché et le téléphone s’est déverrouillé.


Grâce à une imprimante Samsung

Mais ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air. "Selon la qualité de l’image, la luminosité et le contraste doivent être ajustés", expliquent les auteurs. Contacté par Mashable sur Twitter, Jan Krissler, alias starbug chez CCC, assure que les hackers ont testé trois imprimantes avec chaque fois 5 à 10 variations d’image avant de réussir leur coup… sur une imprimante Samsung, ironiquement.

"Le modèle Samsung était un produit de consommation standard, d'une valeur de 250 euros environ. On a testé plusieurs imprimantes avec plusieurs types de papier. Tous ont fonctionné. Et ça a marché instantanément à partir du moment où on avait trouvé la bonne imprimante."

Ce piratage de scanner d’iris n’est pas comme les nombreux précédents hacks de capteurs d’empreinte qu’on a vu ces dernières années. Il a l’air bien plus facile, mais il est assez peu probable que cela arrive souvent. Combien de personnes ont une photo de leurs yeux, pris en mode nuit, qui se baladent sur le Web ? Car comme on vous l’expliquait plus haut, votre simple photo de profil Facebook ne fera pas l’affaire.

"Nous réagirons aussi vite que possible pour résoudre ce problème"

Alors oui, cela est possible, de la même façon qu’on peut forcer la porte d’entrée de votre maison ou celle de votre voiture. Quelqu’un qui voudrait vraiment accéder aux données de votre téléphone pourrait utiliser cette technique, mais est-ce vraiment une raison pour vivre dans la peur et ne pas acheter ce téléphone ? Pas du tout.

Contacté par Mashable à propos de ce piratage, Samsung a réagi : "Nous sommes au courant de ce problème, mais nous voulons assurer à nos clients que la technologie du scanner d’iris du Galaxy S8 a été développée au terme d’un rigoureux processus de tests qui assure un haut niveau de précision et prévient des tentatives de compromettre sa sécurité. S’il y avait une potentielle vulnérabilité ou l’arrivée d’une nouvelle méthode qui remettrait en cause notre garantie de sécurité, nous réagirons aussi vite que possible pour résoudre ce problème."

Vendredi 26 Mai 2017 En Afrique, des drones intelligents chassent les braconniers pour que les éléphants vivent en paix

La fondation Lindbergh lance un nouveau programme dans les réserves d'animaux du sud de l'Afrique. Des drones intelligents partent à la chasse aux braconniers pour sauver les éléphants et les rhinocéros.

Comment lutter contre le braconnage endémique dans les réserves animalières ? Des drones intelligents pourraient protéger les rhinocéros et les éléphants d’Afrique en repérant puis en ciblant les braconniers.

VOIR AUSSI : Le commerce de l'ivoire est en chute libre en Chine: les éléphants peuvent souffler un peu

Un rhinocéros est tué toutes les 9 à 11 heures en Afrique et un éléphant est tué par un braconnier toutes les 15 minutes. Ces chiffres, ce sont ceux de la fondation Lindbergh, à l’origine de ce nouveau programme d’utilisation de drones pour lutter contre le braconnage. Le 17 mai, ils se sont associés à l’entreprise Neurala, spécialisée dans l’apprentissage profond des machines (le deep learning), pour déployer des drones équipés d'une intelligence artificielle sur les territoires du sud de l'Afrique ciblés par les braconniers.
Neurala

Concrètement, Neurala a fourni des programmes d’intelligence artificielle destinée aux drones de Lindbergh. Ceux-ci sont capables d’identifier les éléphants, les rhinocéros, les braconniers et leurs véhicules et distinguer ces différents acteurs. Leur système leur permet, de nuit comme de jour, de repérer les intrus potentiels dans les réserves et d’alerter les gardes forestiers en temps réel. Plutôt badass, non ? "C’est un exemple formidable de la manière dont l’intelligence artificielle est capable d’être utilisée pour une bonne cause", affirme Max Versace, CEO de Neurala, dans un communiqué.

Ce nouveau programme de défense des animaux fait partie d’un plus vaste plan de lutte contre le braconnage institué par la fondation Lindbergh. Leur projet, nommé "Air Sheperd", vise en effet au déploiement de drones et de petits avions légers dans l’ensemble des réserves du sud de l’Afrique. En travaillant avec les autorités locales et les rangers en charge des réserves, ils espèrent faire baisser drastiquement le nombre d’animaux tués dans les années à venir. Sur le site officiel de la mission, la fondation Lindbergh affirme : "Avec plus de 6 000 heures de vol et plus de 4 000 missions dans trois pays différents, nous avons démontré notre capacité à mettre un terme au braconnage."

Au début du mois de mai, Paul Allen, cofondateur de Microsoft, annonçait également un ambitieux projet pour lutter contre le braconnage des éléphants en utilisant le Big Data. Les initiatives se multiplient, et c'est tant mieux.

Vendredi 26 Mai 2017 L'avolatte, sordide boisson pour millennials tout droit sortie de l'enfer

Ce n'est pas parce qu'une chose est techniquement possible qu'il faut la réaliser. Oui, c'est à vous que je pense, les "latte" présentés dans des avocats qu'on appelle "avolatte".

"Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi !", disait en son temps la grande philosophe Paris Hilton. C'est aussi un adage cher à la femme de lettres et diplomate Kim Kardashian.

VOIR AUSSI : Il y avait les cafés à chats, désormais il y aura le bar à rats

Bon, en fait la citation serait plutôt attribuée à Léon Zitrone. Mais on l'a également récemment entendu dans la bouche d'un avocat d'abord évidé puis rempli à ras bord de café au lait dit "avolatte" (chassez cette moue horrifiée, on n'est pas dans les colonnes du Nouveau Détective : on parle ici du fruit, pas du juriste). Cette immonde création, que seule une malade comme notre époque moderne est capable de générer, n'a d'autre raison d'être que celle de faire chier le monde en polluant l'espace public d'affronts faits au bon goût.

À l'origine de cette fatigante invention née dans un café australien, on trouve des baristas qui s'ennuyaient trop derrière leurs comptoirs en bois de chêne quand ils ont soudain eu l'idée lumineuse de faire de cette planète un endroit toujours moins habitable. Une mission conjointement partagée avec les inventeurs du nail art fromage.


"C'est sans doute un gros malin d'ancien community manager devenu barista qui a eu cette idée. Soit une personne consciente que les mots-clés "avocat" et "latte" sont très populaires chez cette espèce en non-voie de disparition que sont les millennials sur Instagram", nous a confié une source proche du dossier.

Vendredi 26 Mai 2017 Le nombre d'insectes a baissé de 78% depuis 1989

Un club d'entomologistes allemands a mesuré scientifiquement les insectes dans une réserve naturelle située au nord-ouest de l'Allemagne de 1989 à 2013. Elle a ainsi constaté une baisse de leur nombre de 78% en 24 ans. Les résultats de leur recherche ont été publiés dans "Science", indique mardi Natuurpunt (homologue flamand de Natagora).

Le club allemand a utilisé, pour sa recherche, la technique dite du "piège malaise". Ressemblant à une tente, tous les insectes qui s'y aventurent par hasard atterrissent dans une solution alcoolisée.

Alors qu'en 1989, de un à un kilo et demi d'insectes étaient ainsi attrapés dans les prés fleuris, seuls 300 grammes ont été capturés en 2013. La diversité s'est également amenuisée: en 1989, 143 espèces de syrphes (famille de mouches) étaient observées contre 104 en 2013.

Pour Wim Veraghtert de Natuurpunt, les changements dans l'utilisation des terres et la perte de l'habitat expliquent notamment cette baisse. "La qualité des habitats restants est aussi fortement mise sous pression par la masse d'azote qui atterrit sur nos terres ainsi que par les pesticides utilisés et dont l'impact exact reste difficile à établir. (...) En ajoutant le changement climatique, on obtient un cocktail mortel."

Les insectes remplissent divers rôles: pollinisateurs (indispensables pour la biodiversité), prédateurs pour d'autres insectes (comme les pucerons) ou encore proies pour de nombreux animaux.

Vendredi 26 Mai 2017 Maladie de Lyme : il est question d’une pandémie

Samedi 20 mai se tenait la Journée mondiale de la maladie de Lyme, cette maladie d’origine infectieuse transmise par les piqûres de tiques. L’occasion pour les associations de réaffirmer leur volonté de voir la maladie mieux prise en charge, comme en témoigne Matthias Lacoste, président de l’association Droit de guérir, lui-même victime de la maladie. Au micro de franceinfo, dont il était hier l’invité, il évoque ses “13 années d’errance médicale”. Il explique ainsi, qu’en France, si la forme aiguë de la maladie est reconnue, elle se traduit par un traitement de 21 jours d’antibiotiques. Suite à quoi, “le corps médical français considère qu'on est guéri, même si les symptômes réapparaissent plus tard, ce qui arrive parfois".

Matthias Lacoste souhaite également alerter sur la sous-estimation de la diffusion de la maladie. A cet égard, il cite le professeur Luc Montagnier, co-découvreur du VIH, qui estime à 90 % de la population européenne le nombre de porteurs de la borrelia burgdorferi, l'agent pathogène responsable de la maladie de Lyme. “Alors tout le monde n'est bien sûr pas malade aujourd'hui, puisque dans la plupart des cas le système immunitaire fait son travail. Jusqu'au jour où la personne a un affaiblissement du système immunitaire pour diverses raisons, et bascule dans une forme chronique, comme moi j'ai fait”.

Pour lui, en matière de maladie de Lyme, les Etats-Unis sont l’exemple à suivre, où la forme chronique de la maladie de Lyme est reconnue. Et le président de l’association Droit de Guérir, de conclure : “aujourd'hui on parle d'une épidémie, voire même d'une pandémie. Officiellement, il y a 33 000 nouveaux cas chaque année. Mais les associations de malades parlent d'au moins dix fois plus”.
Femme Actuelle

Vendredi 26 Mai 2017 Comment se débarrasser des mouches rapidement!

La durée de vie moyenne de mouches est d’environ un mois. Pendant ce temps, ils se multiplient comme des fous. Vous obtenez une population sans fin, contre laquelle vous commencez une guerre sans cesse.
La vitesse et le vol ne sont que quelques-uns des attributs physiques qui donnent à certaines variétés des mouches un avantage distinct par rapport aux autres.
Vous devez connaître leurs faiblesses naturelles afin de les détruire. Les mouches sont naturellement attirées par la lumière et l’odorat. Elles peuvent aussi être repoussées par les odeurs fortes de quelques herbes et huiles essentielles.

Voici quatre méthodes qui vont vous aider à se débarrasser des mouches rapidement à l’intérieur et à l’extérieur.

Méthode 1:
Piège # 1
Etape 1. Mélanger du vinaigre de cidre de pomme et du savon à vaisselle dans un pot.
Étape 2. Fixez l’ouverture du pot avec une pellicule de plastique.
Étape 3. Faites plusieurs trous dans la pellicule de plastique
Piège # 2
Étape 1. Placez de fruit pourri haché dans un bol.
Étape 2. Couvrir le bol d’une pellicule plastique.
Étape 3. Faites plusieurs trous dans la pellicule de plastique.
Méthode 2:
Etape 1. Verser du savon à vaisselle et de l’eau dans un flacon pulvérisateur.
Étape 2. Ajoutez les huiles essentielles à ce mélange.
Méthode 3:
Étape 1. Appliquez l’huile de lavande sur une éponge.
Étape 2. Placez l’éponge dans un pot.
Méthode 4:
Traitement-seule étape: Insérez l’ail dans la pulpe du citron.

Méthode 1:

Construisez votre propre piège à mouches! Placez le piège à l’intérieur ou à l’extérieur pour piéger les mouches et se débarrasser d’elles!
Il emprisonne les mouches en utilisant leurs instincts de base contre elles. Leur puissante affinité pour le stimulus de l’odeur et la lumière les attire dans le piège. Elles ne peuvent pas échapper et elles peuvent être éliminées à votre convenance.
La fermentation a une odeur douce et irrésistible qui attire les mouches pour entrer dans le piège à travers les trous dans la pellicule de plastique.

Le stimulus de la lumière va travailler contre elles et elles ne seront pas en mesure de s’échapper. L’ensemble de la pellicule plastique va ressembler à un mur invisible. Elles ne seront pas en mesure de trouver les trous distinguent et il n’y aura pas une forte odeur pour les guider.
Concernant le piege de vinaigre de cidre de pomme, ce vinaigre est en fait le jus de pommes fermentées. Ce dernier est un vrai délice pour les mouches.
Si vous ajoutez un peu de savon à vaisselle au vinaigre, il fera le piège mortel. La tension superficielle du liquide sera brisée par le savon à vaisselle et ceci laissera les mouches couler au contact et éliminera toute chance de survie.
Le piège de fruits aura un effet similaire, comme le piège précédent. Utilisez des fruits trop mûrs ou pourris.
Ce piège ne tue pas les mouches, mais il les capture efficacement. Vous pouvez alors décider comment disposer. Ce piège est beaucoup moins cher que le précédent. Il suffit de mettre le fruit pourrir dans le bol!

Méthode 2:

Vous pouvez éviter d’utiliser tous les produits chimiques nocifs présents dans les insectifuges à base chimique. Utilisez des ingrédients naturels pour préparer votre propre spray répulsif.
Vous pouvez utiliser une solution savonneuse comme base de la pulvérisation. Utilisez des huiles essentielles de menthe poivrée, ainsi que la citronnelle, parce qu’elles ont une forte odeur qui repousse les mouches.
Les choses dont vous aurez besoin:
Eau – 1 tasse
Savon à vaisselle liquide, dilué – 2 cuillères à soupe
L’huile essentielle de menthe poivrée- 10 à 12 gouttes
Huile essentielle de citronnelle (anti-mouche) – 10 à 12 gouttes
Vaporisateur
Etape 1. Versez le savon à vaisselle et l’eau dans un flacon pulvérisateur
Versez 1 tasse d’eau dans le flacon pulvérisateur.
Ajoutez 2 cuillères à soupe de savon à vaisselle liquide dilué dans la bouteille.
Étape 2. Ajoutez les huiles essentielles à ce mélange
Ajoutez 10 à 12 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée à la bouteille de pulvérisation.
Ajoutez 10 à 12 gouttes d’huile essentielle de citronnelle après.
Fermez la bouteille et mélangez tous les ingrédients en secouant la bouteille.
Vaporisez votre maison entière pour dissuader les mouches et les empêcher d’entrer en premier lieu. Vaporisez sur toutes les 2 semaines en tant que mesure préventive.

Méthode 3:

La lavande peut également être utilisée pour éliminer les mouches.
Utilisez l’huile dans une éponge, car elle gardera sa puissance et rendra le déversement à l’épreuve d’installation.
Les choses dont vous aurez besoin:
Huile essentielle de lavande
Éponge
Pot avec un couvercle
Étape 1. Appliquez l’huile de lavande sur l’éponge
Tout d’abord, appliquez quelques gouttes d’huile essentielle de lavande sur l’éponge afin qu’elle dégage une forte odeur.
Étape 2. Placez l’éponge de lavande dans le pot et fermez le couvercle hermétiquement.
L’odeur devrait sortir sous une forme concentrée lorsque vous ouvrez le bocal.
Mettez ce genre de pot préparé avec son couvercle légèrement ouvert où vous en avez besoin. L’odeur forte va chasser les mouches. Lorsque vous remarquez que l’odeur s’estompe, mettez plus d’huile.

Méthode 4:

Le clou de girofle ou l’ail possède un parfum subtil que les mouches détestent. Lorsque vous le combinez avec du citron, vous obtenez un répulsif naturel de mouches très efficace.
Utilisez-le partout où vous en avez besoin. Cette option est la plus sûre près de la nourriture.
Les choses dont vous aurez besoin:
Citron
Le clou de girofle
Traitement-seule étape: Insérez les clous de girofle dans la pulpe du citron
Coupez un citron frais en deux.
Collez les clous de girofle dans la pulpe des moitiés de citron, alors que vous gardez les gousses sur la surface.
Mettez sur la table où vous mangez et les mouches vont disparaître!

Samedi 13 mai 2017 Un logiciel de rançon mène des attaques informatiques dans le monde entier

Le principe est simple : un logiciel crypte les données de votre ordinateur puis il vous réclame une rançon pour vous livrer la clé qui permettra de les déchiffrer. Des dizaines de milliers d’attaques informatiques de ce type se sont produites vendredi dans le monde. En France, en Belgique, en Allemagne, en Italie, au Portugal, en Russie, en Ukraine, en Australie, au Mexique ou encore à Taïwan.

Au Royaume-Uni, c’est le service public de santé (NHS) qui a été touché. “Il n‘était pas spécialement ciblé, commente la cheffe du gouvernement britannique, Theresa May. Il s’agit d’une attaque d’ampleur internationale. Nombre de pays et d’organisations ont été visés. Notre Centre national de la cybersécurité (NCSC) travaille en étroite collaboration avec les services spécialisés de la NHS pour aider les établissements concernés et s’assurer que des données de patients n’ont pas été piratées. Nous n’avons d’ailleurs à ce jour aucune preuve que ce genre de choses se soient produites.”

L’Espagne a également été victime de telles attaques. Des entreprises du secteur des télécoms, de l‘électricité, du gaz et de l’eau ont été atteintes. “C’est arrivé ce matin vers 10h30, témoigne un employé. Les écrans de nos ordinateurs sont devenus bleus. Ils se sont bloqués. Et nos supérieurs nous ont dit qu’on devait



Selon l’entreprise spécialisée en sécurité informatique Avaast, au moins 45 000 tentatives d’infection ont été repérées dans environ 74 pays.

Samedi 13 Mai 2017 La hausse rapide du méthane alarme les climatologues

Alors que la conférence sur le climat s’est ouverte à Bonn lundi 8 mai, les scientifiques s’alarment : le taux de méthane, le deuxième gaz à effet de serre après le CO2, augmente à toute vitesse dans l’atmosphère.

La quantité de méthane dans l’atmosphère augmente de façon extrêmement rapide. Bien plus que prévu par les scientifiques. Un article publié en avril dans le journal Atmospheric Chemistry and Physics par un comité de 72 chercheurs fait état de cette augmentation inquiétante et de ses causes. Cette publication fait suite à deux articles publiés coup sur coup en décembre 2016 par la même équipe : l’un dressait l’inventaire mondial du méthane sur la période 2000-2012 tandis que le deuxième s’inquiétait du rôle croissant du méthane dans le changement climatique.

Après une stagnation entre 2000 et 2007, la concentration atmosphérique de ce gaz a crû chaque année de 5 partie par milliard (ppb/an). Les dernières données issues du réseau de référence de l’Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA) indiquent que ce chiffre est passé à 12.7 ppb/an en 2014 pour redescendre jusqu’à 9.45 ppb/an en 2016.

« Au cours des années 2014 et 2015, la concentration de méthane (CH4) a augmenté à une vitesse inégalée depuis les années 1980, explique Marielle Saunois, du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) et coordinatrice de l’inventaire mondial du méthane. La concentration de méthane dans l’atmosphère est actuellement plus de 2,5 fois plus importante qu’en 1750, avec 1.842 ppb (parties par milliards) en 2016. »


Evolution de concentration de méthane dans l’atmosphère, comparée aux scénarios de réchauffement.

Des chiffres inquiétants : ils signifient que nous suivons le pire scénario du Giec (Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) qui prévoit une augmentation de 3,3°C à 5,5°C d’ici 2100. En effet, le méthane est le deuxième gaz à effet de serre en importance après le dioxyde de carbone (CO2), mais il est 28 fois plus réchauffant que ce dernier sur une période de 100 ans. Alors que la Cop23 aura lieu du 8 au 18 mai 2017 à Bonn, en Allemagne, les négociations oublient quasiment de prendre en compte ce gaz.

Il est vrai que l’une des grandes problématiques du méthane est qu’il n’est pas aisé de mesurer précisément ses émissions. Ni même de savoir d’où elles proviennent. Il existe en effet de nombreuses sources de ce gaz, et de nombreux puits de stockage. La première cause de sa production est la dégradation de la matière organique dans un milieu sans oxygène, un phénomène naturel. « Le méthane provient en partie de processus microbiens, diffus et donc difficiles à estimer », dit Marielle Saunois.

D’après les études du Global Carbon Project qui a publié le dernier inventaire mondial du méthane, 34 % de ses émissions proviendrait de l’agriculture et de la gestion des déchets, tandis que 36 % sont naturelles, dues en majorité aux zones humides puis aux lacs, océans et permafrost.

« L’autre source de méthane est lié à des fuites lors du dégazage naturel des sols et lors de l’usage de combustibles fossiles », poursuit la chercheuse. Rien que l’exploitation de combustibles fossiles comme par exemple le gaz de schiste causerait 19 % des émissions. Les données recueillies sur la période entre 2002 et 2012 montrent une augmentation continue des sources anthropogéniques. Et entre 2008 et 2012, les émissions proviendraient en majorité des tropiques et en particulier d’Amérique du Sud et de l’Asie du Sud et de l’Est.

Le « budget » planétaire du méthane.

Alors quelle est la cause de la brusque et récente croissance des émissions de méthane ? Les scientifiques ne le savent pas encore. L’année la plus forte, 2007, a été marquée par un pic d’émission provenant d’Arctique. Ce phénomène marginal serait dû à des températures anormalement élevées. Pour la période qui a suivi, plusieurs hypothèses se développent. La plus importante, qui considère les nombreux scenarii déjà élaborés par d’autres scientifiques, suggère que ces émissions proviennent en majorité de l’agriculture et des déchets. L’équipe de Marielle Saunois estime dans l’article publié en avril que l’agriculture et les déchets contribuent ensemble à émettre 16 Teragrammes (soit 16 milliard de kg) par an, tandis que les émissions liées aux combustibles fossiles atteindraient environ 7 Tg/an.

Il est certain qu’une politique ciblant l’agriculture et la gestion des déchets aurait des conséquences positives. « Des actions auraient un effet rapide car le méthane ne reste pas longtemps dans l’atmosphère, dit Marielle Saunois, il a une durée de demi-vie de 10 ans environ » , c’est-à-dire que la moitié de sa quantité disparait en dix ans, beaucoup plus rapidement que ce n’est le cas pour le dioxyde de carbone.


Pour réduire les émissions de méthane, une part de la solution est de réduire la taille des élevages et de les nourrir à l’herbe.

Selon le rapport du 3e groupe de travail du Giec en 2014, l’agriculture et la foresterie représentent la première source d’émissions de gaz à effet de serre avec environ 24 % de l’ensemble. Derrière les nombreux articles sur les pets des vaches, aucune remise en cause ou modification de notre système agricole n’a vu le jour. Plusieurs propositions ont pourtant été étudiées par des associations ou par le Giec dans ses mesures d’atténuation. Ainsi l’institut Solagro a imaginé un scénario écologique d’utilisation des terres : Afterres 2050. Ce document préconise de réduire la taille des élevages, de favoriser le pâturage en plein air, et de nourrir les animaux à l’herbe. Cela réduirait en effet le temps de pré-digestion dans l’estomac des ruminants, et ainsi la fermentation qui produit des gaz comme le méthane. Pour la gestion des déchets, la méthanisation à petite échelle permettrait de récupérer et de transformer le méthane. Reste à voir si ces solutions seront mises en œuvre.

Samedi 13 Mai 2017 Ce que vous ne saviez pas sur l'iode - mais qui pourrait sauver votre vie !

De tous les éléments connus à ce jour comme essentiel à la santé humaine, l'iode est facilement le plus mal compris et le plus redouté. Pourtant l'iode est le plus sûr de tous les oligo-éléments essentiels. C'est le seul qui peut être administré en toute sécurité pendant de longues périodes de temps à des doses élevées, aussi longtemps que nous comprenons les bases de ce traitement et savons comment adapter la dose à nos besoins. Chaque individu est unique - ainsi tout le monde aura des exigences différentes en ce qui concerne l'iode ou les co-facteurs.
Avertissement : Les informations contenues dans cette vidéo sont à caractère purement informatif et éducatif. Elles ne sont pas destinées à être utilisées à l'instar d'un avis médical. Les traitements décrits dans cette vidéo ne doivent être entrepris qu'après une étude minutieuse des faits pertinents et après consultation auprès de votre professionnel en soins de santé. Un bon suivi en laboratoire et en clinique est essentiel pour un traitement sûr et bénéfique.

Samedi 13 Mai 2017 LA GÉO-INGÉNIERIE, OU COMMENT L’HOMME CONTRÔLE LES PHÉNOMÈNES MÉTÉOROLOGIQUES

Article initialement publié sur dailygeekshow

Phénomène naturel, la météo se veut tantôt clémente, tantôt dévastatrice. Imposant un climat différent aux quatre coins du monde, elle est aussi responsable de catastrophes naturelles de masse. Si l’Homme est longtemps resté impuissant face aux variations de températures ainsi qu’aux intempéries, il est également bien connu pour que rien ne lui résiste très longtemps.

L’idée de contrôler le climat ne date pas d’hier. Depuis 1875, l’Homme comprend le rôle des aérosols dans la formation des nuages. En 1911, il observe la croissance rapide des cristaux de glace en présence de gouttes d’eau liquide surfondue. Enfin, en 1946, des scientifiques arrivent à provoquer la congélation de gouttes d’eau surfondues pour les transformer en cristaux de glace. Depuis, il a fallu mettre un nom sur ces techniques de contrôle du climat. C’est ainsi que naît le terme de géo-ingénierie. Les grandes puissances mondiales disposent désormais de ce savoir et utilisent le contrôle du climat à diverses fins.

Lire aussi :

La CIA veut prendre le contrôle du (mauvais) temps (Le Point)

La CIA investit dans le contrôle du climat (RTL)

Des opérations déjà menées dans une cinquantaine de pays

La Seconde Guerre mondiale a été le terrain d’entraînement de la manipulation du climat. En effet, les allemands ont tenté de faire de la géo-ingénierie une arme de guerre mais les essais ont été plutôt infructueux. De même, lors des années 50-60, un autre essai a été réalisé aux Etats-Unis et en Europe, afin de limiter les pertes de récoltes suite à une période de grand froid. Enfin, les américains ont procédé à de nouvelles tentatives lors de la guerre du Vietnamau début des années 70, sous couvert du projet « Popeye Project ».

Le but étant de prolonger la saison de la mousson pour freiner l’ennemi dans la jungle boueuse. Par la suite, une centaine d’opérations de plus ou moins grande envergure ont été menées à travers le monde, occasionnant des moyens tant financiers que matériels, très importants. L’une des plus célèbres reste celle des Jeux Olympiques de Pékin en 2008. La Chine a déployé des moyens considérables pour éviter que la pluie ne vienne gâcher l’événement. Puis un an plus tard, elle décide de faire tomber de la neige artificiellement pour palier à la sécheresse.
Des intentions pas toujours pacifiques

Depuis 1977, la géo-ingénierie est montrée du doigt, surtout pour son utilisation militaire. Les USA consacraient 2.8 millions de dollars pour les recherches sur la maîtrise du climat. Cela fut réprouvé par l’opinion publique ainsi que les Nations Unies et la Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles (ENMOD). Les Nations Unies ont donc prohibé l’usage hostile des techniques de géo-ingénierie. Ainsi, il est interdit de créer des brouillards pour camoufler la visibilité des navires de guerre, de contrôler les nuages et les pluies à des fins militaires. LePentagone stoppe toutes ses recherches en 1979 mais des rumeurs laissent croire que le Kremlin poursuit toujours les siennes.

C’est ainsi qu’en 1996 des officiers de l’Armée américaine demandent de reprendre les recherches avec un projet s’intitulant » La météo comme démultiplicateur de force : maîtriser les conditions atmosphériques en 2025 « . Cela, afin de ne pas se laisser distancer par les russes. Si cette technique de contrôle du climat pourrait être très bénéfique dans certaines parties du monde, l’utilisation de la géo-ingénierie n’est pas toujours faite à but pacifique. Véritable arme de guerre, les retombées sont souvent chaotiques. Certaines nations restent très frileuses face à l’utilisation de la géo-ingénierie. C’est ainsi que le Canada a demandé de signer un accord avec son voisin américain, « relatif à l’échange d’informations sur les activités civiles de modification du temps ».
La géo-ingénierie responsable des catastrophes naturelles ?

D’après l’ex-météorologue américain Scott Stevens, les Russes sont responsables du cyclone Katrina. Il alerte l’opinion publique en précisant que la Russie a construit un appareil secret pouvant modifier le climat. Il renforce son accusation en rappelant les propos en 2003, de Vladimir Jirinovski, député ultranationaliste russe, menaçant les USA d’inondations gigantesques déclenchées par les scientifiques russes.

Coté Europe, certains hommes politiques en 2002 profèrent des accusations contre les Américains. D’après eux, l’armée américaine serait responsable des inondations pour nuire à l’économie européenne. Les Russes appuient cette accusation en mettant la lumière sur une base « secrète » américaine en Alaska : High Frequency Actvie Auroral Research Program (HAARP). Certains scientifiques affirment que le projet HAARP est capable de provoquer des aurores boréales artificielles et de modifier le climat en influant sur l’atmosphère. En plus d’HAARP, deux autres sites identiques existent sur la planète : un en Norvège et l’autre en Russie (centre Souragéré par l’ Institut de recherches radiophysiques (NIRFI).

Iouri Tokarev est chercheur au NIRFI et assure que ni les Américains ni les Russes ne sont « encore capables d’agir sur le climat à une aussi grande échelle ». Cela n’est sans doute qu’une question de temps.
Concrètement, que sait-on faire ?

Il est possible de fabriquer des nuages de pluie et de dissiper les brouillards et nuages. La géo-ingénierie permet également de limiter les précipitations de grêle. Cela impose d’augmenter leur nombre en supposant que plus nombreux, ils seront alors plus petits et tomberont moins vite. Certains auront même le temps de fondre avant de toucher le sol.

A plus grande échelle, il est désormais possible de modifier ou détourner le chemin des cyclones tropicaux et de limiter le rayonnement solaire grâce à des navires à embruns entre autres, ou encore de réduire l’effet de serre.
Des solutions positives et mécaniques

Le plus ancien dispositif positif reste encore en phase stationnaire. Pour faire pleuvoir dans les zones arides, le projet Roudaire-Lesseps projette de remplir d’eau le Chott El-Djérid en inondant quelques 9 000 km². Cela créerait ainsi une grande zone d’évaporation pour permettre les précipitations. Des tours aérogénératrices à vortex propulseraient l’air humide au niveau du sol vers les zones plus fraîches, où le froid condensera la vapeur d’eau. Cette méthode contribuerait également à lutter contre la montée des eaux océaniques.
Une prouesse digne de la science-fiction

La réalité rattrape toujours la fiction. En ce sens, la géo-ingénierie, très critiquée pour ses intentions militaires, attire plus de sympathie lorsqu’elle se met au service de la planète, voire de l’humanité. En effet, contrôler le climat de façon « pacifiste » permettrait de venir en aide au réchauffement climatique. C’est le projet de la CIA qui finance une étude scientifique à hauteur de 630 000 dollars. Mais qui dit contrôle du climat dit aussi conquête de l’espace ! En effet, voilà une bonne manière de « terraformer » d’autres planètes afin de les rendre habitables pour l’Homme. En modifiant l’atmosphère des planètes les plus proches de la Terre, elles pourraient accueillir certains Terriens.
Le monde scientifique partagé

La géo-ingénierie n’est pas accueillie de façon unanime par les intellectuels et scientifiques. Certains la considèrent comme une « source de valeur » permettant de limiter, voire de supprimer le problème des gaz à effet de serre. Les autres considèrent que contrôler la météo est digne des apprentis-sorciers car comme toujours, les effets à long terme ne sont ni connus ni anticipés. John Brennan, directeur de la CIA pointe du doigt les risques technologiques et géopolitiques qu’engendrent l’injection d’aérosols dans la stratosphère pour modifier le climat.

Les effets à long terme sont encore méconnus

Samedi 13 Mai 2017 Antarctique : de la glace en peau de dragon observée pour la première fois depuis dix ans

Ce phénomène naturel n'avait plus été observé depuis 2007. Un scientifique de l'université de Tasmanie (Australie) a filmé de très rares images de banquise en "peau de dragon" grâce à un drone, lors d'une expédition sur la mer de Ross, en Antarctique. La vidéo, publiée mardi 9 mai, montre des "écailles" de glace à la surface de l'océan.
Des dessins tracés par le vent

Ce phénomène exceptionnel se produit lorsque la couche de glace est parcourue par des vents forts, appelés vents catabatiques. Les vagues soulevées par les bourrasques gèlent instantanément, formant ces dessins à la surface de l'eau, explique le Dailymail (en anglais).

Les chercheurs comptent passer encore deux semaines à observer ce phénomène et son impact sur les courants marins, profitant d'une période où les vents sont moins violents. Il se produit dans des polynies, des zones libres de glace au milieu de la banquise.

Samedi 13 Mai 2017 La police tchétchène demande aux parents de tuer leurs enfants gays

Depuis le mois de mars, les discriminations et les violences envers la communauté homosexuelle se multiplient en Tchétchénie. Après la révélation de camps de concentration par un journal local, des rescapés livrent leur version des faits et mettent en cause la police.

Des survivants de la purge en Tchétchénie visant les homosexuelsont déclaré que la police locale demandait aux parents de tuer leurs enfants gays pour «l'honneur», rapporte le site Pink News. Les autorités menaceraient les familles en leur disant «Soit vous le faites, soit nous le faisons».
Un rescapé a expliqué qu'après avoir «torturé un homme pendant deux semaines», les autorités ont convoqué ses parents et ses frères dans le camp et lui ont demandé de «s'en occuper» sous peine de le tuer eux-mêmes. «C'est notre famille, nous le ferons nous-mêmes», a raconté le témoin. «Ils l'ont pris et l'ont tué dans la forêt. Ils l'ont enterré là. Il n'a même pas eu le droit à des funérailles».
«Si je rentre chez moi, ma propre famille me tuera»

Le harcèlement de la communauté LGBT a toujours été monnaie courante en Tchétchénie, «mais jamais à ce point», a expliqué l'homme dont l'identité n'a pas été révélée. «Si je rentre chez moi, ma propre famille me tuera», a-t-il avoué.

Fin avril, quatre autres «prisons» avaient été découvertes par les médias locaux, augmentant le nombre de ces camps à six. Le leader tchétchène, Ramzan Kadyrov, a nié à plusieurs reprises l'existence de ces camps. Une porte-parole du gouvernement a même déclaré qu'il était impossible «d'emprisonner et harceler quelqu'un qui n'existe pas dans la république», sous-entendant qu'il n'y avait pas d'homosexuels en Tchétchénie.
La communauté internationale s'est mobilisée pour que Vladimir Poutine mette fin à ces atrocités. La journaliste Katie Couric avait tenté d'aborder le sujet avec la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, qui lui avait répondu «Non, ce n'est pas mon problème. Je ne suis pas une spécialiste, ce n'est pas mon domaine». Réticente, elle a tout de même confié qu'une enquête était en cours «comme dans tout pays normal» mais n'a pas voulu donner plus d'informations.

http://www.cnewsmatin.fr/

Samedi 13 Mai 2017 D’étranges bactéries apparaissent de nulle part après une éruption volcanique

Des bactéries sont apparues de nulle part après l’éruption du volcan sous-marin Tagoro, dans l’archipel des Canaries. Ces bactéries, surnommées « les cheveux de Vénus » à cause de leur ressemblance frappante avec des cheveux blancs, sont pour le moins inattendues. En effet, les éruptions volcaniques sous-marines éliminent en général toute forme de vie sur environ neuf kilomètres carrés.



La résistance de ces bactéries à l’environnement hostile que constitue un volcan en éruption a beaucoup étonné les scientifiques qui se sont penchés dessus. L’analyse de leur ADN a mis en lumière des propriétés surprenantes.
Des bactéries étranges se développent suite à l’éruption du volcan sous-marin Tagoro

Le volcan Tagoro est entré en éruption en 2011. Une équipe de chercheurs italiens et espagnols a commencé à effectuer des recherches sous-marines 3 ans après, en 2014. A leur grande surprise, ils ont retrouvé le volcan entièrement recouvert d’étranges bactéries.

Ces bactéries ont été surnommées les cheveux de Vénus, en référence à une peinture de Botticelli. Ces filaments, mesurant 3 centimètres de long sur 50 micromètres de large en moyenne, ont beaucoup interpellé les chercheurs. A titre d’information, un cheveu humain mesure entre 17 et 180 micromètres de largeur. Combien de temps après l’éruption ces bactéries se sont-elles développées ?

Les chercheurs l’ignorent, mais considèrent qu’elles ont commencé à apparaître quand la température est passée en dessous des 100°C. Roberto Danovaro, professeur à l’Université Polytechnique de Marche, en Italie, a déclaré que ces bactéries étaient fascinantes de par leur structure métabolique. En effet, l’analyse de leur ADN a délivré un résultat surprenant : leurs propriétés leur ont permis d’apparaître de nulle part.

Et de survivre dans un environnement aussi hostile. L’éruption d’un volcan est toujours un phénomène incroyable. Il y a presque trois mois, le Piton de la Fournaise était entré en éruption à la Réunion, ce qui nous avait offert des images éblouissantes. Aujourd’hui, les scientifiques se demandent si la vie microbienne peut survivre dans les profondeurs de la Terre. Cette découverte pourrait lever un coin de voile sur cette question.

Pour le reste, des scientifiques japonais espère parvenir à confirmer cette question en creusant un puits énorme de 7 kilomètres dans les entrailles de la planète.

Michel Duchaine

source:https://michelduchaine.com/2017/05/01/detranges-bacteries-apparaissent-de-nulle-part-apres-une-eruption-volcanique

Samedi 13 Mai 2017 Pourquoi le sujet le plus important du monde ne fait presque jamais la une des newsmagazines français

Le réchauffement climatique est considéré par plusieurs médias internationaux comme « le sujet le plus important du monde ». Sauf en France, où les grands hebdomadaires ne lui ont pas consacré une seule couverture depuis cinq ans. Et la dernière une d’un grand hebdo en la matière plaçait sous les projecteurs le climatosceptique Claude Allègre ! Retour sur une décennie de non traitement médiatique par les trois grands newsmagazines français, L’Obs, L’Express et Le Point. Un bilan pas vraiment reluisant.

La population française sait-elle en quoi consiste l’effet de serre, cause du réchauffement climatique ? Pas vraiment si l’on en croit l’enquête menée chaque année par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) sur « les représentations sociales de l’effet de serre et du réchauffement climatique ». Les trois quarts des répondants (72%) estiment bien que « le réchauffement de la planète est causé par les activités humaines ». Mais seul un sur six (15%) associe précisément l’effet de serre à l’émission de gaz et de CO2 (les autres réponses évoquent la chaleur, la couche d’ozone ou la pollution en général) [1].

85 % des répondants n’identifient donc pas spontanément le lien entre CO2 et effet de serre. Pourquoi le dérèglement climatique, probablement le plus grand défi auquel l’humanité entière devra répondre au cours du siècle, fait-il l’objet d’une telle ignorance ? Pourquoi le grand public est-il aussi mal informé ? La faute n’en reviendrait-elle pas aux médias ?
La dernière Une climat : c’était il y a cinq ans

Chaque Français lit en moyenne environ cinq magazines, dans leur période de parution. Un rapide parcours des derniers numéros que les grands hebdomadaires généralistes ont consacrés à la crise climatique devrait donc nous livrer des éléments de réponse… Problème : les unes sur le climat sont aussi rares qu’un numéro collector de La Gueule ouverte, l’un des premiers journaux écologistes créés dans les années 70. La dernière couverture que L’Obs a consenti au sujet remonte à six ans, au moment de la conférence des Nations Unies sur le climat à Copenhague.

L’Express fait pire encore, puisque le dernier dossier publié sur la question du climat date de... 2007. Pour l’occasion, l’hebdomadaire avait dérogé à sa maquette habituelle de façon à ne pas offrir plus d’un tiers de sa couverture à son engagement à sauver la planète. Le Point fait-il mieux ? Le magazine a mis le réchauffement climatique à sa une en 2010, mais c’était pour longuement mettre en avant les falsifications « climato-sceptiques » de Claude Allègre, dont le portrait ornait la couverture !


L’Express du 6 octobre 2007, Le Nouvel Obs du 3 décembre 2009, Le Point du 22 avril 2010. Ces trois titres représentent alors une diffusion d’environ 1,5 million d’exemplaires

Paris accueillera dans deux mois la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques. Mais depuis plus de cinq ans, cette question n’est pas jugée suffisamment importante pour être traitée en une des trois grands hebdos. Sauf à se tourner vers les nouveaux sites d’information qui consacrent bien davantage de place à l’écologie, et dont Basta ! fait partie, les lecteurs des magazines sont laissés dans une relative ignorance. Ce silence en occulte un autre, car depuis la fin des années 1990, ces « news » se font volontiers le relais de discours niant la réalité du réchauffement climatique et son origine anthropique. Ces positions, qualifiées flatteusement de « climato-sceptiques », ont ainsi acquis une légitimité auprès du grand public alors même qu’elles étaient pleinement disqualifiées au sein de la communauté scientifique.
Complaisance envers les « climato-sceptique »

Les effets de la « polémique de l’année » dont Le Point du 22 avril 2010 fait la promotion en offrant neuf pages à Claude Allègre et presque autant de portraits photographiques, sont impressionnants. Cette année-là, seuls 51 % des sondés de l’Ademe ont connaissance du consensus scientifique établissant le lien entre l’augmentation de l’effet de serre et le réchauffement de l’atmosphère terrestre. Au cours des cinq années précédentes, cette proportion était pourtant stable à hauteur de 70 % (lire aussi notre enquête).

L’engouement médiatique pour les discours « climato-sceptiques » déborde largement vers la presse « social-démocrate » : Le Nouvel Observateur du 3 décembre 2009 qui, bien que placé sous le patronage de Daniel Cohn-Bendit, le montre bien à travers un article hallucinant de trois pages intitulé : « l’Église de Sciencécologie ». On y apprend que « l’écologie est devenue la nouvelle religion », celle « des Khmers verts et des talibios, des bonimenteurs et des climastrologues », « prophètes du réchauffement climatique [qui] nous promettent l’apocalypse ». Face à eux, tout « pourfendeur de l’écologiquement correct » est condamné comme « hérétique »… L’inquisition écolo règne.
Quand L’Express était en pointe


Ce peu de cas donné à un problème mondial n’a pourtant pas toujours été la règle. L’alerte sur les effets des gaz à effet de serre est ancienne. L’Express, s’il n’avait pas entre temps ouvert ses colonnes à Claude Allègre pendant des années, pourrait s’enorgueillir d’avoir été le premier magazine d’actualité à consacrer sa couverture au changement climatique. En février 1979, alors que la première Conférence mondiale sur le climat se réunissait à Genève sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’environnement, de l’Organisation météorologique mondiale, de l’UNESCO, de l’OMS et de la FAO, la couverture du journal annonçait : « Pourquoi le climat change ».

Le dossier abordait déjà longuement le lien alors supposé entre émissions de gaz à effet de serre et réchauffement planétaire. Deux courbes anticipaient de façon remarquable les évolutions de la concentration de CO2 atmosphérique et de la température au sol jusqu’en 2050. Un climatologue américain y avait ces mots terribles : « Si l’on attend d’avoir des certitudes sur les effets de la combustion des énergies fossiles et des autres polluants, il sera trop tard (…). Car il faut de une à deux générations pour s’orienter vers de nouvelles sources d’énergies. Et le mal, à ce moment-là, sera déjà fait. »

Couverture de L’Express du 3 février 1979 et projections de taux de CO2 et de températures publiées dans le dossier

On peut sans doute excuser que les premières théories scientifiques prévoyant une augmentation mondiale de la température due aux émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère, formulées en 1896 par le prix Nobel suédois Svante Arrhenius, n’aient pas suscitées d’initiative politique visant à juguler ces émissions. Mais comment admettre que 36 ans après l’irruption de la crise climatique et son origine anthropique dans la sphère publique, les émissions de gaz à effet de serre aient augmenté de plus de 60 % ?
Engagement d’un côté, greenwashing et dépolitisation de l’autre

Le 6 mars dernier, Alan Rusbridger, directeur du quotidien britannique The Guardian, explique dans un éditorial qu’il a pris conscience des graves insuffisances de son journal quant à sa couverture du changement climatique. Bien que ce soit le sujet le plus important au monde – « the biggest story in the world » selon la formule du Guardian – Rusbridger observe que la presse est incapable de lui accorder la place qui aurait dû lui revenir. Ces derniers mois, plusieurs numéros du Guardian sont parus enveloppés d’une page de garde entièrement consacrée à l’urgence climatique.




The Guardian du 17 mars 2015 : « Voici les compagnies pétrolières, gazières et minières qui polluent le plus au monde. Les aidez-vous à se financer ? »

Celle qui accompagne le numéro du 17 mars est particulièrement courageuse : elle rassemble les logos de plusieurs dizaines des plus grosses multinationales des secteurs du charbon, du pétrole et du gaz et invite le lecteur à désinvestir de ces sociétés. Un engagement salutaire, quand on sait que moins d’une centaine de multinationales portent à elles seules la responsabilité de deux tiers des émissions cumulées de gaz à effet de serre depuis le début de la révolution industrielle – et donc qu’elles sont les principales responsables du changement climatique.

Bien loin de l’engagement éditorial du Guardian, à chaque fois que les hebdomadaires français ont publié un dossier consacré au climat, ils ont permis à des géants de la pollution d’y intercaler des pages de publicités vantant leurs « innovations » et autres « initiatives » en faveur de la planète. Si ce greenwashing est possible, s’il ne choque pas le lecteur, c’est parce que les contenus éditoriaux contribuent eux-mêmes largement à dépolitiser les enjeux liés au changement climatique.


À la lecture des grands newsmagazines français, on peut difficilement comprendre que les pays du Sud sont de loin ceux qui subiront – et subissent déjà – les plus graves effets du dérèglement climatique alors que les pays du Nord sont ceux qui en sont très largement à l’origine. La couverture du Nouvel Observateur du 7 juillet 2005, en proclamant contre toute évidence que « la France sera la plus touchée » par le réchauffement de la planète, allait particulièrement loin dans l’indécence. En général, la presse tombe plutôt dans le travers consistant à présenter la question du climat comme un défi auquel « l’humanité toute entière » est confrontée : le choix d’un tel angle ayant pour effet de rendre invisible les inégalités et les rapports de force qui expliquent l’absence de réponse satisfaisante aux enjeux climatiques.
Et demain ?

Alors que la Conférence de Paris sur le climat occupe une place d’importance dans l’agenda gouvernemental, les grands hebdomadaires d’information généraliste y consacreront inévitablement un dossier dans les mois à venir. Ces dossiers seront-ils les seuls de la décennie ? Vulgariseront-ils la science climatique en s’attachant à expliquer l’effet de serre, retracer la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère et décrire le fonctionnement des modèles climatiques ? Rendront-ils compte des risques de rétroactions positives liés à des franchissements de seuils, s’agissant aussi bien de la circulation des courants marins, de la fonte du pergélisol – le sol gelé en permanence – ou de celle des glaces du Groenland ? Compareront-ils les scénarios de laisser-faire et d’action ambitieuse, sur lesquels sont échafaudées les simulations d’évolution du climat ? Décrypteront-ils la notion de « budget carbone », ainsi que celle de « bulle carbone », notions qui révèlent à quel point la sauvegarde du climat ne pourra pas s’affranchir d’une profonde remise en cause du capitalisme ?

Révéleront-ils l’injustice révoltante qui accable les populations qui sont déjà parmi les plus vulnérables de planète : elles qui n’ont bénéficié que très tardivement et de manière très inégales du développement industriel vont pourtant en subir les plus terribles conséquences à travers les dérèglements climatiques. Ces communautés, qui s’organisent en un mouvement mondial pour la justice climatique, sont en première ligne de la lutte contre le changement climatique. Elles méritent, à ce titre, le soutien et la reconnaissance de quiconque prend la mesure de l’enjeu. Avant que, d’ici dix ou vingt ans, la photo d’un cadavre d’enfant, réfugié climatique échoué sur une plage, ne vienne réveiller les consciences endormies, et... faire enfin la une des magazines.

Jean-David Roubach

samedi 6 mai 2017                       10 boissons pour remplacer le café


Une tasse de thé : stimulante et pleine de bienfaits !

Vous cherchez une alternative au café avec autant d’effets stimulants ? Pourquoi ne pas commencer par le thé ? Il a les mêmes avantages que le café, sans les inconvénients. En quoi est-ce une bonne alternative ? Le thé possède la même molécule que la caféine : la théine, mais elle a des impacts beaucoup plus doux sur le corps. Au fur et à mesure que les tanins du thé se diffusent dans l’eau chaude, ils ralentissement la circulation de la théine (à partir de 3 minutes environ). "Plus le thé est fort et infusé, plus l'effet de la théine est doux", confirme Valérie Mery-Mandeville, nutritionniste.

"Très peu infusé en revanche, la théine a un effet stimulant plus rapide et impacte l’organisme comme le café." Quels thés ? Thé, noir, thé vert... Ils ont aussi l’avantage d’être riche en antioxydants. Attention, les antioxydants du thé vert se détruisent à partir de 60° à 80°. Le thé noir peut en revanche être infusé dans de l’eau bouillante. Pourquoi il faut faire attention au café : Il a un effet excitant et stimulant dès 15 minutes.

À petite dose (1 à 3 tasses par jour), il est appréciable pour son effet coup de fouet. À trop haute dose cependant (au delà de 3 à 5 tasses par jour selon la teneur en caféine du café et son mode de préparation), il peut augmenter le rythme cardiaque et occasionner des tremblements. À noter : le café filtré est plus fort que les expressos de type arabica.

Du jus de citron avec du poivre !

C’est également un agrume mais le citron est beaucoup moins sucré que ses cousins (orange, pamplemousse...). "Avec du miel, un peu de poivre et du sirop d’agave, une eau chaude au citron peut aisément remplacer le café", propose Valérie Mery-Mandeville.

En quoi est-ce une bonne alternative ? Sa teneur en vitamine C apporte l’énergie nécessaire au corps, mais il possède aussi des vertus de drainage. "Ingéré 15 minutes avant le petit-déjeuner, il permet aux enzymes de bien s’assimiler et ses vertus détoxifiantes seront maximum", commente-t-elle. Malgré son goût acide, il a des qualités alcanisantes et rééquilibre une alimentation trop acide

Chicorée, pour le goût du café

La chicorée est exempte de caféine ou de théine. Son goût est très proche du café. En quoi est-ce une bonne alternative ? Elle constitue une bonne alternative en termes de goût ! En revanche, elle ne réveille pas particulièrement et ressemble plutôt à un café décaféiné. Pour les accros, elle peut être salvatrice en cas de pénurie !

Une infusion de thym, pour le tonus



Pour les amateurs de plantes, une infusion de thym au miel ou au citron peut également remplacer le café. En quoi est-ce une bonne alternative ? Les tisanes ne sont pas forcément synonymes de soirées en chaussettes devant la télé ! Les principes actifs du thym sont tonifiants, mais aussi détoxifiants. On peut en acheter séché en magasin bio ou bien le cultiver dans son jardin...

Pour faire une tisane, verser "l’équivalent d’une à deux cuillères à café pour une tasse d’eau bouillante, et laisser infuser 5 minutes", indique la nutritionniste. À noter : Plus les feuilles sont fraîches, plus elles sont tonifiantes. Les principes actifs sont moins efficaces quand les feuilles sont sèches.

Une infusion de romarin, énergisante



Pour ceux qui n’aiment pas le goût du thé ou du café, une tisane de romarin peut également faire l’affaire. En quoi est-ce une bonne alternative ? Le romarin a de fortes propriétés énergisantes. Pour faire une tisane, "Verser une à deux cuillères à café dans l’eau bouillante, avec quelques gouttes de jus de citron et du miel : un délice !", conseille la spécialiste.

À noter : Comme pour le thym, bien penser à en acheter des sachets de romarin séché bios, pour éviter qu'il ne soit contaminé par des polluants", alerte Valérie Mery-Mandeville.

Une infusion de gingembre pour se réveiller



"Pour se réveiller en douceur, rien de mieux qu’une infusion de lamelles de gingembre frais, mixée avec du citron, du miel ou du sucre intégral", conseille Valérie Mery-Mandeville. En quoi est-ce une bonne alternative ?

Outre ses propriétés dynamisantes, le gingembre à de nombreuses vertus. Il est anti-inflammatoire et améliore la circulation sanguine. "Il permet une meilleure irrigation du corps", souligne la nutritionniste. Vous pouvez en boire tout au long de la journée (sauf si vous souffrez d'ulcères à l'estomac), c’est une excellente alternative au café !

Du jus de pamplemousse, riche en vitamine C

Certains ne peuvent s’en passer le matin : les jus d’agrumes (jus d’orange, pamplemousse...) font partie de notre quotidien. En quoi est-ce une bonne alternative ? Ils sont très tonifiants, riches en vitamines C et en enzymes digestives, de quoi vous aider à ouvrir l’œil et détoxifier votre corps.

Attention cependant à ne pas en abuser : 1 verre pas plus ! Ils sont en effet très riches en sucres (10 grammes de sucre en moyenne dans une orange). Prenez garde également à ne pas mélanger le jus de pamplemousse avec n’importe quel médicament

Le thé vert matcha, à boire et à manger



Très amer, le thé matcha est un thé vert japonais vendu sous forme de poudre. On peut le boire, mais également l’utiliser pour cuisiner des recettes sucrées ou salées. En quoi est-ce une bonne alternative ? Issu du broyage d’une feuille intégrale, il renferme plus de théine que le thé traditionnel.

Outre ses qualités énergisantes, il constitue une bonne alternative santé au café : il est très riche en antioxydants, en bêta-carotène et en vitamine A.

Une boisson aux épices pour garder la forme

Sans théine ni caféine, les infusions aux épices sauront en séduire plus d’un pour remplacer le café ! En quoi est-ce une bonne alternative ? Cannelle, cardamome, gingembre, clou de girofle, poivre... les épices sont très tonifiantes ! "On peut tout avoir du mal à dormir en saupoudrant tout simplement de la cannelle sur son dessert", illustre la nutritionniste. Une infusion aux épices équivaut à peu près à une tasse de thé, en un peu plus doux. "En Inde, on en boit avec du lait : le chaï".

Le thé maté, véritable coup de fouet !

Le thé maté ou yerba maté est une boisson issue d’Amérique-du-Sud et très courante sur ce continent. "C’est un thé amer et les locaux le boivent à la paille par petites gorgées tout au long de la journée", indique Valérie Mery-Mandeville. En quoi est-ce une bonne alternative ? Il provoque un véritable effet coup de fouet qui se prolonge quelques heures. En revanche, contrairement au café, sa diffusion est très lente et on ne le ressent pas sur le rythme cardiaque.

Lundi 1 Er Mai 2017 Teknival du 1er mai : forte affluence grâce au retour à la clandestinité

La 23e édition de ce rassemblement d'amateurs techno s'est tenue à Salbris, dans le Loir-et-Cher, les 30 avril et 1er mai. Cette année, les organisateurs avaient choisi de ne pas déclarer leur site aux autorités publiques pour protester contre le manque de coopération de l'État.

Le retour à la clandestinité du Teknival du 1er mai a été bénéfique à la manifestation. En plus de renouer avec ses origines, elle a pu attirer une foule d'amateurs de techno plus nombreuse qu'à l'habitude. Baptisée RavOlution 23(contraction de «rave» - «délirer» en anglais - et de «révolution»), la 23e édition de la manifestation s'est tenue du samedi 30 avril au dimanche 1er mai, à Salbris, dans le Loir-et-Cher. Au total, 13.500 festivaliers se sont réunis selon la préfecture du département, et plus de 30.000 selon les organisateurs (contre 10.000 l'an passé).

L'aspect «revendicatif» de cette édition a sans doute contribué à son attractivité, la clandestinité étant à l'origine du mouvement des free parties, nées au début des années 1990 en Angleterre. Mais depuis 2001, les autorités ont imposé aux «teufeurs» (de «teuf», fête en verlan) des mesures répressives pour encadrer ce genre d'événement. Las des négociations avec le gouvernement, les organisateurs avaient décidé cette année, contrairement aux éditions précédentes, de ne pas déclarer au préalable le lieu du rassemblement aux autorités.

«On nous avait promis le dialogue avec la jeunesse, nous n'avons eu que des coups de matraque. Les free parties existent depuis 25 ans. Au bout d'un quart de siècle, il serait temps que l'État consacre un cadre adapté aux pratiques de ses citoyens», écrivent-ils. «Avec près de 800 collectifs actifs et entre 3 et 4.000 free party chaque année nous sommes une composante à part entière de l'activité culturelle en France», soulignent-ils également. Les organisateurs réclament notamment l'«arrêt immédiat et définitif des saisies de matériel» et la «possibilité d'avoir accès aux terrains publics inutilisés» quand ils ne présentent pas de risques.

150 collectifs, 40 scènes

Plus de 150 collectifs amateurs de techno français et européens, répartis sur une quarantaine de scènes, s'étaient réunis pour mettre en place cette 23e édition du Teknival du 1er mai. Après l'ancienne base aérienne de Cambrai-Epinoy (Nord) l'an passé, les organisateurs se sont cette fois réunis à Salbris, sur une parcelle agricole de six hectares appartenant à un propriétaire privé, située loin de toute habitation. Le lieu du rassemblement a été tenu secret jusqu'au vendredi après-midi. Techno, transe, hardcore, dubstep ou minimale se sont succédé dans les enceintes.
8 personnes évacuées vers un hôpital

Informés par la suite, les pouvoirs publics ont finalement pu encadrer le rassemblement. Une trentaine de pompiers ont été présents sur les lieux, ainsi que 350 gendarmes avec un hélicoptère, le SAMU et la Croix rouge. Un poste médical avancé a également été installé sur le site et a accueilli 55 personnes, dont 8 ont été évacuées vers un hôpital.

Un jeune de 17 ans a notamment été conduit dimanche matin par hélicoptère vers le centre hospitalier de Blois, a précisé la préfecture du Loir-et-Cher. Son état est désormais stable, ont indiqué les autorités en fin de journée. Sur place, une douzaine d'associations étaient présentes, telle que Techno+, pour sensibiliser les festivaliers aux risques liés à la drogue.

La veille de la manifestation, les représentants des cabinets du premier ministre, du ministère de l'intérieur, du ministère de la culture et un délégué interministériel à la jeunesse avaient reçu des membres des associations Freeform et Techno+, promettant plus de souplesse à l'avenir pour la tenue des Teknival.

Lundi 1 Er Mai 2017 Tours: Une personne décède pendant le Teknival, qui réunit 30.000 personnes ce week-end

La présence au Teknival qui se tient depuis vendredi soir à Pernay, près de Tours, était estimée dimanche matin à 30.000 personnes et un participant est décédé pour des raisons indéterminées, a-t-on appris auprès de la préfecture d’Indre-et-Loire. « Selon nos estimations, il y avait 30.000 personnes sur le site à 9h ce matin », a indiqué le directeur de cabinet du préfet, Loïc Grosse.
On ne connaît pas les causes de la mort

« On déplore dans la nuit un décès, une personne qui était déjà morte quand elle a été amenée à un poste médical avancé. On ne connaît pas les causes de la mort » qui seront déterminées ultérieurement mais la victime ne portait pas trace de blessures externes, a-t-on indiqué de même source.

« Deux personnes en urgence absolue ont été évacuées, dont une en arrêt cardio-respiratoire qui a pu être ranimée. Douze autres personnes en urgence relative ont également été transportées au CHU pour surveillance complémentaire », a précisé Loïc Grosse. Il a ajouté que 51 personnes avaient reçu des soins pendant la nuit aux différents postes médicaux.
Six personnes tombées à l’eau

Enfin, durant la nuit, les plongeurs ont sorti de l’étang qui traverse le site en deux six personnes qui étaient tombées à l’eau. Concernant les effectifs, 200 gendarmes sont sur place ainsi que 80 pompiers, 30 membres d’associations de prévention et de secours et une dizaine de membres du SAMU. La pluie et les orages prévus dans la journée devraient réduire les risques d’incendie consécutifs à la sécheresse qui sévit dans la région et à d’éventuelles imprudences des festivaliers.

Le Teknival, qui doit se prolonger jusqu’à lundi, est un rassemblement international de musique techno, considéré comme illégal car non déclaré aux services de l’Etat. Il fête cette année ses 24 ans et se déroule à chaque édition dans un lieu différent, tenu secret jusqu’aux dernières heures.

Lundi 1 Er Mai 2017 Les abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement

Les abeilles, piliers de la pollinisation et donc de la présence des fleurs, puis des fruits et légumes, disparaissent massivement dans de nombreuses régions du monde, laissant perplexes les scientifiques qui ne manquent toutefois pas d'arguments puisés notamment dans la pression insoutenable des activités humaines sur l'environnement.
Historique de l'effondrement des colonies d'abeilles

Depuis le milieu des années 80, l'apiculture est confrontée à un affaiblissement et une surmortalité marquée des colonies d'abeilles d'origine multifactorielle.
C'est en France, en 1994 que les apiculteurs se sont alarmés : durant l'été, de nombreuses abeilles ne revenaient plus dans les ruches, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes... Les abeilles étaient retrouvées mortes sur le sol, en petits groupes ou volaient désorientées devant la ruche avec des comportements alimentaires anormaux.

Depuis, l'état de la filière apicole française est désastreux : en 2012, par rapport à 2004, le nombre d'apiculteurs a baissé de 40 %, le nombre de ruches de 20 % et la production de 28 %, selon l'Audit économique de la filière apicole française, commandité en 2011 par FranceAgriMer. Ainsi, depuis une vingtaine d’années, rien qu'en France, les taux de mortalités observés sur les colonies se sont fortement accrus avec des pertes hivernales moyennes supérieures à 20 % et des pertes annuelles qui dépassent régulièrement les 30 %.

Ce phénomène s'est ensuite propagé à d'autres pays européens et notamment aux Etats-Unis où à l'automne 2006, les abeilles ont commencé à disparaître de manière inquiétante avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %. Le "syndrome d'effondrement des colonies" ("colony collapse disorder" ou CCD) était né.

Malheureusement, loin de rester localisées, ces mortalités massives ne cessent de s'intensifier dans de nombreux pays : Grande-Bretagne, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas, Canada... depuis le début des années 2000. Là aussi, certaines colonies d'abeilles perdent jusqu'à 90% de leurs population...
Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées désespérément vides selon Rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu... En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu'une confirmation du phénomène n'ait été donnée pour l'ensemble du pays.
Dans de nombreuses régions du monde, les populations d'abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années. Si il est encore difficile aucun dispositif n'est aujourd'hui mais la tendance est structurelle et inquiétante depuis quelques années.
Des conséquences lourdes pour la reproduction des plantes à fleurs

Les conséquences sont problématiques pour la pollinisation[1] qui permet, depuis des millions d'années, d'assurer la reproduction de 70 à 80 % des plantes à fleurs dans le monde. Par ailleurs, plus de 70 % des cultures, dont presque tous les fruitiers, légumes, oléagineux et protéagineux, épices, café et cacao, soit 35 % du poids de ce que nous mangeons, dépendent fortement ou totalement d'une pollinisation animale.
Un service dont la valeur économique est estimée à 153 milliards d'euros par l'INRA, soit 9,5 % en valeur de l'ensemble de la production alimentaire mondiale !
Cette dépendance existe pour la production de fruits (tomates, courges, arbres fruitiers...) et pour la production de graines (carottes, oignons...)[2].
Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes... D'ailleurs, dans certaines régions du monde comme au Sichuan (Chine), la disparition d'insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement, tous les insectes pollinisateurs ayant été décimés par les pesticides...
Extrait du film "Le silence des abeilles" de Doug Shultz (2007) diffusé sur "National Géographic" (2008). Au Sichuan, des centaines d'ouvriers agricoles sont obligés de féconder eux-mêmes les fleurs des poiriers.

Rien qu'en Europe, plus de 200 travaux de recherche s'intéressent à la santé des abeilles, ce qui illustre la difficulté à isoler un facteur prépondérant et déterminant.
Les différentes causes de la disparition des abeilles

Les chercheurs et les apiculteurs avancent de nombreuses hypothèses car aucune cause principale n'a encore été clairement identifiée, ce qui laisse perplexe les spécialistes sur la question. Toutes les pressions sur l'écosystème et la santé des abeilles sont passées en revue : OGM, ondes électromagnétiques, pesticides, pollutions, changement climatique, raréfaction des fleurs, virus, maladies, parasites, champignons...

Depuis l'antiquité l'Homme a domestiqué les abeilles pour en récolter le précieux miel mais depuis quelques années, les sources de dégradation de leur environnement et les atteintes à leur santé sont telles qu'il pourrait s'agir d'une combinaison de facteurs qui surpassent la capacité de résistance des abeilles.
Dans un article du journal Le Monde du 29 août 2007, M. Neumann, du Centre agroscope Liebefeld-Posieux (Berne, Suisse), explique ainsi : "on peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte".

Fin novembre 2013, l'Anses faisait le point sur l'état de santé des abeilles et indiquait effectivement que "divers facteurs peuvent agir sur la santé des abeilles, seuls ou en association, -maladies infectieuses et parasitaires, stress lié aux changements des ressources alimentaires, produits phytopharmaceutiques, conditions climatiques,- et sont désormais reconnus par la communauté scientifique."

Or l'abeille est un excellent témoin de la qualité de l'environnement dans lequel elle évolue...

En France, les conclusions 2015 du dispositif officiel de suivi des troubles d'abeilles par les services du ministère de l'Agriculture sont claires et sans ambigüité : ce sont bien des facteurs sanitaires et nutritionnels qui expliquent les mortalités d'abeilles.
Ainsi, selon ces enquêtes, il est possible de hiérarchiser les causes de déclin :

Pathologies
Pratiques apicoles
Manque de ressources alimentaires
Produits phytosanitaires

Les parasites

Des parasites comme le champignon unicellulaire Nosema ceranae ou l'acarien Varroa destructor sont des causes majeures de l'affaiblissement des colonies.
Importé involontairement en France depuis le début des années 1980, le "vampire de l'abeille", suce, à la manière d'un moustique, l'hémolymphe des abeilles, l'équivalent du sang.

"L'hôte d'origine de cet acarien est Apis cerana, l'abeille asiatique, mais il est devenu une grave menace pour l'abeille européenne (Apis mellifera) qu'il a commencé à parasiter dans les années 40-50 et qui résiste moins bien à ses attaques. Les abeilles asiatiques présentent en effet des comportements (toilettage des adultes et vérification des larves par les ouvrières) qui leur permettent de détecter et d'éliminer le parasite. Ces comportements se retrouvent moins chez les abeilles mellifères et, sans traitement chimique, leurs colonies meurent en deux à trois ans." (CNRS, 2015)

Il faut alors traiter les ruches avec un acaricide qui, mal dosé, entraîne la mort des abeilles... Ce parasite retient pour le moment l'attention des spécialistes qui pensent qu'il pourrait jouer un rôle important dans ce déclin, notamment l'hiver. De plus, le varroa est également un vecteur d'autres agents pathogènes, notamment les virus.
Les maladies

Comme nous, les abeilles peuvent être affectés par des virus. Le virus de la paralysie chronique des abeilles (CBPV : Chronic Bee Paralysis Virus) fait ainsi d'importants dégâts dans les colonies dont la défense immunitaire est insuffisante (en raison principalement du manque de ressource disponible dans l'environnement).
Surnommée « la maladie noire » par les apiculteurs et les scientifiques, cette pathologie virale affaiblit considérablement les ruches et ne laisse que peu d'espoir de récolte de miel sur les colonies affectées. Très contagieux, ce virus peut décimer des colonies entières et mettre ainsi en péril l'équilibre économique de nombreuses exploitations apicoles.

"Le Nosema ceranae est un autre facteur clé expliquant le mauvais état de santé général des colonies. Dépourvus de moyens de traitement vétérinaire efficaces, les apiculteurs sont aujourd'hui démunis face au Nosema ceranae et aux autres virus létaux comme le CBPV", indique le Réseau Biodiversité pour les Abeilles
Les mauvaises pratiques apicoles

"Si, fort heureusement, une large majorité d'apiculteurs gèrent avec soin et attention leur cheptel apicole, force est de constater que les mauvaises pratiques perdurent." indique le Réseau Biodiversité pour les Abeilles.

Selon Fayçal Meziani, référent expert national « apiculture, pathologie des abeilles » à la DGAL (Direction Générale de l'Alimentation - Ministère de l'Agriculture), elles expliqueraient environ 1 cas de mortalité sur 7 (14 %).
Concrètement, "il s'agit de lutte contre le varroa avec des produits acarides non homologués ou des « remèdes de grand-mère faits maison », de mauvaises préparations de l'hivernage, de couvain refroidi, de pénurie alimentaire et dépopulation en sortie d'hiver..." souligne le Réseau.
La baisse de la ressource alimentaire

Axel Decourtye, chef de projets à l'Association de coordination technique agricole (ACTA) a indiqué[3] qu'en zones de grandes cultures, une conséquence directe de l'intensification et des pratiques agricoles actuelles est la diminution, la disparition ou l'irrégularité dans le temps et dans l'espace des zones constituant les ressources alimentaires des abeilles. Ainsi, la quantité de pollen et de nectar récoltée par l'abeille domestique varie fortement au cours du temps dans ces agrosystèmes.
Par exemple, dans un paysage agricole céréalier, les colonies connaissent des pics de récolte de nectars durant la floraison des cultures oléagineuses, colza et tournesol. Cette très forte dépendance des abeilles domestiques et de l'apiculture envers les cultures oléagineuses, ainsi que la récolte significative du pollen de maïs, induit un risque d'intoxication lié aux pesticides employés par les cultivateurs.

De plus, les abeilles sauvages ont un comportement alimentaire différent de celui de l'abeille domestique. Les inventaires faunistiques réalisés sur fleurs en témoignent : en situation de choix, les abeilles sauvages préfèrent butiner les fleurs des prairies et des bordures plutôt que celles du colza ou du tournesol. La diversité en abeilles dans le colza est ainsi 4 fois inférieure à celle mesurée sur une flore herbacée naturelle.
Au final, le paysage idéal pour la conservation des abeilles et pour l'apiculture devrait présenter à la fois des cultures offrant une importante masse florale appréciée des abeilles domestiques et des apiculteurs (colza, tournesol, luzerne), mais également des surfaces où la flore est plus variée, préservée dans la durée, offrant ainsi des apports alimentaires plus réguliers dans le temps (haies, bois, bosquets, bandes enherbées, lisières, bords de champs et de routes). Le remembrement a donc largement favorisé la perte de ressources alimentaires pour les abeilles, en sus de toutes les autres conséquences négatives sur la biodiversité et l'écosystème.

Une publication scientifique de 2015 confirme à nouveau le rôle prépondérant du facteur alimentaire dans l'homéostasie de la ruche. "Le manque de ressources en pollen et en nectar dans l'environnement font partie des facteurs qui poussent les jeunes abeilles à sortir de la ruche de manière prématurée pour aller butiner. Conséquence : c'est toute l'organisation sociale à l'intérieur de la colonie d'abeilles qui se trouve ainsi bouleversée ce qui conduit aux mortalités rapportées par les apiculteurs dans les ruchers (...) Ce phénomène est amplifié par l'absence d'une ressource continue, minimum ; jachères apicoles, haies, bandes enherbées, prairies, chemins agricoles, espaces verts, les sources potentielles de pollen et de nectar sont pourtant nombreuses." précise le Réseau Biodiversité pour les Abeilles.
Les pesticides

Bien que les quantités de pesticides épandues soient beaucoup plus faibles qu'avant, les principes actifs sont bien plus puissants. Or, depuis près de 50 ans, les pesticides sont employés dans tous les pays : la contamination est planétaire. Aux Etats-Unis, par exemple, les pesticides sont responsables de la destruction de milliers de colonies d'abeilles chaque année.

L'insecticide Gaucho dont la substance active est l'imidaclopride a été rapidement incriminé. Ce pesticide, utilisé en enrobage de semences (maïs, orge, blé) et dorénavant interdit sur les graines de tournesol depuis 1999 et de maïs depuis 2004.

L'insecticide Régent (dont la substance active est le fipronil) a été suspendu début 2004 en France sur toutes les cultures mais autorisé en 2005 aux Etats-Unis.

L'insecticide Cruiser (substances actives : thiaméthoxam, fludioxonil et métalaxyl-M) a également été interdit en France mi-2012. En effet, une étude de fin mars 2012 de l'INRA a démontré que, même à une dose non létale, les abeilles sont mortellement désorientées par cet insecticide.

Nouvelle préoccupation : l'insecticide Spinosad autorisé en agriculture biologique depuis 2008. Apiculteur professionnel bio, Philippe Lecompte reconnaît que « le label bio en agriculture ne signifie pas une absence de risque sur la santé des abeilles, ni la présence d'une ressource florale pour les abeilles ».

Malgré ces interdictions et une diminution du taux de mortalité des abeilles, les récoltes de miel se sont effondrées en France. Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles, nous a indiqué qu'il est important que "l'usage des pesticides, agricoles comme apicoles, soit réglementé et encadré, afin que les utilisateurs respectent les doses, usages et conditions d'emploi préconisées pour la sécurité des hommes et de l'environnement. C'est cette bonne gestion des pratiques, agricoles comme apicoles, couplée à une réflexion intelligente sur l'environnement de l'abeille, qui permettrait la diminution des surmortalités d'abeilles constatées jusqu'ici."

Selon le bilan 2015 de la DGAL, les pesticides seraient impliqués dans seulement 4% des cas de mortalité.
Les champs électromagnétiques

Quelques études montrent un lien entre les ondes électromagnétiques et la perturbation des abeilles, les téléphones portables et les multiples antennes relais, les lignes à haute tension pourraient donc participer au déclin des abeilles.
Les OGM

Les OGM jouent également un rôle néfaste parce qu'ils contiennent des insecticides. Bien qu'ils soient dédiés à la lutte contre les papillons, les mites et les coléoptères, ils ont certains effets néfastes sur les abeilles. Cependant, en Europe, il y a encore peu de champs cultivés avec des OGM, par rapport aux Etats-Unis, au Brésil ou à l'Inde, mais cela ne pourrait pas durer...
Le frelon asiatique

Selon les scientifiques et les acteurs du monde apicole, le frelon asiatique cause des dommages importants sur les populations d'abeilles et participe ainsi au phénomène d'effondrement des colonies d'abeilles observé dans les ruches depuis plusieurs années.
En effet, les frelons sont de redoutables prédateurs d'insectes (guêpes, mouches...) et notamment d'abeilles.

Début octobre 2012, le gouvernement français a proposé son classement en espèce exotique envahissante et nuisible à l'apiculture. Ils répondent ainsi en outre aux attentes légitimes des associations d'apiculteurs qui ont formulé cette demande depuis plusieurs années. Le classement d'une espèce comme espèce exotique envahissante et comme danger sanitaire permet l'élaboration et la mise en oeuvre de programmes de lutte obligatoire au niveau national et départemental.
Le changement climatique

Le climat, plus instable et moins prévisible avec les changements climatiques en cours, affecte également les abeilles notamment avec les extrêmes météorologiques de plus en plus fréquents.
L'érosion des espaces naturels

La perte d'espaces naturels dans la plupart des régions du monde est également alarmante. Les prairies naturelles sont de plus en plus rares, cédant leurs places à une agriculture intensive particulièrement pauvre du point de vue de la biodiversité. Ainsi, les ressources alimentaires des abeilles se sont fortement appauvries, or le pollen demeure leur unique source de protéines. Même les particuliers dans leurs jardins favorisent trop souvent la pelouse et les pesticides aux multiples fleurs qui poussent spontanément.
Les autres insectes pollinisateurs sont également en voie de disparition

Enfin, les autres pollinisateurs sont également affectés par ce phénomène : "on a toutes les raisons de penser que quand l'abeille domestique a des soucis, c'est pire pour les espèces sauvages, car la colonie a un effet protecteur", explique Bernard Vaissière directeur du laboratoire de pollinisation entomophile à l'INRA d'Avignon.

En Europe, un groupe de travail européen sur la prévention des mortalités d'abeilles a été mis en place, coordonné par le centre Agroscope Liebefeld-Posieux qui estimait fin août 2007 que le phénomène devenait plus fréquent, et qu'il prenait "des proportions plus importantes".

Même si le mystère reste entier, lorsque les sentinelles du bon état de l'environnement viennent à disparaître, cela ne devrait laisser personne indifférent. En effet, ce syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles ne présage rien de bon pour les autres espèces, y compris l'Homme[3]...

Lundi 1 er Mai 2017 Une larve dévoreuse de plastique, nouvel espoir pour l'environnement

La découverte d'une larve capable de dévorer le polyéthylène, l'une des matières plastiques les plus résistantes, utilisées dans de nombreux emballages, offre la perspective de bio-dégrader rapidement ce polluant qui s'accumule dans l'environnement, notamment les océans.

"Les déchets plastiques sont un problème environnemental mondial, surtout le polyéthylène, particulièrement résistant et qui est très difficilement dégradable naturellement", explique Federica Bertocchini, une chercheuse au Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC), auteur de la découverte de cette larve de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella), un papillon très répandu.

Chaque année, quelque 80 millions de tonnes de polyéthylène sont produites dans le monde, précisent ces chercheurs dont la découverte a été publiée lundi dans la revue américaine Current Biology.
Cette larve, élevée commercialement en grand nombre pour servir d'appât pour la pêche, est à l'état sauvage un parasite des ruches qui se niche dans la cire d'abeilles, partout en Europe.

Cette scientifique, également apicultrice amateur, a observé que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire des ruches infectée par ce parasite étaient rapidement criblés de trous.

D'autres observations avec un sac de supermarché au Royaume-Uni, soumis à une centaine de ces larves, ont montré que celles-ci pouvaient endommager le plastique en moins d'une heure.

"Extrêmement rapide"

Des trous commençaient à apparaître après seulement quarante minutes et au bout de douze heures, la masse de plastique du sac était réduite de 92 milligrammes, ce qui est considérable, expliquent ces chercheurs.

Ils soulignent que ce taux de dégradation est "extrêmement rapide" comparativement à d'autres découvertes récentes telle que celle d'une bactérie, l'an dernier, qui peut également dégrader certains plastiques mais au rythme de 0,13 milligramme par jour seulement.

Les auteurs de cette dernière découverte pensent que la larve de la fausse teigne de la cire n'ingère pas seulement le plastique mais qu'elle le transforme ou le brise chimiquement avec une substance produite par ses glandes salivaires.

"L'une des prochaines étapes sera de tenter d'identifier ce processus moléculaire et de déterminer comment isoler l'enzyme responsable", expliquent-ils.

"S'il s'agit d'une simple enzyme on pourra alors la fabriquer à une échelle industrielle grâce à la biotechnologie", estime Paolo Bombelli, de l'Université de Cambridge au Royaume-Uni, un des principaux co-auteurs de ces travaux.

Selon lui, "cette découverte pourrait être un outil important pour éliminer les déchets de plastique polyéthylène qui s'accumulent dans les décharges et les océans."

400 ans dans la nature

Le polyéthylène est surtout utilisé pour l'emballage et compte pour 40% de la demande totale des produits plastiques en Europe dont 38% se retrouvent dans des décharges.

Chaque année, mille milliards de sacs plastiques sont utilisés dans le monde et chaque individu utilise en moyenne plus de 230 de ces sacs, produisant plus de 100.000 tonnes de déchets.

Actuellement, le processus de dégradation chimique de ces déchets plastiques avec des produits très corrosifs comme l'acide nitrique peut prendre plusieurs mois.

Laissés dans la nature, il faut environ un siècle pour que ces sacs plastique se décomposent complètement. Pour les plastiques les plus résistants, ce processus peut prendre jusqu'à 400 ans.

Environ huit millions de tonnes de plastique sont déversées tous les ans dans les mers et océans du globe, selon une étude publiée en 2015 dans la revue américaine Science.

Les scientifiques pensent qu'il pourrait y avoir jusqu'à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans. Des petits fragments de plastiques peuvent absorbés par les poissons et les autres espèces marines.

Lundi 1 Er Mai 2017 Les plantes vertes ne dépolluent pas l'air intérieur

On l'entend souvent, notamment dans les jardineries, les plantes ont la capacité de dépolluer l'air intérieur vicié. Si c'est vrai dans des conditions très particulières, en pratique, dans les lieux de vie intérieur, leurs effets ne sont malheureusement pas significatifs. C'est ce que montre une expérience menée par le bureau d'études Inddigo, dans ses locaux.
L'inquiétante pollution de l'air intérieur

Nous passons jusqu'à 90% de notre temps à l'intérieur de lieux clos (logement, bureaux, écoles, transports en commun…), où nous sommes exposés de façon chronique à de nombreux polluants atmosphériques qui peuvent avoir des effets négatifs sur notre santé.

Les polluants les plus problématiques et les plus courants dans l'air intérieur sont les Composés Organiques Volatils (COV[1]) et notamment le formaldéhyde[2]. Les COV sont émis par de nombreux produits et matériaux (mousses isolantes, laques, colles, vernis, encres, résines, papier, plastiques, moquettes, bois agglomérés et contreplaqués, peintures, produits de bricolage...), produits d'entretien (solvant, dégraissant, dissolvant, conservation, agent de nettoyage, disperseur, etc.) mais surtout par les fumeurs ! Rappelons que la fumée de tabac, qui contient plus de 4000 substances chimiques, est considérée comme le premier polluant de l'air intérieur par l'Académie de Médecine.

Les données françaises à ce sujet sont récentes, puisque c'est l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur (OQAI) qui a commencé a effectué des campagnes de mesures en 2005 tandis que l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'alimentation, de l'Environnement et du Travail (ANSES) mettait en place des valeurs guides de référence permettant de définir à partir de quelles concentrations en polluants, l'air intérieur devait être considéré comme pollué ou non.

Les premières conclusions de ces institutions sont alarmantes : un quart des logements présentent une pollution au formaldéhyde, 9 % sont concernés par plusieurs composés. Dans les établissements scolaires, le constat est aggravé par la plus grande densité du mobilier, l'usage plus fréquent de certains produits (produits d'entretien, marqueurs, peintures, colles) et l'occupation plus importante des locaux.

Outre les conséquences sanitaires de la pollution de l'air intérieur, le coût d'une mauvaise qualité de l'air intérieur est aujourd'hui estimé en France entre 12,8 et 38,4 milliards d'euros /an (Jantunen et al, 2011)
Le danger du formaldéhyde

Le formaldéhyde est un irritant pour les yeux, le nez et la gorge. Présent en petites quantités, le formaldéhyde reste sans danger. Mais les quantités dans les lieux clos sont souvent importantes et le formaldéhyde devient alors un gaz irritant et toxique. La surexposition au formaldéhyde se traduit par les symptômes suivants : irritation des yeux, du nez et de la gorge, toux persistante, troubles respiratoires, irritations cutanées, nausées, maux de tête et étourdissements. Pire, il est considéré comme cancérogène.
Comment lutter contre la pollution de l'air intérieur ?

Première solution radicale : supprimer et/ou limiter les sources d'émission en prenant soin de ne pas multiplier les produits d'entretien mais aussi les bougies parfumées, encens et désodorisants qui, derrière leurs bonnes odeurs, cachent de nombreux composés toxiques (COV, HAP, plomb, benzène, phtalates, CO...).

Deuxième solution, complémentaire et également très efficace : aérer régulièrement les locaux, au moins 20 minutes par jour, même si la température extérieure n'est pas incitative ! D'autant plus que la température intérieure ne doit pas être trop élevée, tout comme l'humidité relative. Eviter aussi de se calfeutrer et de boucher les systèmes de ventilation intérieurs.

Troisième solution : transformer son intérieur en serre garnie de plantes vertes ?
Les plantes dépolluantes : mythe ou réalité ?

Cette idée est héritée des expériences menées par le docteur Bill Wolverton (NASA) qui cherchait un moyen de dépolluer l'intérieur des capsules spatiales au début des années 1970[3]. Si les résultats ont été concluants dans les conditions très particulières des voyages spatiaux (concentrations très élevées de polluants, enceintes totalement étanches…), aucun élément scientifique ne valide, à ce jour, la capacité des plantes d'intérieur à dépolluer l'air intérieur tel que nous le respirons quotidiennement.

Cela n'a pas empêché, de nombreux fleuristes, jardineries et autres magasins spécialisés d'exploiter la renommée et le sérieux de l'agence spatiale américaine pour nous proposer de nombreuses plantes aux vertus dépolluantes pour l'air intérieur. Des fiches techniques individuelles sont même disponibles pour chaque variété de plante avec des mentions « plante dépolluante ». Par exemple, nous pouvons lire sur l'étiquette d'une plante vendue chez Truffaut : « certaines plantes ont la faculté de contribuer à la réduction de la pollution à l'intérieur des maisons ou des bureaux. Elles améliorent la qualité de l'air ambiant en absorbant certains composés organiques volatils (C.O.V) contenus dans les peintures, vernis, moquettes, parquets, meubles... » Cette indication est abusive puisqu'aucune étude n'a encore prouvé le bénéfice des plantes sur l'air intérieur des maisons et des bureaux.

C'est pourquoi, en 2004, le CNRS, le CSTB, l'APPA, l'Université de Lille, l'ADEME, et des collectivités territoriales ont initié un programme de recherche, PHYTAIR, qui vise à évaluer le pouvoir dépolluant des plantes. Les premières phases du programme ont montré que certaines plantes absorbaient bien les polluants gazeux comme le monoxyde de carbone, le benzène et les formaldéhydes, mais pas les poussières, les métaux ou les radiations. De plus, PHYTAIR a confirmé le rôle non négligeable des microorganismes du sol pour épurer l'air.

Les conclusions des expériences du docteur Bill Wolverton ont donc été en partie vérifiées... mais dans des conditions expérimentales ! « L'exposition en enceinte ne tient pas compte de certains facteurs (circulation de l'air, volume des pièces…) déterminants pour évaluer les capacités réelles des plantes dans des locaux, et le nombre de plantes nécessaires. » souligne PHYTAIR. C'est tout l'objet de la dernière phase du programme de recherche, actuellement en cours.

De plus, précisons que le programme PHYTAIR n'a évalué, pour l'instant, que trois plantes vertes communes : plante araignée (Chlorophytum comosum), dragonnier (Dracaena marginata) et pothos ou lierre du diable (Scindapsus aureus). PHYTAIR s'emploie maintenant à évaluer le caractère dépolluant de ces plantes vertes en situation réelle, réponse probable en 2013 !
Une première étude sur le pouvoir dépolluant des plantes en situation réelle

En attendant les résultats du programme PHYTAIR, le bureau d'étude Inddigo a lancé la première étude sur l'effet dépolluant des plantes en pot sur l'air intérieur de bureau[4], réalisée en situation réelle.

De 2010 à 2011, l'agence Inddigo de Toulouse a été aménagée pour moitié d'un ensemble de plantes sélectionnées pour leur efficacité supposée sur la qualité de l'air intérieur. Les concentrations en polluants ont été suivi, ainsi que le ressenti des occupants, en les comparant aux résultats des bureaux non équipés.

Ainsi, 8 bureaux de l'agence sur 16 ont accueilli 54 plantes au total. 28 polluants ont vu leurs concentrations individuelles mesurées lors des 4 campagnes. Les échantillonnages ont été réalisés avec la même technologie que pour les campagnes de mesures nationales réalisées par l'OQAI. La température, la concentration en CO2, l'humidité relative, l'occupation et l'ouverture des fenêtres ont également été suivies. Les bureaux ont été caractérisés par leur volume, les sources de polluants présentes et le système de ventilation mécanique.

Le choix des espèces s'est fait selon plusieurs critères :

les végétaux devaient présenter un potentiel de dépollution (observé en condition de laboratoire) intéressant, en particulier pour le formaldéhyde ;
être adaptés au climat des bureaux toulousains ;
ne présenter aucun risque pour la santé (allergique en particulier)
et avoir des tailles permettant de varier les situations (posées au sol, sur les bureaux...).

Ainsi, le Chlorophytum comosum « vittatum », Scindapsus aureus « Willcoxii » et Chrysalidocarpus lutescens ont été retenus. De plus, les pots et les substrats ont été rigoureusement choisis pour n'émettre aucun polluant qui pourrait perturber les mesures.
La capacité des plantes à dépolluer un lieu de vie intérieur n'est pas prouvé

Malheureusement, « les conclusions de cette recherche laissent entrevoir que la présence de plantes en pot dans les conditions normales d'occupation de bureaux n'ont aucun effet significatif sur la pollution de l'air intérieur. Le nombre de plantes utilisées (à la limite haute de ce que pouvaient accepter les occupants) et les espèces choisies (parmi les plus efficaces d'après les tests menés par la NASA dans les années 80) laissent à penser que les plantes en pot, sans système complémentaire, ne constituent pas une solution adaptée aux problèmes de qualité de l'air intérieur. »
Cette première étude en situation réelle s'accorde sur le fait que les plantes, même en pot, sont capables d'absorber les polluants de l'air intérieur. Toutefois, « leur impact sur la qualité de l'air intérieur d'un milieu réel ne semble a posteriori pas assez important pour être significatif. »

Une vraie douche froide pour tous les amoureux des plantes vertes qui justifient la jungle dans leur logement pour purifier l'air, même si les plantes apportent un peu de nature dans notre monde bien trop artificiel et stérile. Si vous avez la chance d'habiter dans un lieu où l'air extérieur est de bonne qualité, le meilleur moyen de se prémunir contre un air intérieur vicié reste donc de bien aérer et d'être vigilant sur les produits que vous utilisez.

Lundi 1 Er Mai 2017 Elevation du niveau de la mer : il ne reste que 10 ans pour éviter 10 000 ans de catastrophe

Cela fait maintenant plus de 40 ans que l'on discute du réchauffement climatique, sans qu'aucune décision sérieuse et responsable n'ait été prise. Les décisions politiques se bornent au court terme et ne considèrent pas les impacts à long terme. Or, des études récentes montrent que nos activités auront des conséquences, pas seulement sur un siècle, mais au moins sur 10 000 ans. Ainsi, pour réellement prendre en compte l'urgence de la situation climatique, mieux vaut se projeter sur le long terme et agir promptement et sérieusement. C'est l'alerte des scientifiques alors que l'avenir de l'humanité est en jeu.

Malgré l'autosatisfaction politico-médiatique lors de la COP21 et la COP22, rien n'est réglé et tout reste à faire en matière de changement climatique : aucun engagement contraignant n'existe et les concentrations en gaz à effet de serre continuent d'augmenter fortement (les 400 ppm de CO2 ont été atteint) tandis que le monde peine à accomplir sa transition énergétique.

Or, dans les discussions politiques actuelles à l'échelle mondiale, on accorde trop d'importance aux impacts du changement climatique sur le court terme, d'ici à 2100, évacuant la portée temporelle réelle de nos activités polluantes. C'est le constat d'une nouvelle publication alarmante du European Marine Board (EMB) qui s'appuie notamment sur un article paru dans Nature Climate Change en février 2016.

Les auteurs soutiennent que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) - résultant des activités humaines - perdureront dans l'atmosphère et continueront d'affecter le climat de la terre pour des dizaines voire des centaines de milliers d'années.

Pour étayer leur conclusion, les chercheurs s'appuient sur des analyses des climats passés qui montrent que toute augmentation de CO2 entraîne par la suite une montée du niveau des océans, avec un décalage qui peut prendre des milliers d'années, le temps que les calottes glaciaires fondent.
Vers une élévation de 52 m du niveau des océans

Selon la publication de Slangen et al. (2016), la majeure partie de l'augmentation du niveau des océans depuis 1950 s'explique par les émissions anthropiques de gaz à effet de serre. A ce titre, les scénarios établis dans les derniers rapports du GIEC montrent que le niveau de la mer devrait déjà augmenter d'un mètre d'ici à 2100. C'est beaucoup mais cela reste modeste sur un pas de temps beaucoup plus grand.

Alors que l'humanité a profité, depuis plus de 11 000 ans, d'un climat favorable à l'émancipation des civilisations, les 10 000 années qui suivent devraient voir le niveau de la mer augmenter de plus de 25 m (scénario où les émissions sont modérées) à 52 m (scénario business as usual).

Même dans le cas du scénario modéré, les conséquences seront cataclysmiques avec l'inondation de régions densément peuplées : New-York, Londres, Tokyo, Jakarta, la Randstad (Pays-Bas)... Aucune digue ni protection côtière ne pourra stopper une telle élévation du niveau des océans.

Au final, près de 20 % de la population mondiale (1,4 milliard d'habitants - chiffres actuels) sera affectée. Cela engendrera des bouleversements et des migrations de populations jamais vues dans l'histoire de l'humanité.

Si nous n'agissons pas dans les 10 ans qui viennent sans se fixer des objectifs plus ambitieux pour le changement climatique, une élévation du niveau de la mer de 25 m est hautement probable.

Les discussions et scénarios actuels sur les conséquences du changement climatique prennent généralement 2100 comme date butoir et occultent ainsi la portée réelle d'une modification du climat : au moins 10 000 ans. Ce qui signifie que nos décisions actuelles décident littéralement du futur de l'humanité. L'enjeu est tellement colossal qu'il semble imaginaire et pourtant…
2030 : seule option possible : zéro émission de gaz à effet de serre

Selon le bulletin du EMB, c'est la seule option possible. Réduire les émissions, un objectif au coeur des sommets sur le changement climatique, est maintenant insuffisant : c'est l'arrêt complet des rejets qui doit être acté. "La seule option pour éviter les changements climatiques catastrophiques est de faire des changements rapides et fondamentaux dans nos systèmes énergétiques, industriels et agricoles afin de passer à des émissions de carbone nulles ou négatives dans les 20 à 30 ans. Cela peut sembler dramatique, mais par rapport au coût humain potentiel, c'est du bon sens." souligne le rapport.

Si quelques émissions carbonées perdurent, elles devront être compensées par la reforestation, notamment des mangroves dont la capacité de fixation de carbone est la plus forte.

De nouveaux objectifs politiques sont nécessaires pour éviter cette situation. Il est essentiel de revoir l'actuelle gouvernance des systèmes énergétiques, industriels et ceux liés à l'agriculture. L'enjeu est de taille, nos sociétés seront-elles à la hauteur ? La récente élection de Donal Trump, climato-sceptique candide, nous éloigne un peu plus de la raison...

Lundi 1 Er Mai 2017 Turquie: TV censurée, nouvelles purges, accès à Wikipedia bloqué

Dimanche 30 avril 2017, 14h42
Le gouvernement du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a interdit samedi les émissions télévisées de rencontres amoureuses et congédié près de 4.000 fonctionnaires, tout en bloquant l'accès à l'encyclopédie en ligne Wikipedia.

Selon un décret publié samedi en vertu de l'état d'urgence imposé après la tentative de coup d’État de juillet, les 3.974 fonctionnaires révoqués comprennent un millier d'employés du ministère de la Justice et un millier d'autres dépendant de l'armée.

Le décret donne le nom de tous les fonctionnaires concernés, au nombre desquels figurent notamment une centaine de pilotes et près de 500 universitaires.

Le 26 avril, la Turquie avait déjà arrêté plus de 1.000 personnes et suspendu plus de 9.100 policiers dans le cadre d'une nouvelle purge contre ceux qui sont présentés comme des partisans du prédicateur réfugié aux États-Unis Fethullah Gulen, auquel Ankara fait porter la responsabilité du coup d'État avorté du 15 juillet.

Dans le cadre de l'état d'urgence, 47.000 personnes ont déjà été arrêtées. Fethullah Gulen a démenti être à l'origine du coup d'Etat avorté, mais les autorités affirment que les purges sont nécessaires pour éradiquer ce "virus" de la société turque.

Dans un deuxième décret, le gouvernement a interdit les émissions télévisées très populaires de rencontres, une décision auquel le gouvernement préparait l'opinion depuis plusieurs mois.

Le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus avait critiqué en mars ces "programmes étranges qui mettent à la casse l'institution de la famille et lui retirent sa noblesse et sa sainteté". "Si Dieu le veut, dans un proche avenir, nous allons y remédier grâce à des décrets d'urgence", avait-il averti.

Les opposants du parti islamo-conservateur AKP (au pouvoir) expriment fréquemment la crainte que la Turquie penche vers un islam conservateur, mais l'AKP répond que ces émissions suscitent des milliers de plaintes chaque année et que l'interdiction est dans l'intérêt du public.

- "L'accès à l'information, un droit humain fondamental" -

Ces décrets s'inscrivent dans le durcissement ayant suivi la victoire du président Recep Tayyip Erdogan au référendum du 16 avril qui lui a permis de renforcer ses pouvoirs.

Les autorités turques ont en outre bloqué samedi l'accès à Wikipedia. Ce blocage serait lié à des articles de l'encyclopédie établissant un lien entre Ankara et des organisations extrémistes.

La fermeture de l'accès en toutes langues du site en Turquie a été détectée à 5H00 GMT, à la suite d'une mesure administrative des autorités, selon Turkey Blocks, un organisme de surveillance en ligne.

L'Autorité des technologies de communication et d'information (BTK) a ensuite confirmé qu'elle avait appliqué cette mesure, sans toutefois la motiver: "Après une analyse technique et une évaluation juridique basée sur la loi 5651, une mesure administrative a été prise pour le site internet wikipedia.org".

La loi 5651, approuvée en 2014 par le Parlement, confère des pouvoirs substantiels à la BTK en matière de régulation d'internet, mais elle est aussi critiquée par les défenseurs de la liberté d'expression qui voient en elle un instrument de musèlement.

Réagissant au blocage de Wikipedia, son fondateur Jimmy Wales a souligné sur Twitter que "l'accès à l'information est un droit humain fondamental. Peuple turc, je serai toujours à vos côtés pour défendre ce droit".

D'après l'agence de presse progouvernementale Anadolu, citant le ministère des Transports et des Télécommunications, les autorités ont pris la décision de bloquer le site après que Wikipedia a refusé de retirer des articles dans lesquels la Turquie serait "mise sur le même plan" que des groupes extrémistes et accusée de "collaborer" avec eux.

De même source, le blocage pourrait être levé dès que ces articles auront été retirés.

Les autorités ne précisent pas de quelles organisations il s'agit, mais la Turquie réagit toujours très vivement à ce qu'elle assimile à de la "propagande terroriste" en faveur du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, engagé dans une sanglante lutte armée contre Ankara depuis 1984.

Certains critiques, dont des militants kurdes, accusent Ankara de parfois collaborer avec les jihadistes en Syrie, une allégation fermement rejetée par les autorités turques.

Ces dernières années, les autorités turques ont bloqué temporairement à plusieurs reprises les accès à Facebook et Twitter, à l'occasion de grandes manifestations contre le pouvoir ou d'attentats.

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