Les derniere infos de septembre, l'évolution du covid 19 en france


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Covid en France : 81 morts supplémentaires, fermeture des bars et colère à Paris

Mis à jour le 29/09/20   03:28

COVID FRANCE. Santé publique France a indiqué lundi que 81 décès liés au coronavirus étaient à déplorer dans les dernières 24 heures. Le nombre de nouveaux cas est assez faible, avec 4 070 contaminations ces dernières 24 heures. À Paris, les patrons de bars ont fermé leurs portes après 22 heures, et n'ont pas manqué d'exprimer leur colère

Santé publique France a publié ses derniers chiffres liés à la crise de Covid-19, ce lundi 28 septembre. Le nombre de morts est élevé, avec 81 personnes décédées dans les dernières 24 heures. Le nombre de nouveaux cas est quant à lui assez faible, puisque 4 070 contaminations ont été enregistrées ces dernières 24 heures, contre 11 123 entre samedi et dimanche.

542 639 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 4 070 de plus
31 808 décès au total (Ehpad compris), soit 81 de plus
21 142 décès à l'hôpital, soit 81 de plus
Taux de positivité des tests : 7,5 %, soit 0,1 point de plus
1 246 clusters en cours d'investigation, soit 16 de plus
60 départements en vulnérabilité élevée
Les infos du lundi 28 septembre
À Paris, les bars ont dû fermer leurs portes après 22 heures, dès lundi 28 septembre. Les restaurateurs ont manifesté leur colère et leur incompréhension, notamment au moyen de banderoles déployées devant leurs établissements, rapporte BFMTV. Une pluie d'applaudissements a été entendue dans le 11e arrondissement de la capitale, comme le montrent des images de franceinfo.
Sur LCI lundi, le chef de service réa-urgences de la Timone, à Marseille, a tiré la sonnette d'alarme. Selon ce qu'a rapporté Nicolas Bruder, il ne reste plus qu'un seul lit de réanimation disponible dans cet hôpital, alors qu'un tiers des lits sont occupés par des patients Covid-19. Des lits supplémentaires ont déjà été ouverts ce week-end, a-t-il précisé. Plus généralement, à échelle des Bouches-du-Rhône, la situation n'est guère plus reluisante puisqu'il reste seulement une quinzaine de lits.
Le professeur Raoult continue de défrayer la chronique. Après avoir affirmé que ses confrères marseillais se montraient trop "alarmistes" quand à la situation liée au Covid-19 dans la ville, les accusant même d'avoir provoqué les mesures très restrictives décidées par le gouvernement, les médecins des Hôpitaux de Marseille lui ont répondu dans une tribune. "Le rôle d’un centre hospitalier universitaire, établissement de référence du département et de la région, n’est pas d’être 'alarmiste' ni de commenter, mais de soigner des patients, de prévoir sereinement une réponse adaptée aux besoins de santé de la population du département et de la région face à cette deuxième vague", ont-ils écrit.
A partir de lundi 28 septembre, Aix-en-Provence et Marseille ont dû fermer totalement les bars et restaurants.15 autres communes, dont Paris et Lyon, doivent fermer ces établissements chaque jour après 22 heures. Une clause de revoyure examinée chaque semaine, intervient à partir du 11 octobre.
Invité sur RTL-LCI-Le Figaro hier, Olivier Véran a assuré que le gouvernement comptait éviter tout reconfinement, même si aucune hypothèse ne peut être écartée, ni pour la Toussaint, ni pour Noël. "Je propose aux Français le chemin le plus sûr pour éviter le confinement et qu'ils puissent passer des fêtes de famille dans de bonnes conditions. [...] L'effort collectif fait que le virus circule moins vite, ce qui nous donne du temps pour empêcher le virus de monter", a indiqué le ministre, qui a précisé son plan pour sauver Noël et préserver l'économie : "Nous demandons aux Français d'agir empêcher un reconfinement", en suivant les nouvelles interdictions en zones d'alerte, en limitant les interactions et en respectant scrupuleusement les gestes barrière et les recommandations sanitaires.
Lundi 28 septembre, Gilles Bloch, président de l'Inserm, a donné sur franceinfo quelques éléments rassurants sur la prise en charge des patients atteints de Covid, à commencer par le taux de guérison. "Je ne peux pas vous dire de chiffre précis, mais c'est plusieurs dizaines de pour cent d'amélioration du taux de survie pour un malade qui attrape une forme sévère de Covid, essentiellement grâce à l'amélioration de nos connaissances sur les approches thérapeutiques". Le médecin a aussi ajouté que le taux d'admission en réanimation a été "divisé par deux grâce à l'expérience acquise sur des thérapies bien connues".

Covid en France : 16 000 cas de plus, plusieurs seuils dépassés
 Mis à jour le 25/09/20 01:51

Alors que les nouvelles restrictions suscitent toujours de vives réactions à Marseille et à Paris, plusieurs seuils ont été dépassés ce 24 septembre. 16 000 nouveaux cas ont ainsi été rapportés, tandis que le cap des 6 000 hospitalisés et celui des 1 000 personnes en réanimation ont été franchis.

Santé publique France a publié les derniers chiffres liés à la pandémie de coronavirus jeudi 24 septembre. Plusieurs seuils ont été franchis, à commencer par celui des nouveaux cas de contamination (plus de 16 000). Plus de 6 000 personnes sont désormais hospitalisées et plus de 1 000 se trouvent en réanimation. On fait le point :

497 237 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 16 096 de plus
43 555 cas en Ehpad, soit 856 de plus depuis vendredi
31 511 décès au total (Ehpad compris), soit 52 de plus
20 940 décès à l'hôpital, soit 52 de plus
10 571 décès en Ehpad, soit 11 de plus depuis vendredi
6 031 hospitalisations en cours, soit 99 de plus
1 048 personnes actuellement en réanimation, soit 46 de plus
94 413 personnes sorties de l'hôpital, soit 431 de plus
Taux de positivité des tests : 6,5%, soit 0,3 point de plus
1 091 clusters en cours d'investigation, soit 52 de plus
101 départements en vulnérabilité, soit 11 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 613 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 124 admissions en réanimation.

Les infos du jeudi 24 septembre
Le ministre de la Santé Olivier Véran est attendu vendredi à Marseille.
Sur le plateau de "Vous avez la parole", émission politique diffusée jeudi soir sur France 2, Jean Castex a prévenu les Français, alors qu'à Marseille et Paris les nouvelles mesures de restrictions sont contestées. "Si nous ne faisons rien, la situation pourrait atteindre les mêmes niveaux qu'en mars. Cela pourrait vouloir dire reconfinement, si la situation devait encore s'aggraver", a déclaré le Premier ministre.
Ce jeudi, les élus marseillais n'ont pas décoléré au sujet des nouvelles restrictions annoncées mercredi par Olivier Véran. En fin de journée, le président de la région Paca, Renaud Muselier, a même fait savoir qu'il déposerait vendredi "un recours en référé-liberté contre l’arrêté préfectoral, avec des restaurateurs et des cafetiers directement touchés par les mesures annoncées". Une manifestation, devant le tribunal de commerce de Marseille, est également prévu vendredi matin.
La France est désormais classé en 4 zones : les zones de circulation active du virus ("zones rouges"), les zones d'alerte renforcée (métropoles de Lyon, Nice et Bordeaux, Lille, Toulouse, Saint Etienne, Rennes, Paris et la petite couronne, Rouen, Grenoble et Montpellier). Dès lundi prochain, la jauge des rassemblements publics sera abaissée à 1000 personnes, les rassemblements de plus 10 personnes dans l'espace public seront interdits, les restaurants et bars verront leur fermeture avancée, les stades et gymnases, salles polyvalentes seront fermés, les zones d'alerte maximale (Marseille et la Guadeloupe). Dans ces zones, les bars et les restaurants seront "totalement fermés" dès samedi.
Ces mesures ne sont pas sans provoquer la grogne des élus marseillais et parisiens. La maire de Marseille Michèle Rubirola, ses deux premiers adjoints, le président de la région Paca se sont indignés, dénonçant des mesures qu'ils jugent "punitives". "Les restrictions à Marseille sont vécues comme un affront", a jugé ce jeudi Benoît Payan, premier adjoint à la mairie. De son côté, Anne Hidalgo a évoqué "des mesures très restrictives qui ont été prises, malheureusement sans concertation". La maire de Paris avait, selon elle, déjà dit sont "désaccord sur ces mesures". En conséquence de cette fronde et selon les informations du Parisien, le Premier ministre Jean Castex s'est entretenu par téléphone avec Anne Hidalgo et Michèle Rubirola, qui a demandé un délai de dix jours pour appliquer les mesures. Une requête qui a été renvoyée.
Dans les grandes villes, les hôpitaux se préparent à la montée de la vague des cas de Covid-19, qui est en train de monter. Les services de réanimation craignent une submersion dans les semaines à venir. Olivier Véran estime que les services de réanimation seront remplis à 85% d'ici le 11 novembre. A Montpellier, le CHU a recrée un service entièrement dédié au COVID, comme c'est le cas dans plusieurs métropoles. A Lyon, 92% des lits en réanimation sont occupés.
Olivier Véran a été auditionné ce jeudi matin par la commission d'enquête du Sénat. Le ministre de la Santé, concernant les mesures prises la veille, a affirmé que ce n'était pas faute d'avoir mis en garde la population. "J'ai passé mon mois d'août à faire des alertes quasi quotidiennes aux Français en leur disant qu'on avait des signes de reprises épidémiques dans les populations jeunes, notamment à Marseille", a-t-il notamment déclaré.

Covid en France : 150 morts de plus, près de 15 800 cas en 24 heures

Mis à jour le 26/09/20 3:53

Santé publique France a publié les derniers chiffres liés à la pandémie de coronavirus vendredi 25 septembre. Les chiffres du jour sont marqués par une augmentation significative du nombre de morts (150 de plus, trois fois plus que jeudi). Cette hausse est provoquée par l'ajout du nombre de morts en Ehpad, mis à jour deux fois par semaine. Mais avec 95 morts de plus que mardi, la mortalité en Ehpad semble en nette augmentation, près de deux fois plus. On fait le point :

513 034 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 15 797 de plus
44 471 cas en Ehpad (chiffre actualisé ce vendredi)
31 661 décès au total (Ehpad compris), soit 150 de plus
20 995 décès à l'hôpital, soit 55 de plus
10 666 décès en Ehpad, soit 95 de plus depuis mardi
6128 hospitalisations en cours, soit 97 de plus
1098 personnes actuellement en réanimation, soit 50 de plus
94 891 personnes sorties de l'hôpital, soit 478 de plus
Taux de positivité des tests : 6,9%, soit 0,4 point de plus
1125 clusters en cours d'investigation, soit 34 de plus
101 départements en vulnérabilité, stable
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 661 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 129 admissions en réanimation.

Les infos du vendredi 25 septembre
La Haute autorité de santé a donné son feu vert à l'utilisation des tests antigéniques. L'intérêt est de "désengorger les laboratoires qui sont aujourd’hui complètement saturés par l’activité de RT-PCR", a expliqué Cédric Carbonneil, chef du service d’évaluation des actes professionnels de la HAS.
Santé publique France a publié son point épidémiologique hebdomadaire rendant compte de la progression du Covid-19 en France. Les chiffres rapportés ne sont pas bons et témoignent notamment d'une hausse de 25% des décès liés au coronavirus ainsi que d'une tension grandissante dans les services de réanimation. Retrouvez tout ce qu'il faut retenir du dernier point épidémiologique de SPF.
La préfecture de police a confirmé ce vendredi la fermeture des bars après 22 heures à Paris, à partir de ce lundi 28 septembre. Les restaurants qui ne servent "pas d'alcool sans nourriture" ne seront pas concernés par cette mesure restrictive.
Comme l'a annoncé le ministère de l'Education ce vendredi, il y a actuellement 1 152 classes fermées en France à cause du Covid-19. Dix-neuf établissements scolaires entiers sont encore fermés à l'heure actuel, 18 écoles et 1 collège, a complété le ministère.
D'après Samia Ghali, deuxième adjointe à la maire de Marseille, "la police municipale ne verbalisera pas les restaurants et les bars ouverts" au-delà de samedi, date à laquelle la mesure de fermeture totale de ces établissements entre en vigueur.

Covid en France : plus de 13 000 cas, découvrez les zones en alerte renforcée et maximale

Mis à jour le 24/09/20   1:12

De nouvelles mesures de restrictions ont été annoncées par Olivier Véran mercredi soir. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'un sévère tour de vis dans la lutte contre le Covid-19. Paris a été placée en zone d'alerte renforcée alors que Marseille est en zone d'alerte maximale. Quant au bilan, plus de 13 000 nouveaux cas sont à déplorer.


Santé publique France a publié les derniers chiffres liés à la pandémie de coronavirus mercredi 23 septembre. Un nouveau record du nombre de cas quotidiens rapportés est à déplorer. Plus de 13 000 cas ont en effet été comptabilisés au cours des dernières 24 heures. On fait le point sur la situation :

481 141 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 13 072 de plus
43 555 cas en Ehpad, soit 856 de plus depuis vendredi
31 459 décès au total (Ehpad compris), soit 43 de plus
20 888 décès à l'hôpital, soit 43 de plus
10 571 décès en Ehpad, soit 11 de plus depuis vendredi
Taux de positivité des tests : 6,2%, soit 0,1 point de plus
1 039 clusters en cours d'investigation, soit 8 de plus
90 départements en vulnérabilité, stable
Que retenir des annonces d'Olivier Véran ?
Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé ce mercredi 23 septembre une nouvelle cartographie de la circulation du Covid-19 en France. Trois zones sont désormais distinctes :
Les zones de circulation active du virus ("zones rouges") concernent désormais 69 départements : Ain, Alpes-de-Haute-Provence, Ariège, Aude, Aveyron, Calvados, Charente, Corse-du-Sud, Haute-Corse, Côte-d'Or, Doubs, Drôme, Eure, Gard, Gers, Indre-et-Loire, Landes, Haute-Loire, Loire-Atlantique, Loiret, Lozère, Maine-et-Loire, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Morbihan, Nièvre, Oise, Pas-de-Calais, Puy-de-Dôme, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Bas-Rhin, Saône-et-Loire, Sarthe, Savoie, Seine-et-Marne, Yvelines, Somme, Tarn, Tarn-et-Garonne, Var, Vaucluse, Vienne, Haute-Vienne, Territoire de Belfort, Essonne, Val-d'Oise, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte, Alpes-Maritimes, Haute-Garonne, Gironde, Hérault, Ille-et-Vilaine, Isère, Loire, Nord, Rhône, Paris, Seine-Maritime, Hauts-de-Seine, Seine–Saint-Denis, Val-de-Marne, Bouches-du-Rhône, Guadeloupe.
Les zones d'alerte renforcée sont les suivantes : les métropoles de Lyon, Nice et Bordeaux et désormais de Lille, Toulouse, Saint Etienne, Rennes, Paris et la petite couronne, Rouen, Grenoble et Montpellier. Dès lundi prochain, la jauge des rassemblements publics sera abaissée à 1000 personnes, les rassemblements de plus 10 personnes dans l'espace public seront interdits, les restaurants et bars verront leur fermeture avancée (la décision de l'horaire est laissée aux préfets, mais "les bars ne pourront pas rester ouverts au-delà de 22 heures dans l'ensemble de ces territoires"), les stades et gymnases, salles polyvalentes seront fermés.
Les zones d'alerte maximale sont la métropole de Marseille et la Guadeloupe. Dans ces zones, les bars et les restaurants seront "totalement fermés" dès samedi.
Dans l'ensemble de ces zones d'alerte, le préfet est habilité à prendre des mesures sur les fêtes, mariages, tombolas, anniversaires, qui devront se tenir en petit comité à moins de 30 personnes.
Le télétravail est encouragé dans l'ensemble de ces zones. Il faut limiter les rassemblements privés.
Olivier Véran demande enfin aux personnes âgées la plus grande vigilance. "Elles sont appelées à appliquer des gestes barrières renforcés, sans s'isoler".
Les autres infos du mercredi 23 septembre
37 soignants militaires vont être déployés en Guadeloupe, a annoncé mercredi soir la ministre de la Défense, Florence Parly, sur Twitter.
Deux nouvelles régions françaises ont été ajoutées à la liste rouge de l'Allemagne. Sont concernés : le Centre-Val de Loire et la Normandie.
La préfecture du Bas-Rhin a annoncé l'interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes à compter de ce jeudi dans les communes de Strasbourg, Schiltigheim et Illkirch-Graffenstaden.
En Ardèche, un syndicat de police dénonce un cluster "sans précédent" au commissariat de Guilherand-Grange, près de Valence. Neuf des 49 policiers sont positifs au coronavirus et un autre est en attente des résultats. 19 cas contacts, trois cas positifs dans les familles et un cas positif à Privas, un policier, sont également à déplorer.
Olivier Véran a annoncé que le taux d'incidence au niveau national était passé, en une semaine, de 83 à 94,87. Pour rappel, ce chiffre correspond au nombre de personnes contaminées au Covid-19 pour 100 000 habitants.
En Normandie, le Covid-19 poursuit sa progression. "Le taux d'incidence atteint désormais 71 [...] ce qui témoigne d'une circulation virale de plus en plus importante (le 18/09, il était de 58,25)", indique l'ARS dans son dernier bulletin.

Covid en France : 53 morts supplémentaires, des nouvelles mesures

Mis à jour le 22/09/20 03:10



Santé publique France a publié les derniers chiffres liés à la pandémie de coronavirus lundi 21 septembre. Le nombre de contaminations diminue, avec 5 298 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures. Des pics avaient été atteints vendredi et samedi, avec plus de 13 000 cas. Du côté des décès, 53 ont été recensés dans les dernières 24 heures, pour un total de 31 338. Le détail des chiffres ci-dessous :

458 061 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 4298 de plus
31 338 décès au total (Ehpad compris), soit 53 de plus
20 778 décès à l'hôpital, soit 53 de plus
5616 hospitalisations en cours, soit 241 de plus
919 personnes actuellement en réanimation, soit 78 de plus
93 008 personnes sorties de l'hôpital, soit 426 de plus
Taux de positivité des tests : 5,9%, soit 0,2 point de plus
1077 clusters en cours d'investigation, soit 32 de plus
89 départements en vulnérabilité, stable
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 754 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 143 admissions en réanimation.

Les infos du lundi 21 septembre
A l'image de ce qui a été décidé à Marseille ou à Bordeaux, Lyon et Toulouse font également face à des mesures complémentaires alors que la situation sanitaire liée au Covid-19 se dégrade. Voici les nouvelles mesures à Lyon : port du masque obligatoire élargi à plusieurs communes du département de 6h à 2h (Bron, Caluire, Décines-Charpieu, Écully, Saint-Fons, Saint-Genis-Laval, Tassin-la-Demi-Lune, Vaux-en-Velin, Venissieux et Villefranche-sur-Saône), limitation de 1 000 personnes pour les événements publics, vide-greniers et fêtes foraines interdites, foire de Lyon annulée, interdiction de consommer debout dans les restaurants et bars, limitation à deux visites par semaine et par résident en Ehpad, vente et consommation d'alcool interdite sur la voie publique de 20h à 6h. Les nouvelles mesures à Toulouse : fermeture des bars et restaurants à 1h du matin et limitation à 1 000 personnes pour les événements pouvant accueillir du public.
La résurgence du Covid-19 se constate sur bon nombre de régions, ce qui a pour conséquence le retour du plan blanc à son plus haut niveau, comme au printemps, lors du pic épidémique. La région Ile-de-France a par exemple enclenché le dispositif, qui vise à mieux accueillir les malades en déployant des lits supplémentaires, en réalisant des transferts de patients ou en déprogrammant des opérations non-urgentes. Les hôpitaux de Roanne ou encore Montpellier ont également réactivé le plan blanc.
Plusieurs services hospitaliers manifestent de plus en plus d'inquiétude et se préparent activement. Comme le rapporte France Info ce lundi, le service des maladies infectieuses de l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon "vit déjà la deuxième vague" de l'épidémie. "Notre service est quasiment plein depuis 15 jours", indique une cadre de l'hôpital, qui indique que les malades "pour la plupart très âgés, fatigués, sous oxygène". Le chef du service réanimation précise : "La courbe d’augmentation du nombre de cas en réanimation ici en septembre est strictement similaire à celle qu’on avait observée en mars."
20 nouveaux centres de dépistage et de diagnostic du Covid-19 ont ouvert ce lundi en Île-de-France : ils ne reçoivent pour le moment que des personnes prioritaires aux tests.
Le nouveau protocole sanitaire à l'école entre en vigueur ce mardi 22 septembre.

Un nombre record de nouveaux cas était recensé samedi (+ 13 498 en 24 heures). 13 nouveaux départements ont été placés en zone de circulation active du virus ce dimanche.

 Mis à jour le 21/09/20  04:10

Santé publique France a publié les derniers chiffres liés à la pandémie de coronavirus dimanche 20 septembre, dans la soirée. Près de 11 600 nouveaux cas ont été recensés en 24 heures. Plus de 13 000 nouveaux cas de Covid-19 avaient été recensés dans les bilans officiels de vendredi et samedi. Le taux de positivité des tests continue son ascension.

453 763 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 11 569 de plus
31 585 décès au total (Ehpad compris), soit 311 de plus*
20 725 décès à l'hôpital, soit 11 de plus
Taux de positivité des tests : 5,7%, soit 0,1 point de plus
1045 clusters en cours d'investigation, soit 40 de plus
89 départements en vulnérabilité, stable
* Le chiffre de Santé publique France concernant le total des décès est probablement erroné ce dimanche soir. Santé publique France annonce 12 décès supplémentaires en 24 heures dans les hôpitaux, ce qui se approche de notre calcul (deuxième ligne ci-dessus). Cela porte manifestement le total des décès à 31 286 et non 31 585 comme affiché sur leur page ce dimanche à 21h30. Nous n'avons pu confirmer cette information dans la soirée.

Les infos du dimanche 20 septembre
55 départements sont désormais en "zone de circulation active du virus". Un nouveau décret, publié ce dimanche au Journal officiel, place treize nouveaux départements en "zone de circulation active du virus" : l'Aveyron, le Calvados, le Doubs, l'Eure, le Gers, l'Indre-et-Loire, la Marne, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Saône-et-Loire, le Tarn, la Vienne et le Territoire de Belfort.
75 députés de la majorité ont appelé dans le Journal du dimanche à se faire vacciner "massivement" contre la grippe, "pour éviter une épidémie croisée" avec le Covid-19.
Samedi, plus de 13 000 cas ont été recensés en France, d’après le dernier bilan de Santé publique France. Un chiffre record depuis le déconfinement.
Les restrictions se durcissent. A Paris et à Nice, les rassemblements privés de plus de dix personnes sont désormais interdits.
Le point en Ile-de-France. 20% des lits de réanimation sont occupés en Ile-de-France. Le personnel soignant craint une nouvelle vague dans les hôpitaux. Le plan blanc a été réactivé, afin d’éviter un nouvel engorgement des services hospitaliers.

Santé publique France a publié des chiffres de mortalité en très forte hausse en début de soirée de vendredi avec plus de 150 décès supplémentaires.

Mis à jour le 19/09/20 03:06

Santé publique France a dévoilé son dernier bilan vendredi 18 septembre. 13 000 nouveaux cas sont à déplorer. Emmanuel Macron a évoqué le Covid-19 ce vendredi, assurant que les Français allaient devoir vivre avec encore "plusieurs mois".

Santé publique France a publié les derniers chiffres liés à la pandémie de coronavirus vendredi 18 septembre. On compte plus de 13 000 nouveaux cas : un bilan inédit. Santé publique France a publié des chiffres de mortalité en très forte hausse en début de soirée avec plus de 150 décès supplémentaires. Dans la soirée, l'agence a indiqué que ce chiffre est en réalité lié à un "rattrapage de données" de 76 décès dans un établissement hospitalier de l'Essonne. On peut donc estimer le nombre de décès supplémentaires à 47.

428 696 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 13 215 de plus
31 249 décès au total (Ehpad compris), soit 47 de plus
20 689 décès à l'hôpital
10 560 décès en Ehpad, soit 32 de plus depuis mardi (chiffre actualisé ce vendredi)
Taux de positivité des tests : 5,4, stable
947 clusters en cours d'investigation, soit 51 de plus
92 départements en vulnérabilité, soit 5 de plus


Les infos du vendredi 18 septembre



Bruno Le Maire a été testé positif au Covid-19, comme il l'a annoncé sur son compte Twitter.
Santé publique France indique que plus de 150 morts et 13 000 nouveaux cas ont été recensés vendredi.
La Haute autorité de santé a donné son feu vert pour que des tests salivaires puissent être réalisés pour le dépistage du Covid-19.
Alors que des mesures complémentaires sont progressivement annoncées en fonction de l'évolution du Covid-19 et selon les territoires, conformément à la volonté du gouvernement de cibler, l'Ile-de-France n'est pas encore concernée mais un avertissement a malgré tout été émis ce vendredi. Il est désormais déconseillé d'organiser des rassemblements privés (fêtes d'anniversaire, repas de famille, rencontres entre amis...) à plus de 10 personnes. L'ARS parle d'un "nombre significatif de foyers épidémiques [qui] trouve son origine dans le cadre familial ou amical".
Après Nice ce vendredi, Marseille, Bordeaux ou encore Rennes la semaine passée, c'est au tour de Lyon d'attendre des annonces de la préfecture. Selon ce que rapporte BFM TV, ce sont des mesures similaires auxquelles feront face les Lyonnais et très certainement au moins une partie des habitants du département du Rhône : fermeture anticipée des bars et restaurants dès 00h30, consommation d'alcool proscrite sur la voie publique après 20h, interdiction des soirées dansantes...
Pour la cité niçoise, c'est dès ce vendredi que les mesures complémentaires ont été révélées par la préfecture et la mairie. A Nice, "les rassemblements de plus de 10 personnes dans les parcs, jardins et plages seront désormais interdits", "les débits de boisson fermés entre 00h30 et 6h du matin", "la vente d'alcool à emporter" interdite et "la consommation d'alcool sur la voie publique proscrite après 20 heures".
A l'occasion d'un déplacement pour les Journées du patrimoine, Emmanuel Macron a été interrogé sur la situation du Covid-19 en France. Le chef de l'Etat est revenu sur la nouvelle stratégie adoptée par le gouvernement. "Nous assumons de différencier les mesures de restriction de notre vie sociale sur le territoire, parce que le virus ne circule pas de la même manière partout. Nous le faisons parce nous le pouvons, parce que nous avons appris de la première phase", a-t-il détaillé, assurant que "c'est une stratégie qui est adaptée, parce que nous allons vivre plusieurs mois avec le virus".
Santé publique France a publié son bilan épidémiologique hebdomadaire, rendant compte avec précision de l'évolution du Covid-19 en France. Retrouvez tout ce qu'il faut en retenir dans notre partie "Situation du Covid en France".

Covid en France : 80 morts de plus et 42 départements en rouge sur la carte

Mis à jour le 12/09/20 2:51

La crise du coronavirus est-elle en train de revenir dans une phase critique après l'accalmie de mai et juin ? Alors que Jean Castex a annoncé de nouvelles mesures ce vendredi, dont une carte avec plus de départements rouges, ce sont 80 décès du Covid supplémentaires qui ont été annoncés par Santé publique France ce soir...

Cette fois, c'est le nombre de décès qui augmente dans des proportions qu'on n'avait plus observées depuis des mois... Le dernier bilan du coronavirus en France, publié ce vendredi 11 septembre, fait état de 80 décès supplémentaires, portant le bilan depuis le début de l'épidémie à près de 30 900 morts. Dans les hôpitaux, ce sont 40 morts qui ont été enregistrées en 24 heures. Santé publique France a actualisé ce vendredi soir les données des établissements médico-sociaux (Ehpad notamment) qui enregistrent également 40 décès de plus depuis la dernière mise à jour mardi dernier. Du côté des tests, 9406 cas supplémentaires sont enregistrés sur une journée et le taux de positivité reste stable à 5,4%. Voici tous les chiffres :

363 350 cas confirmés par PCR (dont 41 389 en Ehpad), soit 9406 de plus
30 893 décès au total (Ehpad compris), soit 80 de plus
20 378 décès à l'hôpital, soit 40 de plus en 24 h
10 515 décès en Ehpad, soit 40 de plus depuis mardi
5155 hospitalisations en cours, soit 59 de plus
635 personnes actuellement en réanimation, soit 20 de plus
89 059 personnes sorties de l'hôpital, soit 317 de plus
Taux de positivité des tests : 5,4%, stable
715 clusters en cours d'investigation, soit 23 de plus
77 départements en vulnérabilité, soit 2 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 447 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 64 admissions en réanimation.

Covid en France : 9 843 cas supplémentaires, nouvelles mesures imminentes

Mis à jour le 11/09/20   03:50



Le bilan continue de s'alourdir en France. Jeudi, plus de 9 800 cas de coronavirus ont été recensés, ainsi que 19 nouveaux décès. Emmanuel Macron devrait annoncer de nouvelles mesures vendredi.

Le dernier bilan du coronavirus en France, publié ce jeudi 10 septembre, fait état de plus de 9 800 cas confirmés supplémentaires en 24 heures. Le ministère de la Santé évoquait mardi soir dans son communiqué "une nette dégradation de la situation avec un impact sanitaire croissant". Dans les hôpitaux, les chiffres sont en effet importants. Le nombre de décès en 24 heures baisse lui légèrement, avec 19 morts morts de plus à l'hôpital. Voici tous les chiffres :

353 944 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 9843 de plus
30 813 décès au total (Ehpad compris), soit 19 de plus
20 338 décès à l'hôpital, soit 19 de plus
5096 hospitalisations en cours, soit 93 de plus
615 personnes actuellement en réanimation, soit 16 de plus
88 742 personnes sorties de l'hôpital, soit 218 de plus
Taux de positivité des tests : 5,4, soit 0,2 point de plus
692 clusters en cours d'investigation, soit 48 de plus
75 départements en vulnérabilité, soit 1 de plus



NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 114 528 hospitalisations. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 352 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 54 admissions en réanimation.

Covid en France : plus de 5000 personnes à l'hôpital et 30 morts ce mercredi

 Mis à jour le 10/09/20 02:35

Selon le dernier bilan officiel, 8 577 cas de coronavirus ont été recensés en 24 heures, ainsi que 30 décès. La barre des 5 000 hospitalisations à été franchie ce mercredi 9 septembre.

Le dernier bilan du coronavirus en France, publié ce mercredi 9 septembre, fait état de plus de 8 500 cas confirmés supplémentaires en 24 heures. Le ministère de la Santé évoquait mardi soir dans son communiqué "une nette dégradation de la situation avec un impact sanitaire croissant". Dans les hôpitaux, les chiffres sont en effet importants. On dépasse désormais les 5000 hospitalisations et près de 600 malades se trouvent en réanimation. Le nombre de décès en 24 heures augmente lui aussi assez sensiblement avec 30 morts de plus à l'hôpital. Voici tous les chiffres :

344 101 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 8577 de plus
30 794 décès au total (Ehpad compris), soit 30 de plus
20 319 décès à l'hôpital, soit 30 de plus
5003 hospitalisations en cours, soit 43 de plus
599 personnes actuellement en réanimation, soit 25 de plus
88 524 personnes sorties de l'hôpital, soit 298 de plus
Taux de positivité des tests : 5,2, stable
644 clusters en cours d'investigation, soit 32 de plus
74 départements en vulnérabilité, soit 3 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 114 196 hospitalisations. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres nets, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 386 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 71 admissions en réanimation.

Covid en France : 6544 nouveaux cas, les départements les plus touchés

Mis à jour le 09/09/20  03:32

La situation épidémique du Covid-19 en France préoccupe de nouveau. Le ministère de la Santé souligne ce mardi soir "une nette dégradation de la situation avec un impact sanitaire croissant", alors que les derniers chiffres font état de 6544 nouveaux cas et de 38 nouveaux décès.

Le dernier bilan du coronavirus en France, publié ce mardi 8 septembre, fait état de plus de 6500 cas confirmés supplémentaires en 24 heures. Le ministère de la Santé évoque ce mardi soir dans son communiqué "une nette dégradation de la situation avec un impact sanitaire croissant". Dans les hôpitaux, les chiffres de nouvelles admissions et de nouveaux cas en réanimation sont en effet importants : 490 hospitalisations de plus ont été enregistrées en 24 heures ainsi que 86 admissions en réanimation. Les soldes indiquent 53 personnes hospitalisées de plus et 37 personnes de plus en réanimation actuellement. Le nombre de décès en 24 heures augmente lui aussi assez sensiblement avec 39 morts de plus à l'hôpital. Un chiffre revu à la baisse à 38 décès du fait d'une correction dans les données des Ehpad ce soir. Voici tous les chiffres :

335 524 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 6544 de plus
40 876 cas en Ehpad (40876 confirmés)
30764 décès au total (Ehpad compris), soit 38 de plus
20 289 décès à l'hôpital, soit 39 de plus
10 475 décès en Ehpad (correction d'un décès en moins)
4960 hospitalisations en cours, soit 53 de plus
574 personnes actuellement en réanimation, soit 37 de plus
88 226 personnes sorties de l'hôpital, soit 390 de plus
Taux de positivité des tests : 5,2, soit 0,1 point de plus
612 clusters en cours d'investigation, soit 50 de plus
71 départements en vulnérabilité, soit 3 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 11 3830 hospitalisations. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 490 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 86 admissions en réanimation.

Les infos du mardi 8 septembre
La situation des hôpitaux de Marseille continue d'inquiéter fortement : selon les derniers chiffres disponibles ce mardi, il ne reste que cinq lits d'hospitalisation et cinq lits de réanimation dans le réseau de l'AP-HM. L'Agence régionale de santé note une augmentation de "20% des admissions en réanimation ces trois derniers jours" et révélait ce lundi soir que le taux d'incidence lié au Covid-19 dans les Bouches-du-Rhône, correspondant au nombre de cas pour 100 000 habitants, était désormais de 177, la moyenne nationale étant de 63,7.
La situation sanitaire à Marseille inquiète même Didier Raoult, d'habitude plus optimiste dans son rapport public au Covid-19. "Incontestablement il y a plus de morts associés au Covid-19, depuis 10 jours que ce qu'il y en avait dans les deux mois antérieurs, c'est vrai", a-t-il concédé.
L'ARS Occitanie, dans un souci de "prudence" et d'"anticipation" d'une seconde vague de tension hospitalière, a demandé au ministère de la Santé de mettre en place une plateforme pour recruter des "renforts en personnel dans les structures sanitaires, sociales et médico-sociales". La région fait face à une recrudescence du Covid-19 sur son territoire et l'ARS indique ce mardi dans un communiqué que les établissements hospitaliers sont à la recherche de personnel de tout type afin de "renforcer les équipes" et ainsi permettre "le repos des personnels fortement mobilisés lors de la première vague épidémique du printemps 2020".
A Lille, deux lycées de la métropole n'ont pas rouvert leurs portes ce mardi matin, contraints à une fermeture sanitaire une semaine après la rentrée. L'Agence régionale de santé en a décidé ainsi après la détection d'un trop grand nombre de cas de Covid-19 dans les deux établissements, dont l'un compte à lui seul 20 élèves contaminés.

Covid-19 : taux de positivité supérieur à 5%, 

Mis à jour le 08/09/20  3:45

CORONAVIRUS FRANCE. Le taux de positivité des tests a franchit une barre symbolique lundi : celle des 5%. Parallèlement, Santé publique France a annoncé avoir recensé plus de 1 800 clusters depuis le 9 mai.

Après un nombre de contaminations quotidien record enregistré vendredi 4 septembre, suivi de chiffres encore particulièrement élevés durant le week-end, ce lundi, le nombre de nouveaux cas est revenu aux constantes observées en début de semaine dernière. Dans son communiqué, la Direction générale de la santé a toutefois précisé que 42 673 nouvelles contaminations avaient été décelées rien qu'au cours de la semaine dernière. Voici les derniers chiffres du Covid en France :

328 980 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 4 203 de plus en 24 heures
30 726 décès au total (Ehpad compris), soit 25 de plus en 24 heures
20 250 décès à l'hôpital, soit 25 de plus en 24 heures
4 907 hospitalisations en cours, soit 2 de plus
537 personnes actuellement en réanimation, soit 51 de plus
Taux de positivité des tests : 5,1, soit +0,2% en 24 heures
562 clusters en cours d'investigation, soit 34 de plus en 24 heures
68 départements en vulnérabilité, soit 6 de plus


NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. L'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 448 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 83 admissions en réanimation.



LES INFOS DU LUNDI 7 SEPTEMBRE


28 établissements (sur un peu plus de 60 000) et 262 classes ont dû être fermés à cause du coronavirus, a indiqué lundi soir Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale.
Après Neymar, c'est le jeune prodige français Kylian Mbappé qui a été testé positif au coronavirus, a-t-on appris lundi.
42 673. C'est le nombre de nouveaux cas de contamination enregistrés depuis une semaine. Pour rappel, depuis le début de l'épidémie, 328 980 cas ont été répertoriés en France.
Lundi soir, le taux de positivité a franchi une nouvelle barre, celle des 5%, 5,1% pour être exact.
1 807 clusters ont été enregistrés depuis le 9 mai dernier, a annoncé la Direction générale de la santé dans son rapport lundi. 1 062 d'entre ont depuis été "clôturés".
Le Covid en France continue de toucher de plus en plus de personnes. 25 000 cas ont été enregistrés par Santé public France sur les 3 derniers jours. 28 départements sont placés en "zone de circulation active", avec une vigilance rouge.
L'Agence régionale de santé a fait passer la Corse en zone rouge de circulation du coronavirus. Depuis trois semaines, l'île connaît une augmentation significative du nombre de contaminations, à hauteur de 32% de plus rien que sur les sept derniers jours. Cela n'est pas sans conséquences. "Il n'y aura plus de service d'alcool ni d'activité bar à partir de minuit. Corrélativement, il n'y aura pas de vente d'alcool à emporter ni de transport et consommation d'alcool sur la voie publique à partir de 23h", a fait savoir le préfet.
En Gironde, au-delà du nombre de contaminations qui continue d'augmenter, c'est la multiplication des foyers qui inquiète. Ces derniers jours, trois clusters, à Bruges, Bordeaux et Saint-Médard-en-Jalles, ont été identifiés. Le taux d'incidence dans le département, correspondant au nombre de cas pour 100 000 habitants, est neuf fois plus élevé que dans le reste de la région.
À Marseille, les services hospitaliers sont en tension : les personnels ont fait remonter des chiffres inquiétants avec de nombreux lits en réanimation occupés par des malades du Covid-19. Dans les Bouches-du-Rhône, sur les 70 lits en réanimation dédiés aux patients atteints de Covid, 67 sont occupés. Les médecins hospitaliers craignent une saturation des services rapidement, notamment pour accueillir les patients "hors covid", comme le rapporte France 3.
L'épidémie se propage en partie par la formation de clusters. Midi Libre nous apprend que 49 cas ont été détectés dans l'Ehpad de Sévérac-d'Aveyron près de Rodez, en Occitanie.

La ville de Lyon a de son côté annoncé lundi que 30 cas avaient été découverts dans un Ehpad du 5e arrondissement.


L'obligation du port du masque à Lyon, à Villeurbanne, à Strasbourg et dans le Bas-Rhin a été validée et jugée conforme par le Conseil d'État. Le juge des référés considère qu'il est "justifié que le port du masque soit imposé dans des périmètres suffisamment larges pour englober de façon cohérente les zones à risque (...) afin que cette obligation soit cohérente et facile à appliquer pour les citoyens".



Il risque jusqu’à 1.200 euros d’amende pour une rave party sauvage


La nuit du 20 au 21 juin, l’organisateur d’une rave party sauvage près de Thionville a écopé de deux amendes, pour tapage nocturne et non-respect des règles sanitaires, d’un montant pouvant aller jusqu’à 1.200€ en tout.
Certains ont anticipé la fête de la musique : ils ont organisé une rave party dans un champ à Œutrange, près de Thionville, en Moselle. Les riverains ont appelé la police, qui est intervenue aux alentours de deux heures et demi du matin dans la nuit du 20 au 21 juin, selon le Républicain lorrain. Les forces de l’ordre ont surpris 80 personnes en train de danser, sans se soucier de l’état d’urgence qui interdit les rassemblements publics de plus de dix personnes. Même si l’agriculteur avait donné son autorisation, les fêtards n’avaient pas le droit d’être rassemblés.

Les forces de l’ordre ont mis fin à la fête une première fois puis une deuxième, quand ils ont reçu à nouveau une dizaine d’appels des voisins malheureux de cette fête clandestine, cette fois-ci au petit matin, à cinq heures et demi. Des irréductibles avaient réinvesti les lieux et rallumé la musique électro, particulièrement forte. Une trentaine de danseurs se déhanchaient à nouveau sur la piste champêtre. Les invités n’ont pas été verbalisés. En revanche, l’organisateur fera l’objet d’une procédure pour tapage nocturne et non-respect de la loi d’urgence sanitaire.

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450€ pour tapage et 750€ pour non-respect des normes sanitaires
Et l’amende est assez salée : il va devoir payer une amende qui peut aller jusqu’à 450€ pour avoir réveillé le voisinage, et d’une contravention de 750€ maximum pour ne pas avoir tenu compte des règles sanitaires encore en vigueur, selon France Bleu. D’autres amateurs de rave party ont défié les autorités récemment. Fin mai, près de Montpellier, plus de 500 participants ont squatté le site dit de la Soucoupe. Dans les Yvelines, le même nombre de personnes a participé à une gigantesque rave dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye, avant d’être délogés par la police, selon actu.fr. Les raveurs ont alors été dispersés par la police et sommés de couper la musique.

Pétrole : l'Arabie Saoudite baisse ses prix, les cours de l'or noir plongent

un prix du baril américain de WTI à 39 dollars, voire en dessous... Avec la Chine qui ralentit ses achats, le trafic aérien qui est "dans les limbes", et les automobilistes américains qui sont revenus de vacances... , le pétrole afflue mais la reprise mondiale se fait toujours attendre.
Les prix du pétrole sont tombés lundi à des nouveaux plus bas sur un mois pour le Brent et deux mois pour le WTI, fragilisés par les inquiétudes sur la demande et par une baisse du prix du pétrole saoudien.

Vers 09H35 GMT (11H35 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 42,08 dollars à Londres, en baisse de 1,36% par rapport à la clôture de vendredi.

À New York, le baril américain de WTI pour octobre perdait 1,51% à 39,17 dollars.

Peu après l'ouverture, pendant la séance asiatique, les prix du Brent et du WTI sont respectivement tombés à 41,51 et 38,55 dollars, des niveaux plus vus depuis fin juillet et fin juin.

"Les prix ont plongé après que l'Arabie saoudite a opéré sa plus forte baisse de prix en cinq mois pour sa production à destination de l'Asie et alors que les inquiétudes grandissent sur la reprise de la demande", a expliqué Fiona Cincotta, analyste pour City Index.

Le trafic aérien "dans les limbes", la Chine qui ralentit ses achats...
"L'offre est abondante, la saison du trafic routier [du fait des vacances, Ndlr] aux États-Unis prend fin, la demande de carburant pour les avions est dans les limbes et la Chine ralentit ses achats", a-t-elle ajouté pour expliquer la difficulté du pétrole à se reprendre, et ce malgré les efforts de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et de ses alliés pour limiter leur production.

Le redémarrage de la demande prévu en 2021
Bjarne Schieldrop, analyste pour Seb, voit cependant des raisons d'espérer:

"Nous prédisons que le ratio offre-demande va passer d'un surplus en 2020 à un déficit en 2021, aidé par une demande ravivée, par les coupes de l'Opep+ et par une réponse discrète du pétrole de schiste américain."

Les producteurs de pétrole non-conventionnel nord-américain ont en effet été particulièrement touchés par l'effondrement des prix en mars et avril, au moment où de nombreux pays ont instauré un confinement plus ou moins drastique.



Dans le Rhône, le carton du masque imprimé avec votre véritable sourire

Une entreprise du Rhône a créé un masque imprimé et lavable 50 fois avec le propre sourire du porteur.

Quand le confinement dû à l'épidémie de Covid-19 a stoppé net l'activité de Tcheezebox, petite entreprise de Caluire (Rhône) spécialisée dans la location de photomatons nouvelle génération pour animer des événements professionnels ou festifs, ses dirigeants se sont demandé comment rebondir.

« En juin, je n'en pouvais plus de voir dans la rue et les magasins des chirurgiens et des infirmières partout. Le port du masque rendait l'atmosphère très anxiogène », se souvient Karen Arrouasse, dirigeante associée de Tcheezebox.

L'idée lui est donc venue de concevoir, avec un fournisseur spécialiste de l'impression textile, un masque qui redonne le sourire, donc figure humaine aux personnes masquées. C'est ainsi qu'est né Masked, masque Afnor lavable 50 fois sur lequel est imprimé le véritable sourire de celui qui le porte. Karen l'a testé elle-même.

« Désormais, les gens me reconnaissent quand je fais mes courses, et ça les amuse beaucoup », confie la dirigeante de Tcheezebox. Lancé en août, Masked cartonne déjà, avec des milliers de commandes, en France et à l'étranger, de grandes entreprises qui en habillent leurs salariés.

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« Cela permet de retrouver son identité, d'humaniser les échanges entre collaborateurs et avec les clients », rapporte encore Karen Arrouasse. Avec le port du masque désormais obligatoire dans de nombreuses villes de France et en entreprise, les particuliers en réclament eux aussi. Pour répondre à cette demande, Tcheezebox va donc lancer un magasin en ligne sur lequel il sera possible de déposer un selfie et de faire imprimer son plus beau sourire.

"Flic" : pourquoi le livre du journaliste Valentin Gendrot, infiltré dans la police parisienne, suscite la polémique

 Mis à jour le 06/09/20 02:35

Le reporter évoque notamment, dans son livre paru jeudi, la façon dont il a vu un adolescent roué de coups par un policier.

Violences, insultes racistes, sexistes et homophobes, mais aussi manque de moyens des commissariats, suicide et mal-être des agents... Dans Flic, publié jeudi 3 septembre (éd. Goutte d'or), le journaliste Valentin Gendrot raconte deux années d'infiltration dans la police parisienne, et notamment dans le commissariat du 19e arrondissement, à Paris, de mars à août 2019. Si le livre a bénéficié d'une forte couverture médiatique, il est aussi controversé. En voici les raisons.

L'auteur n'a pas dénoncé une "bavure" à laquelle il dit avoir assisté
Ce qu'on lui reproche. De n'avoir pas dénoncé des violences policières qu'il décrit dans son livre. La préfecture de police de Paris a d'ailleurs annoncé, jeudi 3 septembre, avoir signalé au procureur de la République aussi bien ces "faits supposés" que l'absence de signalement. Le parquet de Paris a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête, confiée à l'IGPN, la "police des polices".

"Afin d'établir la véracité des faits relatés dans ce livre et relayés par les médias, et à la demande du ministre de l'Intérieur, le préfet de Police, Didier Lallement, les a portés à la connaissance du procureur de la République et a saisi parallèlement à titre administratif l'Inspection générale de la police nationale", écrit-elle dans son communiqué. "L'enquête devra également déterminer les raisons pour lesquelles les faits supposés n'ont pas fait l'objet d'un signalement immédiat au Procureur", poursuit la préfecture de police.

Ce que dit l'auteur. Valentin Gendrot assure avoir vu un policier rouer de coups un adolescent, puis établir un "PV mensonger". Il dit également avoir participé à ce "PV mensonger" visant à "absoudre le policier". Ce jour-là, sa patrouille est appelée par un voisin se plaignant de jeunes écoutant de la musique au pied d'un immeuble. Le contrôle dégénère quand l'un des policiers "tapote" la joue d'un adolescent qui, en réponse, provoque le fonctionnaire : "Je te prends en un contre un".

Le policier met une première "baffe" au jeune homme "puis deux, puis trois, peut-être quatre ou cinq", écrit le reporter. L'agent "se déchaîne" ensuite à "coups de poing" et d'insultes sur l'adolescent, qui est embarqué au commissariat pour une vérification d'identité. Le policier porte alors plainte pour outrage et menaces, l'adolescent pour violences. Un PV "mensonger" est rédigé pour "charger le gamin" , affirme Valentin Gendrot, qui incriminera lui aussi l'adolescent lors d'une enquête interne. "A aucun moment il n'apparaît dans ce texte que le policer a frappé" le jeune homme, explique-t-il au site d'investigation Mediapart. Il précise aussi que le "PV mensonger" auquel il a participé est un "faux en écriture publique", considéré comme "un crime" passible de quinze ans de prison



Pourquoi n'a-t-il pas dévoilé la bavure au moment des faits ? L'auteur a expliqué à l'AFP avoir ainsi voulu pouvoir "dénoncer mille autres bavures de ce type", même si "ça a été une décision extrêmement compliquée".

Il a fait son enquête sans dévoiler son identité de journaliste
Ce qu'on lui reproche. D'avoir fait son enquête sans se signaler comme journaliste. Au sein de la profession, la méthode est dénoncée par certains, à l'instar de l'éditorialiste politique Dominique de Montvalon, comme "peu déontologique". La charte d'éthique professionnelle des journalistes, que l'on trouve sur le site du Syndicat national des journalistes, proscrit ainsi "tout moyen déloyal" pour se procurer des informations.

Mais elle a été employée par des journalistes de renom comme Florence Aubenas (Le Monde) qui avait travaillé, sans mentionner son vrai métier, comme femme de ménage en Normandie pour écrire le récit Le Quai de Ouistreham. Plus récemment, rappelle le site Arrêt sur images, plusieurs "livres salués par la profession ont utilisé cette méthode d'enquête", tel "Steak Machine, de Geoffrey Le Guilcher (...), qui relate quarante jours d'infiltration dans un abattoir breton".

Certains des anciens "collègues" policiers de Valentin Gendrot, avec qui il avait tissé des liens, lui ont aussi fait savoir qu'ils étaient "choqués" et "abasourdis" de cette dissimulation.

Comment l'auteur se justifie. Comme d'autres journalistes ayant recouru à la même méthode, il estime que cette démarche lui a permis d'aller "là où personne ne va jamais". "Infiltrer la police, c'est une démarche lourde, cela permet d'aller là où personne ne va jamais, de montrer au grand public que si la police est la profession la plus contrôlée de France, il existe aussi des zones grises où personne n'a de contrôle sur ce qui se passe. Des zones grises, les interventions sous les radars sans que cela ne soit écrit ou dit sur les ondes police, cela existe et c'est ce que je raconte. Trois ou quatre passages à tabac de migrants sont passés sous les radars", a-t-il expliqué à franceinfo.

L'ampleur de ses révélations est contestée
Ce qu'on lui reproche. En substance, de dire ce que l'on savait déjà. Critique ainsi portée par cette journaliste sur Twitter.



Les violences policières ont été effectivement très documentées, notamment, depuis les manifestations des "gilets jaunes", par les enquêtes du journaliste indépendant David Dufresne publiées sur Mediapart. Autre exemple parmi d'autres, fin juillet, le site d'information en ligne Street Press a publié de son côté des révélations sur "des centaines de cas de maltraitance et de racisme dans les cellules du tribunal de Paris". Il n'y aurait donc pas de "scoop" à proprement parler dans le livre de Valentin Gendrot.

Ce que répond l'auteur. "La police, dit-il dans une interview télévisée au site LeMediaTV, est un sujet extrêmement clivant. Il y a une partie de la population qui va soutenir la police et axer ses commentaires et ses remarques sur la dénonciation des conditions de travail des forces de l'ordre (...). Et il y a une autre partie de la population qui déteste la police et qui va plutôt dénoncer les violences policières. Moi ce qui m'intéressait, c'était d'aborder de plein fouet les deux grands tabous de la police, les violences policières et le mal-être policier". Il s'est attaché aussi, poursuit-il, à décrire "le quotidien d'un policier dans un commissariat parisien".

Du coup, son travail au long cours s'intéresse aussi à des aspects moins connus de la police. Le journaliste se montre ainsi très critique sur la formation des policiers. C'est "une formation low-cost", déclare-t-il à franceinfo. "En trois mois, je suis sorti de l'école avec une habilitation pour porter une arme sur la voie publique. Je n'avais jamais touché une arme de ma vie avant".

Interrogé par le site d"information et de loisirs Konbini, il précise qu'avant de travailler dans le commissariat du 19e arrondissement où il avait été nommé, il s'était rendu "sur YouTube pour trouver un tuto" expliquant "comment on met en service une arme de policier". "Parce que c'est quelque chose que j'avais complètement oublié depuis 15 mois", complète-t-il.




La consommation de poissons pêchés près de Montpellier interdite en raison d'une bactérie
Mis À Jour Le 06/09/20 02:35

C'est suite à "une mortalité canine" fin août que les services de l'Etat notamment ont diligenté des analyses confirmant la présence d'une cyanobactérie sur les berges et dans la colonne d'eau du fleuve Lez.
La consommation de poissons pêchés à Montpellier et dans des communes environnantes est interdite après la découverte d'une cyanobactérie responsable de la mort d'un chien, a annoncé la préfecture de l'Hérault samedi. C'est suite à "une mortalité canine" fin août que les services de l'Etat notamment ont diligenté des analyses confirmant la présence de flocs (amas gélatineux) de la cyanobactérie Phormidium sur les berges et dans la colonne d'eau du fleuve Lez.

"Les cyanobactéries, naturellement présentes dans les eaux de surface, sont en général inoffensives, cependant des conditions extérieures encore mal connues peuvent générer des phénomènes locaux de prolifération et de libération en grande quantité de toxines, dont certaines ont des effets neurotoxiques ou hépatotoxiques", précise la préfecture dans un communiqué.

La préfecture recommande aussi d'"éviter d'ingérer l'eau" et de "ne pas se baigner"
Un arrêté préfectoral interdit en conséquence la consommation du poisson pêché dans le Lez à Castelnau le Lez, Lattes, Montferrier sur Lez, Montpellier, Prades le Lez et Saint Clément de Rivière. La préfecture énumère des consignes de prudence : "éviter d'ingérer de l'eau, ne pas se baigner ni jouer près des eaux stagnantes présentant des amas de mousse ou d'algues, ne pas jouer avec des bâtons ou galets ayant été immergés ni les porter à la bouche, ne pas amener les chiens au bord des berges".

Elle invite à consulter en cas d'apparition des symptômes suivants après une fréquentation des berges du Lez: tremblements, fièvre, douleurs abdominales ou musculaires, nausées, irritations des yeux/oreilles, éruption cutanée. Chez le chien, les symptômes sont nerveux (convulsion, salivation abondante, troubles de l'équilibre) parfois seuls ou associés à des troubles digestifs (diarrhée, vomissements).

Sécheresse : "Des forêts commencent à mourir" en France, alerte une hydroclimatologue

Mis À Jour Le 06/09/20 02:35

Pour lutter, il n'y a pas de "solution miracle". Il faut améliorer la qualité des sols "qu'on a dégradée", explique Florence Habets, directrice de recherche au CNRS parce qu'"évidemment personne ne pourra arroser des forêts pour leur permettre de survivre".



L'épisode de sécheresse gagne du terrain en France, dans le Sud, la vallée du Rhône et le Grand Est. "La situation est assez difficile dans les régions viticoles" et "des forêts commencent à mourir", observe samedi 5 septembre sur franceinfo l'hydroclimatologue Florence Habets, directrice de recherche au CNRS et professeure attachée à l'ENS.

franceinfo : Quelles régions sont touchées par la sécheresse cet été ?

Florence Habets : La situation est assez difficile dans les régions viticoles. La sécheresse est très importante dans ces régions depuis plusieurs années, ce qui ne favorise pas une bonne alimentation des plantes en eau et donc une bonne poussée. Cette année, il y a également la vallée du Rhône qui est concernée mais le Grand Est a une particularité parce que ça fait plusieurs années de suite, alors qu'auparavant les sécheresses étaient quand même assez rares. Là, trois années de suite avec des sécheresses, ça devient vraiment problématique notamment pour la forêt. Des forêts commencent à mourir. C'est vraiment un problème. Elles sont beaucoup exploitées de nos jours, donc on a choisi et sélectionné certains arbres qui se trouvent être assez sensibles finalement aux problèmes de sécheresse et puis aux attaques d'insectes. Ces arbres ont besoin d'eau pour lutter contre ces insectes mais comme il n'y a pas assez d'eau, ils n'arrivent pas à lutter. À priori il n'y a pas de solution miracle parce qu'évidemment personne ne pourra arroser des forêts pour leur permettre de survivre.

Ces sécheresses sont-elles plus graves que celles qui ont déjà eu lieu dans le passé ?

Dans le passé, iI y a eu aussi des sécheresses et des déficits en pluie comme ça, récurrents, qui ont déjà affecté notre pays. Dans les années 1940 par exemple, post-guerre, on a eu des sécheresses très importantes. La particularité, c'est que maintenant ça se passe aussi avec des températures beaucoup plus chaudes, une atmosphère plus sèche et parfois plus de vent, et tout ça fait que l'efficacité des pluies pour ressourcer les sols, les nappes, les rivières est moindre et donc on a plus de pertes par évaporation et moins d'eau disponible. Avec le dérèglement climatique, il n'y a aucun doute malheureusement que c'est un risque qui va s'accentuer dans le futur. En tant que chercheurs on sait très bien qu'on n'en est qu'au début et que le ressenti va s'accentuer au fur et à mesure.

En France, on est quand même particulièrement préservés. Tout le sud de l'Europe est un des points les plus marqués par le dérèglement climatique. Ça risque de s'aggraver par la suite.
Florence Habets, hydroclimatologue
à franceinfo

Quelles sont les solutions envisageables ?

Les solutions les plus pérennes seront des solutions assez profondes : améliorer la résistance des productions et puis très certainement améliorer la qualité des sols aussi. On sait que les sols ont été dégradés de plusieurs façons, on a perdu du carbone, de la matière organique, qui permettait aussi d'augmenter la réserve utile de ces sols. On a artificialisé les sols. On a aussi compacté ces sols, et ce n'est pas favorable. En plus, on a des productions agricoles qui aujourd'hui, par rapport aux années 1960, ont des rendements bien meilleurs donc ils consomment plus d'eau. On a aussi une société qui est quand même plus sensible au déficit en eau qu'avant, donc ce sont des contraintes et il faut sans doute travailler sur des méthodes de fond qui vont forcément prendre du temps

Covid en France : près de 9000 nouveaux cas, un chiffre record

 Mis à jour le 04/09/20  23:52


Ce vendredi 4 septembre, Santé publique France indique que 8 975 nouvelles infections au Covid-19 ont été diagnostiquées. Si ce chiffre est un record, la multiplication des tests explique cette statistique.

Le nombre de cas de Covid explose en France d'après le dernier bilan des autorités sanitaires avec près de 9 000 nouveaux cas en 24h. Si ce chiffre confirme une nouvelle fois que le Covid-19 circule de plus en plus, il doit être mis en perspective, notamment par rapport aux données du mois de mars, avril ou même juin. En effet, depuis plusieurs semaines, les tests réalisés sont beaucoup plus nombreux avec un chiffre qui atteint désormais le million (1 029 275 selon le communiqué du soir). La France teste et elle teste tout le monde, même ceux qui n'ont qu'un léger symptôme. Si cela n'explique pas totalement les 9 000 nouveaux cas car le coronavirus circule, les données hospitalières doivent toujours être scrutées plus attentivement. Voici les derniers chiffres du Covid en France :

309 156 cas confirmés par PCR (Ehpad compris) soit 8 975 de plus
30 686 décès au total (Ehpad compris), soit 20 de moins (le nombre total de décès a été réduit du fait de corrections suite aux contrôles qualité des données des décès en ESMS indique Santé publique France).
20 210 décès à l'hôpital, soit 18 de plus
4 671 hospitalisations en cours, soit 28 de plus
473 personnes actuellement en réanimation, soit 9 de plus
Taux de positivité des tests : 4,5, soit 0,1 point de plus
53 nouveaux clusters en 24h
60 départements en vulnérabilité
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

L'ESSENTIEL
Quelle évolution du Covid-19 en France ?
En plus des bilans quotidiens publiés chaque soir, Santé publique France rend compte de l'évolution du Covid-19 avec plus de précisions et de chiffres chaque vendredi, dans son point épidémiologique. Ce 4 septembre, au travers de chiffres portant sur la semaine 35 (du 24 au 30 août 2020), SpF confirme la "progression exponentielle de la transmission du SARS-COV-2" et la circulation active du coronavirus sur le territoire. "La dynamique de la transmission en forte croissance est préoccupante", s'inquiète l'institut. En revanche, on note la "hausse modérée" des nouvelles hospitalisations et admissions en réanimation. Concernant l'incidence, qui pour rappel est l'un des indicateurs - avec les taux de positivité, de reproduction et d’occupation des lits de réanimation - que les autorités sanitaires suivent avec attention pour rendre compte de l'évolution du coronavirus, on note que pour la première fois, le seuil d'alerte est franchi au niveau national. Autrement dit, si l'on retient la moyenne de l'incidence de l'ensemble des départements, le seuil des 50 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants est dépassé. Il est actuellement de 54,8. Voici les autres chiffres à retenir de la semaine 35 :

Nombre de nouveaux cas confirmés : 36 785 (27 826 en S34)
Taux de positivité des tests : 4,3% (3,8% en S34)
Nombre d’actes SOS Médecins pour suspicion de Covid-19 : 3 034 (2 464 en S34)
Nombre de passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 : 2 816 (2 556 en S34)
Nombre de nouvelles hospitalisations : 1 337 (1 084 en S34)
Nombre de nouvelles admissions en réanimation : 210 (174 en S34)
Nombre de décès (incluant les Ehpad) : 109 (112 en S34)
Quelles autres infos à retenir ce vendredi 4 septembre ?
Le ministre de l'Education nationale l'a annoncé dans la matinée sur Europe 1, il y a actuellement écoles ayant été contraintes de fermer leurs portes depuis la rentrée suite à des cas de Covid-19. Une centaine de classes ont dû fermer, a précisé Jean-Michel Blanquer.
A Rennes, la situation inquiète. Alors que l'ensemble de la Bretagne est plutôt épargnée par la résurgence actuelle du Covid-19, le seuil d'alerte au niveau de l'incidence a été atteint dans la préfecture bretonne (55 cas pour 100 000 habitants, 21/100 000 en Bretagne). Une situation qui a mené à une prise de parole de la préfère Michèle Kirry, ce vendredi, qui a révélé qu'un plan métropolitain était prévu si cette dégradation se poursuivait. L’obligation du télétravail, la fermeture des bars à 23h, ainsi que des aires de jeux, des pars et jardins et même des reconfinements sont envisagés.
Dans une interview accordée à BFM TV qui sera diffusée dans son intégralité ce samedi, Olivier Véran affirme qu'il espère un vaccin contre le coronavirus "au plus tard au printemps". Le ministre de la Santé a fait le point sur les recherches actuelles menées par la France. "Je souhaite que nous allions au bout de ces études. Elles avancent vite et elles avancent bien", a-t-il assuré, jurant que "le jour où nous proposerons aux Français de se faire vacciner contre le coronavirus, c'est que le vaccin sera efficace et sûr".

7 017 nouveaux cas déclarés ce mercredi, dernières infos sur le coronavirus

Mis à jour le 03/09/20 2:44

Le mois de septembre débute par de vives inquiétudes concernant l'épidémie de Covid en France. L'été touche à sa fin et l'effervescence du rythme effréné de la rentrée fait son grand retour. Il va de pair avec la propagation du virus qui est simplifiée par les multiples trajets du quotidien. Santé publique France a publié son dernier bilan spécifique au coronavirus. Le dernier décompte démontre que ces chiffres sont en constante augmentation.

293 024 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 7 017 de plus
30 686 décès au total, (Ehpad compris), soit 25 de plus
20 172 décès à l'hôpital, soit 25 de plus
4 632 hospitalisations en cours, soit 28 de plus
446 personnes actuellement en réanimation, soit 22 de plus
Taux de positivité des tests : 4,3%, stable
384 clusters en cours d’investigation hors Ehpad, soit 6 de plus
59 départements en vulnérabilité, soit 2 de plus.
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.



DIRECT. Covid en France : école fermée, Neymar positif, cas en hausse... Ce qu'il faut retenir*

Mis à jour le 02/09/20 20:26

La journée de mercredi a été marquée par la première fermeture d'une école suite à un cas de Covid-19 et la contamination de Neymar, alors que le nombre de contaminations continue d'augmenter.

Les infos clés du 2 septembre 2020
Les derniers chiffres de cas de contamination au coronavirus en France, transmis par Santé Publique France le 1er septembre, confirment le rebond épidémique en France (voir bilan complet plus bas sur cette page).
Une école primaire privée de Saint-Didier-au-Mont-d'Or, dans le Rhône, a fermé ses portes et a repoussé sa rentrée de deux semaines. En cause, une enseignante diagnostiquée positive au Covid-19, provoquant le maintien à la maison des 294 élèves, qui vont suivre un enseignement à distance en attendant. Les 14 enseignants et la dizaine de membres du personnel vont être testés.
Toujours dans le Rhône, à Saint-Priest cette fois, une classe a dû fermer suite au diagnostic positif d'un élève, rapporte BFM Lyon. Toute la classe a été placée en quatorzaine.
A Bègles, en Gironde, un enfant a été diagnostiqué positif au coronavirus, poussant la mairie à organiser un dépistage des 88 autres enfants fréquentés pendant le mois d'août par le patient dans deux centres de loisirs. L'ensemble des enfants concernés n'ont pas effectué leur rentrée scolaire.*



Neymar, la star du Paris-Saint-Germain, a été diagnostiqué positif au coronavirus, selon les informations de L'Equipe. Retrouvez plus d'informations dans notre article sur Neymar.
Certaines régions de France enregistrent une hausse particulièrement préoccupante. C'est le cas de la Normandie, où l'Agence régionale de Santé souligne que "la forte accélération de la circulation du virus se confirme". Dans la région, le taux d’incidence est passé de 17 à atteindre 26 en quelques jours, le nombre de reproduction est aussi au dessus du seuil d'alerte. Dans les Bouches-du-Rhône, le taux d'incidence est passé de 157 à 170 sur les dernières 24h, le taux d'incidence de la région PACA est de 114,8 (+9,5).
Certains services de réanimation enregistrent de nouvelles entrées, après des semaines de calme relatif : 11 en Île-de-France sur les dernières 24h, 9 en PACA, 6 en Auvergne-Rhône Alpes.
Le plan blanc activé dans des hôpitaux
Comme le rapporte Le Figaro, dans les hôpitaux du Vaucluse, du Var, des Alpes-Maritimes et des Bouches-du-Rhône, le "plan blanc" est activé, compte tenu du placement en "vigilance rouge" de ces 4 départements. Les établissements de santé se préparent à l'éventualité de plus en plus probable d'une nouvelle vague d'hospitalisations pour Covid-19. "Concrètement, c'est une mesure d'organisation de l'hôpital pour faire face à un événement majeur. Il suppose que ce dernier active une cellule de crise quotidienne pour suivre les capacités de l'établissement, le flux des patients dans les unités dédiées, qu'il surveille les passages aux urgences, le niveau des stocks de médicaments et matériels", explique Anthony Valdez, directeur de l'organisation des soins de l'ARS PACA au Figaro.

Le nombre de cas de coronavirus détectés en 24 heures repart à la hausse en France ce mardi avec près de 5000 contaminations de plus. Les chiffres continuent de grimper sensiblement à l'hôpital...

 Mis à jour le 02/09/20 11:19

Le dernier bilan du coronavirus en France, communiqué ce mardi 1er septembre 2020, fait état de 4982 contaminations supplémentaires en 24 heures. Un chiffre qui repart à la hausse après les quelque 3000 cas recensés la veille, le lundi étant une journée où les données remontées sont moins nombreuses, du fait du week-end. Les statistiques de Santé publique France semblent par ailleurs confirmer que le rebond de l'épidémie de Covid-19, constatée depuis la mi-août, se répercute dans les hôpitaux avec des soldes en hausse à la fois sur le nombre de patients hospitalisés (+22 en 24 heures) et le nombre de patients en réanimation (+15). Le nombre de décès évolue lui aussi avec 26 morts de plus recensées depuis le dernier bilan. Ces chiffres tiennent compte de l'évolution de la mortalité dans les Ehpad, actualisée ce mardi. 10 514 décès y ont été déplorés sur les 30 661 au total depuis le début de l'épidémie. Ce qui correspond à 7 décès de plus en Ehpad depuis la dernière actualisation (le 28 août).

Les autres chiffres du coronavirus en France sont à l'avenant : 59 nouveaux clusters ont été découverts en 24 heures, ce qui porte le total des clusters en cours d'investigation à 378 en tenant compte des clusters fermés (solde : +21). Le taux de positivité (%) des tests pour SARS-COV-2 (SI-DEP) croit encore de 0,1 point et passe à 4,3%. Ne sont pas affichés ci-dessous le nombre d'actes SOS Médecins pour suspicion de Covid-19 qui est évalué à 554 ce 1er septembre, soit 6,5 % de l'activité totale en hausse, les passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 (réseau OSCOUR) à 431, soit 1% de l'activité totale.

200 euros pour un joint : l'amende forfaitaire pour détention de cannabis généralisée ce mardi


SANCTION- La forfaitisation des délits de stupéfiants se généralise à l'ensemble du territoire ce mardi après avoir été testée dans plusieurs villes. Une mesure qui vise à désengorger les tribunaux.

Pour un joint fumé dans la rue, il pourra désormais vous en coûter 200 euros. Et même jusqu'à 450 euros - voire plus - mais sans autre procédure judiciaire quoi qu'il en soit. Comme annoncé fin juillet par le Premier ministre Jean Castex, la généralisation, à la rentrée, de la forfaitisation des délits de stupéfiants, actuellement en cours d’expérimentation, entre en vigueur ce mardi. Une mesure qui concernera donc toute la France et permettra aux forces de l’ordre de "verbaliser, sous l’autorité de la justice, de la manière la plus simple un délit, d’appliquer une sanction sans délai".



Cette procédure, une amende forfaitaire délictuelle de 200 euros, créée par une loi de 2018, s'applique à toutes les drogues mais vise d'abord les usagers de cannabis. Elle est déjà appliquée dans plusieurs villes de France comme Reims ou Rennes. L'amende, si elle est réglée sous quinze jours, est minorée à 150 euros. Au-delà de 45 jours, le contrevenant devra s'acquitter d'une majoration fixée à 450 euros. Ce règlement expéditif vise notamment à désengorger les tribunaux.



Selon l’AFP, les Français sont les premiers consommateurs de cannabis en Europe et les troisièmes consommateurs de cocaïne, l’autre substance visée par cette nouvelle arme juridique dans l’arsenal des fonctionnaires et de la justice.

Covid 19 en France : 3 082 nouveaux cas, moment charnière pour le coronavirus ?


 Mis à jour le 31/08/20 23:59

Malgré la rentrée scolaire et entrepreneuriale qui s'approche à grands pas, les scientifiques tirent le signal d'alarme. La recrudescence de cas de Covid-19 en France est fulgurante et les indicateurs signalent un boom épidémique imminent.

Les cas quotidiens de contamination au Covid-19 en France sont préoccupants, alors que le pays en termine avec les vacances de l'été. Santé publique France a enregistré 5 413 nouveaux cas sur les dernières 24h, dans son bilan publié lundi 31 août, c'est un peu en baisse par rapport aux deux précédents bilans, mais cela reste très élevé. Voici les principales données sur l'évolution du coronavirus en France communiquées par le ministère de la Santé dans le dernier décompte :

281 025 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 3 082 de plus
30 635 décès au total, (Ehpad compris), soit 29 de plus
20 128 décès à l'hôpital, soit 29 de plus
4 582 hospitalisations en cours, soit 5 de plus
409 personnes actuellement en réanimation, soit 7 de plus
Taux de positivité des tests : 4,2%, soit 0,1 point de plus
357 clusters en cours d’investigation hors Ehpad, soit 11 de plus
57 départements en vulnérabilité, soit 4 de plus.
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Les infos clés du lundi 31 août sur le Covid en France



L'épidémie de Covid en France continue de s'intensifier, avec des milliers de cas de contaminations quotidiens, et la détection de nombreux nouveaux clusters. 21 départements sont placés en vigilance rouge. Voir le dernier bilan complet sur le Covid.
Vers une hausse des contaminations avec la rentrée ? Alors que certains indicateurs de la propagation du coronavirus sont préoccupants, le pays relance ses activités économiques et en termine avec les vacances. Plus de 860 000 enseignants ont repris leur travail ce lundi pour préparer la rentrée scolaire. Plusieurs syndicats dénoncent encore un protocole sanitaire trop flou, certains professeurs et experts estiment que les mesures du gouvernement ne sont pas assez strictes pour endiguer les contaminations à l'école. Tout savoir sur la rentrée scolaire 2020.
Le masque bientôt obligatoire partout ? Le port du masque devient obligatoire dès demain dans les entreprises, dans tous les espaces clos et partagés (en savoir plus sur le masque en entreprise). Selon un sondage Odexa pour France Info et Le Figaro, publié ce lundi, 75% des Français sont favorables à ce que le port du masque soit rendu obligatoire à l'extérieur dans toutes les villes de France.
Vers un boom de l'épidémie dans les prochaines semaines ?
Santé Publique France rappelle que "bien que restant à des niveaux limités, les indicateurs hospitaliers (nouvelles hospitalisations et admissions en réanimation) sont en augmentation, notamment dans les régions où la circulation virale est la plus intense". Autre élément, la progression de l’incidence est plus marquée chez les jeunes adultes : les experts craignent que les contaminations des publics les plus fragiles, qui vont survenir dans les prochaines semaines après la multiplication des cas contacts, n'entraînent une aggravation de l'épidémie. "L'augmentation des symptômes et l'augmentation du nombre de sujets âgés nous fait avoir un peu peur par rapport à l'avenir", indiquait il y a peu Jean-François Timsit, chef du service de réanimation médicale et infectieuse à l'hôpital Bichat, sur Europe 1. "On peut tout à fait attendre ces montées exponentielles sur le service de santé", disait-il, craignant un pic d'une seconde vague "aux alentours du 1er janvier". Au Parisien, le Pr Lecure, infectiologue dans la même hôpital, se disait aussi inquiet il y a peu : "Si, collectivement, nous ne sommes pas plus vigilants face au virus, je crains un feu d'artifice, aux alentours du 15- 20 septembre. Cela correspond à la fin des vacances, au retour au boulot, aux temps d'incubation et d'évolution vers une forme grave de la maladie", disait-il.

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