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Ecologie : l’Assemblée adopte le budget 2019

La lutte contre le changement climatique est l’une des priorités de cette enveloppe, avec des taxes sur les carburants et des aides à la transition écologique.

L’Assemblée nationale a adopté dans la nuit de lundi 5 à mardi 6 novembre le budget 2019 du ministère de l’écologie, en hausse de 3,1 %, à 34,2 milliards d’euros, après un débat sur la hausse de la fiscalité verte critiquée par l’opposition. Parmi les priorités du budget, en progression d’un milliard d’euros, figure la lutte contre le changement climatique dont l’un des leviers est la contribution climat énergie (CCE).
Dans ce cadre, les taxes sur le gazole augmenteront de 6,5 centimes par litre et celles sur l’essence de 2,9 centimes au 1er janvier 2019.

Mais cette fiscalité verte, assumée par le président Emmanuel Macron, suscite la grogne des automobilistes mécontents de la hausse du diesel en 2018 déjà partiellement due à la taxe écologique, certains appelant à bloquer les routes le 17 novembre prochain.

Lire aussi : Prix du carburant : un débat pollué par des intox

« Assumer les choix »
Autre pomme de discorde, la suppression de la taxation réduite sur le gazole non routier utilisé par les engins de chantier contre laquelle des opérations escargot ont été menées lundi en Champagne-Ardenne. « Il faut assumer des choix pas toujours faciles », a reconnu le ministre de l’écologie François de Rugy, défendant le « verdissement de la fiscalité » comme « un levier de changement des comportements ».

Il a rappelé le retard dans ce domaine de la France, « classée 17e en 2016 sur 28 pays européens pour la part de la fiscalité environnementale dans la fiscalité globale ».

L’opposition n’a pas ménagé ses critiques contre cette mesure dénoncée comme « punitive », « inégalitaire » et détournée de son objet. « Comment voulez-vous que les Français acceptent cette fiscalité verte alors qu’ils savent que seul un quart de ces prélèvements sera affecté à l’amélioration de l’environnement, le reste tombant dans le budget général de l’Etat », a lancé Martial Saddier (LR) dénonçant « un choc fiscal sans précédent ». « Agir, ne peut pas être uniquement taxé, surtout ceux qui n’ont pas le choix de leur transport », a abondé le socialiste Guillaume Garot. « La transition énergétique ne peut pas servir de prétexte à des mesures de rendement budgétaire », a-t-il ajouté.

Lire aussi : « Le prix du gasoil nous met à poil » : des opérations escargot menées par des entreprises de travaux publics

« Entendez les cris et grognements de nos territoires », a lancé Sophie Auconie (UDI-Agir) plaidant pour ceux qui, dans le monde rural, « ne peuvent se passer de leur automobile ».

Prime à la conversion des véhicules
Loïc Prud’homme (LFI) et Gabriel Serville (GDR) ont regretté que les recettes de la TICPE ne soient pas en totalité ou en majorité consacrées à la transition énergétique, François Michel Lambert (Libertés et territoires) appelant à rétablir « une égalité des Français devant la mobilité ».

Parmi les autres mesures-phares du budget 2019, 7,3 milliards d’euros (+ 1,3 %) seront investis pour financer le développement de l’éolien, du solaire ou du biogaz.

Les ménages bénéficieront de l’augmentation de 50 % des crédits de la prime à la conversion des véhicules (qui peut aller jusqu’à 2 500 euros) destinée à retirer de la circulation les véhicules anciens les plus polluants. Le bonus écologique est également conforté pour les véhicules électriques et élargi aux hybrides électriques rechargeables.

Les plus précaires profiteront de la hausse de 150 à 200 euros du chèque énergie pour les aider à payer leur facture énergie.

Enfin, les transports bénéficieront de 300 millions d’euros supplémentaires pour un budget de sept milliards avec un accent mis sur l’entretien des réseaux existants et le développement du plan vélo (350 millions d’euros sur sept ans).

"Momo challenge" mortel: un père porte plainte contre l'État

Le père d'un adolescent retrouvé mort à la suite d'un défi porte également plainte contre YouTube et Whatsapp.
Un père a porté plainte ce lundi près de Rennes pour "mise en danger de la vie d'autrui" contre YouTube, Whatsapp, un site de rencontres pour adolescents et contre l'État après le décès de son fils de 14 ans mi-octobre, a-t-il déclaré. Le procureur de la République de Rennes, Nicolas Jacquet, a confirmé ce dépôt de plainte auprès de la gendarmerie de La Guerche de Bretagne.
Retrouvé mort dans sa chambre chez ses parents, pendu avec sa ceinture de kimono, Kendal, bien inséré dans la vie et plein de projets, ne se serait pas suicidé selon sa famille mais aurait été pris au piège via "Momo Challenge". Accessible par la messagerie instantanée WhatsApp, ce jeu macabre menace ses participants en les incitant à commettre des actes dangereux pouvant aller jusqu'à la mort. "J'accuse YouTube, Whatsapp et rencontre-ados.com de ne pas protéger les jeunes", a affirmé René Gattino. "J'estime que l'État n'a pas pris suffisamment en compte les dangers que représentent ces sites pour les jeunes", a-t-il poursuivi.

"Quand ça vous tombe dessus, on ne comprend pas (...) On se croyait tranquille à la campagne. Mais internet, c'est partout et on ne le sécurise pas", a-t-il dénoncé. En dépit de son âge, il explique ainsi avoir pu s'inscrire lui-même sur rencontre-ados.com.

Alerter l'opinion publique
Par ces démarches, la famille veut avant tout alerter l'opinion pour éviter, dit-elle, d'autres drames de même nature. "L'enquête et notamment les investigations techniques se poursuivent activement pour tenter de déterminer les circonstances exactes du décès", a précisé lundi le procureur. Peu après le décès, le magistrat avait également précisé que les enquêteurs examinaient si l'éventuelle "qualification de provocation au suicide sur des mineurs de 15 ans" pouvait être retenue.

Avant la rentrée, le député La République en marche des Hauts-de-Seine Gabriel Attal, devenu secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale, avait adressé une question au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb pour l'alerter sur les dangers du "Momo Challenge".

Le député pointait la "pression psychologique sur les plus jeunes" qui "les met en danger en les obligeant à réaliser des défis de plus en plus dangereux". En 2017 la police nationale avait mis en garde contre les risques d'un jeu similaire le "Blue whale Challenge" qui poussait les jeunes à relever pendant 50 jours des défis chaque fois plus dangereux jusqu'à la dernière étape: le suicide.

Pourquoi il ne faut jamais faire bouillir deux fois l'eau du thé ?

On a tous fait bouillir l'eau de notre thé deux fois... une petite erreur qui pourrait toutefois présenter un grand danger !
Faire bouillir l'eau de notre thé dans une bouilloire ou dans une casserole... oublier notre thé... refaire bouillir de l'eau à nouveau... un comportement anodin qu'on fait tous mais qui n'est pas sans conséquences...

Une fois bouillie, l'eau change de composition

Lorsque l'eau est portée à ébullition, elle change de composition. Lorsqu'elle boue, des gaz s'en échappent sous forme de vapeur, mais cette vapeur contient des composés volatils qui vont venir se déposer à la surface de l'eau une fois refroidie. Lorsque l'on fait bouillir l'eau de nouveau, les composants volatils vont rester dans le liquide, bouillir de nouveau et devenir toxiques... La composition de l'eau va encore se trouver modifiée, mais pas en bien !

Des composés toxiques dans l'eau bouillies deux fois

L'eau portée deux fois à ébullition va générer des nitrates : lorsqu'ils sont soumis à une forte température, ils deviennent cancérigènes. On retrouve aussi de l'arsenic... pas besoin d'en dire plus !

Alors la prochaine fois, on vide notre bouilloire et on la remplie avec de l'eau fraîche pour éviter de s'empoisonner !

Pourquoi la fourrure choque plus que la viande ? (Réponse aux commentaires sur Aya Nakamura)

Un manteau de fourrure dans un street style, et des dizaines de commentaires outrés, choqués, déçus. Pourquoi madmoiZelle laisse-t-elle montrer de la fourrure, en 2018 ?

De la fourrure, à la Une sur madmoiZelle : quelle est cette incohérence ?!

Comment peut-on être LE premier média mainstream à avoir parlé de véganisme, à déconstruire les idées reçues autour du végétalisme dès 2012…

Et accepter à sa Une, en 2018, une vidéo montrant une chanteuse arborant un manteau d’hiver avec de la fourrure ?

Éthique et fourrure côté, pile
Pourquoi la fourrure choque ? Qui, en 2018, défend encore l’idée qu’il est OK de dépecer des animaux pour en faire des articles de mode ?

Merci Brigitte Bardot, qui a utilisé son aura médiatique au sommet de sa gloire pour faire la lumière sur le massacre des bébés phoques, les blanchons, chassés et tués pour récupérer leur sublime fourrure blanche.
C’était les années 70, Bardot partait au Canada pour attirer l’attention du monde entier sur le commerce des peaux de phoques.

Et grâce à sa mobilisation, la France interdit la même année l’importation de ces peaux.

Cinquante ans plus tard, la Fashion Week de Londres bannit la fourrure de ses podiums pour son édition 2018. Splendide.
Éthique et fourrure, côté face
Bardot sur la banquise dans les années 70, c’était avant Internet, avant les réseaux sociaux, avant que chacun et chacune n’ait droit à une tribune du haut de ses retweets et de ses partages.

Je me demande comment nous commenterions aujourd’hui une mobilisation semblable à celle que mena Brigitte Bardot…

Au départ, elle s’insurge contre la pratique de la chasse aux phoques par les populations inuits, qui ont toujours chassé cet animal pour leur propre survie.

Certes, les Inuits chassent le phoque, mais ce n’est pas pour s’en faire des manchons fashion. Ils récupèrent tout sur l’animal, la peau, les os, la graisse, les huiles, et bien sûr la fourrure.

Depuis les années 60, les défenseurs des droits des animaux sont dans un bras de fer permanent avec les représentants Inuits, qui défendent leur mode de vie et leurs traditions.

Et d’un point de vue purement écologique, le débat est ouvert : les Inuits n’ont pas intérêt à ce que les phoques disparaissent, donc ils sont les premiers attentifs à la préservation de l’espèce. Leur prélèvement doit être raisonnable.

Si on leur interdit la chasse de ces animaux, on leur demande donc de changer leurs modes de vie.

Compte tenu du climat local, si on leur demande d’arrêter de chasser le phoque pour se nourrir et se vêtir, ça veut dire importer.

L’importation d’autres produits de consommation, dont de nombreux d’origine animale également, avec un bilan carbone sans doute beaucoup plus élevé qu’un phoque égorgé à quelques pas de chez toi.

Pas de cynisme ici, juste des questions posées en toute objectivité : l’éthique n’est pas une évidence.

Éthique et fourrure, en perspective
Revenons à la fourrure : tant mieux si l’Histoire nous a permis d’avancer plus vite sur ce sujet que sur d’autres, c’est toujours une victoire.

Je comprends qu’on dépèce une bête pour survivre à l’hiver, je ne comprends pas qu’on le fasse pour avoir l’air plus stylée sous les terrasses chauffées — une autre aberration écologique contemporaine !

Mais pourquoi seule la fourrure choque à ce point, alors qu’on peut en récolter certaines sans tuer l’animal ?

Ce qui n’est pas le cas du cuir, par exemple, beaucoup plus répandu que la fourrure, et qui pour le coup, ne peut pas être récupéré sans tuer le propriétaire de la peau.

Car le cuir, c’est la peau d’un animal, dois-je le rappeler ?



Montpellier : manifestation sur l’A709 contre la hausse des carburants

L’appel national à une manifestation d’envergure le samedi 17 novembre à Paris pour condamner la hausse du prix des carburants aura des répercussions à Montpellier. Un collectif s’est fraîchement créé, en effet pour organiser une opération escargot dans les deux sens, sur le tronçon gratuit de l’A709, entre les jonctions Montpellier-Saint-Jean-de-Védas et Saint-Aunès-Vendargues.

« Nous roulerons au pas pour manifester notre mécontentement et en bonus, nous en profiterons pour admirer le paysage », écrivent les organisateurs de cette manifestation sur leur page Facebook, invitant les contestataires à « user du klaxon et des warnings ». Les professionnels, frappés de plein fouet par de nouvelles augmentations des tarifs aux pompes au début de l’année prochaine devraient participer à ce rassemblement dans l’Hérault.

Départ de Saint-Jean-de-Védas et de Grammont
Le samedi 17 novembre, ce collectif « Manifestation nationale contre la hausse du carburant 34 », donne rendez-vous à 14h aux automobilistes sur le parking de l’hypermarché Carrefour à Saint-Jean-de-Védas, « pour une petite balade pépère en aller/retour. Ciblez votre voiture avec le gilet jaune de sécurité posé sur le tableau de bord, un drapeau de pirate ou simplement la photocopie de la photo illustrant cet évènement ».

Hier, bravant la pluie, les membres de ce collectif et de la Fédération des motards en colère -FFLC 34- de l’Hérault ont lancé les préparatifs de ce rassemblement de la mi-novembre, lors d’une réunion, la première donc, dans un coin du parking du site de Grammont, à la périphérie Est de Montpellier. Selon nos informations, ce sont les motards appelés à se joindre au mouvement qui partiront des parkings du Zénith Sud, le 17 novembre, dès 13h.

La mobilisation s’annonce importante, tant sur l’ensemble du territoire, que dans notre région, puisque selon ce collectif montpelliérain, déjà plus de 3 000 personnes ont prévu d’être présentes. Un mouvement qui inquiète le gouvernement.

Les professionnels en colère
Les automobilistes et les professionnels du transport sont en colère et pour cause : dès le 1er janvier prochain, une augmentation des taxes sur le diesel de 6,5 centimes et sur l’essence de 2,9 centimes par litre est prévue, selon les précisions apportées par l’exécutif dans le cadre du projet de loi de finances de 2019.

Cette hausse des prix des carburants suscite la grogne des usagers qui ont multiplié les pétitions et les appels à manifester sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, l’événement « Blocage national contre la hausse du carburant » intéresse déjà 200’000 personnes.

L’explosion des prix à la pompe ces derniers mois, de 23% pour le diesel et de 14% pour l’essence, reste en travers de la gorge des automobilistes et des professionnels qui ont décidé de descendre dans la rue et sur les routes.

Macron met en garde contre un retour aux années 1930

AFP, publié le mercredi 31 octobre 2018 à 23h25

Emmanuel Macron se dit "frappé", dans un entretien au quotidien Ouest-France publié mercredi, par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et celle des années 1930, et appelle à "être lucide" et à "résister".

"Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres", indique le chef de l'Etat français dans des propos tenus en marge d'une visite d'une exposition consacrée à Georges Clemenceau, chef du gouvernement français au début du XXème siècle.

"Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l'Europe de l'après Première Guerre mondiale à la crise de 1929", estime le président Macron dans un entretien publié sur le site du journal.

"Il faut l'avoir en tête, être lucide, savoir comment on y résiste", en "portant la vigueur démocratique et républicaine", insiste-t-il.

Le chef de l'Etat français s'apprête à célébrer le centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, en visitant les lieux de bataille dans le nord et l'est de la France durant une semaine à partir de dimanche, avant une grande cérémonie commémorant l'arsmistice du 11 novembre 1918 à l'Arc de Triomphe à Paris, en présence d'une centaine de dirigeants du monde entier.

Aujourd'hui, "l'Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d'être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté. C'est-à-dire d'avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d'avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les États peuvent prendre", ajoute M. Macron.

Hausse du carburant : Facebook accusé de censurer les appels au blocage le 17 novembre

range avec AFP, publié le mercredi 31 octobre 2018 à 08h57

Facebook a démenti toute intervention sur les pages supprimées.

Facebook censure-t-il les messages appelant au blocage du pays, le 17 novembre, pour protester contre la hausse des prix des carburants ? C'est ce que pensent certains organisateurs, tandis que le réseau social nie toute intervention, rapporte franceinfo mardi 30 octobre.

C'est après la disparition des pages de quatre événements organisés le 17 novembre à Toulouse, Rodez, et La Rochelle, que les rumeurs de censure ont commencé à se répandre parmi les internautes. Pourtant, d'autres événements, comme celui de Paris, qui comptait mercredi matin plus de 200.000 personnes "intéressées", sont toujours accessibles.

"Facebook a envoyé un message au créateur de l'événement, indiquant que celui-ci avait été signalé par plusieurs utilisateurs, et qu'il était en cours de vérification, a assuré l'administrateur d'une des pages supprimées à franceinfo.

Il a été supprimé dans la foulée, même pas une heure après."

Le succès des pétitions contre la hausse des carburantspar BFMTV

"Je ne crie pas au complot, mais je pense que c'est possible que Facebook ait supprimé l'événement", par peur du "mécontentement populaire", explique encore ce boulanger de 26 ans. Il reconnaît cependant qu'il n'a pas de "preuve" et qu'il est "possible" que la suppression soit l'oeuvre d'un autre administrateur.

Et cela semble être le cas. Contacté par franceinfo, Facebook assure que le réseau social n'est pas intervenu sur les quatre pages qui font débat. Trois d'entre elles ont été supprimées par l'un de leurs administrateurs, la dernière a disparu avec la suppression du compte de son créateur. Facebook rappelle par ailleurs que seuls les contenus qui vont à l'encontre des "standards de la communauté" sont susceptibles d'être supprimés. Cela concerne les contenus comportant de la violence, des discours incitant à la haine, de l'exploitation sexuelle des enfants, du harcèlement...

Hausse des prix du gaz, début de la trêve hivernale... Ce qui change au 1er novembre

Orange avec AFP, publié le mercredi 31 octobre 2018 à 07h00

VIE PRATIQUE. Comme à chaque début de mois, plusieurs lois, réglementations et dispositions entrent en vigueur ce 1er novembre.

Voici les principales nouveautés à retenir.

• Hausse des tarifs du gaz

Les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie à des millions de foyers vont augmenter de 5,8% hors taxe au 1er novembre, à la suite de la hausse des cours. L'augmentation est de 1,9% pour les foyers qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 3,6% pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude, et de 6% pour les foyers qui se chauffent au gaz.

En France, 4,6 millions de foyers sont encore aux tarifs réglementés de vente (TRV) appliqués par Engie. Mais ces tarifs vont progressivement disparaître pour se conformer au droit européen.

Depuis le 1er janvier 2015, les TRV de gaz hors taxe ont en moyenne augmenté de 5,3%, selon la Commission de régulation de l'énergie.



• Début de la trêve hivernale

Du 1er novembre au 31 mars, les locataires ne peuvent pas être expulsés de leur logement pour des impayés, sauf exceptions.

Née après un appel de l'Abbé Pierre en 1954, la trêve hivernale a été inscrite dans la loi en 1956. Depuis 2017, elle protège aussi les habitants des bidonvilles. Ce cadre reconnaît trois exceptions : l'expulsion reste possible si le locataire bénéficie d'un relogement adapté pour lui et sa famille, ou si l'immeuble est reconnu comme dangereux via un arrêté de péril. Un juge peut également ordonner l'expulsion de squatteurs entrés illégalement dans un logement.

Cette trêve concerne aussi l'électricité et le gaz : pendant cinq mois, les fournisseurs d'énergie ne peuvent pas interrompre leurs services.

• Augmentation de l'allocation aux adultes handicapés

Actuellement d'un montant maximal de 819 euros, l'allocation aux adultes handicapés (AAH) est portée à 860 euros par mois à partir du 1er novembre. En 2020, elle sera à nouveau revalorisée à 900 euros par mois.

• Hausse des retraites complémentaires

Les régimes de retraites complémentaires de l'Agirc-Arcco, qui concernent les salariés et les cadres du secteur privé, vont augmenter de 0,6%. La valeur du point Agirc, pour les non-cadres, passera de 0,4352 à 0,4378 euros. Celle du point Arcco, pour les cadres, de 1,2513 à 1,2588 euro.

• Les bagages cabines payants chez Ryanair

La compagnie aérienne low cost irlandaise a décidé de faire payer à ses passagers le droit d'emporter une petite valise, que ce soit en soute ou en cabine.

Jusqu'à présent, les passagers pouvaient emporter avec eux gratuitement une petite valise ainsi qu'un petit sac supplémentaire. À partir du 1er novembre, les clients devront payer un embarquement "prioritaire", facturé 6 euros par voyage et par personne, pour avoir le droit d'emporter une petite valise en cabine. Dorénavant, les passagers ne pourront donc emmener gratuitement qu'un petit sac, comme un sac à main ou un petit sac à dos pouvant être placé sous le siège.

Ryanair argumente ce changement par une volonté de gain de temps au moment de l'étiquetage des bagages et une réduction des retards.

les constructeurs sont "d'accord pour travailler sur un doublement" de la prime à la conversion dès 2019

Confronté à la grogne des Français face à la hausse des prix des carburants, le gouvernement cherche des solutions. Le ministre de la Transition écologique a indiqué dans les colonnes du Parisien avoir rencontré les constructeurs automobiles afin d'"accélérer le renouvellement du parc automobile pour avoir des véhicules qui consomment moins".

S'il refuse de plier concernant les taxes sur les carburants, le gouvernement veut doubler dès 2019 la prime à la conversion versée pour l'achat d'une voiture propre et appelle les constructeurs à mettre la main à la poche. Les constructeurs automobiles "sont d'accord pour travailler sur un doublement à partir de l'an prochain de l'effort que l'État fait déjà", a déclaré François de Rugy dans une interview au quotidien Le Parisien mercredi 31 octobre.

"Ainsi, quand l'État donnera 2.500 euros d'aide pour l'achat de véhicules électriques ou hybrides rechargeables, les constructeurs pourraient s'engager à donner autant", a ainsi détaillé le ministre de la Transition écologique et solidaire, précisant que Renault pourrait également proposer cette aide pour l'achat de voitures électriques d'occasion.

250.000 versés en 2018

La prime à la conversion, qui peut aller actuellement jusqu'à 2.500 euros, est présentée par le gouvernement comme un moyen de compenser la hausse de la fiscalité sur les carburants, en particulier le diesel, en aidant les automobilistes à troquer leurs vieux véhicules polluants contre des voitures plus propres. François de Rugy a fait son calcul : "pour un automobiliste qui possède une voiture consommant 6 litres aux 100 km et qui fait 15 000 km par an, soit la moyenne de ce que roulent les Français, la hausse des taxes représente 270 euros par an. C'est-à-dire 22,50 euros par mois. Si ce conducteur peut changer de voiture et en acheter une qui consomme 5 litres aux 100 km, il fera une économie qui annulera les effets de cette hausse".
La prime à la conversion a connu un vif succès et a dépassé cette année l'objectif affiché de 100.000 primes attribuées, puisqu'environ 250.000 primes devraient être versées en 2018, "dont 70 % à des ménages non imposables qui ont touché 2.000 euros". "Or, une voiture moins polluante, c'est une voiture qui consomme moins, et donc qui coûte moins !", scande le ministre.

Après avoir reçu les constructeurs à Bercy, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire avait déjà indiqué fin octobre qu'ils étaient prêts à faire un effort et à ajouter une prime à celle versée par le gouvernement. Mais elle n'avait à l'époque pas été chiffrée.



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