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Neige : 10 000 foyers toujours sans électricité Les secteurs touchés sont                 le Verdon, l'Ubaye et le Pays de Seyne (pour le 04) et le Champsaur et le sud-ouest des Hautes-Alpes (pour le 05).

Le point en fin de journée : Grâce à la mobilisation de plus de 140 techniciens d’Enedis (dont une trentaine venus en renfort des départements voisins) et des équipes d’entreprises partenaires, 12 000 clients ont déjà pu être réalimentés dès 19 h. Actuellement, leur travail demeure focalisé sur la recherche de défauts et la réparation des réseaux endommagés, notamment ceux alimentant les lieux de vie. Plus de 50 groupes électrogènes sont en cours de déploiement et d’acheminement sur les secteurs les plus touchés.

10 000 clients restent privés d’électricité sur les deux départements. La cellule de crise opérationnelle mise en place par Enedis poursuit sa collaboration avec les services de l’état et les collectivités locales, afin de coordonner l’ensemble des moyens humains et matériels et d’accompagner au mieux les populations. Les secteurs touchés sont le Verdon, l'Ubaye et le Pays de Seyne (pour le 04) et le Champsaur et le sud-ouest des Hautes-Alpes (pour le 05).

Nouvelle nuit sur les routes pour les agents départementaux
Du côté des routes, le col du Lautaret a rouvert dans l'après-midi. Quelques problèmes sont survenus dans le sud des Hautes-Alpes « avec des poids lourds espagnols et italiens venus de la Drôme qui se sont échoués aux premiers ronds-points », pestait, ce vendredi soir, Marcel Cannat, le vice-président départemental en charge des routes. Des poids lourds non équipés, malgré l’arrêté départemental « portant obligation des équipements spéciaux ».

Les agents départementaux se préparent désormais à passer une nouvelle nuit sur les routes, de nouvelles chutes de neige étant attendues. Dans des proportions moindres cependant que la nuit dernière, où dans certains secteurs, il est tombé près de 40 centimètres de neige.

10 heures : Les services départementaux des routes des Hautes-Alpes étaient au four et au moulin dans la nuit de ce jeudi 14 au vendredi 15 novembre. Des déneigements et salages sont toujours en cours ce vendredi matin.

Il est tombé 40 centimètres de neige au col du Lautaret, fermé dans la nuit et rouvert dans la matinée. Tout comme dans la vallée de la Vallouise, dans le Haut-Guil, sur les hauteurs de Savines-le-Lac et Embrun, dans le secteur de Champoléon et le Dévoluy.

À Gap, route de Châteauvieux, un arbre a chuté sur une ligne à moyenne tension. Il était en cours d’évacuation.

Nouvelles chutes de neige attendues
Les agents des routes « sont mobilisés sur l’ensemble du territoire depuis [jeudi] soir et jusqu’à 23 h environ. Certains ont repris le travail ce [vendredi] matin à 3 h et les opérations sont en cours de finition. Le personnel départemental va désormais s’attacher à remplacer les fers des engins, qui s’usent rapidement, à faire le plein des véhicules et se préparer à la prochaine intervention, prévue la nuit prochaine avec de nouvelles chutes de neige », précise dans un communiqué Marcel Cannat, vice-président départemental en charge des routes.

« On le dit et on le répète mais le message ne passe pas »
Ce dernier déplore également le non-respect de l’arrêté départemental « portant obligation des équipements spéciaux » de certains automobilistes et chauffeurs de poids lourds. Cet arrêté a été pris la semaine dernière par le Département des Hautes-Alpes.

« Les situations délicates vécues dans le sud du Département ont été provoquées, une fois de plus, par des véhicules – de type poids lourd la plupart du temps – qui n’étaient pas équipés. On le dit et on le répète mais le message ne passe pas. Il me semble qu’il n’est pourtant pas si compliqué de se dire que quand on arrive dans une zone de montagne en hiver, il peut y avoir de la neige et qu’il faut donc être équipé », s’agace l’élu haut-alpin.

Deux cols fermés dans les Alpes-de-Haute-Provence
Du côté des Alpes-de-Haute-Provence, plusieurs difficultés liées à la neige ont été. La RN 202, entre Saint-Julien-du-Verdon et Annot, est coupée à la circulation après que plusieurs poids lourds sont restés bloqués dans le col de Toutes Aures. Plus au nord, le col du Labouret, entre Digne-les-Bains et Barcelonnette, proche de La Javie, a également été fermé aux automobilistes. Les gendarmes rappellent que les équipements sont obligatoires dans plusieurs secteurs du département, dont le Nord. Le préfet des Alpes-de-Haute-Provence demande aux usagers de la route qui circulent entre Digne-les-Bains et Nice d’emprunter le réseau autoroutier (A51).

22 000 foyers privés d’électricité
Depuis hier, de nombreuses communes des Alpes du Sud sont privées d’électricité. À 9 heures, ce vendredi matin, Enedis estimait à 22 000 (14 000 dans le 04 et 8 000 dans le 05), le nombre de foyers impactés dont dans les Hautes-Alpes, essentiellement dans le sud du département. A 12 h, le fournisseur d'électricité revoyait son chiffre à la baisse : 19 500 foyers. "La mobilisation des équipes sur le terrain est importante et associée à une concertation avec les collectivités locales et les pouvoirs publics. Au total, ce sont plus de 140 techniciens d’Enedis et d’entreprises partenaires qui sont mobilisés. Les interventions sont rendues longues et délicates en raison des conditions de circulation difficiles avec des routes bloquées ou fermées (neige, arbre, …). Un hélicoptère et trois drones sont utilisés pour pouvoir survoler les lignes afin d’évaluer rapidement l’état des lignes. 40 nouveaux groupes électrogènes sont en cours d’acheminement depuis nos plateformes logistiques. Ils viennent compléter les 20 groupes électrogènes déjà présents sur le territoire", détaillait Enedis dans un communiqué.

Le fournisseur rappelle que « les fils tombés à terre sont dangereux et qu’il ne faut en aucun cas les toucher ».

Du côté 04, les secteurs de Barcelonnette et de Seyne sont également touchés par une coupure du réseau Orange. A 17 heures, les techniciens d’Enedis étaient toujours au travail au niveau de la commune de Beaujeu, au pied du col du Labouret. Enedis travaille sur un câble électrique sectionné. De Beaujeu à Selonnet, le réseau téléphonique est toujours coupé.

Encore 70 000 foyers sans électricité à cause d'une neige particulièrement lourde

La Drôme, l'Isère et l'Ardèche sont particulièrement touchés par les coupures d'électricité depuis les chutes de neige jeudi soir.
La situation est toujours délicate ce dimanche pour une partie des Français. 70 000 personnes sont encore sans électricité particulièrement dans la Drôme, en Isère ou en Ardèche selon Enedis à cause des chutes de neige tombées jeudi soir paralysant près de 200 000 foyers en Rhône-Alpes.

2200 salariés mobilisés
Interrogé par Franceinfo, Robin Devogelaere-Pozzo, directeur de la communication d'Enedis, explique pourquoi cette neige est particulièrement handicapante et empêche la réalimentation du réseau. Selon lui, les météorologues parlent de deux types de neige, et que celui tombé ce week-end est une neige "plus lourde et plus compacte" qui "s'accroche aux branches ou au réseau électrique".

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"Avec son poids, cette neige va faire vriller légèrement le câble électrique. Il va tourner sur lui-même et cela va créer un manchon. Le câble va être entouré de neige et cela peut causer une rupture. Il peut aussi y avoir des arbres arrachés", poursuit-il.

"Plus de 2200 salariés sont toujours mobilisés aux côtés des services de l'État et des collectivités locales. Plusieurs centaines de groupes électrogènes sont déployés sur le terrain", a ajouté l'entreprise samedi soir.

Huit personnes intoxiquées
En Isère, huit personnes ont été intoxiquées au monoxyde de carbone après avoir allumé un groupe électrogène pour se chauffer, dont un couple de 82 et 75 ans secouru en urgence absolue dans la nuit à Lieudieu, ont annoncé les pompiers. Leur état de santé samedi n'a pas été communiqué. Le groupe électrogène était installé dans le logement or un groupe électrogène doit être placé le plus loin possible des habitations, des portes et aérations pour éviter l'infiltration de gaz, selon les secours.

En Ardèche et dans la Drôme, c'est près d'une vingtaine de personnes dont cinq enfants qui ont été prises en charge pour maux de tête et vomissements après avoir été incommodées par le monoxyde de carbone provenant de leur appareil d'appoint.

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La neige précoce, qui est tombée en quantité sur ces départements jeudi, est lourde, gorgée d'eau et a endommagé de nombreuses lignes électriques, en en jetant certaines à terre. Enedis a mobilisé ses 2200 agents pour rétablir le courant mais ils se heurtent à des routes toujours bloquées et un épais brouillard à certains endroits.

Montpellier : des Gilets jaunes contrôlés, mais satisfaits de leur journée

Les derniers manifestants présents dans le centre-ville de Montpellier dressent un bilan positif du premier anniversaire d'un mouvement social inédit.
Le rendez-vous était donné dès 10 heures là où tout avait commencé, dans le sud de la ville, au rond-point des Près d'Arènes. Ce lieu stratégique s'est alors transformé en « village jaune » composé de tentes et de quoi s'alimenter pendant tout le week-end. Ici, la plupart des Gilets jaunes sont des fidèles de la première heure. D'autres, en retrait depuis plusieurs mois, sont revenus pour « fêter l'anniversaire ».

« Le pouvoir ne cède rien »
« On peine toujours autant pour finir les fins de mois. Le pouvoir ne cède rien, il durcit même le ton », déplore Pierre, 74 ans, venu d'un village voisin. Sur le rond-point, l'ambiance est conviviale. Les automobilistes roulent au ralenti et n'hésitent jamais à klaxonner en guise de soutien.

Clovis, 33 ans, vient des Cévennes, territoire dans lequel il exerce la profession de cordiste (travaux d'accès difficile). Le jeune homme s'inquiète pour « l'avenir de la société » et pour celui de ses enfants. « Nous vivons dans un modèle qui n'est pas viable. Tout s'effondre : aussi bien la nature que les acquis sociaux. »

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« À Paris, ça brûle, prenons exemple ! »
Ainsi, environ 250 Gilets jaunes chantent les traditionnels slogans anti-Macron et perturbent la circulation routière. La part importante de femmes et de personnes âgées ne faiblit pas. Mais au fil des heures, la tension monte. Plusieurs actions de blocage sont prévues, sans que la plupart des Gilets jaunes soient informés des modalités. En début d'après-midi, un groupe s'agace : « On ne va pas dormir ici ! Il faut bouger ! À Paris, ça brûle, prenons exemple ! » peut-on d'ailleurs entendre. L'un des leaders du rond-point garantit qu'il y aura bien « des surprises ».

Pendant ce temps, un important cortège qui s'était retrouvé place de la Comédie se dirige vers le sud-est. Direction le centre ludo-commercial Odysseum. Une poignée de Gilets jaunes du rond-point des Près d'Arènes rejoignent donc les manifestants engagés vers la périphérie. Rapidement, le rassemblement d'un millier de personnes est repoussé par les forces de l'ordre qui font usage de gaz lacrymogène. La manifestation se déploie alors vers le camp du rond-point des Près-d'Arènes. En chemin, la permanence du député LREM Patrick Vignal est dégradée. C'est la deuxième fois en l'espace de six mois.

La présence policière vécue comme une provocation
Réfugiées dans le « village jaune », les troupes se ravitaillent. Contrairement à ce que certains organisateurs avaient prévu, les manifestants ne trouveront jamais l'occasion d'agir sur l'autoroute A9. En même temps que le soleil commence à disparaître, les véhicules des forces de l'ordre entourent le rond-point. Les tensions sont ravivées. Alors que le lieu a été déclaré et autorisé en préfecture, les occupants vivent la présence policière comme une provocation. Les fonctionnaires essuient d'ailleurs une pluie d'injures. « Cassez-vous ! » haranguent les Gilets jaunes. Une grande partie du rond-point est recouverte par des tirs de gaz lacrymogène, ce qui sème un peu la panique. De nouveaux conflits éclatent entre les Gilets jaunes, notamment sur la stratégie à adopter pour la suite.

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À partir de 18 heures, plusieurs petits groupes regagnent le centre-ville. Dans les rues médiévales de l'Écusson, quelque 300 Gilets jaunes jouent au chat et à la souris avec les autorités publiques. Plusieurs altercations surviennent avec des familles qui voulaient profiter encore de leur samedi pour réaliser quelques emplettes. Deux Gilets jaunes sont accrochés sur le sommet de la fontaine des Trois Grâces sous les applaudissements de la foule. Aux jets de projectiles, les forces de l'ordre répliquent massivement par du gaz lacrymogène. La place de la Comédie et le parvis de l'opéra ne sont pas épargnés. Les passants non plus. La circulation du tramway est momentanément interrompue. Les brigades anticriminalité (BAC) sont très actives. Les heurts se poursuivent jusqu'à 20 h 30. Au total, une dizaine d'interpellations sont recensées.

Nekfeu : le rappeur manifeste au côté des Gilets jaunes à Paris

Pour les un an du mouvement, Nekfeu a décidé d'apporter officiellement son soutien aux Gilets jaunes à Paris
Il ne s'était encore jamais prononcé sur le mouvement. On sait désormais pour qui le cœur de Nekfeu balance. Comme l'a repéré BFM TV, le rappeur de 29 ans a partagé samedi 16 novembre sur les réseaux sociaux une vidéo tournée place d'Italie, à Paris. Nekfeu y affiche clairement son soutien au mouvement qui fête ses un an ce week-end, à l'occasion de l'« acte 53 ». Ainsi, dans une story publiée sur Instagram et relayée par la suite sur Twitter, l'interprète du « Bruit de ma ville » apparaît capuche sur la tête et, bien entendu, gilet jaune sur le dos. Poing levé, il s'exclame alors : « Joyeux anniversaire ! »



Sur les réseaux sociaux, Nekfeu accompagne sa vidéo d'un court message : « Grosse grosse force », écrit-il. Ces quelques mots sont eux-mêmes accompagnés de petites flammes émojis. Au loin, on voit un panache de fumée noire qui monte vers le ciel et de nombreuses personnes présentes sur les lieux. Avant lui, d'autres artistes avaient déjà affirmé leur position sur le mouvement des Gilets jaunes. Kaaris s'était ainsi affiché dès le 17 novembre 2018 avec un gilet jaune sur les réseaux sociaux. C'est également le cas de Brigitte Bardot qui avait également enfilé la célèbre chasuble pour montrer son soutien au mouvement de contestation.

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254 interpellations samedi
Ce dimanche, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a dévoilé le bilan de la journée de samedi. Interrogé par CNews/Europe1/Les Échos, le ministre de l'Intérieur a affirmé que 254 personnes avaient été interpellées la veille dans toute la France, dont 173 à Paris. Christophe Castaner a également souligné que, parmi ces interpellations, il y en avait « quelques-unes » qui étaient « symboliques », comme celle réalisée dans le dossier des policiers pourchassés qui ont dû se réfugier dans une laverie.

"On s'est fait gazer toute la matinée" : les revendications des "gilets jaunes" éclipsées par les violences, place d'Italie à Paris

amedi, les "gilets jaunes" étaient dix fois moins nombreux qu'il y a un an, selon le ministère de l'Intérieur. À Paris, des affrontements ont entraîné l'annulation d'une manifestation au départ de la place d'Italie.

Flambée de violences à Paris, samedi 16 novembre, pour le premier anniversaire du mouvement des "gilets jaunes". La préfecture de police de Paris a interdit une manifestation initialement autorisée place d'Italie, à Paris, en raison de nombreuses violences survenues dès la mi-journée. Peu de temps après l'annonce de cette annulation, les CRS ont tout fait pour évacuer la place d'Italie.

>> Après les violences de samedi, de nouvelles manifestations ce dimanche : suivez notre direct

Positionnés dans pratiquement toutes les rues adjacentes, les forces de l'ordre ont repoussé et fatigué les manifestants à coups de gaz lacrymogène et de canon à eau. Plusieurs dizaines de "gilets jaunes" ont finalement passé les cordons de sécurité, comme Isabelle : "On s'est fait gazer toute la matinée. On a jamais pu sortir, sauf là, à 15h30. Ils peuvent nous faire tout ce qu'ils veulent, je ne lâcherai pas", a-t-elle lancé, dépitée.

"La dérive autoritaire, on y est"
D'autres restent à distance et ne comprennent pas vraiment ce qu'il se passe. Gaëlle, habitante de Saint-Malo, n'était pas au courant que la manifestation avait été annulée : "On n'annule pas une manifestation ! Le droit de manifester, c'est un droit constitutionnel. On va vers une dérive autoritaire. On y est d'ailleurs". Elle l'avoue, lors des rassemblements, elle a peur de perdre un œil ou recevoir un coup de matraque.

Les violences de samedi ont en tout cas découragé certains manifestants de passer le week-end d'anniversaire dans la capitale. : "Si c'est pour se faire coincer et gazer dans une ruelle, ce n'est pas la peine", confie l'une d'entre eux, alors que de nouveaux rassemblements sont prévus dimanche à Paris.

C'est l'heure du nettoyage, place d'Italie, après quatre heures d'affrontement. Les habitants du quartier n'en reviennent pas. Pascale est venue constater les dégâts et elle avoue ne pas comprendre une telle violence. "Ça m'écœure un petit peu. Les arrêts de bus, le sol, les poubelles cramées, les voitures de gens qui, comme eux, ont peut-être du mal à finir les fins de mois et à s'en sortir... ça me désole. Le café du coin, ce n'est pas un McDo, ce n'est pas une grande chaîne, ce n'est pas une multinationale. Et ça, c'est triste."

"Ce n'est pas la fin, ce n'est que le début"
Mais ces violences ne sont pas de la responsabilité des "gilets jaunes" : c'est en tout cas le point de vue de Valérie. Quelques heures plus tôt, au cœur des affrontements, elle laissait éclater sa colère contre l'Etat et les forces de l'ordre. Elle les accuse d'avoir provoqué ces violences et ces dégradations. "C'est vrai qu'il y a eu des échauffourées, mais ça, ils le savaient très bien. C'est vrai que des gens ont cassé, ils le savaient très bien. Mais ils nous ont gazés !"

Quand on 'nasse' des gens à longueur de temps, à un moment donné, il y a des gens qui ne supportent plus cette soumission. Et on savait très bien en venant aujourd'hui qu'on allait nous la faire à l'envers.
Valérie, "gilet jaune"
à franceinfo

En fin d'après-midi, c'est dans le quartier des Halles que les manifestants se sont retrouvés pour un nouveau face à face avec les forces de l'ordre. C'est loin d'être fini, prévient Dragos, un "gilet jaune" de la première heure. "Ce n'est pas la fin, c'est juste le début du début ! Comme beaucoup de 'gilets jaunes', nous faisons la même analyse. Nous sommes dans l'hiver 1940-41, là. Nous sommes 3 à 5% de résistants, 20% de collabos qui savent ce qu'ils veulent et 80% d'attentistes. Moi et les gens autour de moi, nous savons que nous embarquons pour trois années minimum de résistance."

Les "gilets jaunes" prévoient de nouvelles actions dimanche, suite et fin de ce premier anniversaire du mouvement, en attendant la prochaine étape : ce qu'ils appellent la convergence des luttes avec la grève du 5 décembre

Gilets jaunes place d'Italie: "on est tombé dans un guet-apens de la préfecture", lance Besancenot

"On était bloqué pendant plus de deux heures, avec une majorité des manifestants qui étaient là et qui ne souhaitaient qu'une seule chose c'est sortir" a déclaré le porte-parole du NPA sur BFMTV.
Une manifestation des gilets jaunes place d'Italie ce samedi à Paris (13e arrondissement) a été annulée en début d'après-midi, à la suite de violences. Le préfet de police de Paris Didier Lallement a assuré dans un point presse qu'un "couloir de sortie" avait été ouvert, incitant les manifestants "encore de bonne foi au sein de cette manifestation" à l'emprunter "sans délai". Les fauteurs de troubles pourraient alors être arrêtés.

Mais selon le témoignage à BFMTV d'Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti Anticaptialiste, certains manifestants, dont lui-même, ont été empêchés de sortir de la zone. "On est tombé dans un guet-apens que nous a tendu la préfecture de police de Paris", lâche le militant, ajoutant "on n'interdit pas une manifestation au moment où elle doit commencer". Lui assure avoir appris l'annulation du rassemblement une fois sur la place.

"On était bloqué pendant plus de deux heures"
"On a été immédiatement nassé, c'est à dire dans l'impossibilité de sortir par aucune des ruelles, aucune des avenues. On était bloqué pendant plus de deux heures, avec une majorité des manifestants qui étaient là et qui ne souhaitaient qu'une seule chose c'est sortir, d'ailleurs c'était notre slogan", déclare-t-il sur notre antenne.

Il explique qu'avec d'autres manifestants, il a réclamé à plusieurs reprises aux forces de l'ordre de pouvoir quitter cette place d'Italie: "ça a été un refus catégorique à chaque fois, et pendant plus de deux heures on a été bloqués sur cette place, ça c'est la réalité, je l'affirme et je le confirme"

"Ça aurait pu finir très mal"
Le porte-parole assure avoir dû subir les charges des forces de l'ordre, gaz lacrymogène et canons à eau, sans pouvoir s'échapper. "Ça aurait pu finir très mal", souligne Olivier Besancenot.

Interrogé sur l'état du mouvement des gilets jaunes, le porte-parole a déclaré "que la révolte est profonde, et rien ne nous empêchera à terme de manifester". Il décrit un "ras-le-bol généralisé (...) la question de la misère et des inégalités sociales est toujours présente". Selon lui, les manifestations le samedi vont continuer. Il rappelle au passage l'appel à la grève interprofessionnelle le 5 décembre prochain.

Des policiers se sont-ils fait passer pour des black blocs lors de la manifestation des "gilets jaunes" samedi à Paris ?

Trois personnes, habillées en noir de la tête aux pieds, courent en direction d'un cordon de CRS qui finit par les laisser passer pour les mettre à l’abri. Cette vidéo de 28 secondes a été vue plus de 550 000 fois depuis sa diffusion, samedi 16 novembre, jour de mobilisation à Paris pour le premier anniversaire des "gilets jaunes". Postée sur le compte Twitter Le Général, elle est accompagnée du message suivant : "2 black blocs protégés par les CRS. Castaner, Pourquoi tes policiers sont déguisés en CASSEURS ? BFM attention si tu vois des casseurs ne dis rien ce sont juste des flics !"



le mot de l'éco. Une taxe carbone plus juste est-elle possible ?

C'est la hausse de la taxe carbone sur les carburants qui a été le déclencheur du mouvement des "gilets jaunes", il y a an. Une taxe qui pèse à 60% sur les ménages

Il y a un an, la hausse de la taxe carbone sur les carburants a été le déclencheur du mouvement des "gilets jaunes". Hausse qui a finalement été abandonnée par le gouvernement. Pourtant, la fiscalité écologique est l’un des moyens de faire évoluer les comportements.

D'autant que la France a des objectifs très ambitieux de réduction des gaz à effet de serre. Mais en l’état actuel, elle ne les atteindra pas sans un retour de la taxe carbone. C'est la conclusion que fait le Conseil des prélèvements obligatoires, un organisme rattaché à la Cour des comptes dans un rapport très complet paru cet automne.

D'ailleurs, même si elle a été gelée l’année dernière, cette taxe carbone fait bien partie des sujets de réflexion soumis à la convention citoyenne sur le climat. Dans le monde associatif, l’idée que la taxe carbone est l'un des moyens de favoriser la transition écologique fait son chemin, et cela dépasse le cadre des ONG de défense de l’environnement. Cette semaine, Oxfam, le Secours catholique et le Réseau Action Climat se sont associés pour lancer un simulateur destiné à évaluer les effets d'une taxe carbone dont les recettes seraient redistribuées vers les ménages les plus modestes.

Taxe carbone et justice fiscale
Premier déséquilibre : si on prend l’ensemble de la fiscalité environnementale, elle pèse à 60% sur les ménages. Les entreprises ne paient que 36% des impôts sur les énergies fossiles mais elles sont responsables de 61% des émissions des gaz à effet de serre.

Ensuite, la fiscalité environnementale, qui taxe essentiellement l’énergie, est ce qu'on appelle "régressive". Pour faire simple, proportionnellement, elle a plus d'impact sur les ménages les plus modestes. Les 10% de ménages les plus pauvres paient, proportionnellement à leurs revenus, 2,6 fois plus de taxe carbone que les 10% de ménages les plus riches. Alors que ces ménages plus aisés, émettent aussi plus de gaz à effet de serre.

Mais en cas de hausse de la fiscalité, ils peuvent plus facilement adapter leurs comportements, sans avoir à rogner sur des besoins essentiels. À la différence des familles les plus modestes.

Comment rendre la taxe carbone acceptable dans ses conditions ?
En faisant contribuer davantage les entreprises, et notamment les secteurs les plus polluants : c'est ce que préconise la Cour des comptes. Et puis, en assortissant la taxe de compensations ciblées, claires, pour les ménages les plus touchés : via des aides financières directes et ou la baisse d'autres impôts.

Autre levier pour que cette fiscalité soit mieux comprise et mieux acceptée : rendre son utilisation plus transparente pour financer des investissements environnementaux. Mais cela suppose de sortir d'une pure logique de rendement. Car pour l’état, l’enjeu financier est colossal : toute la fiscalité environnementale, c'est une manne de 87 milliards

Le chanvre, allié de la transition écologique

La fibre végétale est à l'honneur en ce moment au Pavillon de l'Arsenal à Paris où sont présentées 50 réalisations de 45 pays qui concourent au Fibra Award, premier prix mondial des architectures contemporaines en fibres végétales. L'occasion de revenir sur un matériau facilement disponible et pourtant souvent oublié en France : le chanvre.

La chanvre dans la construction

Associé à un liant souvent à base de chaud, le chanvre, et plus précisément, la chènevotte, partie ligneuse du chanvre, est un excellent matériau de construction. Il est en effet deux fois moins lourd et trois fois plus pliable que le béton normal et réduit les problèmes d'infiltrations et de moisissures dans les bâtiments.

Au-delà de son utilisation en tant que béton de chaux-chanvre, le chanvre constitue également un très bon isolant thermique et acoustique, et peut notamment être utilisé en toiture ou dans les combles.

Les atouts écologiques du chanvre

Le chanvre est un matériau biosourcé qui présente de nombreux atouts en matière d'environnement :

Il ne nécessite pas d’irrigation ni de traitements chimiques
Le chanvre est une véritable pompe à nitrates et à métaux lourds
1 ha de culture de chanvre stocke autant de CO2 qu’1 ha de forêt
Le processus de récolte et de transformation du chanvre est 100% mécanique (et pas chimique)
Le chanvre est une ressource renouvelable et ajustable
Les produits transformés à partir de chanvre sont compostables et/ou recyclables en fin de vie
La France, leader européen de la production de chanvre

La France est leader européen de la production de chanvre avec plus de la moitié des surfaces (environ 16 500 ha). Plus de 1 414 producteurs cultivent cette plante dans l'hexagone, dont de nombreux dans le département de l'Aube et de plus en plus en Ile de France.

Au-delà des producteurs, la filière française du chanvre a mis en place des structures opérationnelles afin de se développer sur l'ensemble du territoire.

Les producteurs de chanvre sont désormais représentés par la Fédération Nationale des Producteurs de Chanvre, tandis que l'Union des Transformateurs de Chanvre fédère les acteurs de la transformation du chanvre. L'association INTERCHANVRE, quant à elle, reprèsente la filière du chanvre industriel auprès des pouvoirs publics nationaux et communautaires et tente d'améliorer la visibilité de la filière auprès de la société civile.

Alors, à quand la rénovation énergétique des constructions existantes grâce à la filière française du chanvre ?

Dérèglement climatique et anticipation

Nous avons assisté ces derniers jours à des chutes de neige dites exceptionnelles en cette saison, mais ce n’est pas vraiment une surprise, car la météo nous avait prévenus.

Des chutes de neige dites exceptionnelles en cette saison ont frappé notre pays ces derniers jours. La météo nous avait prévenus grâce à un réseau de puissants calculateurs dont certains fonctionnent en peta flop, c’est une vitesse de calcul qui est d’un million de milliards d’opérations par seconde !

Canicules en été, vagues de grand froid en hiver
Pourtant, leurs prévisions ne sont pas sûres à 100% au-delà de quelques semaines, voire moins, mais suffisamment sûres en tous les cas pour anticiper. Dérèglement climatique ou pas, l'exception d’hier peut, aujourd’hui et demain, devenir la règle, canicules en été, vagues de grand froid en hiver. Il reste donc le choix : soit de modifier nos modes de vie avec des aménagements d’horaires ou du télétravail, pour ceux qui le peuvent, et à condition de ne pas être victime de panne électrique.

Mais si nous voulons à tout prix prendre la voiture, les collectivités doivent investir, par exemple, dans plus de matériels de déneigement, et plus de personnels, mais cela a un coût pour seulement quelques dizaines de jours par an. Et cela ne résout pas tout. S’adapter et/ou financer : il faut choisir !

En France, on répand en moyenne 700 000 tonnes de sel sur les routes par an
Pour les routes, on fait appel au préventif et au curatif en raclant et en salant souvent et au bon moment. Mais le sel est très dommageable pour l’environnement, il pollue les nappes phréatiques. On a même mesuré de la salinité dans nos lacs, il détruit la faune et la flore, et enfin il est corrosif, pour les véhicules. Et tout cela coûte cher. Les 700 000 tonnes de sel répandues sur les axes routiers chaque année représente 100 millions d'euros par an, personnels et matériels compris, sans compter les déneigements pour le ferroviaire et l’aérien.

Toutefois, on peut réduire la facture économique et environnementale en réduisant le sel, en le mélangeant, par exemple, avec de la roche volcanique, appelé pouzzolane. Et des techniques sont en expérimentation pour stocker de l’eau chaude sous la chaussée en été pour la restituer en hiver et faire fondre la glace.

Des techniques en expérimentation et des investissements
Pour l’aérien, on traite les pistes comme pour les routes, et on projette du glycol sur les ailes et le fuselage des avions pour retarder le givrage, il faut donc avoir suffisamment de bassins de rétention, ce qui n’est pas toujours le cas, au risque de polluer nos cours d’eau.

Pour le ferroviaire, on applique ce même produit sous les trains pour éviter les projections de glace qui provoquent des bris de vitres, ce qui peut être dangereux, notamment dans les croisements de trains.

Le glycol est également largement utilisé pour les voitures et véhicules routiers notamment dans les radiateurs. Produit en milliards de litres dans le monde, il est hautement toxique, donc à surveiller de près.

En Espagne, des milliers de poissons et crustacés retrouvés morts

L'hécatombe s'explique par l'augmentation des taux de nitrates dûs à l'agriculture elle-même à l'origine de l'évacuation d'eaux usées qui a ensuite entraîné un phénomène d'eutrophisation, une augmentation excessive de phytoplancton et autres microalgues.

Cette prolifération d'algues bloque les rayons du soleil, fait disparaître la végétation et perturbe les sédiments. De plus, une perturbation naturelle est venue empirer la situation : des pluies torrentielles ont ramené de la terre agricole riche en engrais et en nitrates. Une couche d'eau douce s'est formée sur une strate plus dense d'eau salée avec laquelle elle ne se mélange pas. Cela donne naissance à des amas d'eaux anoxiques qui manquent d'oxygène et qui, par conséquent, détruisent la faune et la flore de la lagune.


Les ONG tirent la sonnette d'alarme
Le procureur général a ouvert une enquête sur ce désastre écologique, dénoncé depuis plus de 20 ans par plusieurs organisations écologiques comme le WWF. Elles dénoncent une expansion urbaine et agricole incontrôlée et l'inaction des autorités politiques responsables de cet épisode de mortalité massive chez les poissons.

Des centaines de bélugas libérés dans les eaux russes

La prison des baleines a fermé ses portes. C'est la plus grande libération de cétacés en captivité de l'histoire. Médiatisés à partir de février 2019, ces bassins recouverts partiellement de glace, abritaient 10 orques et 87 bélugas dans des conditions précaires. Après l'indignation mondiale suscitée, le gouvernement russe avait annoncé la fermeture de l'endroit. C'est officiellement fait.

Des balises GPS pour la sécurité
Après plusieurs mois de réhabilitation, les derniers animaux ont été relâchés début novembre 2019. "Sur trois d'entre-eux, nous avons installé des balises GPS. La sécurité a été assurée par un navire de la garde côtière", détaille l'océanologue Pjotr Tyupeleev. L'Institut fédéral de recherche de la pêche et de l'océanographie a chargé ces bélugas sur des bateaux pour les emmener à 100 kilomètres de leur bassins, à Uspeniya Bay.

Les bélugas ont été relâchés très loin de l'endroit où ils ont été capturés et c'étaient des petits bébés quand ils ont été capturés donc c'est possible qu'ils ne retrouvent pas leurs familles.



Muriel Arnal
Fondatrice de l'ONG One Voice

Ce lieu n'est pas l'habitat d'origine de ces bélugas mais les autorités russes ont assuré qu'il s'agissait de la meilleure option au vu des conditions météorologiques et du budget disponible. "C'est possible qu'ils ne retrouvent pas leurs familles mais au moins ils n'ont pas été vendus au marché des delphinariums en Chine. Ils ne finiront pas dans une piscine en béton en Chine ou dans aucun autre delphinarium et c'est une superbe nouvelle", s'est réjouie Muriel Arnal, fondatrice de l'ONG One Voice.

L'ONG, The Whale Sanctuary Project émet cependant une réserve. Elle appelle à ce que le gouvernement russe mette en place un suivi à court-terme et à long-terme des 50 bélugas après leur libération.

Grèce : la mer envahie par le plastique

La Grèce entre en guerre contre le plastique. Pour sauver le tourisme dont dépend son économie, le gouvernement a promis d'interdire les produits plastiques à usage unique. Toute une mentalité qu'il faut changer.
Les eaux aux infinies variations de bleu font les délices des touristes. Avec ses 15 000 km de côtes et de plages, la Grèce offre une palette de paysages uniques en Méditerranée. Mais sous les eaux cristallines, le spectacle est tout autre. Des sacs plastiques par milliers s'accrochent aux roches et forment des coraux artificiels. Georgios est l'un des derniers petits pêcheurs de l'île de Salamina, à une heure d'Athènes. Il y a encore quelques années, ils étaient près d'une centaine à exploiter ces eaux très poissonneuses. Ils ne sont plus qu'une quinzaine aujourd'hui.



Chaque Grec produit 70 kg de déchets plastiques par an
"C'est difficile. Je ferai mieux de vendre des petits pains aux touristes sur les ferry-boats plutôt que de pêcher. Je gagnerai bien plus", explique-t-il. Car le poisson se fait rare. Le plus souvent, Georgios ne remonte que du plastique de ses filets. "Personnellement, je ne pêche plus que ça". Une mer asphyxiée par les déchets. Chaque Grec produit 70 kg de déchets plastiques par an, soit 20% de plus qu'un Français.

Marseille : cinq membres d’une famille intoxiqués au monoxyde de carbone

Dans la nuit de lundi à mardi dans le XVe arrondissement de Marseille, cinq membres d'une même famille ont été victimes d'une intoxication au monoxyde de carbone. Leurs jours ne sont cependant pas en danger.
C’est une famille domiciliée dans le XVe arrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône) qui s’est sentie incommodée dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 novembre. Trois enfants de 3, 5 et 7 ans et leurs parents de 26 et 30 ans ont alors été pris, en même temps, de maux de tête et de nausées. Comme le rapporte le site de La Provence, ces signes pouvaient être les symptômes d’une intoxication au monoxyde de carbone.

Intoxiquée au monoxyde de carbone, une famille depuis hors de danger
Les marins-pompiers sont intervenus sur place et ont confirmé l’intoxication. Les membres de cette famille n’ont cependant été que légèrement touchés, et leur pronostic vital n’est, par conséquent, pas engagé. Dans ce cas précis, l’origine de l’intoxication n’a pas été indiquée.

Des recommandations pour éviter les accidents
Le monoxyde de carbone se dégage principalement des appareils de chauffage ou de cuisson fonctionnant “au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fuel ou à l’éthanol”. Pour prévenir tout cas d’intoxication, il est recommandé d’observer quotidiennement un renouvellement de l’air dans le logement. Pour cela, dix minutes suffisent. Il est également vivement conseillé de dégager les aérations. Ces appareils de chauffage doivent de même être entretenus et faire l’objet d’un contrôle chaque année. Enfin, il est hautement déconseillé de se servir d’une cuisinière, d’un barbecue ou d’un brasero comme moyen de chauffage de secours. D’une manière plus simple, les appareils électriques apparaissent sécurisants sur la question puisque n’émettant pas de monoxyde de carbone.

Incivilités : le « cri d’alarme » des maires de petites et moyennes communes à Emmanuel Macron

Avant l’ouverture solennelle par Emmanuel Macron du congrès des maires mardi, les élus déplorent « la multiplication de dégradations d’une rare violence » sur leurs territoires et réclament plus de « moyens humains, matériels et logistiques ».

Des édiles et associations d’élus de petites et moyennes communes lancent un « cri d’alarme » à Emmanuel Macron, avant le congrès des maires de France, pour réclamer « plus de moyens humains, matériels et logistiques » face à la « recrudescence » des incivilités et de la délinquance.

« Chaque jour dans nos communes, nous constatons la dégradation rapide du 'vivre ensemble’ au profit d’une tension sociale qu’alimentent la recrudescence d’incivilités et d’actes délictueux », écrivent les élus, dans une tribune publiée dimanche dans le JDD.

Des administrés « désemparés »
Avant l’ouverture solennelle par Emmanuel Macron du congrès des maires mardi, les signataires, dont François Rebsamen (PS), président de la FNSER (Fédération nationale des élus républicains et socialistes) et maire de Dijon, Christophe Bouillon (PS), président de l’association des petites villes de France, Marc Vuillemot, président de l’association Ville et Banlieue et une cinquantaine de maires « de toutes obédiences » se disent sollicités au quotidien par des administrés « de plus en plus désemparés ».

Ils évoquent « la multiplication de dégradations d’une rare violence commises par une minorité agissante qui ne recule plus devant rien, la banalisation de l’économie parallèle, l’omniprésence de rodéos de motos et/ou de voitures troublant en permanence l’ordre public ».

Le tout favorisant le « sentiment désespérant d’une société en échec » face au « chacun pour soi » et « l’impunité des délinquants ».

Plus de moyens humains, matériels et logistiques
« Nous demandons le retour immédiat de l’action publique concrète de l’Etat sur nos territoires, ce qui signifie, pour nous, plus de moyens humains, matériels et logistiques », écrivent-ils, constatant « que les effectifs de police et de gendarmerie déployés (…) sont insuffisants », et que « les moyens humains, matériels et logistiques font également défaut à l’institution judiciaire » pour prévenir la récidive.

Leur « cri d’alarme », disent les élus, est aussi « motivé par de très vives inquiétudes quant à l’évolution des effectifs et à la modification de la carte judiciaire actuellement en discussion dans le cadre de l’examen parlementaire du Projet de Loi de Finance (PLF) » 2020.

Ils appellent à « un redéploiement spécifique et pertinent des moyens et des effectifs pour assurer un meilleur maillage territorial et une plus grande réactivité des services sur le terrain », et suggèrent de revoir les « attributions ou périmètres » de certains commissariats ou gendarmeries.

Huile de palme : l'avantage fiscal supprimé, revers pour Total

Après un second vote vendredi 15 novembre, les députés ont retiré l'huile de palme de la liste des biocarburants qui bénéficient d'un régime fiscal favorable. La veille, ils avaient voté le contraire.

C'est un rétropédalage en bonne et due forme. Vendredi 15 novembre en début de soirée, les députés sont revenus sur leur décision : l'huile de palme ne bénéficiera finalement pas d'un avantage fiscal réservé aux biocarburants. Pourtant, un amendement dans ce sens avait été adopté en catimini dans la nuit de jeudi à vendredi sans même être débattu dans l'hémicycle.

Hulot en colère
De quoi déclencher la colère des écologistes. "Dans une séance de nuit à l'Assemblée nationale, je le dis dans une colère que vous sentez, profitant qu'il n'y avait pas grand-monde, on a prolongé l'avantage fiscal sur l'huile de palme jusqu'en 2026", a déploré l'ancien ministre de l'Environnement Nicolas Hulot.



Face au tollé provoqué par cette décision, le gouvernement est monté au créneau dans la journée pour réclamer un second vote. La mesure aurait largement avantagé le groupe Total. L’huile de palme représente 70 millions d'euros d'avantages fiscaux pour Total. Le groupe pétrolier a inauguré cet été la raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), près de Marseille et comptait sur cet avantage fiscal. Cette volte-face de l'Assemblée nationale vient clore 24 heures de polémique. La culture des palmiers à huile est l'une des principales causes de déforestation, notamment en Asie.

Huile de palme : l’Assemblée la maintient parmi les biocarburants, colère des écologistes

Des associations écolos ont fustigé « le lobbying éhonté de Total ». En 2018, les députés avaient voté la sortie de l’huile de palme des biocarburants et de leur régime fiscal favorable. En 2019, ils ont fait marche arrière

Le 14 novembre 2019 à 22h37, modifié le 15 novembre 2019 à 11h11
Les députés ont voté jeudi sans débat un report à 2026 de l'effacement de l'huile de palme de la liste des biocarburants, une décision aussitôt dénoncée par les associations écologistes qui fustigent « le lobbying éhonté de Total ».

L'Assemblée avait pourtant voté l'an dernier la sortie de l'huile de palme des biocarburants, qui bénéficient d'un régime fiscal favorable. Total produit actuellement du carburant à base d'huile de palme dans la nouvelle bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), près de Marseille.

Pas le moindre débat
En plein examen du budget 2020, les députés ont soutenu jeudi une mesure défendue par des élus MoDem, LREM et LR des Bouches-du-Rhône en faveur d'un report à 2026 de cette sortie.

L'amendement, qui a reçu un avis favorable du gouvernement et défavorable du rapporteur général Joël Giraud (LREM), n'a pas été défendu au micro en séance et n'a pas fait l'objet du moindre débat.

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Les députés signataires expliquent dans leur amendement vouloir « laisser une période transitoire suffisante de stabilité fiscale et réglementaire aux acteurs économiques français «, […] dans un calendrier (de sortie) deux fois plus rapide que celui proposé par l'Union européenne «.

Matthieu Orphelin : un « recul déplorable »
Ce vote a suscité l'ire des Amis de la Terre. Selon cette association écologiste, « les députés de la majorité, avec la complicité du gouvernement, viennent de céder au lobbying éhonté de Total ».

« Recul déplorable (et en catimini) sur l'huile de palme. […] La déforestation importée est un fléau, il ne faut pas reculer! Une belle victoire pour Total qui peut sabrer le champagne ce soir. Honteux! », a réagi le député Matthieu Orphelin. Ce proche de Nicolas Hulot avait quitté LREM en février.

Elon Musk veut transporter un million de personnes sur Mars

Le milliardaire américain Elon Musk annonce un nouveau projet fou : une colonie d'un million de personnes sur Mars.

Elon Musk, le patron de SpaceX, veut coloniser Mars. Pour ce faire, il construirait une fusée géante baptisée Starship. Elle serait la plus puissante de l'histoire : 50 mètres de haut, 9 mètres de diamètre, équipée de 37 moteurs capables d'emporter 150 tonnes de marchandise et une centaine de passagers en orbite directement de la Terre à Mars. Le voyage durera six mois pour effectuer 60 millions de km.

Le cycle de la Lune en 28 photos

Le milliardaire américain assure qu'il va pouvoir amener un million de colons sur Mars en 20 ans. Mais les problèmes logistiques sont immenses. D'après la Nasa, d'un point de vue médical, c'est impossible. Il a promis des tests en orbite dans deux ans.

Dans les Alpes italiennes, une photographe a pris une photo de la Lune toutes les 24 heures et 40 minutes exactement. En 28 photos, on voit tout le cycle du satellite de la Terre.

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Intempéries dans le Sud : 186 communes reconnues en état de catastrophe naturelle

Près d'une centaine de ces communes se trouvent dans l'Hérault et une quarantaine dans l'Aude. Les autres se situent dans les Bouches-du-Rhône, les Pyrénées-Orientales, le Var et le Vaucluse.

Un total de 186 communes de six départements du sud de la France frappées par les violentes intempéries des 22 et 23 octobre ont été reconnues en état de catastrophe naturelle, selon un arrêté publié jeudi 31 octobre au Journal officiel. Près d'une centaine de ces communes se trouvent dans l'Hérault et une quarantaine dans l'Aude. Les autres se situent dans les Bouches-du-Rhône, les Pyrénées-Orientales, le Var et le Vaucluse. La liste des communes concernées est disponible sur le site de Legifrance.

Cette reconnaissance permettra de déclencher des indemnisations exceptionnelles pour les victimes de ces intempéries, qui ont engendré inondations et coulées de boue. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait souhaité le 24 octobre "que la procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour les communes concernées soit accélérée".

Le ministre avait alors fait état de trois décès liés à cet épisode de violentes pluies, dont une femme retrouvée inanimée dans des vignes dans l'Hérault après être sortie de chez elle. Concernant les deux autres décès, recensés dans le Gard et des Pyrénées-Orientales, les préfectures locales avaient toutefois indiqué que le lien avec les intempéries n'était pas établi.

Participation, blessés, coût... Un an de gilets jaunes en chiffres

Presque un an après l'acte 1 du 17 novembre 20198, le point sur les données à retenir de cette mobilisation inédite.
Le 17 novembre 2018, les gilets jaunes organisaient l'acte 1 de leur mouvement. Quasiment un an après, L'Express fait le point en chiffres sur cette mobilisation.

Participation et popularité
Le samedi 17 novembre 2018, premier jour du mouvement des gilets jaunes, 282 000 personnes se sont mobilisées en France. Le record, en un an de mouvement.

Depuis, la mobilisation n'a fait que décroître. Pour l'acte 50, le 26 octobre, ils n'étaient plus que quelques milliers 13 250 dans toute la France, selon le Nombre jaune, un groupe Facebook de gilets jaunes qui recense la participation chaque samedi. Et encore quelques milliers ce samedi.

Le 28 novembre, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, 84 % des Français soutenaient le mouvement. Le 3 octobre, selon une enquête Elabe, ils n'étaient plus que 47 %.

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Aux élections européennes, 2 listes ont été créées par des membres du mouvement des gilets jaunes. La première, l'Alliance Jaune, avec à sa tête le chanteur Francis Lalanne, englobait plusieurs initiatives, dont le Ralliement d'initiative citoyenne (RIC), dont Ingrid Levavasseur, figure médiatique des gilets jaunes, avait pris la tête avant de se rétracter. Après avoir quitté la liste RIC, Christophe Chalençon, autre visage médiatisé, et controversé, avait lancé Evolution citoyenne. Résultats : 0,54% pour la liste de Lalanne, à peine 0,1% pour celle de Chalençon.

Décès, blessés et justice
En un an, 11 personnes ont perdu la vie au cours des manifestations. Aucune depuis janvier. Deux gilets jaunes ont succombé à des crises cardiaques. L'Algérienne Zineb Redouane, 80 ans, est morte dans son appartement à Marseille, après avoir reçu une grenade lacrymogène au visage pendant une marche de gilets jaunes. Les autres victimes l'ont été dans des accidents de la route.

Il y a eu 4439 blessés, selon un décompte du ministère de l'Intérieur arrêté au 4 octobre. 1944 côté forces de l'ordre (policiers et gendarmes surtout, quelques pompiers aussi). 2495 côté gilets jaunes. Parmi eux, 24 ont été éborgnés, 5 ont eu la main arrachée, un a été amputé d'un testicule et un a perdu l'odorat, selon le journaliste indépendant David Dufresne.

La place Beauvau a recensé 12 908 tirs de LBD (lanceurs de balle de défense) depuis le 17 novembre. Au total, 12 107 personnes ont été interpellées en six mois, dont 10 718 ont été placées en garde à vue. Il y a eu, selon les derniers chiffres de la Chancellerie, près de 2000 condamnations, dont 40 % à de la prison ferme, et autant d'affaires classées sans suite.

313 enquêtes pour des soupçons de violences policières ont été ouvertes par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Les deux tiers d'entre elles ont été transmises à la justice, selon le ministère de l'Intérieur. 23 enquêtes concernent la gendarmerie, par le biais de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale. Cinq ont été transmises au parquet.

Impact économique
En mars 2019, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire avait chiffré le coût des dégradations à 200 millions d'euros. Du 17 novembre au 29 mai dernier, les assurances ont évalué les préjudices matériels à 217 millions d'euros, dont plus de la moitié ont touché des artisans, commerçants et prestataires de services.

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L'impact des gilets jaunes sur l'économie française

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Un rapport parlementaire présenté en juillet 2019 chiffrait les pertes pour les professionnels du secteur hôtellerie-restauration à 850 millions d'euros. 2987 radars automatiques ont été endommagés, dont 2410 détruits, ce qui a coûté 23 millions d'euros. La surmobilisation de milliers de fonctionnaires et militaires chargés de la sécurité a représenté une charge de 45,98 millions d'euros, 30 millions pour la police, 16 millions pour la gendarmerie.

Selon l'Insee, la croissance française a perdu 0,1 point à cause de la contestation. Un impact "relativement modéré" selon l'institut, équivalent à celui de la grève de la SNCF en 2018. Mais l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), notait néanmoins que sur le long terme, le taux de croissance du pays devrait augmenter de 0,3 point de PIB, grâce aux mesures d'urgence mises en place sous la pression des gilets jaunes.

« Je n’ai jamais vu ça, un durcissement aussi violent » : des agents de Pôle emploi « horrifiés » par la réforme

        TOUJOURS LES MEME QUI MORFLE C CEUX QUI ONT LE MOINS Qui Doivent Encore Trinqué 

La réforme de l’Assurance-chômage entre en vigueur ce 1er novembre. 1,3 million de demandeurs d’emploi, dont les plus précaires, verront leurs indemnités baisser dans l’année qui vient. Basta ! a rencontré des agents de Pôle emploi qui décryptent le nouveau système et ses conséquences.

C’est une véritable machine à fabriquer de la pauvreté qui va se mettre en branle à partir du 1er novembre. Même les agents du Pôle emploi en prennent le vertige. « Je n’ai jamais vu ça, un tel durcissement, aussi violent, lâche Aurélie, agente dans l’ouest de la France depuis dix ans. On touche les gens au portefeuille, on ne leur laisse plus de solutions. » L’objectif annoncé de la réforme : économiser 3,4 milliards d’ici fin 2021. Tout en mettant au passage un énorme coup de pression sur les demandeurs d’emploi, une nouvelle fois rendus responsables de leur situation.

Ces économies drastiques seront entièrement financées par les demandeurs, et plus particulièrement par les plus précaires d’entre eux – en intérim ou en CDD. La première étape démarre ce 1er novembre, avec un durcissement des conditions qui permettent d’ouvrir ses droits à l’assurance-chômage. La seconde débutera le 1er avril 2020, avec une chute brutale du montant des indemnisations.

Au total, la moitié des personnes indemnisées – principalement celles qui n’ont pas pu travailler à temps plein pendant au moins un an – verront leurs droits réduits, voire supprimés. Soit 1,3 million de personnes parmi les 2,7 millions qui bénéficient actuellement d’une indemnisation – sur, au total, 6 millions de personnes inscrites au Pôle emploi.

« Beaucoup de gens vont aller émarger au RSA »
« Cette réforme est effrayante, confirme Daniel, conseiller Pôle emploi depuis de nombreuses années. Il y aura une chute brutale des montants d’indemnisation pour celles et ceux qui ont des périodes de travail hachées. Beaucoup de gens vont aller émarger au RSA. »

Pour le moment, le gouvernement n’a pas évalué l’importance du report vers les minima sociaux pour les personnes qui perdront leurs droits à l’indemnisation. Quand elle a présenté la réforme, en juin 2019, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a même promis qu’il s’agissait d’une réforme « contre la précarité ». Le durcissement des conditions d’entrée à Pôle emploi permet d’en douter.

À partir du 1er novembre, pour pouvoir s’inscrire comme demandeur d’emploi, il faudra avoir travaillé six mois au lieu de quatre (soit désormais 910 heures, ou 130 jours). Quant à la période de référence, celle sur laquelle l’Unédic se penche pour comptabiliser les heures passées à travailler, elle baisse de 28 à 24 mois.

Certaines personnes qui, dans l’ancien système, auraient pu être indemnisées en ayant travaillé par exemple 6 mois sur les 28 derniers mois, n’auront plus accès à l’assurance-chômage. Auparavant, il fallait avoir travaillé en moyenne un jour sur sept pour ouvrir ses premiers droits. Il faudra désormais avoir travaillé un jour sur quatre !

Intoxication aux champignons : un mort, deux hospitalisés dans les Deux-Sèvres

Les « bolets » ramassés dans la forêt n’en étaient pas. Une femme de 49 ans est décédée. Son mari et sa belle-sœur étaient samedi en réanimation au CHU de Tours.

Par Le Parisien avec AFP
Le 2 novembre 2019 à 17h41
Une femme de 49 ans est morte dans les Deux-Sèvres, deux personnes ont été hospitalisées dans un état grave, victimes d'une intoxication après avoir mangé des champignons vénéneux, vraisemblablement des amanites phalloïdes, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Le corps de la victime a été découvert vendredi matin par son mari, à leur domicile de La Chapelle-Saint-Laurent. L'homme, lui-même très malade, tout comme sa sœur qui séjournait chez eux, a appelé les secours qui ont constaté le décès, a-t-on précisé auprès de la gendarmerie.

Le mari et la sœur ont été hospitalisés initialement à Faye-l'Abbesse, dans les Deux-Sèvres, puis au Centre antipoison du CHU de Tours, où ils étaient samedi en réanimation, a confirmé à l'AFP l'Agence régionale de santé Nouvelle Aquitaine.

Ils pensaient consommer des bolets
Une enquête pour « recherche des causes de la mort » a été ouverte, et une autopsie devait être pratiquée. Selon les premiers éléments, les trois personnes auraient ramassé mardi en forêt des champignons, qu'ils pensaient être des bolets, et les auraient consommés le soir même, avant d'être pris de violents vomissements, quelques heures plus tard, puis mercredi et jeudi.

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L'ARS a dans un communiqué samedi rappelé à la vigilance « après une série de récentes intoxications et des conditions météo favorables » au ramassage des champignons. Dans le moindre doute, elle appelle « à ne pas consommer » un champignon avant de le faire « contrôler par un spécialiste », pharmaciens ou société de mycologie.

Près de 500 empoisonnements en deux semaines
L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) avait publié une mise en garde la semaine dernière, après une « forte augmentation » des intoxications aux champignons : 493 cas (dont un grave) signalés en deux semaines en octobre aux centres antipoison, contre un total variant entre 4 et 90 cas par semaine pour les trois mois précédents.

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