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L'impôt sur le revenu est loin d'être la principale recette fiscale

Saviez-vous que la TVA rapporte presque deux fois plus que l'impôt sur le revenu?


IMPÔTS - C'est l'argument avancé par Matignon pour tuer dans l'œuf la proposition de la ministre Jacqueline Gourault. Alors qu'elle a proposé de rendre l'impôt sur le revenu universel (c'est-à-dire payé par tous dès le premier euro gagné), l'entourage du premier ministre a répondu que "les Français payent déjà l'impôt dès le premier euro avec la CSG". "Tous payent la TVA", a-t-on ajouté de même source.

Il est vrai que si seulement 40% des contribuables sont assujettis à l'impôt sur le revenu, de nombreux impôts et taxes sont acquittés par tout le monde, avec les mêmes taux et sans conditions de ressource. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les principales recettes fiscales de l'État (et de la sécurité sociale) proviennent de ces impôts payés par tous.


Ce que rapportent les impôts et taxes en France


TVA: 129,2 milliards d'euros en 2019
Payée par tous les consommateurs (y compris les touristes) à chaque achat, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est aujourd'hui, selon Bercy, "l'impôt dont le rendement est le plus important". Avec 129,2 milliards d'euros, la TVA rapporte près de la moitié des recettes fiscales. Quatre taux sont en vigueur depuis 2014:

Taux normal: 20%
Taux intermédiaire: 10% (bois de chauffage, restauration, musées...)
Taux réduit: 5,5% (essentiel des produits alimentaires, livres...)
Taux particulier: 2,1% (médicaments, presse)
CSG: 116,5 milliards d'euros en 2019
En arrivant à l'Élysée, Emmanuel Macron a augmenté les taux de CSG pour tous (mais il a finalement prévu des exonérations de la hausse pour 70% des retraités) afin de faire diminuer les cotisations sociales des travailleurs. Il n'en reste pas moins que c'est une contribution dont tout le monde (salarié, demandeur d'emploi et retraités touchant plus de 912 euros par mois) s'acquitte dès le 1er euro de revenu (y compris les revenus du capital). Il n'est pas progressif et s'applique avec les taux présentés ci-dessous. En 2019, ce sera la deuxième source de recette pour l'État, dépassant largement la barre des 100 milliards d'euros franchie pour la première fois en 2018.

Revenus d'activité salariée: 9,2%
Pensions de retraite: 8,3% (6,6% pour les retraités percevant moins de 2000 euros par mois)
Revenus de patrimoine: 9,9%
Allocation chômage: 6,6%
Impôt sur le revenu: 70,4 milliards d'euros en 2019
Le gouvernement compte récupérer cette année 70,4 milliards d'euros d'impôts sur le revenu. C'est un chiffre en baisse de 2,6 milliards par rapport à 2018. Cet impôt est acquitté par moins d'un Français sur deux. En 2017, 16,3 millions de foyers fiscaux s'en sont acquittés, ce qui représentait 43,1% de l'ensemble (37,9 millions de foyers). Les cinq tranches de l'impôt (voir ci-dessous) participent à sa concentration, 10% des contribuables les plus riches s'acquittant de 70% des recettes totales; le 1% de Français les plus riches payent même plus de tiers de la somme.

Moins de 9964 euros: 0%
de 9964 à 27.519 euros: 14%
de 27.519 à 73.779 euros: 30%
de 73.779 à 156.244 euros: 41%
Plus de 156.244 euros: 45%
Impôt sur les sociétés: 31,5 milliards d'euros en 2019
Le projet de loi de Finances pour 2019 table sur 31,5 milliards d'euros de rentrées fiscales grâce à l'impôt sur les sociétés qui est acquitté par 1,6 millions d'entreprises (chiffre de 2017). Une étude de l'OFCE publiée l'été dernier montrait que "30% des microentreprises s'en acquittent, 56% des PME, 60% des ETI (établissement de taille intermédiaire) et 70% des grandes entreprises".

Taxe sur les produits énergétique: 13,3 milliards d'euros en 2018
Essence, gazole, fioul... tous ces produits sont imposés via la TICPE qui a été l'étincelle du mouvement des gilets jaunes puisqu'une part (la taxe carbone) devait augmenter au 1er janvier 2019. Cette hausse a été gelée par le gouvernement pour cette année; l'exécutif attend les conclusions du grand débat pour savoir s'il la remet pour 2020. En attendant, ce sont 13,3 milliards d'euros qui sont escomptés en 2018 via cette TICPE qui est récupérée sur chaque litre de carburant vendu:

Sans plomb: 0,6829 euro
Gazole: 0,5940 euro
Fioul: 0,1562 euro
Impôt sur la fortune immobilière: 1,25 milliard d'euros en 2018
Avant sa suppression par Emmanuel Macron, l'ISF avait rapporté 4,1 milliards d'euros en 2017, payés par 193.000 contribuables soit environ 21.200 euros chacun. Son remplacement par l'Impôt sur la fortune immobilière (IFI) a fait sortir environ 70.000 personnes de cet impôt puisqu'au printemps 2018 seuls 120.000 ménages avaient déposé une déclaration d'IFI. Le gouvernement prévoyait 850 millions d'euros de recettes mais Gérald Darmanin a annoncé mercredi qu'il a finalement rapporté 1,25 milliard d'euros l'an passé soit environ 10.500 euros chacun.

Louis Maurin (dir.), Rapport sur la pauvreté en France

Alors que la richesse nationale s’est accrue de 7 % entre 2006 et 2016, le nombre de pauvres au seuil à 50 % du niveau de vie médian a augmenté de 630 000 en France. Cette augmentation, consécutive à la crise, est certes limitée du fait de l’existence de filets de protection sociale qui ont été plus efficaces qu’en Allemagne ou dans les pays anglo-saxons. Elle est néanmoins bien réelle et témoigne d’un accroissement des inégalités dans la distribution des revenus et d’un retournement historique de la tendance à la diminution de la pauvreté. Voilà le point de départ du rapport que publie l’Observatoire des inégalités en partenariat avec Emmaüs France et la Fondation Abbé Pierre. Outre deux brèves contributions liminaires, le rapport comporte une synthèse, une présentation des données clés puis trois grandes parties, rédigées par Anne Brunner, Noam Leandri, Xavier Saint-Martin, Bernard Schlemmer, Nina Schmidt et Valérie Schneider, sous la direction de Louis Maurin. Les auteurs présentent un état des lieux de la pauvreté en France, se demandent ensuite qui sont les personnes pauvres et enfin étudient leurs trajectoires.

2La pauvreté est d’abord envisagée, dans sa définition classique, en termes de pauvreté monétaire relative que l’on mesure à l’aide d’un seuil de pauvreté fixé à 40 %, 50 % ou 60 % du revenu médian. Les auteurs du rapport retiennent le seuil à 50 % afin de ne pas associer dans une même catégorie statistique les pauvres et les catégories les plus modestes des classes populaires. Selon l’Insee, on comptait en 2016 5 millions de personnes au-dessous de ce seuil à 50 % du revenu médian (855 €/mois pour une personne seule), soit 8 % de la population. Au-dessous du seuil à 40 % du revenu médian (684 €/mois), on compte 2,2 millions de pauvres, soit 3,5 % de la population ; enfin, sous le seuil à 60 % du revenu médian (1026 €/mois), ce sont 8,8 millions de personnes, soit 14,0 % de la population, qui sont concernées par la pauvreté. Ces taux sont en augmentation sur la dernière décennie : 8,0 % de pauvres au seuil à 50 % en 2016 contre 7,3 % en 2006, même s’ils ont légèrement baissé depuis 2013 avant de se stabiliser. Ces évolutions sont à relier à la crise de 2008, même si la hausse globale de la pauvreté est plus ancienne puisqu’elle date du début des années 1990, moment d’inflexion mettant fin à la tendance historique de diminution de la pauvreté. Les raisons sont multiples : augmentation du nombre de familles monoparentales, mais surtout détérioration du marché du travail et augmentation du coût du logement. Pour autant, notent les auteurs, la pauvreté n’a pas explosé : on assiste plutôt à un arrêt du long processus de rapprochement des pauvres avec le bas des couches moyennes.

1 Pour ces quatre minima sociaux, chiffres mensuels de juillet 2018, pour une personne seule, après d (...)

3La pauvreté est ensuite envisagée en dénombrant le nombre d’allocataires de minima sociaux, qui constitue une mesure « légale » car reconnue par l’administration. En cumulant la dizaine de dispositifs existants, principalement le revenu de solidarité active (RSA), l’allocation adulte handicapé (AAH), le minimum vieillesse et l’allocation spécifique de solidarité (ASS), on dénombre environ 7 millions d’ayants-droits et 4 millions de ménages bénéficiaires, auxquels s’ajoutent des ménages non-recourant plus ou moins nombreux selon les dispositifs. Pour le RSA, par exemple, on estime le non-recours entre 14 % et 36 %. Si ces dispositifs contribuent à la réduction de la pauvreté, les auteurs rappellent que leur montant est nettement en dessous du seuil de pauvreté à 40 % (RSA socle à 484 €, ASS à 494 €) ou juste en dessous du seuil de pauvreté à la moitié du revenu médian (AAH à 819 €, minimum vieillesse à 833 €1). Tous sont très en dessous du seuil de pauvreté à 60 %. Le RSA, qui concerne à lui seul 1,7 million d’allocataires et concentre l’essentiel de l’attention médiatique, a connu jusqu’en 2015 une hausse ininterrompue du nombre de ménages allocataires. Le nombre d’allocataires a diminué à partir de 2015, avant de repartir à la hausse depuis 2017, du fait d’une croissance atone et de la suppression des emplois aidés.

4La pauvreté est également envisagée en termes de conditions de vie, lorsque des individus ne parviennent pas à atteindre un certain nombre de normes de consommation : précarité énergétique (difficulté à se chauffer, par exemple) qui concerne entre 2 % et 20 % des ménages, suivant la définition que l’on utilise, absence d’accès à internet (15 % de la population environ), nécessité de recourir à l’aide alimentaire (4,8 millions de personnes en 2015). Par extension, la pauvreté peut également être envisagée en termes de « pauvreté absolue » et non plus relative. Si l’on suit les estimations de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes), une personne seule a besoin d’un revenu mensuel de 1 400 € afin d’accéder aux biens et services minimaux pour « participer effectivement à la vie sociale ». Cette définition, qui exclut les 40 % les plus modestes de la population, se situe néanmoins au-delà de la conception de la pauvreté retenue par les auteurs du rapport.

5La pauvreté est enfin envisagée dans ses marges, souvent invisibles des statistiques. Les plus pauvres des pauvres sont en effet éloignés des comptabilisations de l’Insee : personnes sans-domicile (140 000 environ en 2011) ou en habitat précaire, gens du voyage (au moins 250 000 personnes), étrangers sans papiers les plus récemment arrivés… mais aussi personnes qui vivent grâce au soutien familial et seraient pauvres sans cela, renonçant ainsi à l’indépendance vis-à-vis de leur famille ou conjoint. L’Insee ne mesure pas davantage la pauvreté des personnes hébergées en collectivité, en maison de retraite ou en foyers de travailleurs, ni celle des détenus (70 000 en 2015) ou encore des ménages étudiants (400 000 personnes) aux conditions de vie très variables. Au final, aux 5 millions de pauvres au seuil à 50 %, il faudrait ajouter probablement un million supplémentaire. La pauvreté, dans son extension la plus large, doit aussi être envisagée de manière non monétaire, comme privation de titres scolaires, de sociabilités amicale et familiale, de logement, d’emploi stable et conforme à la norme salariale.

2 Ménage dont la personne de référence est née à l’étranger.

6La deuxième partie du rapport dresse le portrait d’une pauvreté qui ne frappe pas au hasard. Elle touche d’abord les familles monoparentales (19 % sont pauvres en 2015) et dans une moindre mesure les célibataires. Le couple, à l’inverse, quand les individus disposent de deux revenus, constitue un rempart contre la pauvreté. La pauvreté touche ensuite, les plus jeunes. Un enfant sur dix est pauvre et la moitié des pauvres ont moins de trente ans. Elle touche enfin les immigrés : 38,6 % des membres d’un ménage immigré2 se situent à moins de 60 % du niveau de vie médian, contre 11 % parmi les ménages non immigrés. À cela s’ajoutent de nombreux facteurs : le poids du milieu social, le niveau de diplôme, l’activité, le handicap… Les auteurs mettent l’accent sur l’analyse du lien entre pauvreté et territoire, contredisant ceux qui considèrent la pauvreté comme l’apanage des quartiers dits « prioritaires » ou de la France périurbaine et rurale. Il est ainsi rappelé que le taux de pauvreté est plus important dans les villes-centres et leurs banlieues que dans les zones périurbaines et rurales – à l’exception des milieux ruraux isolés où le niveau de pauvreté se situe à un niveau intermédiaire. Dans les quartiers prioritaires, le taux de pauvreté à 60 % du revenu médian se situe autour de 42 % en 2013, mais ces quartiers ne regroupent que 8 % de la population totale. Un quart des pauvres vivent dans ces quartiers prioritaires. La majorité des pauvres se situent donc en dehors de ces zones et le ciblage des politiques publiques doit se garder d’assimiler la pauvreté à un unique type de territoire, ce qui serait « une façon de réduire les politiques pour pauvres à un périmètre étroit et bien limité » (p. 71). Les auteurs notent l’insuffisance des chiffres concernant les quartiers prioritaires, mais aussi concernant les Dom. On dispose pour la première fois depuis 2015 de chiffres mesurant la pauvreté relative en Martinique, calculés en fonction du niveau de vie médian de l’ensemble de la France et non plus en fonction du niveau de vie médian local. En conséquence, la pauvreté, qui était sous-estimée d’une dizaine de points, est établie aujourd’hui à 31 % au seuil à 60 %. Si des chiffres comparables existent pour la Réunion, ce n’est pas le cas pour la Guyane ou Mayotte, d’autant plus que les différences de coût de la vie par rapport à la Métropole ne sont pas prises en compte.

7La dernière partie du rapport est consacrée aux trajectoires des personnes pauvres, dont les situations sont très différentes selon les perspectives d’avenir. Contre l’idée de « trappes à pauvreté », les auteurs montrent que 80 % des personnes devenues pauvres une année donnée sortent de la pauvreté au bout de 4 ans au plus. Il existe certes un « cœur de la pauvreté », évalué à 3,7 % de la population, qui reste pauvre sur une longue durée (5 ans ou plus). Néanmoins, en France, la pauvreté est moins durable que dans la plupart des autres pays de l’Union européenne, ce que mesure le taux de persistance dans la pauvreté (part des ménages pauvres qui l’étaient déjà au moins deux années au cours des trois années précédentes). Ce taux est de 2,4 % en France en 2015 (soit un tiers des personnes pauvres environ), contre 5,5 % en Allemagne et 8,0 % en Espagne ou en Italie (au seuil de 50 %). Les facteurs conduisant à la pauvreté, eux, sont bien connus : précarité de l’emploi, chômage, séparation, mais aussi retour d’un enfant au foyer familial. À l’inverse, la sortie de la pauvreté est permise par la formation d’un couple, la prise d’autonomie d’un enfant et l’accès à l’emploi.

8La force de ce rapport sur la pauvreté en France réside dans sa simplicité, qui le rend accessible à de nombreux professionnels et citoyens, au-delà des seuls enseignants-chercheurs. Les divers indicateurs statistiques sont bien mobilisés afin de démontrer l’ampleur de la pauvreté et sa diversité, au-delà de l’image d’Épinal du seul « sans domicile fixe », qui ne représente numériquement qu’une toute petite fraction de la population pauvre. Les auteurs vont néanmoins au-delà d’une approche strictement statistique puisqu’ils mettent en lumière l’insuffisance de certaines enquêtes et la nécessité d’étendre l’analyse à des catégories peu étudiées, aux marges de la pauvreté. Au risque de faire de la pauvreté, une « notion éponge », le rapport a le mérite de formuler un diagnostic complet utile à la construction des politiques publiques.

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Grande distribution : les prix des produits alimentaires s'envolent

Selon le baromètre mensuel de l’Insee, les prix des produits de grande consommation vendus dans les supermarchés ont augmenté de 0,4% en février. Une possible conséquence de la loi alimentation, qui est entrée en vigueur le 1er février dernier.
La loi Agriculture et Alimentation est entrée en vigueur le 1er février. En relevant le de 10% le seuil de revente à perte, cette nouvelle législation pourrait avoir augmenté les prix à la consommation. Le baromètre mensuel de l’Insee constate que les prix des produits alimentaires en grande surface ont augmenté de 0,4% pendant le mois de février, établissant une corrélation avec l’entrée en vigueur récente de la loi dite Egalim.

“Simultanément à l’entrée en vigueur de la loi Agriculture et Alimentation, les prix de l’alimentation (hors produits frais) augmentent plus fortement que le mois précédent : +0,5 % après +0,1 %. Sur un an, ils continuent d’accélérer : +1,9 % après +1,5 %”, indique l’institut. Avant d’ajouter : ”En considérant l’ensemble des points de vente, les prix des produits de grande consommation accélèrent de nouveau à +1,7 % sur un an. Cette hausse, (...) est la plus importante depuis octobre 2012”. viendrait particulièrement de la “nette accélération des prix des viandes et des boissons”, détaille l’Insee.

En revanche, les prix des produits d’entretien et d’hygiène-beauté vendus en février en grande distribution ont légèrement reculé (-0,1 %) après s’être montrés stables en janvier. Cette catégorie ne rentre pas dans le cadre du relèvement du seuil de revente à perte (SRP) imposé par la loi Alimentation. Une mesure destinée à revaloriser le revenu des agriculteurs.

Le «boxeur» Christophe Dettinger mis à pied par la mairie d’Arpajon

Condamné pour violences sur des gendarmes lors d’une manifestation de Gilets jaunes, l’agent municipal n’ira pas travailler ce vendredi. Mais il pourra quand même sortir de prison pour la journée.

Comme tous les matins depuis un mois, Christophe Dettinger a pris sa voiture vers 7 heures ce jeudi, devant le centre de détention de Corbeil-Essonnes, où il passe ses nuits en cellule. Il s’est alors rendu au travail, à la mairie d’Arpagon, où il est fonctionnaire. L’ex-champion de boxe, Facebook live lancé en fin d’après-midi par Gabin, le « journaliste des Gilets jaunes » sur son groupe « Vécu », l’ex-champion de boxe semblait encore être reconnaissant envers l’équipe municipale, qui avait « résisté aux pressions » en le gardant malgré sa condamnation. « À ce moment-là, il ne voulait pas dire ce qu’il avait appris quelques heures plus tôt, c’était à moi de l’annoncer au juge », explique sur ce point Me Léger. Car cette nouvelle donnée pourrait avoir des conséquences sur la semi-liberté qui lui avait été accordée pour qu’il puisse travailler.

Ce vendredi, l’agent jusque-là chargé de la voirie et de la propreté de la ville d’Arpajon n’ira donc pas travailler. Mais pour l’instant, il pourra quand même sortir de la prison, pour rejoindre sa famille jusqu’à 18 heures. En attendant un rendez-vous avec un agent des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP).

"Gilets jaunes" : les trois quarts des Français ne font plus confiance à Christophe Castaner pour rétablir l'ordre

Ce sondage a été réalisé après les dernières dégradations notamment sur les Champs-Élysées à Paris, en marge de la mobilisation des "gilets jaunes".

Quasiment 7 Français sur 10 ne font plus confiance au président de la République (70%) ni au Premier ministre (67%) pour restaurer l’ordre public, après le dernier épisode de dégradations en marge de la mobilisation des "gilets jaunes", révèle un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro*, jeudi 21 mars.

Pire encore, ils sont presque 8 sur 10 (76%) à ne plus faire confiance au ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Dans la forme, les deux-tiers (68%) des interrogés désavouent la décision de limoger le préfet de police de Paris, considérant que Christophe Castaner est le principal responsable des scènes de samedi dernier à Paris.

En revanche, certaines mesures prises en réaction sont plutôt soutenues par les sondés. Surtout les plus répressives, puisque 56% des interrogés pensent qu’il serait efficace de "sanctionner pénalement les leaders des 'gilets jaunes' qui encouragent la violence". De plus, 68% sont d’accord pour "doter la police de nouveaux moyens d’identification comme les produits marquants".

Un mouvement en perte de soutien
Cette enquête montre aussi que le dernier épisode de violences jette le discrédit sur le mouvement : 58% des personnes interrogées estiment en effet que les "gilets jaunes" se sont discrédités avec les débordements dans Paris et notamment autour des Champs-Élysées. 51% les jugent responsables des violences et 55% souhaitent que le mouvement s'arrête. Cependant, 55% des sondés jugent toujours que les "gilets jaunes" expriment une "protestation légitime".

Dans le détail, les sympathisants La République en marche sont les plus nombreux (88%) à désapprouver le mouvement des "gilets jaunes" et les violences de samedi 16 mars, suivis par les sympathisants Les Républicains (67%), socialistes (57%), La France insoumise (39%) puis Rassemblement national (34%).

*Cette enquête a été réalisée sur internet les 20 et 21 mars sur un échantillon de 1 001 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Versailles : des militaires de Sentinelle interpellés pour avoir fumé un joint ???

Quatre soldats de la mission Sentinelle ont été interpellés dans un parc à Versailles, mercredi soir.

Une petite escapade qui n'est pas passée inaperçue. Quatre soldats de la mission Sentinelle ont été interpellés mercredi soir alors qu'ils fumaient un joint à Versailles, rapporte Le Parisien. Les quatre hommes, âgé de 20 à 24 ans, ont été contrôlés dans un parc par des policiers. Les forces de l'ordre ont trouvé sur eux une cigarette contenant du cannabis, ainsi que 5 grammes de résine.

Ils tentent de se faire passer pour des étudiants. Les militaires, placés en garde à vue, ont tenté de se faire passer pour des étudiants. Sauf que l'état-major de la mission Sentinelle a contacté le commissariat, afin de signaler la disparition de quatre soldats. Après vérification par les policiers, il s'agissait bien de ces quatre hommes.

Flashé à 173 km/h sur l'A20, le président du conseil départemental de la Corrèze assume sa "connerie"

Pascal Coste, le président du conseil départemental de la Corrèze qui milite contre la limitation à 80 km/h, a été contrôlé en excès de vitesse à 173 km/h sur l'autoroute A20, il y a quelques jours. Interrogé par France Bleu Limousin, l'élu corrézien confirme l'information du Canard enchaîné sur son excès de vitesse. "J'assume cette connerie et on va rouler en voiturette et puis voilà !", a-t-il déclaré à nos confrères de France Bleu Limousin. Le président du conseil départemental de la Corrèze risque jusqu'à trois ans de suspension de permis. Il sera convoqué au tribunal prochainement.

Pascal Coste a expliqué qu'il "revenait de Toulouse et roulait au régulateur à 130 normalement." Dans une montée, il voit un camion qui déboîte et freine. "Je n'ai pas vu que le régulateur était déconnecté. J'ai accéléré et je suis arrivé au péage et les gendarmes m'ont arrêté. Quand je fais une connerie, j'assume. Je n'ai pas cherché à faire de procédure particulière, pas de passe-droit", a assuré Pascal Coste.

"En 30 ans, je n'ai jamais eu de suspension de permis. J'ai perdu un seul point ces trois dernières années. Certains doivent penser que les élus doivent être exemplaires. Je n'ai pas l'impression d'avoir failli", a-t-il conclu.

VIDEO. De la Nasa à l'Astrophone, ces musiques viennent tout droit de l'espace

L'agence spatiale américaine a révélé, le 6 mars, des sons produits à partir d'images de galaxies captées par le télescope spatial Hubble. Un artiste français, Filipe Vilas-Boas, a conçu en 2018 une invention similaire.

Ces sons ressemblent à de la musique de méditation pour le moins cosmique. La Nasa a révélé, mercredi 6 mars, une musique développée à partir d'images d'étoiles et de galaxies, fournies par le télescope spatial Hubble. Des sons "étranges", comme le décrit l'agence spatiale américaine, émis quand ces images sont transformées "en différentes fréquences".

Les éléments situés en bas de l'image produisent des sons plus bas, tandis que ceux situés en haut du cliché émettent des sons plus aigus, selon la Nasa. Cette musique issue de l'espace varie également en fonction de la densité des galaxies en question. Les images de galaxies compactes créent des sons clairs et nets. A l'inverse, les représentations de galaxies plus étendues produisent des sons plus longs, et plus variés, détaille l'agence spatiale.

Un artiste plasticien français, Filipe Vilas-Boas, a créé en 2018 l'Astrophone, une invention très proche de celle de la Nasa. "J'ai demandé à un ami chercheur s'il était possible de construire un algorithme pour transformer, convertir des sources lumineuses [les étoiles] en signal sonore", relate-t-il. Sa création est donc une forme d'orgue de Barbarie, mais dont "le papier à musique, la partition, pouvait devenir cette voie lactée", explique-t-il à franceinfo.



Nouveau monde. Après avoir bloqué une partie du web en 2016, le virus Miraï est de retour

C’était en octobre 2016. Une partie du web mondial avait été inaccessible pendant plusieurs heures à cause d’un code informatique malveillant baptisé Miraï. Miraï est rusé. Il s’attaque aux objets connectés mal protégés, tels que caméras vidéo, routeurs ou même téléviseurs connectés.

Après avoir contaminé ces appareils, Miraï lance des attaques par déni de service contre des sites web. Il crée ce que l’on appelle des réseaux de zombies, c'est-à-dire des bataillons d’appareils inoffensifs au départ soudain transformés en assaillants pour se connecter tous en même temps à des sites. Il y a deux ans, Miraï avait ainsi perturbé le fonctionnement de Netflix, Airbnb, Twitter, du réseau Playstation ou encore les serveurs du français OVH, qui héberge de très nombreux sites français.

27 nouvelles versions du virus
Miraï revient car il a muté. Ses créateurs ont pourtant été arrêtés et jugés mais d’autres pirates ont récupéré le code et l’ont transformé. Résultat : la société sécurité Palo Alto Networks a détecté pas moins de 27 variantes. Ces nouvelles variantes ciblent particulièrement les entreprises car elles disposent de nombreux équipements vulnérables et, généralement, d’une bande passante importante qui facilite les attaques massives. On ne connaît pas encore l’ampleur de la contamination ni l’impact effectif mais on pourrait bien avoir des surprises dans quelques jours.

Miraï s’attaque aux objets connectés parce qu’ils disposent d’une adresse IP, comme un ordinateur, mais ils sont mal protégés. Il s’agit surtout de produits, comme des webcams ou des routeurs, de mauvaise qualité, fabriqués en Asie sans contrôles de sécurité. Par exemple : de nombreux appareils utilisent, par défaut, le même mot de passe.

et pourtant tout ce que demande les gens du peuple c de vivre désâment de vivre juste mieux la plus pars des personne qui produise la main d'oeuvre Francaise vive avec 1100 euro pars moi pour des boulot souvent Ingra ou avec une pénibilité accrue des gens qui trime tous le jour de 8h a 18h et quand il oses en demander un peut plus on les massacre
serions nous revenue aux moyen age ?


and yet all that the people demand to live disastrously to live just better the better part of the person who produces the livelihood French labor with 1100 euro leave me for jobs often Ingra or with increased hardship of the people who work all day from 8am to 6pm and when he dares to ask for one more may they be massacred
would we have returned to the Middle Ages?

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VAR : UN CIRCUIT AUTOMOBILE VA SE TRANSFORMER EN DANCEFLOOR TECHNO, TRANCE ET HARDCORE

Le festival Electrobotik Invasion, qui aura lieu les 2 et 3 août prochains, vient d'annoncer ses premiers noms. Il investira pour son dixième anniversaire, le circuit automobile Paul Ricard, situé entre Marseille et Toulon, avec 4 scènes et plus de 60 artistes.

Photo en Une : © D.R

Le festival Electrobotik Invasion sera de retour les 2 et 3 août prochains pour célébrer son dixième anniversaire. Pour marquer le coup, l'événement sera organisé dans le cadre exceptionnel du circuit automobile Paul Ricard, situé entre Aubagne et Toulon. Il rassemblera, au coeur d'un véritable « village éphémère », 4 scènes aux scénographies spectaculaires et aux noms inspirés de l'univers des robots, un camping avec soundsystem reggae/dub et en bonus des manèges pour un esprit fête foraine assuré. Pour l'occasion, Gaylord Da Silva, directeur du festival, a collaboré avec Regarts, association toulousaine dédiée à la promotion et à l'organisation d'événements dans les musiques électroniques. « Le festival reste fidèle à ce qui a fait sa notoriété pendant dix ans : offrir une programmation d'artistes qui font la musique électronique de demain dans un large spectre musical. Si les styles passent du dub à la techno en passant par le hardstyle, le hip-hop ou la trance, nous restons attachés à l'idée d'une contre culture qui ne cède pas à une tendance malheureuse de standardisation de l'offre musicale », explique Gaylord. Parmi les 60 artistes programmés, Electrobotik Invasion invitera donc le vendredi sur son Wall-E Stage, Mandragora, artiste de "future progressive" et immense star notamment au Brésil, les artistes israéliens de progressive et psytrance Ghost Rider et Ranji, qui joueront ensemble dans un format "versus", ainsi que Belik Boom. Le T-800 Stage, aux teintes hardcore, accueillera quant à lui, le DJ emblématique français du genre Manu Le Malin, la figure légendaire du breakbeat hardcore The DJ Producer ou encore le duo écossais de hardstyle Rebelion. Le label d'industrial hardcore Karnage Records sera également présent, avec Thanos et The Clamps.

Le samedi se succéderont sur la scène "R2-D2", des artistes et formations techno et acid comme 999999999, aux lives machines improvisés, le son industriel inspiré des raves 90's de I Hate Models ou encore le Bruxellois Jacidorex. Sur le stage hardcore, les festivaliers pourront retrouver The Sickest Squad ou encore Maissouille, tandis que la scène psytrance sera de son côté marquée par les apparitions de trois pointures du genre : Major7 et UnderCover vs Juno-Reactor. À lire également
Marseille : Les maîtres du hardcore réunis pour une soirée de soutien au festival Electrobotik Invasion Enfin, le "C-3PO" accueillera sur ses planches des artistes rap, s'ouvrant à un autre univers musical. « En proposant des artistes issus de la nouvelle scène hip-hop française, comme notamment Doums & Nepal ou Davodka, le festival s'inscrit dans une volonté d'effacement des frontières entre les genres. On est persuadés qu'il se passe quelque chose à la frontière de ces deux mondes qui s'ignoraient encore il n'y a pas si longtemps. Nous pensons vraiment que cette scène fera date dans l'histoire du festival. », précise Gaylord. Interrogé sur l'histoire du festival et sur l'esprit de sa programmation, le directeur dit de l'événement qu'il a gardé « une philosophie et un esprit résolument alternatif » dans ses choix artistiques. « Cette édition n'échappera pas à la règle », ajoute-t-il. L'ensemble des premiers noms et toutes les informations concernant le festival sont disponibles sur la page Facebook de l'événement. De nouveaux artistes seront annoncés prochainement.

"La 5G tue" : l'astrophysicien Aurélien Barrau tire la sonnette d'alarme.

Si la planète est aussi mal en point, c’est parce que l’homme a toujours voulu aller trop vite, préférant le profit immédiat aux sages précautions. A-t-il seulement retenu la leçon ? Est-il revenu à la raison ? Rien n’est moins sûr, comme en témoigne l’arrivée prochaine de la 5G. Un avertissement puissant signé Aurélien Barrau.
Dimanche 10 mars 2019, sur son profil Facebook, l’astrophysicien a de nouveau frappé fort en consacrant un post à l’arrivée prochaine de la 5G. Une nouveauté qui, selon lui, illustre à elle seule cette manie suicidaire que l’homme a de vouloir aller toujours plus vite, quitte à tout massacrer sur son passage…

Pour lui, c’est bien simple, « la 5G tue ».
On prépare donc le réseau téléphonique 5G. Activement. Avec frénésie et impatience ! Pour un temps de latence un peu amoindri et la certitude que les vidéos YT seront visibles "outdoor" sans la moindre interruption, nous allons déployer d'innombrables antennes, détruire les précédentes, tout renouveler - sans doute en de multiples exemplaires, opérateurs disjoints obligent ...
Voila l'archétype de ce qui mène au désastre. Notre incapacité structurelle à dire "ça suffit, nous n'avons pas besoin, pas envie, de cette débauche insensée ; nous refusons cette idée létale suivant laquelle tout ce qui est technologiquement possible doit être effectivement réalisé, pour la jouissance mortifère de la consommation pure."
La question n'est PAS de savoir s'il faut construire des centrales nucléaires ou des éoliennes pour alimenter tout cela. Elle consiste à comprendre comment endiguer cet hubris suicidaire de création de besoins matériels qui prévalent sur les ravages insensés que leur mise en acte induisent nécessairement sur le vivant. Même avec une source d'énergie parfaitement "propre", l'effet du déploiement serait dramatique.
La 5G tue. Non pas à cause des effets des ondes sur la santé humaine. Mais en tant que création artificielle d'un besoin arbitraire aux conséquences dévastatrices. On ne PEUT PLUS continuer à faire "comme si" ces folies n'avaient pas de conséquences. Nous avons DEJA tué 70% du vivant (avec presque aucun réchauffement climatique). Préfère-t-on la vie ou le débit du réseau téléphonique ? C'est (presque) aussi simple que cela.

« On prépare donc le réseau téléphonique 5G. Activement. Avec frénésie et impatience ! Pour un temps de latence un peu amoindri et la certitude que les vidéos YouTube seront visibles « outdoor » sans la moindre interruption, nous allons déployer d’innombrables antennes, détruire les précédentes, tout renouveler – sans doute en de multiples exemplaires, opérateurs disjoints obligent…
Voila l’archétype de ce qui mène au désastre. Notre incapacité structurelle à dire « ça suffit, nous n’avons pas besoin, pas envie, de cette débauche insensée ; nous refusons cette idée létale suivant laquelle tout ce qui est technologiquement possible doit être effectivement réalisé, pour la jouissance mortifère de la consommation pure »
La question n’est PAS de savoir s’il faut construire des centrales nucléaires ou des éoliennes pour alimenter tout cela. Elle consiste à comprendre comment endiguer cette hubris suicidaire de création de besoins matériels qui prévalent sur les ravages insensés que leur mise en acte induisent nécessairement sur le vivant. Même avec une source d’énergie parfaitement « propre », l’effet du déploiement serait dramatique.
La 5G tue. Non pas à cause des effets des ondes sur la santé humaine. Mais en tant que création artificielle d’un besoin arbitraire aux conséquences dévastatrices. On ne PEUT PLUS continuer à faire « comme si » ces folies n’avaient pas de conséquences. Nous avons DéJà tué 70% du vivant (avec presque aucun réchauffement climatique). Préfère-t-on la vie ou le débit du réseau téléphonique ? C’est (presque) aussi simple que cela. »

                                                    GRANDE PÉTITION

Ondes 5G : Ne laissons pas faire cette expérimentation à grande échelle !
Macron a-t-il vendu les Français aux géants des télécoms ?



Madame, Monsieur,

Le 13 septembre 2017, 200 scientifiques ont lancé l’Appel contre la 5G – il s’agit de la dernière génération de télécommunications (téléphone mobiles, Internet…) [1]

Parmi eux, on trouve :

l’ancien PDG de Microsoft Canada, Frank Clegg [1]
le Dr Dominique Belpomme, cancérologue et ancien chef de clinique à l’Institut Gustave-Roussy
Mais voilà : Malgré les effets documentés de l’installation d’antennes-relais 5G [2], les autorités ne bougent pas.

Que pèsent ces chercheurs sur le plan électoral ? Rien du tout.

Ils ont réalisé un immense travail pour identifier les dangers de la 5G. C’est primordial.

Mais ce qui manque, c’est une mobilisation du peuple pour stopper la 5G.

Les preuves sont là.
Ce qui manque, c’est une mobilisation du peuple
Nous l’avons bien vu avec les Gilets Jaunes. Les responsables politiques ont commencé à écouter leurs revendications lorsqu’ils ont senti que leur mandat politique était en jeu.

La solution, c’est d’adresser une GRANDE PETITION NATIONALE au Président Emmanuel Macron.

Permettez-moi de me présenter, si vous ne me connaissez pas déjà :

Je suis Eric Müller, rédacteur scientifique, suivi par des centaines de milliers de lecteurs (qui lisent ma lettre Néo-nutrition).

Comme vous, je suis inquiet pour mes proches.

La 5G a commencé à éveiller mes soupçons il y a quelques mois. J’ai donc mené mon enquête et les preuves sont alarmantes : nos autorités sont en train nous envoyer tous dans le mur !

Seul, je ne peux rien faire, mais avec vous, nous mobiliser nos réseaux et réussir une GRANDE PETITION NATIONALE qui fera écho jusque dans les couloirs de l’Elysée.

Vous avez un choix moral devant vous :

VOTRE OPTION n°1 : Espérer que ces chercheurs seront entendus et que nos ‘responsables’ politiques réagiront.
VOTRE OPTION n°2 : Entrer dans la lutte vous-même… parce que vous savez qu’ils ne bougeront pas sans réaction de la population
Notre pétition va créer la mobilisation populaire nécessaire pour faire réagir les responsables politiques.

Ils viendront installer des antennes 5G jusque chez vous
Le réseau 5G sera bien plus dense que les réseaux actuels (radio, 3G, 4G). Pourquoi ? Parce que les ondes 5G ont une très faible portée.

Les télécoms vont devoir installer des antennes-relais 5G ABSOLUMENT PARTOUT : sur les panneaux de signalisation, sur les lampadaires devant votre maison, ainsi que dans votre maison (pensez au compteur Linky). Ils ne vendront plus que des ampoules ‘connectées’.

Donnez-moi les moyens d’être crédible face aux élus :

Si nous envoyons cette pétition au Parlement avec moins de 250 000 signatures, elle partira directement à la poubelle.

Voici ce que vous pouvez faire aujourd’hui
La ‘5G’ représente une menace pour notre santé, et notre environnement tout entier.

C’est pourquoi vous devez réagir.

Si vous ne le faites pas, personne ne le fera à votre place.

Et surtout, nous devons RÉAGIR MAINTENANT, avant qu’il ne soit trop tard pour arrêter la machine !

Je vous invite à :

Signer la Grande Pétition contre la 5G ci-dessous
Partager cette Grande Pétition avec votre entourage (vos proches, votre famille, vos amis)
Parler autour de vous du scandale de la 5G.
Merci de votre aide.

C’est l’avenir de nos enfants qui se joue aujourd’hui.

Bien à vous,


signer

Que préparent les Gilets jaunes pour l’acte 17 de ce week-end ?

Comme chaque samedi, plusieurs points de rendez-vous ont été fixés par les différents groupes de contestataires, à Paris et en régions.

Certains promettent que ce sera « une grosse date ». L’enchaînement des journées d’action des Gilets jaunes, qui a fini par lasser une partie de la population, devrait se poursuivre ce samedi. L’« acte 17 » serait même un « acte décisif », selon l’appel à manifester de l’une des franges dominantes du mouvement.

A l’approche de la fin initialement prévue du Grand débat national - qu’Emmanuel Macron compte finalement repousser -, les Gilets jaunes visent en effet un mois de mars « intense », avec davantage encore de manifestations qu’à l’accoutumée. Retour sur ce qui est prévu ce week-end à Paris et en régions.

Dès ce vendredi

Selon les groupes Facebook de certains leaders, cette fois, la mobilisation commence dès ce vendredi. D’une part, parce que des femmes actives du mouvement comptent se joindre aux manifestations liées à la Journée Internationale des Droits des Femmes. D’autre part, parce que la forme choisie cette fois n’est plus seulement un « samedi jaune » mais tout un week-end.

La page de La France en colère, le groupe Facebook de Gilets jaunes notamment alimentée par la figure Priscillia Ludosky, appelle au rassemblement dès ce vendredi, à 18h30, au Champ-de-Mars à Paris, et jusqu’au lundi 11 mars à 6h30.

Un « énorme sit-in » à Paris

Associé à Priscillia Ludosky et Eric Drouet, Maxime Nicolle (alias Fly Rider) annonçait dans ses vidéos en direct de février qu’« un énorme sit-in va paralyser la capitale », sur le Champ-de-Mars. « Camping & convivialité… On dort sur place » prévient également la page La France en colère, qui invite « toute la France à Paris ».

Une conférence, à laquelle n’importe quel Gilet jaune pouvait s’inscrire, a même eu lieu fin février dans le 13e arrondissement pour organiser au mieux le fameux week-end. Certains rêvent même d’« assiéger » Paris et d’arriver à camper jusqu’au week-end suivant, date initiale de la fin du Grand débat. Un événement « Ultimatum Gilets Jaunes » a même déjà été créé en vue de l’acte 18, le 16 mars.


Pique-nique, débats…

Comme d’habitude, la guéguerre entre les leaders se manifeste chaque samedi avec une confusion dans les appels à se rassembler. Au-delà des influents Priscillia Ludosky, Eric Drouet, Maxime Nicolle ou Jérôme Rodrigues - tous assez proches -, d’autres groupes Facebook donnent des rendez-vous dans la capitale. A l’image du Conseil national de la résistance des Gilets jaunes, qui appelle à la « Libre parole » samedi à 14 heures place de la République. Ou des Gilets jaunes citoyens qui donnent, eux, rendez-vous sur le Champ-de-Mars également pour un « pique-nique » à partir de 14 heures. Ou encore des Incorruptibles Gilets jaunes, à 11 heures place de l’Etoile. Contrairement au samedi précédent, les rassemblements et cortèges semblent se concentrer autour de la Tour Eiffel puis plutôt sur la rive droite.

Des rendez-vous en régions aussi

Si la plupart des leaders tentent depuis longtemps de réunir tous les contestataires dans la capitale, espérant un chiffre de participation plus percutant, des rassemblements sont aussi prévus en régions. Notamment dans les villes qui se sont fortement mobilisées jusque-là comme Bordeaux, où le rendez-vous est donné à 13 heures place de la Bourse, mais aussi Toulouse, à 13h30 à Jean Jaurès, ou encore Lille, à 12h30 sur la place de la République.

Gilets jaunes: l'ONU réclame à la France une enquête sur "l'usage excessif de la force"

Plusieurs formations politiques, notamment à gauche, estiment que policiers et gendarmes ont fait usage de ripostes démesurées face aux gilets jaunes.

L'ONU s'immisce dans la crise des gilets jaunes. Ce mercredi, l'organisation internationale a fait savoir qu'elle réclamait à l'État français de mener une "enquête approfondie" sur "l'usage excessif de la force" par la police et la gendarmerie contre les manifestants.

Dans le collimateur de la Haut-Commissaire aux droits de l'homme: les violences policières qui se seraient produites depuis la mi-novembre. Elles font régulièrement l'objet de protestations de la part de formations politiques, notamment La France insoumise.

La France aux côtés du Zimbabwe et du Soudan
"Nous encourageons le gouvernement (français) à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d'usage excessif de la force", a déclaré Michelle Bachelet dans un discours prononcé devant le Conseil des droits de l'homme à Genève.

L'ancienne présidente chilienne a rappelé que "les inégalités touchent tous les pays" et que "même dans des États prospères, des gens se sentent exclus des bénéfices du développement et privés de droits économiques et sociaux".

Elle n'a toutefois cité que la France comme pays prospère, mais a dénoncé les répressions violentes des manifestations qui se sont produites récemment au Soudan, au Zimbabwe et en Haïti.

L'IGPN saisie d'une centaine de cas
Les manifestants "réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes. Et pourtant, dans plusieurs cas, ils sont accueillis par un usage violent et excessif de la force, par des détentions arbitraires, des tortures et même selon certaines informations des exécutions extra-judiciaires", a-t-elle déploré.

Depuis le début en France du mouvement de contestation des "gilets jaunes" à la mi-novembre, l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a été saisie d'une centaine de cas d'accusations de violences policières.

Plusieurs manifestants affirment avoir été blessés par des tirs de lanceur de balle de défense (LBD), une arme qui suscite de vives controverses en France.

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75.000 pistolets, 51 millions de cartouches… la méga commande de l’armée française

Le ministère des Armées semble vouloir remplacer certains de ses pistolets automatiques. L’Armée de terre en utilise encore certains datant des années 50.
L’armée française ferait-elle peau neuve… ou plutôt balle neuve ? Dans un avis de marché repéré par le site spécialisé FOB, le ministère des Armées informe ses éventuels fournisseurs d’une commande à venir, et pas des moindres. “Le besoin porte sur les quantités prévisionnelles suivantes : 75.000 pistolets semi-automatiques de calibre 9 mm avec leurs étuis, 45 millions de cartouches de 9 x 19 mm à balle ordinaire, 2 millions d’autres subsoniques, 4 millions de cartouches de 9mm marquantes, 7.000 kits réducteur de son (ndlr : silencieux) ou encore 15.000 capacités d’aide à la visée nocturne (éclairage et désignation laser)”. Mais pas seulement, à cette longue liste, il faut ajouter 9.000 pistolets d'entraînement mais aussi des accessoires comme 25.000 valises anti-écrasement et enfin 800 outillages de simbleautage laser, un instrument réglant le dispositif de visée.

On pourrait croire que l’armée française se prépare à envahir tout un continent, mais elle semble plutôt mettre son programme “PANG” (pistolet automatique de nouvelle génération) dans sa ligne de mire. Le but : remplacer les pistolets MAC 50 et PAMAS G1. Si la production du premier, entamée en 1950, s’est stoppée en avril 1978, il reste encore en service dans certaines forces armées françaises. Le second, le PAMAS G1, un modèle spécifique de l’italien Beretta 92, a fait son entrée en 1999 au sein de l’Armée de terre pour remplacer partiellement le premier. La majorité de ses unités en sont aujourd’hui équipées, en complément du MAC 50.

Si ces deux pistolets n’ont plus à prouver leur robustesse, tous deux n’avaient pas récolté que des éloges de la part de Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’Armée de terre française (CEMAT), lors d’une audition parlementaire en juillet 2017. “Aujourd’hui, ni les forces de sécurité intérieures, ni les soldats étrangers que j’ai rencontrés cette année ne sont dotés d’une arme de poing des années cinquante”, avait-il déclaré avant de réitérer en septembre. “Si on peut les remplacer, à l’horizon 2022, par des pistolets plus modernes, cela aurait du sens et, politiquement, ce serait recevable”. Sa demande semble avoir été entendue, même si la loi de programmation militaire 2019-2025, exclut toute mention au remplacement des pistolets automatiques des armées françaises, et ce malgré un budget en hausse.

Quoi qu’il en soit, le ministère des armées précise qu’il choisira l’offre “économiquement la plus avantageuse en fonction des critères énoncés dans le cahier des charges”. De leur côté, les industriels pourront se regrouper en tant que candidat unique. Essentiel, lorsque le chiffre d’affaires annuel du postulant ne doit pas être sous la barre des 30 millions d’euros. La réception des offres se termine le 12 avril prochain et l’heureux élu aura 48 mois pour livrer la commande.

La prime d'activité allouée à 1,1 million de personnes de plus que l'an dernier

Cette année, la prime d'activité bénéficie à 1,1 million d'allocataires supplémentaires par rapport à 2018, a précisé mardi le gouvernement.

La prime d'activité, dont les conditions d'accès ont été élargies pour répondre à la colère des "gilets jaunes", bénéficie désormais à 1,1 million d'allocataires supplémentaires par rapport à l'an dernier, a indiqué mardi le gouvernement. La ministre des Solidarités Agnès Buzyn et sa secrétaire d'Etat Christelle Dubos se sont félicitées dans un communiqué "que les Français se soient largement saisis" de cette prestation. "C'est un succès remarquable. On se rapproche de la barre des 5 millions de bénéficiaires", a dit Christelle Dubos.

55 % des ménages inscrits remplissaient déjà les conditions l'an dernier. Sur ces 1,1 million de nouveaux inscrits dans le dispositif, quelque 55% étaient des ménages qui remplissaient déjà les conditions pour en bénéficier l'an dernier - avant l'élargissement des critères -, mais ne la demandaient pas, a précisé Christelle Dubos. Il s'agit de personnes qui ne recouraient pas à ce droit et dont on peut penser qu'elles y ont été incitées par la récente campagne de communication autour de la prime d'activité.
Un joli coup de pouce". Pour un célibataire sans enfant rémunéré au Smic (1.204 euros), la prime d'activité s'élève à 241 euros par mois, soit 90 euros de plus qu'avant les annonces en réponse à la colère des "gilets jaunes", a rappelé Christelle Dubos. "Les oppositions nous accusent de ne distribuer que des miettes. Mais 241 euros, pour un smicard, ce ne sont pas des miettes, c'est un joli coup de pouce", a-t-elle commenté.

140 agents recrutés. Le gouvernement a par ailleurs lancé le recrutement de 140 agents supplémentaires en CDI dans les caisses d'allocations familiales, pour faire face à l'afflux de demandes, et débloqué une enveloppe de 10 millions d'euros pour que les agents des CAF "les plus modestes" puissent bénéficier d'une prime exceptionnelle, a dit la secrétaire d'Etat.

Une assiette élargie. Le montant de la prime d'activité, allouée aux salariés autour du Smic, a été augmenté au 1er janvier de 90 euros maximum - avec effet réel sur le versement du 5 février. Les allocataires déjà enregistrés dans les fichiers des caisses d'allocations familiales ont bénéficié automatiquement de cette hausse. Parallèlement, le gouvernement a également décidé d'élargir l'assiette de cette prestation, qui doit en principe bénéficier désormais à 5 millions de foyers, contre 3,8 millions précédemment. Avec cette prime bonifiée, le gouvernement entend honorer la promesse d'Emmanuel Macron d'augmenter de 100 euros les personnes ayant des revenus au niveau du Smic.

Avec la 5G, nous sommes tous des rats de laboratoire

La France s’apprête à déployer la 5G, qui repose en partie sur l’utilisation d’ondes à très haute fréquence. Aucune étude épidémiologique n’ayant été faite, scientifiques, médecins, et jusqu’aux services de l’État s’alarment.

La cinquième génération de standards pour la téléphonie mobile, ou 5G, est la promesse de pouvoir se connecter d’où que l’on soit sur la planète. C’est aussi l’occasion d’aligner les superlatifs : de partout et tout le temps, ultra haut débit, transmission à moins d’une milliseconde. À tel point que certains parlent « de changement sociétal sans précédent à l’échelle mondiale », avec l’arrivée des objets connectés, 155 milliards d’ici 2025 [1], des villes intelligentes, des voitures autonomes, des robots chirurgiens, etc. Revers de la médaille, « la 5G augmentera l’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquence (CEM-RF) », ont prévenu, en septembre 2017, plus de 170 scientifiques issus de 37 pays. Ils réclament un moratoire « jusqu’à ce que les dangers potentiels pour la santé humaine et l’environnement aient été (...) évalués par des scientifiques indépendants de l’industrie (...) Il est prouvé que les émissions CEM-RF sont nuisibles à l’homme et à l’environnement ».

Dès 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait classé les radiofréquences comme « cancérogènes possibles pour l’Homme ». Puis en 2016, une étude étasunienne du National Toxicology Program de grande ampleur montrait que des rats exposés à des ondes développent des cancers. La même année, en juillet, une étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) estimait que ces « ondes ont des effets possibles sur les fonctions cognitives et le bien-être des plus jeunes ».

« Le problème de la 5G est similaire, mais en pire, aux problèmes que l’on constate déjà avec les premières générations de téléphone, du fait que les ondes sont pulsées »
Ces études scientifiques incontestées ne concernent pas directement la 5G. C’est d’ailleurs ce que souligne le rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques du 11 décembre 2018 sur la 5G. Les auteurs relèvent « que le financement d’études indépendantes (...) est pour l’heure compromis : le projet de loi de finances 2019 a supprimé une taxe additionnelle qui servait jusqu’alors à ces financements. Et son remplacement par une subvention n’est pas acté ».

« Toute nouvelle technologie suscite des inquiétudes », relativise Gilles Brégant, directeur général de l’Agence nationale des fréquences (ANFR). Alors légitimes ou fantasmées ? Les craintes s’alimentent peut-être du fait qu’on semble mettre la charrue avant les bœufs : miser sur une technologie dont on ne peut mesurer les effets sanitaires que plusieurs années plus tard ne revient-il pas à faire de la population des rats de laboratoire ?

Car, en juillet 2018, le gouvernement a présenté sa feuille de route, prévoyant l’attribution de nouvelles fréquences aux opérateurs dès 2020, une couverture des principaux axes de transport par la 5G d’ici 2025. Contactée par Reporterre, l’Anses rappelle pourtant l’une de ses recommandations formulée dès 2013 : « Le développement des nouvelles infrastructures de réseaux doit faire l’objet d’études préalables en matière de caractérisation des expositions, en tenant compte du cumul des niveaux existants et de ceux qui résulteraient des nouvelles installations. »

Comme le fait remarquer la docteure Annie Jeanne Sasco, médecin épidémiologiste du cancer et coordinatrice en Europe de la pétition contre le déploiement de la 5G, « il faut du temps pour développer un cancer ». Comment évaluer en quelques mois les effets de nouvelles fréquences sur le vivant ? Sans parler des combinaisons de fréquences. Cela n’empêche pas la cancérologue d’affirmer que « le problème de la 5G est similaire, mais en pire, aux problèmes que l’on constate déjà avec les premières générations de téléphone, du fait que les ondes sont pulsées ». « L’être vivant n’est pas fait pour être exposé à ce type de champs électromagnétiques. Des cellules vivantes peuvent à la rigueur s’adapter à des expositions continues, estime l’épidémiologiste. Mais passer en“on/off, on/off, on/off” à la vitesse extraordinaire de la 5G ne va pas permettre à nos cellules de s’adapter. »

Car la 5G repose sur un ensemble de fréquences : celles assez classiques, situées dans la bande allant de 3,4 à 3,8 GHz, voisines du spectre de la 3G et de la 4G. Mais aussi sur une autre tranche du spectre électromagnétique, située aux alentours des 26 GHz. « Cette bande n’a jusqu’à présent jamais été utilisée pour des réseaux mobiles »,souligne le régulateur des télécoms français, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), le 31 janvier 2019, qui encourage, comme le gouvernement, les villes à lancer des expérimentations en « situation réelle ».

L’autre caractéristique des bandes de très haute fréquence, dites « millimétriques », aux largeurs considérables, c’est d’être courte. Avantage pour le corps humain, les millimétriques ne pénètrent pas dans l’organisme à plus de 2 mm. « Cela dit, tempère le président des Robins des toits, Pierre-Marie Theveniaud, même à 2 millimètres, la conduction nerveuse en surface est modifiée, les tissus chauffent, sans compter que l’exposition est d’autant plus forte que le rapport poids/volume est grand. » Quid alors des effets sur les insectes, les abeilles, les oiseaux… et sur les enfants ?

« S’il n’y a pas de téléphone, vous n’êtes pas visé »
Inconvénient de cette faible pénétration pour la propagation des ondes en ville : elles sont facilement stoppées par des « obstacles urbains » tels que les immeubles, les arbres, le béton… Pour surmonter cette difficulté, les promoteurs de la 5G vont déployer des satellites dans l’espace et des petites antennes sur terre, les « small cells », qui vont s’incruster en ville au sein d’arrêts de bus, lampadaires, panneaux d’affichage, etc. jusqu’à tous les 100 mètres. JCDecaux, le publicitaire urbain, a ainsi annoncé qu’il allait accompagner une douzaine de villes en France dès cette année dans l’installation des petites antennes. Contacté par Reporterre, il regrette ne pouvoir révéler le nom des villes « du fait d’un accord de confidentialité avec les opérateurs ». Dans sa communication, le propriétaire de mobilier urbain publicitaire fait référence aux résultats positifs de l’exposition du public aux ondes d’une récente étude de l’ANFR, consacrée aux small cells, mais réglées pour la 4G !

L’étude conclut que « les small cells permettent de multiplier par trois les vitesses de téléchargement avec un bilan de l’exposition du public aux ondes positif notamment du fait de leur plus faible distance avec les utilisateurs ainsi que la réduction de la puissance d’émission des smartphones de 2 à 5 fois ; ce qui limite ainsi l’exposition aux ondes tout en prolongeant l’autonomie des batteries ». Quoi qu’il en soit, en 4G ou 5G, l’argument rassurant est le suivant : le téléphone émet moins fort et moins longtemps car les antennes sont plus proches. De plus, ajoute Gilles Brégant, de l’ANFR, « les constructeurs sont en train de développer des antennes pour la 5G qui peuvent se focaliser comme un projecteur vers le téléphone qui est à proximité, ce qui permettra d’éviter une permanence de fonctionnement ». Et de conclure : « S’il n’y a pas de téléphone, vous n’êtes pas visé. » À raison de 75,5 millions cartes SIM en service en France au 30 septembre 2018 [2], le répit d’émission risque toutefois d’être court, du moins en journée.


Pour le docteur Marc Arazi, fondateur de l’association Alerte PhoneGate, 4G ou 5G, l’enjeu sanitaire repose sur la définition des normes : « Or, celles de la 5G sont en train d’être discutées ! » Depuis 2016, le médecin avertit sur le fait que « des centaines de modèles de téléphones portables, autorisés sur le marché, mettent en danger la santé de six milliards d’utilisateurs ». Une alerte qui trouve sa source dans des rapports de l’ANFR et de l’Anses publiés en 2016 et dont certaines données sont accessibles.

« Un manque de connaissance sur les niveaux d’exposition aux équipements radioélectriques utilisés près du corps pour les différents usages en conditions réelles »
Depuis juin 2017, la réglementation est plus protectrice : la directive européenne REDexige que la distance de test en « DAS tronc » soit fixée à maximum 5 mm au lieu de 15 à 25 mm auparavant. Le DAS, c’est le débit d’absorption spécifique, que contrôle l’ANFR en France. Il permet de mesurer le niveau d’exposition des utilisateurs aux ondes des téléphones mobiles. Auparavant, les constructeurs de portables pratiquaient les tests dans des conditions variables, mais jamais au contact du corps, collé à l’oreille, comme dans la poche de la veste, du pantalon ou dans un soutien-gorge. L’Anses assure que les pouvoirs publics veillent désormais au respect des valeurs limites d’exposition réglementaires, « quels que soient les dispositifs émetteurs mobiles utilisés, selon des conditions raisonnablement prévisibles d’utilisation ». Les « conditions raisonnablement prévisibles » correspondent-elles à des « conditions d’utilisation réelles » ? Telle est la question.


En tout cas, l’État s’en inquiète. Un courrier interne aux administrations que s’est procuré Alerte PhoneGate, d’octobre 2017, mentionne que « l’apparition de nouvelles technologies de communication mobiles, qui utilisent de nouveaux types de signaux (5G) » et « les données actuelles disponibles concernant essentiellement des signaux 2G, 3G et le wifi mettent en évidence un manque de connaissance sur les niveaux d’exposition aux équipements radioélectriques utilisés près du corps pour les différents usages en conditions réelles ». Et de conclure par une demande d’expertise « dans les meilleurs délais » : fin 2017 pour la partie I, fin 2018 pour les parties II et III. Mais, depuis, rien ne s’est passé.

Questionné à ce sujet par Reporterre, le ministère de la Transition écologique et solidaire explique que « l’avis relatif au dépassement du DAS est attendu pour mai 2019 et que celui relatif au nouvel indicateur le sera ultérieurement ». Ultérieurement… Pour rappel, l’Anses en 2013 recommandait des études « préalables ». Le ministère assure qu’une évaluation a été demandée pour juin 2019. Sachant que les premiers vrais téléphones 5G n’arriveront en France que cet été, le timing des tests risque d’être serré. En attendant, les expérimentations sur des « débits inégalés », pour des « usages inédits » fleurissent. Ainsi, 21 nouvelles stations 5G expérimentales ont été autorisées par l’ANFR en janvier dans la bande 3,5 GHz, pour un total de 78 stations autorisées en France [3].

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