Les derniere infos de janvier 2020

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Réchauffement climatique : «Les glaciers pyrénéens sont condamnés», alertent les chercheurs

Selon l’Association pyrénéenne de glaciologie Moraine, ils pourraient disparaître à l’horizon 2050.

Le 18 janvier 2020 à 14h46
Un constat alarmant. Les glaciers pyrénéens et leur écosystème singulier sont entrés dans une inéluctable agonie sous l'effet du réchauffement climatique, avec pour horizon une disparition redoutée d'ici une trentaine d'années, selon les glaciologues qui en documentent le recul.

« On ne peut pas donner de date précise mais les glaciers pyrénéens sont condamnés », affirme Pierre René, le glaciologue de l'Association pyrénéenne de glaciologie Moraine, qui estime l'épilogue en 2050. Une échéance que l'association évoquait déjà il y a trois ans, et que ses observations n'ont fait que confirmer.

LIRE AUSSI > « La fonte des glaces aura un impact sur l’humanité tout entière »

Depuis 18 ans, l'association Moraine assure le suivi annuel de neuf des 15 glaciers pyrénéens français, représentatifs de l'ensemble de la chaîne. Sondages, carottages, relevés GPS, forages et pose de balises : Moraine mesure la longueur, la surface et l'épaisseur des glaciers. Autant d'« indicateurs climatiques puisque les variations reflètent l'évolution des paramètres atmosphériques - températures et précipitations - », selon l'association.

+1,2°C dans les Pyrénées depuis 50 ans
Les chiffres sont sans appel : aujourd'hui, la surface cumulée des neuf glaciers ne représente plus que 79 hectares, contre 140 ha il y a seulement 17 ans. Au milieu du XIXè siècle, époque à laquelle a débuté la régression spectaculaire des glaciers pyrénéens, ils couvraient quelque 450 ha. Depuis 2002, chaque année, les neuf glaciers réunis perdent 3,6 ha de glace, alerte Moraine dans son rapport d'étude 2019. Et le cycle glaciaire 2018-2019 n'a pas échappé à la règle.

Le suivi réalisé par Moraine illustre le réchauffement climatique régional, et son inquiétante tendance : les températures maximales moyennes dans les Pyrénées pourraient ainsi augmenter de 1,4 à 3,3 degrés d'ici à 2050, indiquait dans un rapport datant de 2018 l'Observatoire pyrénéen du changement climatique (OPCC). Selon l'OPCC, la variation de la température moyenne enregistrée en 50 ans s'est élevée dans le massif pyrénéen à +1,2°C.

« Avec la disparition des glaciers, se désole Pierre René, on va assister à la disparition du symbole des paysages pyrénéens de haute montagne », avec toute une série de conséquences. A commencer par celles sur l'écosystème et la biodiversité de la zone. Les glaciers et leurs rivières alimentées par les eaux de fonte abritent des « organismes adaptés à des conditions particulières, hostiles, liées à l'influence glaciaire, le froid ou les eaux turbides, où la lumière passe mal », explique Sophie Cauvy-Fraunié, chercheuse à l'Institut national de la recherche agronomique et de l'environnement (INRAE), à Lyon.

« Des espèces vont être rayées de la carte »
« Ça peut être des micro-invertébrés, des bactéries, des champignons », détaille la chercheuse. Il y a encore, ajoute Pierre René, des algues microscopiques, premier maillon d'une chaîne alimentaire, et également des insectes tout aussi minuscules comme la puce des glaciers. « Si des espèces endémiques aux Pyrénées dépendent de l'influence glaciaire, on peut imaginer qu'elles vont être rayées de la carte des espèces », note Sophie Cauvy-Fraunié.

Incendies en Australie : les nuages de CO2 vont faire le tour du monde

Une des impressionnantes photos, qui couvre une surface de 500 km², illustre le sud-est de l'Australie en flammes. Malgré la pluie, il y a encore des dégagements de fumée. Les nuages qui s'échappent en direction de l'océan montent jusqu'à 15 km d'altitude alors qu'un avion de ligne vole à 10-12 km.

Les nuages en Amérique du Sud
Cette photos provient de la constellation Copernicus, un programme européen constitué de six satellites. Ils prennent de très belles photos, ils captent le CO2, analysent la teneur en dioxyde de carbone, mesurent la température de ces nuages et la température induite avec les infrarouges. Les ingénieurs de la NASA ont fait leur calcul et annoncé que les nuages provenant des incendies en Australie allaient faire le tour du monde. Poussés par les vents, ils arrivent déjà en Amérique du Sud.

En 2019, tous les incendies (Amazonie, Sibérie, Australie) ont rejeté dans l'atmosphère six milliards de tonnes de CO2, ce fameux gaz à effet de serre qui influe sur le réchauffement climatique. C'est plus que les États-Unis qui en rejettent cinq milliards de tonnes par an. 2019 aura été après 2016 l'année la plus chaude depuis 1850 et le début de l'ère industrielle. La décennie 2010-2019 est la plus chaude depuis 10 000 ans.

Philippines : le volcan Taal entre en activité, des milliers de personnes évacuées

Alors qu’une épaisse colonne de fumée s’échappe du Taal, aux Philippines, des dizaines de milliers d’habitants ont été évacués et des vols internationaux ont été annulés.

Le volcan Taal crachait, lundi 13 janvier, de la lave et une gigantesque colonne de cendres et de fumée zébrée d’éclairs, au sud de la capitale philippine où des centaines de vols internationaux ont été annulés de crainte d’une éruption « explosive ». Une fine pellicule recouvrait les maisons et les rues des environs du volcan, situé à 65 kilomètres de Manille et dont le réveil, dimanche, s’est accompagné d’une série de séismes.

Au moins 20 000 personnes se sont réfugiées dans des centres d’évacuation, selon un responsable local. Les experts estiment que ces chiffres devraient augmenter avec les centaines de milliers d’autres résidents évacués. Les scientifiques ont averti que l’éruption pourrait s’aggraver et des plans d’évacuation ont été mis en place pour quitter les villages couverts de cendres. L’éruption n’a, pour l’heure, fait ni blessé ni dégâts majeurs

Des liaisons aériennes ont été annulées et des milliers de personnes ont dû être évacuées aux Philippines, après le réveil du volcan Taal. Celui-ci crachait, lundi 13 janvier, de la lave et une gigantesque colonne de cendres et de fumée zébrée d’éclairs au sud de Manille, alors que les autorités redoutent une imminente éruption « explosive ».

Une fine pellicule blanche recouvrait les maisons et les rues des environs du volcan situé à 65 km de la capitale qui s’est réveillé dimanche, accompagné d’une série de séismes. Au moins 20 000 personnes se sont réfugiées dans des centres d’évacuation.

« On ne pouvait pas dormir, car la maison tremblait dès qu’on fermait les yeux », a témoigné à l’Agence France-Presse (AFP) l’une d’elles. « Aucun d’entre nous n’a dormi. On s’est juste préparés à partir. » Les écoles situées dans la région du volcan, les bureaux du gouvernement et la Bourse philippine sont demeurés fermés lundi par mesure de précaution.

Les habitants de la zone se sont rués dans les magasins pour se procurer des masques de protection après une mise en garde des autorités contre le risque de problèmes respiratoires du fait des poussières et des cendres.

Taal, qui se trouve au milieu d’un lac de cratère dans une zone très appréciée des touristes, est l’un des plus actifs de l’archipel, qui est une zone d’intense activité sismique du fait de sa position sur la ceinture de feu du Pacifique.

Des avions ont recommencé à décoller de l’aéroport international Ninoy-Aquino, le principal de Manille. Il avait été fermé dimanche en raison du risque que constituent pour les aéronefs les cendres projetées dans l’air. Environ 240 liaisons aériennes ont été annulées à destination et au départ de l’aéroport international, contrariant les déplacements de dizaines de milliers de passagers.

Dernière éruption en 1977

L’éruption a débuté dimanche par une explosion de vapeur d’eau sous pression et de roches et l’apparition d’une colonne de 15 kilomètres de haut. Lundi matin, des « fontaines » de lave étaient visibles sur le volcan, selon l’Institut de volcanologie et sismologie des Philippines (Phivolcs). Les autorités ont relevé l’alerte au deuxième niveau le plus élevé en raison d’un risque d’éruption « explosive » qui pourrait se produire dans les prochaines heures ou les prochains jours.

Le chef du Phivolcs, Renato Solidum, a expliqué à l’AFP que la lave était un signe d’activité au sein du volcan, mais il a dit qu’on ignorait si cette activité allait durer. Les sismologues des services gouvernementaux ont détecté le magma qui monte en direction du cratère tandis que des secousses étaient ressenties à proximité du volcan, dont le sommet était illuminé d’éclairs.

Le Phivolcs a expliqué que des débris allant jusqu’à plus de six centimètres de diamètre étaient retombés dans les zones entourant le cratère. L’Institut a recensé plus d’une cinquantaine de secousses sismiques à ce stade. La dernière éruption du Taal datait de 1977, a précisé M. Solidum.

La ceinture de feu du Pacifique désigne ces zones où les plaques tectoniques entrent en collision, provoquant séismes et activité volcanique réguliers. En janvier 2018, des dizaines de milliers de personnes avaient dû être évacuées en raison d’une éruption du mont Mayon, dans la région centrale de Bicol.

La plus puissante éruption au cours des dernières décennies a été celle en 1991 du mont Pinatubo, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Manille, qui a fait plus de 800 morts. Le volcan avait craché un nuage de cendres qui avait parcouru des milliers de kilomètres en quelques jours et avait été rendu responsable des dégâts causés à une vingtaine d’avions.

Plan B : nos fleuves aussi sont pollués par du plastique

Les plastiques qui finissent en mer sont, pour la plupart, transportés par les fleuves. C’est ce qu’ont découvert les scientifiques de la Fondation Tara Océan, qui ont analysé les neuf plus grands fleuves européens.

Si vous prenez un seau, et que vous allez le remplir dans la Garonne, ou n’importe quel fleuve européen, vous pouvez être certain qu’il y aura du plastique à l’intérieur. Visible, ou non.

C’est ce qu’ont découvert des scientifiques de la Fondation Tara Océan. Ils ont analysé pendant plusieurs mois les neuf plus grands fleuves européens à bord d’un bateau. Et leur constat est sans appel : les fleuves sont remplis de microplastiques qui finiront ensuite en mer.

Pour l’instant, difficile de lutter contre ces invasions. Mais les scientifiques imaginent le plastique de demain, fabriqué à partir de bactéries. Un plastique biosourcé, qui se dégrade beaucoup plus facilement et en bien moins de temps.

Au plus près du terrain, en France et dans le monde, partez à la rencontre de celles et ceux qui relèvent les défis environnementaux d’aujourd’hui. Plan B, le nouveau rendez-vous vidéo du Monde, tous les dimanches à 21 h 30 sur Facebook.

ÉLISABETH BORNE PRESSE LA SNCF, GRANDE CONSOMMATRICE DE GLYPHOSATE, D’EN BANNIR SON UTILISATION

La SNCF s'était engagée à renoncer au glyphosate en 2021. Devra-t-elle en sortir dès cet été ? C'est en tout cas le vœu de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, qui compte interdire l'usage des pesticides non agricoles pour l'été. L'enjeu est de taille pour l'entreprise ferroviaire, grande consommatrice de glyphosate, qui cherche toujours des alternatives satisfaisantes.

La SNCF, qui s’était engagée à ne plus utiliser de glyphosate en 2021, devra-t-elle presser le pas ? Dans une interview sur BFMTV, la ministre Transition écologique et solidaire a rappelé que l’entreprise devrait "sortir du glyphosate" dans le cadre de l'interdiction des pesticides non agricoles. Le gouvernement veut la mettre en œuvre avant l'été. Cette interdiction "a un coût" pour l'entreprise publique, "mais personne ne comprendrait que la SNCF ne s'engage pas dans la sortie du glyphosate", a-t-elle estimé. Elle ajoute : "ça a aussi un coût d'utiliser des produits qui soulèvent des questions".

Déjà banni pour les collectivités et les particuliers, l’usage des pesticides reste autorisé seulement sur les espaces verts privés non ouverts au public, comme les copropriétés et les terrains gérés par les entreprises, notamment la SNCF, grande utilisatrice de glyphosate pour désherber ses voies et leurs abords immédiats. L’entreprise ferroviaire, qui consomme 0,4 % du glyphosate utilisé en France, avait pris les devants en 2018 se calant sur l’objectif d’Emmanuel Macron d’interdire l’herbicide en 2021.

"On n'a pas une solution miracle mais on a plusieurs solutions"

Depuis cette date, la SNCF cherche des alternatives. Elle a lancé une dizaine d’expérimentations, allant de l’utilisation de substances naturelles qui tuent les herbes à la pose de films qui empêche la croissance de la végétation. "On n'a pas une solution miracle mais on a plusieurs solutions", avait déclaré en avril 2019 à l'Assemblée nationale Thomas Joindot, responsable de l'ingénierie de conception et de maintenance de l'infrastructure chez SNCF réseau. Mais "on a encore beaucoup d'incertitudes sur les coûts, sur l'efficacité, sur l'impact environnemental et sur les délais", avait-il ajouté.

Et la facture va être salée pour l’entreprise. Selon une étude de la Fondation Concorde, le budget désherbage de la SNCF passerait de 30 à 500 millions d’euros après l’interdiction du glyphosate. Et il faut faire vite, car il s’agit aussi d’assurer la sécurité de tous. La végétation pourrait retenir l’eau et déformer la plateforme et donc les rails, assure la SNCF. Les touffes d'herbe pourraient en outre gêner les rayons laser vérifiant l'écartement des voies ou perturber les tournées d'inspection des cheminots. Quant aux pistes longeant les voies, elles doivent impérativement être dégagées pour que les agents puissent se déplacer rapidement et évacuer les voyageurs en cas de problèmes.

AGROCARBURANTS : LE GOUVERNEMENT NE FERME PAS COMPLÈTEMENT LA PORTE À L'HUILE DE PALME

Plusieurs ONG déposent un recours pour excès de pouvoir au Conseil d’État. En cause, une note des Douanes qui maintient l’avantage fiscal pour un sous-produit de l’huile de palme, les PFAD (Palm Fatty Acid Distillate), alors que les députés ont acté la fin de cet avantage pour tous les produits à base d’huile de palme. Les ONG dénoncent un nouveau cadeau fait par le gouvernement à Total pour sa bioraffinerie de La Mède.

C’est une note des Douanes, publiée très discrètement à la veille des vacances de Noël, qui a réveillé la colère des opposants à la bioraffinerie de Total à La Mède. En novembre, l’exécutif avait tenté de repousser la fin de l’avantage fiscal pour les biocarburants à base d'huile de palme à 2026, au lieu de 2020, suscitant un tollé dans l’hémicycle et au sein de l’opinion publique. Il aura fallu un second vote pour acter la sortie de "tous les produits à base d’huile de palme" de la liste des biocarburants au 1er janvier 2020.

On croyait alors l’affaire terminée. Mais le 19 décembre, cette note des Douanes, diffusée par l’association Canopée, affirme que les PFAD (Palm Fatty Acid Distillate), des distillats d’acide gras de palme issus de la production d'huile de palme alimentaire, pourront bénéficier du régime fiscal incitatif à l’incorporation des agrocarburants. "Ils ne peuvent pas être considérés comme des produits à base d’huile de palme", assurent les autorités.

Une aubaine pour Total, qui prévoit d’en utiliser à La Mède, "dans une quantité très limitée", nous assure un porte-parole. Celle-ci serait tout de même de l’ordre de 100 000 tonnes par an (pour 300 000 tonnes d’huile de palme brute), en provenance majoritairement de Malaisie et d’Indonésie, selon des documents officiels.

Une hausse de la déforestation

"Le gouvernement considère que la question se pose différemment pour les PFAD : ces produits ne sont pas de l’huile de palme mais des résidus acides", explique le ministère de la Transition écologique. "Il n’y aura pas de décision en catimini", promet Elisabeth Borne et "une concertation large et transparente se tiendra début janvier avec les acteurs économiques les parlementaires et les associations environnementales", assure-t-elle.

"Le gouvernement tente de jouer sur les mots. Techniquement, les PFAD ne sont pas des déchets mais bien des co-produits d’huile de palme […] séparés de l’huile de palme brute par distillation lors de l’extraction", explique Canopée. "Le prix des PFAD est ainsi très proche de celui de l’huile de palme brute et ils sont déjà valorisés à 100 % sur le marché. Plusieurs études montrent qu'une demande additionnelle de ce produit entraîne mécaniquement une demande additionnelle en huile de palme brute, ce qui se traduirait inévitablement par une hausse de la déforestation."

La position du gouvernement sur les PFAD entre en contradiction avec sa stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée, adoptée en 2018. Elle excluait de les classer comme résidus. Une directive européenne ne classe pas non plus les PFAD comme résidus. Exception notable : la Finlande, qui abrite Neste, l'un des plus gros producteurs de biodiesel.

Vers une utilisation massive des PFAD ?

Fin novembre, Patrick Pouyanné, le PDG de Total exprimait son mécontentement. "Je souhaite maintenant qu’on trouve le cadre économique parce que sinon, c’est la survie économique de cette usine qui sera en jeu. On nous change les règles quand l’investissement est fait, ce qui d’un point de vue de gouvernance collective n’est pas très attractif pour les investisseurs." Le groupe, qui assure que les PFAD correspondent à la définition européenne du résidu dans les directives énergies renouvelables, dit attendre "la clarification des règles du jeu pour éventuellement modifier [son] plan d’approvisionnement".


Les ONG, quant à elles, dénoncent le lobbying intensif du groupe auprès du gouvernement. "Après lui avoir enlevé la grosse part du gâteau, il fallait bien lui laisser quelque chose", ironise un conseiller technique tout en déplorant l'improvisation due à des décisions venues "d'en haut". "Si la France prenait cette voie, elle enverrait un très mauvais signal au marché et aux décideurs européens car la question in fine est de savoir si nous voulons vraiment de ce carburant alternatif, aussi néfaste pour la planète que le diesel ?", résume Laura Buffet, directrice Energie au sein de l'ONG Transport & Environment.

[SCIENCE] EN EUROPE, PLUS DE 40 % DES ESPÈCES D'ARBRES SONT MENACÉES D'EXTINCTION

Ce sont des piliers des écosystèmes européens qui sont en train de s'effondrer. Pour la première fois l’Union internationale pour la conservation de la nature a publié une liste rouge des arbres européens, révélant que plus de 40 % de ces espèces étaient menacées d'extinction. Un fléau dû à l'introduction d'espèces invasives et à l'exploitation non durable des forêts.

Le Sorbus de Crimée, le marronnier Aesculus hippocastanum, le Sorbier de montagne… Ces espèces d’arbres nous sont peu connues et pourtant elles constituent le pilier de nos écosystèmes. Or, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), plus de 40 % des espèces d’arbres présents en Europe sont menacées d’extinction. C’est la première fois que l’UICN publie une liste rouge des espèces d’arbres en danger.

"Les arbres sont essentiels à la vie sur terre et les arbres européens, dans toute leur diversité, constituent une source de nourriture et un abri pour d’innombrables espèces animales tels que les oiseaux et les écureuils", note le chef de l’unité Liste Rouge de l’UICN, Craig Hilton-Taylor, dans un communiqué, "Ils jouent un rôle économique clé".

Les espèces invasives, premières coupables

Certains d'entre eux poussent en Europe mais également ailleurs dans le monde. Parmi les 454 espèces d'arbres européens, 42 % sont considérées comme menacées et présentent donc un "risque élevé d'extinction", indique le rapport de l'UICN. En ce qui concerne les espèces dites endémiques - qui ne poussent qu'en Europe -, 58 % sont menacées et 15 % sont en danger critique.

En cause, d'abord, les espèces invasives introduites par les humains qui font concurrence aux arbres déjà installés. L'exploitation non durable des forêts et le développement urbain sont également des menaces à l'origine du déclin des espèces d'arbres sur le sol européen. Les maladies, la déforestation, l'élevage et la modification des écosystèmes, liés notamment aux incendies, sont autant d'autres dangers qui menacent les arbres en Europe.

"L'impact des activités menées par l'homme entraîne un déclin de la population et un risque accru d'extinction d'espèces importantes en Europe", a déclaré Luc Bas, directeur du Bureau régional européen de l'UICN. "Ce rapport a montré à quel point la situation est catastrophique pour de nombreuses espèces sous-estimées et sous-évaluées qui constituent l'épine dorsale des écosystèmes européens et contribuent à la santé de la planète. Nous devons atténuer l'impact de l'homme sur nos écosystèmes et accorder la priorité à la protection de ces espèces."

Le seuil d'alerte de pollution aux particules fines dépassé mercredi dans le Grand Est

Des mesures «complémentaires» sont à prévoir jeudi 2 janvier jusqu'à minuit, «si l'épisode de pollution se prolongeait», a indiqué le préfet de Meurthe-et-Moselle.
Cinq départements du Grand Est connaissent un épisode de pollution aux particules fines et devraient dépasser mercredi 1er janvier le seuil d'alerte, a annoncé Atmo, l'association qui surveille la qualité de l'air dans la région.

À lire aussi : La très coûteuse pollution de New Delhi
Dans ces cinq départements (Meurthe-et-Moselle, Moselle, Ardennes, Marne et Aube), la procédure d'information a été déclenchée mardi et «les niveaux en particules PM10 devraient rester élevés pour le 1er janvier 2020, la persistance de cet épisode (conduisant) au déclenchement d'une procédure d'alerte», selon un communiqué diffusé par l'association Atmo.
Ces particules sont principalement issues des combustibles de chauffage et des véhicules à moteur. Les épisodes de pollution se produisent particulièrement pendant la saison hivernale et les périodes d'inversion thermique, favorables à l'accumulation des particules dans les basses couches de l'atmosphère.

Plusieurs mesures d'urgence ont été prises mercredi en conséquence. Ainsi, en Meurthe-et-Moselle et en Moselle, les préfectures ont interdit le brûlage à l'air libre des déchets végétaux et les feux d'artifice. La vitesse maximale autorisée sur les autoroutes et les routes à chaussées séparées a également été abaissée de 20km/h, sauf pour les forces de l'ordre, les pompiers ou «les véhicules d'urgence médicale.»

En ce jour de réveillon, l'usage des feux d'artifices et autres moyens pyrotechniques pourrait aussi «contribuer à accroître ce phénomène de pollution», souligne Atmo. Par ailleurs, précise la préfecture de Meurthe-et-Moselle dans un communiqué, des mesures «complémentaires» sont à prévoir jeudi 2 janvier jusqu'à minuit «si l'épisode de pollution se prolongeait.»

Pollution : chauffage au bois interdit et vitesse automobile limitée en Ile-de-France

Près de 800 000 foyers franciliens devront se passer de leur feu de cheminée à partir de mercredi matin afin de réduire leurs émissions de particules fines.

Circulation réduite, chauffage au bois interdit, travaux de maison décalés… La préfecture de police de Paris a annoncé mardi le déclenchement d'un dispositif d'alerte applicable à partir de mercredi matin, en raison d'un épisode de pollution persistant aux particules fines.

Les prévisions du 31 décembre 2019 d'Airparif affichent « une concentration en particules fines PM10 comprise entre 55 et 75 μg/m³ le 1er janvier 2020, soit un dépassement du seuil d'information-recommandation fixé à 50 μg/m³ », selon un communiqué de la préfecture.
Pour réduire au maximum les émissions de particules fines, la préfecture impose plusieurs mesures à partir de mercredi, dès 5h30 du matin. En ce qui concerne le trafic routier, les vitesses de circulation seront réduites : les portions d'autoroute limitées à 130 km/h passeront à 110 km/h, celles à 110 km/h à 90 km/h, ainsi que les voies rapides.

Le chauffage au bois interdit
Les portions d'autoroutes et voies rapides à 90 km/h, les routes nationales et départementales à 80 km/h ou 90 km/h seront quant à elles limitées à 70 km/h. Les véhicules de plus de 3,5 tonnes devront suivre un contournement par la rocade francilienne, précise aussi le communiqué de la préfecture.

Du côté des maisons individuelles, c'est sur le chauffage qu'il faudra faire attention. Le chauffage au bois « d'appoint ou d'agrément, qui contribue fortement à l'émission de particules fines » est interdit. La mesure concerne 800 000 ménages en Ile-de-France, selon la préfecture de police.

« La température dans les bâtiments doit être maîtrisée (hiver 18 °C) », et « tous les travaux d'entretien ou de nettoyage avec des outils à moteur thermique ou avec des produits à base de solvants organiques (white-spirit, peinture, vernis) » dans les espaces verts, jardins publics et lieux privés « doivent être reportés ».

Les dérogations permettant le brûlage de déchets verts sont quant à elles suspendues, ajoute également la préfecture. Ces mesures touchent le territoire de Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, du Val-d'Oise, de la Seine-et-Marne, des Yvelines et de l'Essonne.

Allergies : des paquets de «Cracotte chocolat» pouvant contenir de la noisette rappelés par LU

Cette erreur « fait peser un risque pour les personnes allergiques à la noisette », indique le groupe alimentaire Mondelez International.
« Une erreur de conditionnement » est à l'origine de la confusion. Des « Cracotte chocolat noisette » se sont glissées dans certains paquets de « Cracotte chocolat » des biscuits de la marque LU, a annoncé lundi le groupe agroalimentaire Mondelez International, propriétaire de la marque nantaise, en procédant au rappel des produits concernés.

Cette erreur « fait peser un risque pour les personnes allergiques à la noisette », explique Mondelez International, précisant que le produit ne présente en revanche aucun risque pour ceux qui ne sont pas allergiques à la noisette.

Le rappel concerne les paquets LU Cracotte Chocolat 200 g qui portent une date de durabilité minimale (DDM) jusqu'au 30 juin 2020 inclus et le code lot suivant : « OVE1293742 », détaille encore Mondelez.

Incendies en Australie : 4 000 personnes prises au piège sur une plage

Dans le sud-est du pays, des habitants et des touristes ont dû se replier sur une plage car ils étaient cernés par les flammes. L’armée a été appelée en renfort.
Un ciel rouge et opaque, des personnes qui prennent la fuite par bateau… Les images semblent tout droit sorties d'un film catastrophe, pourtant ce décor est bien celui de Mallacoota, au sud-est de l'Australie. Près de 4 000 personnes, habitants et touristes, se sont retrouvées bloquées sur une plage de cette localité en essayant de fuir les incendies qui ravagent l'île-continent. L'armée et des pompiers ont été déployés afin de leur venir en aide. Depuis septembre, l'Australie fait face à des feux sans précédent. Les autorités australiennes craignent que plus de 30 000 personnes, parmi lesquelles des touristes, puissent se retrouver dans l'incapacité de fuir la progression des flammes, dans l'Etat de Victoria, au sud-est de l'Australie.




« Les habitants et les vacanciers se trouvant toujours dans cette région ce lundi risquent d'être pris au piège », estime Andrew Crisp, commissaire en charge de la gestion des urgences dans l'Etat de Victoria. Les autorités redoutent que trois incendies d'ampleur soient attisés par des vents forts, ce qui entraînerait la coupure de la circulation sur la dernière route principale encore ouverte dans cet Etat.

En Australie-Méridionale, les incendies se poursuivent aussi en raison des conditions météorologiques propices aux feux. Les températures dépassent par endroits les 40 °C et des orages accompagnés de vents violents s'abattent.

Dans l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, le plus touché, la météo devrait encore se dégrader. Une centaine de feux y sont toujours actifs, dont plus de 40 non maîtrisés.

Depuis septembre, les incendies ont fait 10 morts, détruit plus d'un millier de maisons et plus de trois millions d'hectares, soit une superficie plus grande que la Belgique. Parmi les victimes des flammes, les koalas. Près d'un tiers de ces petits mammifères serait mort dans les incendies.

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