les derniere infos de Fevrier 2019

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Russie : une arme qui fait vomir et halluciner

Le Filin 5P-42, un dispositif d'interférence optique visuelle non létal, a été déployé sur deux frégates de guerre, selon l'agence de presse officielle RIA Novosti. Mis au point par le géant russe des équipements de radioélectronique, Ruselectronics, ce nouveau canon émet un faisceau oscillant de lumière de haute intensité, déstabilisant l'adversaire, semblable au principe d'une lampe stroboscopique.

Le rayon éblouissant, dont la portée peut atteindre 5 km, a été testé sur des tireurs de mitraillettes ou de fusils d'assaut. « Tous les participants ont éprouvé des difficultés à viser, et 45 % se sont plaints d'étourdissements, de nausées et de désorientations », rapportent les médias russes. Et 20 % ont vécu des phénomènes hallucinatoires, décrivant des « boules de lumière flottantes ».

Cette nouvelle arme navale permettra de « supprimer efficacement les moyens technologiques de vision nocturne » ainsi que les télémètres des missiles anti-chars, affirme le ministère russe de la Défense.

Une cécité « temporaire »
Les armes aveuglantes, en particulier le laser pouvant entraîner une cécité permanente, sont en principe interdites par le Protocole IV de la Convention des Nations Unies. Mais, selon l'armée russe, le Filin 5P-42 ne tomberait pas sous le coup de cette interdiction, le canon ne provoquant qu'une cécité temporaire. Chaque frégate est dotée de deux canons, et deux nouveaux navires en construction devraient en bénéficier
Missiles hypersoniques, à portée illimitée et canon laser
Le 1er mars 2018, le président russe, Vladimir Poutine, avait consacré une grande partie de son discours annuel, prononcé devant les représentants des deux assemblées, aux nouvelles armes développées par la Russie, et ce, en réponse à l'activité militaire des États-Unis, qualifiée de « belliqueuse ».

Il avait notamment présenté ses missiles hypersoniques, Avangard, capables d'atteindre 30 fois la vitesse du son, ou un missile de croisière à propulsion nucléaire à portée illimitée et invincible qui se déplace en suivant un chemin imprévisible. Un mystérieux système de combat laser comme Peresvet avait également été dévoilé, censé « permettre la mise hors service du matériel de surveillance ennemi et l'interception de cibles aériennes rapides ».

« Nous savons que plusieurs pays travaillent à la conception d'une arme basée sur de nouveaux principes physiques. Il existe des raisons de croire que là aussi, nous avons une longueur d'avance », avait alors affirmé le président russe. Aucune de ces annonces n'a pour l'instant pu être vérifiée.

Un étrange et très vaste bunker est en vente à Las Vegas

C’est sans doute l’une des propriétés les plus bizarres du monde. Elle est à vendre pour 18 millions de dollars.
Si vous cherchez à vous préparer pour la fin du monde : voilà le bien qu’il faut acquérir. Forbes rapporte qu’une célèbre qu’une célèbre maison installée dans un bunker à Las Vegas vient d’être mise en vente par ses propriétaires. Située à proximité du Strip, l’abri antiatomique s’étale sur plus de 1300 mètres carrés.

En plus de disposer de cinq chambres ou encore de six salles de bains, la maison affichée au prix de 18 millions de dollars offre un luxe certain. Parmi les atouts de ce logement sous-terrain, on compte ainsi une piscine installée dans le jardin mais aussi deux bains à remous, un sauna ou encore une boîte de nuit.

L’espace "extérieur" est décoré d’arbres et de pierre et dispose d’un système qui simule les cycles du jour et de la nuit. Les murs et le plafond calque le ciel et des vues sur la forêt et les montagnes et donne un aspect encore plus kitsch à une demeure qui a un côté très années 1970.

Selon l’annonce, la maison dispose d’installations permettant de recevoir un signal téléphonique mais aussi de se connecter à internet. Une réserve de prêt de 4000 litres d’eau est disponible. La maison est évidemment équipée d’un système d’aération performant.

Le retour de la taxe carbone défendu au sein du gouvernement

Après des membres de son ministère, c'est au tour du ministre de la Transition écologique et du délégué général de LREM de défendre une renaissance de cette taxe sur les carburants, pourtant à l'origine de la colère des «gilets jaunes».
Deux mois après l'abrogation de la taxe carbone par le Premier ministre, cet impôt à l'origine de la mobilisation des «gilets jaunes» pourrait faire son grand retour. «C'est sur la table, c'est le moment ou jamais d'en débattre», affirme ainsi le ministre de la Transition écologique ce matin sur Europe 1. François de Rugy a défendu un dispositif qui a «un vrai impact. En 2018 la consommation de carburant a baissé, c'est une première. Cela signifie que c'est possible de diminuer notre consommation en énergies fossiles», a estimé le ministre. À ses yeux, «on peut reprendre cette trajectoire» à condition que l'argent de cet impôt - deux milliards d'euros - «soit à 100% pour la transition écologique».

Un peu plus tôt, le délégué général des députés La République en marche, Stanislas Guerini, s'est également dit favorable au retour de cette taxe à l'issue du grand débat «à condition (...) que ça ne se fasse pas au détriment des classes populaires». Sur Sud Radio ce matin, il s'est prononcé pour «une transition écologique accompagnée de façon plus ciblée, avec des aides ciblées». L'argent de la taxe carbone devra être utilisé «pour accompagner ceux qui aujourd'hui ont des difficultés à changer de véhicule, (...) de chaudière», argumente ainsi le député. La taxe devra-t-elle concerner d'abord les plus riches? «Pourquoi pas», a-t-il répondu.

La veille, Brune Poirson, secrétaire d'État à la Transition écologique et solidaire déclarait que cet outil est «efficace» et qu'il «a un vrai impact». La secrétaire d'État a ainsi annoncé qu'il «reviendra peut-être» en fonction du grand débat: «ça fait l'objet de discussions dans le grand débat», a déclaré Brune Poirson sur France 3 dimanche. «C'est un outil en faveur de la transition écologique, qui a un vrai impact parce qu'il envoie un signal prix qui permet aux gens de changer leur comportement», a-t-elle indiqué, en ajoutant qu' «il faut en débattre».

Débat sur les modalités d'application de cette taxe
Un point de vue partagé par Emmanuelle Wargon, également secrétaire d'État à l'Écologie. Selon elle, cette taxe «est légitime économiquement, elle a du sens, elle n'était pas acceptable socialement (…). On l'a entendue», a-t-elle déclaré sur France Inter en ajoutant que le gouvernement avait «eu raison à court terme d'annuler» la hausse de cette taxe prévue en 2019. Selon Emmanuelle Wargon, «il faut un nouveau pacte fiscal et quand on aura remis à plat la fiscalité, «on pourra de nouveau argumenter pour expliquer pourquoi cette taxe a du sens», a-t-elle souligné. «Elle a sûrement plus de sens que beaucoup de taxes aujourd'hui en France (…) Mais l'ajouter sur une base fiscale déjà très chargée, ce n'était pas la bonne méthode», a-t-elle conclu.

Après la démission de Nicolas Hulot puis le départ de Matthieu Orphelin, proche de l'ex-ministre de la Transition écologique, du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, les membres de la majorité tentent de remettre la main sur les questions d'écologie. D'autant que ces sujets sont de plus en plus populaires. Le succès de la pétition liée à «l'Affaire du siècle» signée par plus de 2 millions de personnes atteste de l'intérêt des Français pour ces sujets. «Je trouve que c'est positif que des Français demandent de faire plus, d'aller plus vite, plus loin sur la transition écologique. On peut s'appuyer sur la mobilisation des citoyens en faveur de l'action pour le climat», a ainsi déclaré ce matin François de Rugy. Au point que le ministre a lancé vendredi un appel aux signataires de la pétition pour venir échanger. Pourtant, cette pétition accuse l'État de «carence fautive» par son «action défaillante» pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. «Ce n'est pas dans les tribunaux que l'on fait baisser les gaz à effet de serre, ce n'est pas une chose simple», répond François de Rugy qui se réjouit toutefois que des citoyens s'emparent du sujet.

La consommation de plats préparés est-elle mauvaise pour la santé ?

La consommation régulière d’aliments ultratransformés tels que les plats préparés pourrait être associée à un risque plus élevé de mortalité.
Les plats préparés font-ils courir un risque à notre santé ? Selon une équipe de chercheurs spécialisés en Epidémiologie Nutritionnelle à l’université Paris 13, une consommation régulière d’aliments ultratransformés serait associée à un risque plus élevé de mortalité, mais aucun lien de cause à effet entre ces deux facteurs n’a été prouvé. Ils publient leurs travaux le 11 février 2019 dans le JAMA Internal Medicine.

"Il ne faut pas être alarmiste"
Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont analysé les habitudes alimentaires de 44 551 participants de 45 ans ou plus, appartenant à la cohorte d’étude française NutriNet-Santé. Entre 2009 et 2017, ces volontaires ont eux-mêmes renseigné leur catégorie socio-professionnelle, leur niveau d’étude, leur activité physique, leur poids, leur taille et leur mesures anthropométriques (tour de taille, de hanches, de cuisses…). En parallèle, tous les six mois, les participants devaient indiquer dans un questionnaire en ligne tout ce qu’ils avaient mangé et bu pendant trois périodes de 24 heures.

Les chercheurs se sont ensuite focalisés sur la part des aliments ultratransformés dans l’alimentation des participants. Résultat : pendant la durée de l’étude, 602 participants sont décédés et une augmentation de 10% de la proportion d’aliments ultratransformés dans l’alimentation correspondait à une augmentation de 15% de la mortalité.

Une corrélation mais pas de lien de causalité
La prudence reste toutefois de mise face à ces résultats : il s’agit d’une corrélation modeste et non d’un lien de causalité. Autrement dit, les scientifiques ne savent pas si la consommation de plats préparés augmente le risque de mortalité mais ils remarquent que les personnes consommant le plus de plats préparés sont également ceux qui ont un risque de mortalité le plus élevé. "Il ne faut pas être alarmiste pour le public et dire qu'en mangeant un plat préparé on a un risque supplémentaire de 15% de mourir", a ainsi confié à l'AFP Mathilde Touvier, directrice de l'équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle à l'université Paris 13, qui gère la grande étude NutriNet-Santé avec des chercheurs de trois autres institutions (Inserm, Inra et CNAM).

En attendant la réalisation de nouvelles études qui permettront d’étoffer les connaissances sur ce sujet complexe, les chercheurs se félicitent : "C'est une nouvelle pierre à l'édifice dans les recherches sur les liens entre aliments ultratransformés et la santé", observe Mathilde Touvier.

Les additifs des plats transformés en cause ?
Mais si un lien existe bien entre les aliments ultratransformés et la santé, sur quoi pourrait-il reposer ? Une des hypothèses retenues par les chercheurs est celle de la présence d’additifs, dont certains sont suspectés d’être nocifs pour la santé. Et, selon la classification alimentaire "Nova", des aliments sont dits ultratransformés quand ils ont subi des procédés industriels de transformation et contiennent de nombreux ingrédients, notamment des additifs. Un plat préparé, sans additifs, congelé ou pas, n'en fait donc pas partie, mais les plats prêts à réchauffer, les sodas et les snacks en général en font partie. A noter qu’ils sont également plus riches en sel ou en sucre et pauvres en vitamines et en fibres.

Tous les additifs ne sont cependant pas à diaboliser : les conservateurs, en particulier, ont leur importance car ils "permettent de garder les aliments dans de bonnes conditions, ce qui réduit le gaspillage tout en conservant la qualité nutritionnelle", rappelle à l’AFP le professeur Julian Cooper de l'Institute of Food Science and Technology.

Saint-Malo: Un jeune homme décède dans une cellule au commissariat

ll avait été placé en cellule de dégrisement samedi soir suite à un accident
Un jeune homme de 20 ans est décédé samedi soir au commissariat de Saint-Malo, rapporte Ouest-France. C’est à la suite d’un accident de la circulation que le jeune homme a été arrêté par les policiers. Il avait perdu le contrôle de son véhicule vers 20h à Dinard, et en raison de son taux d’alcoolémie trop élevé, placé en cellule de dégrisement.

Une heure plus tard, le père du jeune homme a également été arrêté sur les lieux de l’accident, sa voiture embourbée. Le père avait également bu et a rejoint son fils en dégrisement dans une cellule voisine, précise le quotidien.

Une information judiciaire a été ouverte
Quelques minutes plus tard, le chef de poste a découvert le jeune homme allongé dans sa cellule, la tête contre le mur. Malgré l’intervention des secours, son décès a été constaté vers 22h40. Des fonctionnaires de l’IGPN se sont rendus sur place dimanche à l’aube pour auditionner les policiers ayant été en contact avec la victime.

Contacté par 20 Minutes, le parquet de Saint-Malo attend les résultats des examens médicaux. Il confirme toutefois qu’une information judiciaire a été ouverte, l’enquête ayant été confiée à un juge d’instruction. Après avoir appris le décès de son fils dimanche matin, le père a porté plainte lundi pour mort suspecte.

La collision entre la Voie lactée et Andromède va se produire un peu plus tard que prévu !

Edwin Hubble nous a fait pénétrer dans le royaume des galaxies, en démontrant que certaines des nébuleuses, terme utilisé dans les années 1920, étaient bien les univers-îles de Kant : des astres équivalents à la Voie lactée et situés en dehors de notre Galaxie. Depuis, nous avons fait du chemin dans son exploration.

À l'échelle des dizaines de millions d'années, s'est découvert un monde violent avec des collisions, des courants d'étoiles et de gaz arrachés par les forces de marée titanesque s'exerçant lors de rencontres rapprochées entre galaxies. Mais, tout comme le pressentaient certains philosophes grecs et hindous de l'antiquité, ces destructions s'accompagnent aussi de créations. Aujourd'hui, les moyens scientifiques pour rendre compte de ces processus, sont autrement plus élaborés que ceux de nos prédécesseurs il y a plus de 2.000 ans.


Les collisions de galaxies sont des phénomènes essentiels pour l'apparition de la vie. En effet, ces collisions peuvent entraîner la formation d'un type d'étoile qui fabrique de l'oxygène. Pour en savoir plus, visitez http://www.dubigbangauvivant.com © Dubigbangauvivant-YouTube

Le télescope Hubble, en particulier, nous a montré de nombreuses collisions et fusions de galaxies qui ont fait évoluer et grandir ces univers-îles depuis plus de 13 milliards d'années. Notre Galaxie a donc une histoire et pour savoir d'où nous venons nous-mêmes, il est utile de la reconstituer et faire de l'archéologie galactique. Pour cela l'humanité s'est dotée d'un nouvel œil en orbite, le satellite Gaia. Il est utilisé pour faire de l'astrométrie de haute précision dans la Voie lactée, c'est-à-dire pour faire des mesures de position et de vitesse des nombreuses étoiles comme jamais auparavant.

Une rencontre plus tardive entre la Voie lactée et Andromède
Les chercheurs utilisant les données de Gaia viennent de publier un nouvel article et d'en déposer une version en accès libre sur arXiv. L'instrument est si puissant qu'il permet non seulement d'étudier notre Galaxie mais aussi celles qui font partie du Groupe local, le groupe de plus de 60 galaxies auquel appartient la Voie lactée, et dont le diamètre est 10 millions d'années-lumière.

En l'occurrence, ce sont les mouvements de M31 et M32, à savoir respectivement la galaxie d'Andromède et celle du Triangle qui ont été précisés par Gaia. On savait déjà depuis un certain temps que Andromède et la Voie lactée allaient entrer en collision dans 4 milliards d'années environ. On soupçonne même qu'elles l'ont déjà fait si l'on pense que Mond, et non pas la matière noire, explique l'énigme des mouvements des étoiles dans les galaxies. Rappelons au passage que l'expansion de l'Univers observable n'est notable qu'à une échelle supérieure à une dizaine de millions d'années-lumière environ ; en deçà, les forces gravitationnelles sont supérieures à celle résultant de l'expansion. Il n'y a donc pas de contradiction à parler d'une collision entre Andromède et la Voie lactée.


Les futures trajectoires orbitales de trois galaxies spirales: notre voie lactée (tracé bleu), Andromède, également appelée M31 (tracé rouge), et la galaxie du Triangle, également connue sous le nom de M33 (tracé vert). Le cercle indique la position actuelle de chaque galaxie et leurs trajectoires futures ont été calculées à l’aide de la deuxième publication des données de la mission Gaia de l’ESA. Les flèches, le long des trajectoires, indiquent la direction estimée du mouvement de chaque galaxie et leurs positions, 2,5 milliards d'années plus tard, tandis que les croix indiquent leur position estimée dans environ 4,5 milliards d'années. À cette date, la Voie lactée et Andromède effectueront leur premier passage rapproché à environ 400.000 années-lumière. Les galaxies continueront alors à se rapprocher les unes des autres et à fusionner pour former une galaxie elliptique. L'échelle, donnée par la ligne en bas à droite, correspond à 1 million d'années-lumière mais les galaxies ne sont pas à l'échelle. © E. Patel, G. Besla (University of Arizona), R. van der Marel (STScI) ; Images : ESA (Milky Way) ; ESA/Gaia/DPAC (M31, M33)
Les futures trajectoires orbitales de trois galaxies spirales: notre voie lactée (tracé bleu), Andromède, également appelée M31 (tracé rouge), et la galaxie du Triangle, également connue sous le nom de M33 (tracé vert). Le cercle indique la position actuelle de chaque galaxie et leurs trajectoires futures ont été calculées à l’aide de la deuxième publication des données de la mission Gaia de l’ESA. Les flèches, le long des trajectoires, indiquent la direction estimée du mouvement de chaque galaxie et leurs positions, 2,5 milliards d'années plus tard, tandis que les croix indiquent leur position estimée dans environ 4,5 milliards d'années. À cette date, la Voie lactée et Andromède effectueront leur premier passage rapproché à environ 400.000 années-lumière. Les galaxies continueront alors à se rapprocher les unes des autres et à fusionner pour former une galaxie elliptique. L'échelle, donnée par la ligne en bas à droite, correspond à 1 million d'années-lumière mais les galaxies ne sont pas à l'échelle. © E. Patel, G. Besla (University of Arizona), R. van der Marel (STScI) ; Images : ESA (Milky Way) ; ESA/Gaia/DPAC (M31, M33)

Mais, plusieurs orbites restaient possibles dans le futur, et aussi dans le passé si l'on se servait des données de prises avec Hubble et le Very Long Baseline Array (un réseau de radiotélescopes aux USA), pour calculer les mouvements conjoints de M31, M33 et, bien sûr, la Voie lactée. Il apparait maintenant que M33 est en route vers Andromède pour la première fois et que la rencontre, entre M31 et la Voie lactée, devrait se faire dans 4,5 milliards d'années.

Les données de Gaia ont permis d'étudier les mouvements de plusieurs milliers d'étoiles massives particulièrement brillantes dans M31 et M33, rendant possible la détermination du nouveau scénario de collision avec la Voie lactée. En bonus, ces données ont également donner accès à un trésor jusqu'ici hors de portée : les mouvements de rotation globaux de ces galaxies.


Le télescope spatial Hubble de la NASA / ESA a capturé l'image la plus détaillée jamais réalisée de la galaxie du Triangle, une galaxie spirale située à une distance de seulement trois millions d'années-lumière. L'image de notre voisine cosmique est la deuxième plus grande image jamais créée avec les données de Hubble. Traduction et sous-titrages en français assez fidèle, en cliquant sur le rectangle blanc en bas à droite. © HubbleESA

CE QU'IL FAUT RETENIR
Les nouvelles données concernant les mouvements des deux plus proches grandes galaxies de la Voie lactée se sont affinées grâce à la mission Gaia de l'ESA.
La collision frontale annoncée entre la Voie lactée et Andromède est repoussée d'environ 600 millions d'années et n'interviendrait donc que dans 4,5 milliards d'années.
POUR EN SAVOIR PLUS
Voie lactée et Andromède : collision dans 4 milliards d'années...
Article de Laurent Sacco publié le 01/06/2012

On le sait depuis longtemps, la galaxie d'Andromède et la Voie lactée foncent l'une vers l'autre. Mais comment s'effectuera la rencontre ? Violemment avec une fusion entre les deux galaxies ou simplement en se frôlant l'une l'autre ? Les observations d'Hubble prouvent que la première hypothèse est la bonne.

Les collisions entre galaxies sont fréquentes dans l'univers observable, à l'échelle de temps du cosmos bien sûr. Elles étaient même plus fréquentes il y a des milliards d'années qu'aujourd'hui et elles participent au processus d'évolution cosmique ayant conduit du Big Bang au vivant. Mais comment des collisions entre galaxies sont-elles possibles alors qu'Hubble et surtout Lemaître ont montré que l'univers observable est en expansion ?

Parce que c'est à l'échelle des amas de galaxies, et non pas entre les galaxies, que l'espace est en expansion. Les galaxies des amas sont liées entre elles par la matière noire à la façon dont la gravitation du Soleil retient les planètes ; pas plus que le Système solaire, ils ne sont en expansion. De la même façon qu'un géocroiseur peut entrer en collision avec la Terre, il n'est donc pas exclu qu'une galaxie puisse entrer en collision avec une autre et nous savons que cela s'est déjà produit dans l'histoire de la Voie lactée et de la galaxie d'Andromède. Les amas de galaxie eux-mêmes continuent à se former mais d'une façon qui est contrôlée par l'énergie noire accélérant l'expansion de l'univers observable.


Une vue d'un aspect possible de la voûte céleste dans 4 milliards d'années. Le disque de la Voie lactée apparaîtra comme très déformé ainsi que celui de la galaxie d'Andromède que l'on voit sur la droite. © Nasa, Esa, Z. Levay and R. van der Marel (STScI), T. Hallas, and A. Mellinger
Une vue d'un aspect possible de la voûte céleste dans 4 milliards d'années. Le disque de la Voie lactée apparaîtra comme très déformé ainsi que celui de la galaxie d'Andromède que l'on voit sur la droite. © Nasa, Esa, Z. Levay and R. van der Marel (STScI), T. Hallas, and A. Mellinger

On sait depuis bien longtemps que les spectres des étoiles de la galaxie d'Andromède apparaissent décalés vers le bleu. Il s'agit bien d'un authentique effet Doppler, contrairement au décalage spectral vers le rouge de la lumière des amas causée par l'expansion de l'univers observable. On sait donc qu'Andromède et la Voie lactée foncent l'une vers l'autre de sorte qu'à chaque heure, la distance entre les deux galaxies spirales diminue de l'équivalent d'environ la distance de la Terre à la Lune.

Une collision galactique incertaine
Mais ce qui était mesuré avec une assez bonne précision, c'était la vitesse radiale relative des deux galaxies. L'erreur sur la vitesse tangentielle était telle que l'on ne pouvait être sûr du futur concernant les deux objets. Si une rencontre était bien prévue dans quelques milliards d'années, comment se passerait-elle ?

On pouvait imaginer qu'aucune collision n'allait se produire ou qu'elle s'effectuerait tangentiellement. Même dans la première hypothèse, si les deux galaxies passaient suffisamment près l'une de l'autre, les forces de marée les perturberaient certainement et des courants d'étoiles formant des filaments en résulteraient très probablement. Le scénario le plus extrême faisait intervenir une collision frontale. Toutefois, de la même façon que des collisions entre étoiles n'existent pas dans notre Galaxie, il n'y aurait aucune chance que notre étoile entre en collision avec une cousine appartenant à Andromède.


Une vidéo du Hubblecast expliquant la collision future entre Andromède et la Voie lactée. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur « cc » pour que s'affichent d'abord des sous-titres en anglais si ceux-ci n'apparaissent pas déjà. En passant simplement la souris sur « cc », apparaîtra « Traduire les sous-titres ». Cliquez pour faire apparaître le menu du choix de la langue, choisissez « français » puis « ok ». © Esa/Hubble & Nasa/STScI-ScienceTV

Grâce aux observations d'Hubble, les astronomes sont cependant parvenus à lever les incertitudes sur l'avenir de la Voie lactée et d'Andromède. Dans 4 milliards d'années la collision sera bel et bien frontale. Les simulations sur ordinateur prédisent même que les deux galaxies finiront par fusionner en donnant une grosse galaxie elliptique. Il sera de même avec les trous noirs occupant le cœur des deux astres. Selon les calculs, l'orbite du Soleil changera certainement aussi pour cesser d'être circulaire, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus. Dans 6 milliards d'années, le disque de la Voie lactée aura totalement disparu sur la voûte céleste qui aura totalement changé d'aspect.


Mission Gaia : la Voie lactée bientôt cartographiée La mission Gaia de l'ESA a mesuré les positions et les vitesses d'un milliard d'étoiles dans la Voie lactée. Cela va permettre de reconstituer l'histoire de notre Galaxie, de mieux connaître sa structure mais aussi de partir à la chasse à la matière noire et aux exoplanètes.




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Cyberattaques: le plan de la Russie pour se couper d'Internet

Pour se prémunir des cyberattaques les plus dévastatrices, la Russie teste un moyen de couper Internet sur son territoire. Le but est de mettre à l'abri ses infrastructures stratégiques.
La Russie entend protéger ses entreprises face à de potentielles cyberattaques majeures Les députés russes ont commencé ce 12 février l'examen d'une loi destinée à créer dans le pays un "Internet souverain". En cas de coupure sur les grands serveurs mondiaux, la connexion resterait ainsi assurée.

Le projet de loi, examiné en première lecture à la Douma, la chambre basse du Parlement, comporte une série de mesures visant à garantir le fonctionnement du segment russe de l'internet et à le protéger d'éventuelles cyberattaques. Dans les faits, cela permettrait d'isoler la Russie du reste d'Internet en cas d'urgence.

Le texte est présenté comme une réponse au "caractère belliqueux de la nouvelle stratégie américaine en matière de cybersécurité, adoptée en septembre 2018", qui cite notamment la Russie comme une menace. Le pays, au même titre que la France, le Royaume-Uni ou encore l'Allemagne, craignent aujourd'hui des cyberattaques d'ampleur, à même de mener à des coupures générales d'électricité, ou encore au sabotage d'hôpitaux.

Un "Internet souverain"
Le texte prévoit concrètement de créer une "infrastructure permettant d'assurer le fonctionnement des ressources internet russes en cas d'impossibilité pour les opérateurs russes de se connecter aux serveurs internet étrangers".

Les fournisseurs russes d'accès à internet devront également s'assurer de la mise en place sur leurs réseaux de "moyens techniques" permettant un "contrôle centralisé du trafic" pour contrer les menaces éventuelles.

Ces "moyens techniques", dont la teneur n'est pas précisée, seront fournis aux opérateurs par le gendarme russe des télécoms et des médias, Roskomnadzor, qui est doté de pouvoirs élargis par le texte de loi. L'institution avait notamment été chargée de trouver un moyen de censurer l'application de messagerie Telegram dans le pays, sans succès.

Le projet est déjà critiqué, à la fois par la Cour des comptes russe, en raison de son coût estimé à plus de 20 milliards de roubles (270 millions d'euros), et par le gouvernement, qui s'interroge sur son financement et sur les pouvoirs étendus accordés à Roskomnadzor.

L'agence aurait en effet la possibilité d'intervenir directement dans la gestion du réseau en cas de menace et pourrait, grâce à cette technologie, bloquer directement du contenu interdit en Russie, une tâche qui incombe actuellement aux opérateurs eux-mêmes avec des succès variables.

                                               10 fruits dangereux à éviter

Du cyanure dans les noyaux d'abricot
Le 27 juillet 2018, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) alertait des risques liés à la consommation d’amandes d’abricots. Appréciées pour leurs vertus anti-cancer, elles présentent pourtant des risques d’intoxication au cyanure pouvant provoquer "des vertiges, des malaises, des céphalées, des troubles digestifs, des palpitations cardiaques, ou encore une gêne respiratoire".De même pour les noyaux de cerise, de pêche et de prune. "Il faut éviter de les croquer et de les sucer car ils contiennent un acide cyanogène toxique, explique Alexandra Rétion, diététicienne-nutritionniste. Il existe un risque d’empoisonnement. Il est donc important de bien veiller à enlever le noyau de ces fruits."

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Avocat : dangereux avec certains médicamentsOutre sa découpe qui peut occasionner de graves blessures, l’avocat s’avère particulièrement dangereux chez les personnes qui prennent des anticoagulants (traitements qui empêchent la formation de caillot de sang). "L’avocat est riche en vitamine K, qui fluidifie la circulation du sang. Les personnes sous anticoagulants doivent veiller à ce que leurs apports en vitamine K restent stables pour ne pas gêner le rôle du médicament, c’est pourquoi on leur conseille d’éviter ou de diminuer largement tous les fruits et légumes qui peuvent en contenir."Ajoutez à cela le fait que l’avocat contient une protéine appelée hévéine. "Celle-ci est commune à l’hévéa, l’arbre d’origine du latex. Cela peut être embêtant pour les personnes qui y sont allergiques… "

Feuille de rhubarbe : un risque d'intoxication
Le 27 novembre 2014, l’ANSES a rapporté dans un communiqué que des cas d’intoxications à l’oxalate ont été recensés. Cet acide dont sont composées les feuilles de rhubarbe peut être à l’origine de troubles gastro-intestinaux mais également de l’accumulation de cristaux dans les reins, ce qui peut, à terme, conduire à des calculs rénaux. "Les feuilles de rhubarbe, qui contiennent des toxines, peuvent aussi provoquer des convulsions et des problèmes respiratoires, précise Alexandra Rétion. A part cela, la rhubarbe peut être consommée sans risque."

Citron : un risque de calculs rénaux
Il n’y a pas que du bon, dans le citron. Une chose que l’on a tendance à oublier, selon Alexandra Rétion : "tout le monde dit que c’est bon pour santé mais c’est un fruit acide donc cela représente certains désagréments si l’on en mange tous les jours. Ca fragilise et use l’émail des dents, ça irrite les muqueuses donc augmente les risques de faire des aphtes et ça peut également brûler l’estomac si l’on est fragile à ce niveau-là." Sans compter que son zeste, comme la feuille de rhubarbe, contient de l’oxalate : "ça cristallise et peut provoquer des calculs, ce qui accroit les risques chez ceux qui y sont déjà sujets."Outre les risques de brûlure de la peau, attention également à la déshydratation : "le citron est diurétique. Il ne faut pas le consommer à outrance car certes, il élimine le surplus de sel et d’eau, mais il peut également déshydrater."

Noix de cajou : une molécule toxique
"La noix de cajou contient de l’urushiol qui est une molécule toxique, explique Alexandra Rétion. En revanche, on la retrouve uniquement dans la noix de cajou crue. Et on les mange rarement crues puisque toutes celles qu’on achète dans le commerce ont été cuites au moins à la vapeur, donc il n’y a pas de risque." Même constat chez les amandes, qui sont naturellement riches en cyanure. Mais une fois cuites, celles-ci aussi peuvent être consommées sans modération.

Pamplemousse : à éviter avec certains traitements
Alexandra Rétion affirme que le pamplemousse "représente un danger quand il est mélangé à certains médicaments". En effet, en 2012, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) rappelait dans un point d’information que le fruit est "connu pour interagir avec quelques médicaments", précisant qu’ "il ne s'agit pas d'une réduction de leur efficacité, mais d'une augmentation de la fréquence et de la gravité de leurs effets indésirables.""Le mélange médicaments/pamplemousse bloque une enzyme qui permet d’assimiler les médicaments, ajoute la nutritionniste, ce qui veut dire que ces derniers pénètrent dans le sang sans être transformés par l’enzyme, donc il y a un surdosage." Pour éviter ce risque, veillez à bien lire la notice des médicaments, qui l’indiquera systématiquement. Les médicaments concernés sont certains prescrits contre le cholestérol, des immunodépresseurs, des antiarythmiques, un antidépresseur ainsi qu’un médicament utilisé dans le cancer du sein.

Baies de sureau : des risques d'intoxication alimentaire
Les baies de sureau sont les fruits des arbustes du genre Sambucus. Appréciées notamment pour leurs propriétés antioxydantes, anti-infectieuses, anti-inflammatoires et expectorantes, "elles deviennent mauvaises pour la santé à partir du moment où elles sont consommées crues et pas matures, affirme Alexandra Rétion. Il y a alors un risque d’intoxication alimentaire et donc de troubles digestifs (diarrhée, vomissements), qui ne sont pas à négliger chez les personnes fragiles puisqu’ils peuvent entrainer des convulsions et un coma." Pensez alors à bien les cuire si vous voulez profiter pleinement de leurs bienfaits.

Carambole : attention à l'insuffisance rénale
Le carambolier est l’arbre qui donne la carambole, ce joli fruit en forme d’étoile que l’on trouve principalement en Asie mais également dans les Antilles françaises. Toutefois, gare à ses neurotoxines : "celles-ci sont dangereuses pour les personnes qui souffrent d’insuffisance rénale car elles accentuent les problèmes rénaux." Les individus sains ne seraient pas non plus à l’abri de ce risque : il convient alors de le manger en faible quantité, c’est-à-dire un fruit tous les trois jours environ.

Olive : déconseillé en cas d'hypertension
Oui, l’olive peut être considérée comme un fruit puisqu’elle possède un noyau et qu’elle pousse sur un arbre (l’olivier). Et oui, l’olive peut s’avérer dangereuse, particulièrement chez les personnes souffrant d’hypertension, qui doivent être vigilantes sur leur consommation de sel : en effet, on la retrouve la plupart du temps en conserve, alors imbibée de vinaigre et d’eau très salée. Pour éviter de s’en priver, on peut tout simplement les mettre en bocaux soi-même et les assaisonner à notre manière, en limitant le sel.

le durian : à ne pas consommer avec de l'alcool
S’il ne pousse pas en métropole, le durian est très prisé sur l’île de La Réunion ainsi qu’en Asie. Connu pour son goût particulier et son odeur pestilentielle, ce fruit rempli d’épines est apprécié notamment pour ses propriétés digestives. Toutefois, plusieurs études s’accordent à dire qu’une consommation accrue de durian associée à l’alcool est particulièrement dangereuse : le fruit contient du soufre qui bloque une enzyme de notre corps permettant normalement de protéger notre foie des toxines de l’alcool. Boire ou manger du durian, il faut donc choisir !

Les fruits peuvent-ils être mauvais pour la santé ?
Depuis 2007, le Programme National Nutrition Santé (PNNS) Manger Bouger nous vante les bienfaits des fruits et des légumes, dont il faudrait consommer cinq portions par jour (une portion représentant entre 80 et 100 grammes). Riches en vitamines, en minéraux, en fibres et en eau, les fruits ont notamment des effets bénéfiques pour prévenir certaines maladies comme le cancer, le diabète ou encore les maladies cardiovasculaires. Mais si "une faible consommation de fruits […] figure parmi les dix principaux facteurs de risque de mortalité" selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), leur ingestion n’est pas dépourvue de danger et peut même avoir une issue fatale.Alexandra Rétion explique : "consommer trop de fruits, c’est-à-dire plus de 800 grammes par jour, c’est aussi consommer beaucoup de sucre puisque le fruit est principalement composé de sucre simple. Ce sucre est lui-même constitué de glucose et de fructose. Et le fructose, c’est le sucre qui se transforme en gras dans notre organisme quand il est en excès." Une consommation accrue de fruits peut donc augmenter le risque de prise de poids, mais pas seulement : "manger trop de fibres peut également irriter le système digestif. Certaines personnes sensibles pourront alors souffrir de troubles du système digestif, avec des diarrhées, etc."Outre la surconsommation de fruits, leur composition pure et simple peut également être redoutable, comme vu précédemment : toxicité, incompatibilité avec certains traitements, néfastes pour certaines personnes souffrant de pathologies… Les effets indésirables sont nombreux et inhérents à plusieurs fruits que l’on pense pourtant bien connaître.

Les smartphones qui émettent le plus de radiations

Si aucun risque avéré n'est reconnu officiellement, l'Anses recommande tout de même de limiter son exposition aux radiofréquences, notamment chez les plus jeunes. Elle conseille de recourir au kit mains-libres et de privilégier l'acquisition de téléphones affichant les DAS (Débit d'absorption spécifique) les plus faibles. Ce paramètre mesure la puissance absorbée par unité de masse du tissu du corps, qui s'exprime en watts par kilogramme (W/kg). La valeur limite fixée en France et en Europe est de 2 W/kg. L'Office fédéral allemand de radioprotection (Bundesamt für Strahlenschutz) publie une base de données sur le niveau de rayonnement émis par plus de 300 modèles de smartphones, nouveaux et anciens.

Les valeurs publiées sur ce graphique sont mesurées lors d'un appel avec le téléphone accolé à l'oreille. Grâce à la qualité des réseaux mobiles, la quantité d'ondes émise directement par le téléphone a largement diminué depuis 10 ans. À noter également que le DAS réel des dernières générations de smartphones est largement inférieur à la valeur maximale certifiée par le constructeur qui, elle, est obtenue lorsque le dispositif émet à pleine puissance.

Les fabricants chinois mauvais élèves
Si tous les modèles respectent bien la limite réglementaire, on remarque de grosses différences entre les téléphones et les fabricants. Les moins émetteurs sont les anciens téléphones à clapet, comme le Samsung C-3520, ou les minismartphones comme le Acer Liquid mini. Dans le haut de la fourchette, on trouve le Mi A1 du fournisseur chinois Xiaomi, avec 1,75 W/kg et le OnePlus 5T. De manière générale, le classement est dominé par les fabricants chinois : Xiaomi et OnePlus représentent la moitié des 16 téléphones avec les DAS les plus élevés. Mais deux iPhone ainsi que les Pixel 3 et Pixel 3 XL sortis à l'automne 2018 par Google font aussi partie des plus gros émetteurs.

Réchauffement climatique : les 4 dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées

Sur Terre, la tendance au réchauffement climatique sur le long terme se confirme. Depuis les premiers bilans de 2018, publiés il y a un mois, à ceux de la Nasa et de la NOAA qui viennent de tomber, le constat est le même : 2018 fut la quatrième année la plus chaude de toute l'histoire des relevés de température. Quelles sont les trois premières ? Il ne faut pas chercheur bien loin pour les trouver car elles se suivent : il s'agit de 2017, 2016 et 2015. 2014 est dans le top 5. Bref, les cinq années les plus chaudes depuis 1880 sont dans la décennie 2010 et consécutives. « Avec 1,2 °C de plus qu'à l'époque préindustrielle, l'année 2016, marquée par l'influence d'un puissant El Niño, conserve le statut d'année la plus chaude » précise l'OMM, l'Organisation météorologique mondiale. Et sans ce phénomène météorologique récurrent, c'est 2017 qui prendrait la tête du peloton.

Anomalies des températures observées depuis 1880 par rapport à la moyenne de la période 1980-2015. Ces anomalies saisonnières sont extraites de la version 2 du modèle Modern-Era Retrospective analysis for Research and Applications ou Merra-2, géré par le bureau de modélisation et d'assimilation de la Nasa. © Nasa, Earth Observatory, Joshua Stevens

En 2018, la température de surface moyenne globale était supérieure de +0,83 °C par rapport à la période 1951-1980 selon la Nasa, et de +0,79 °C pour la NOAA. Rappelons au passage que cette dernière moyenne était déjà au-dessus de celle de l'ère préindustrielle. Naturellement, c'est une moyenne des températures à l'échelle planétaire, ce qui n'interdit pas des disparités dans les températures régionales. Et n'en déplaise à Donald Trump, ce n'est pas parce qu'une vague de froid traverse le nord-est et le centre des États-Unis que le changement climatique n'existe pas. Au contraire, les modifications du vortex polaire pourrait bien être un effet indirect de la hausse de la hausse de la température globale. D'ailleurs, l'Arctique et l'Antarctique vont mal, c'est là que les « tendances au réchauffement sont les plus fortes », explique la Nasa.

Les effets du réchauffement se font déjà sentir
Une nouvelle étude prédit que le réchauffement global, causé par les émissions excessives de gaz à effet de serre (CO2, méthane, etc.) d'origine anthropique, va entraîner des épisodes météorologiques extrêmes. « Nos modèles suggèrent que nous verrons davantage de phénomènes météorologiques extrêmes récents, chauds et froids, avec des effets perturbateurs sur l'agriculture, les infrastructures et la vie humaine elle-même », explique le glaciologue, Nick Golledge, dans The Conversation, coauteur de l'article scientifique publié dans Nature.

Du phishing caché dans Google Translate

Arme numéro 1 des pirates pour piéger les internautes par email, le phishing consiste à cacher dans un message d'apparence inoffensive et classique un lien qui mène vers une page vérolée. Le plus souvent, il s'agit de vous subtiliser des données confidentielles comme le login et le mot de passe via un faux formulaire. Avec le temps, les internautes ont appris à se méfier des faux emails en provenance de leur banque, de Facebook ou de leur fournisseur d'accès à Internet, mais le dernier phishing en date est très subtil.

Découvert par un chercheur d’Akamai, il prend la forme d'un message de Google qui informe le destinataire que quelqu'un a tenté d'accéder à son compte Google. Il s'agit d'un message d'alerte, courant lorsque l'on se connecte sur son compte Google depuis un autre ordinateur que le sien. Par précaution, Google nous prévient. Si c'est bien la personne qui s'est connectée, inutile de donner suite au message. En revanche, si ce n'est pas vous, il faut alors cliquer sur un lien pour accéder à son compte.

Les antivirus aussi piégés
C'est là que le piège est tendu puisque les pirates ont réussi à faire débuter l'URL du lien par google. Comment ? En pointant vers Google Translate, le service de traduction de Google. L'internaute pense être rassuré en voyant une page Google, mais le lien est bien vérolé. Il est simplement traduit, et le formulaire est bien piégé. Ce chercheur précise d'ailleurs que le fait d'utiliser Google Translate piège aussi les antivirus qui, par défaut, ne bloque pas une page Google.

Pour déjouer ce piège qui commence à arriver dans nos boîtes, il faut d'abord vérifier l'adresse de l'expéditeur. En l'occurrence, le chercheur a reçu un email en provenance d'une adresse hébergée chez hotmail.com, concurrent de Google. Ensuite, il faut bien regarder l'adresse inscrite dans Google Translate, et non celle indiquée dans la barre d'adresse. Ça demande une vigilance accrue mais c'est indispensable pour éviter de se faire pirater son compte Google.

Les États-Unis se préparent à une vague de froid historique avec des températures ressenties de –50°C

Baptisé "polar vortex", cet épisode glacial pourrait durer jusqu’au mois de mars, à en croire les experts.
Si la dépression Gabriel truste une place de choix dans l’actualité française cette semaine, elle n’est rien comparée à la tempête à laquelle les États-Unis se préparent. Le pays de l’Oncle Sam s’apprête à traverser l’une des pires vagues de froid de son histoire, avec des températures ressenties descendant jusqu’à –50°C à partir de mercredi matin.

Dans certaines villes comme Chicago ou Milwaukee, des chutes de neige importantes (50 centimètres à certains endroits) ont été observées. C’est justement dans les États du Midwest que le thermomètre descendra le plus bas. Dans le Minnesota, il fera jusqu’à –32°C réels avec des rafales de vent à –54°C.

"Les températures seront si basses qu’on va entendre les bâtiments et le mobilier urbain craquer", annonce au New York Times Tom Skilling, chef météorologue de la chaîne WGN-TV à Chicago.

Baptisé "polar vortex", cet épisode de froid extrême pourrait durer de longues semaines, à en croire Judah Cohen, expert du Centre de recherche environnemental et atmosphérique de Boston. "Je pense qu’au minimum, on en a jusqu’à la mi-février, voire la mi-mars", juge-t-il pour l’agence de presse AP.

Froid polaire venu du pôle Nord
Le fait que cette masse d’air glacial quitte le pôle Nord pour descendre à des latitudes si basses constitue un événement exceptionnel. À tel point que les spécialistes estiment que toute personne âgée de moins de 25 ans n’a jamais été confrontée à un froid de cette intensité au cours de sa vie.

Le pôle Nord magnétique se déplace de plus en plus vite : quelles conséquences ?

Le pôle Nord magnétique se déplace à vitesse accélérée. Indispensable à la navigation maritime et aérienne, le modèle géomagnétique mondial sera revu dans quelques jours.
Tout fout le camp, même le pôle Nord magnétique. Il a la bougeotte. Il file à une allure de 55 kilomètres par an alors qu’il se déplaçait paisiblement à 15 km/an il y a une trentaine d’années. Depuis lors, il a tracé une piste longue de 1 200 kilomètres, du Canada vers la Sibérie.

Identifié en 1831
La première fois qu’il a été identifié, par l’explorateur britannique James Clark Ross, en 1831, il était encore situé à la péninsule de Boothia, dans l’archipel arctique canadien. Il se balade maintenant en plein océan.

Péages, gaz, produits alimentaires : ce qui change en février

Comme chaque début de mois, des tarifs changent et de nouvelles mesures s’appliquent à compter du 1er février.
Tarifs du gaz, prix des péages autoroutiers, prime d’activité… Tour d’horizon des nouvelles mesures et principaux changements qui entrent en vigueur à compter du 1er février 2019.

Tarifs des péages autoroutiers
Les sociétés d’autoroutes mettent en place, sur l’ensemble du réseau, un tarif préférentiel pour les usagers réguliers grâce à de nouveaux abonnements.

"Tout conducteur effectuant au moins 10 allers-retours dans le mois sur un même itinéraire pourra bénéficier d’une réduction de 30% des tarifs des péages sur l’ensemble des trajets", précise Elisabeth Borne, la ministre des Transports, dans un communiqué de presse. Le détail des nouvelles offres est disponible sur les sites internet des différentes sociétés d’autoroutes.

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Dans le même temps, les tarifs des péages augmentent de 1,8% à 1,9%, conformément aux contrats liant ces sociétés à l’État.

Hausse des prix de certains produits alimentaires
Le 1er février, des hausses de tarifs vont intervenir sur 4% des produits alimentaires de grande consommation, avec des marques aussi connues que le Nutella, le Ricard ou le Coca Cola. La raison ? Le relèvement à 10% du "seuil de revente à perte", imposé par la récente loi Alimentation. Le gouvernement compte ainsi obliger les distributeurs à vendre même leurs produits d’appel à des prix supérieurs d’au moins 10% à ceux auxquels ils les ont achetés, et à cesser les ventes à perte.

Baisse des prix du gaz
Le prix des offres de gaz naturel aux tarifs réglementés d’Engie baisse de 0,7%, indique sur son site internet le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Revalorisation de la prime d’activité
Le gouvernement a annoncé une importante revalorisation de la prime d’activité qui sera versée dès le 5 février 2019. Le nombre de foyers éligibles à cette prime passe dans le même temps de 3,8 millions à 5 millions. La mesure prend en compte la composition du foyer et du nombre d’enfants à charge. Avec la revalorisation du Smic au 1er janvier, le gain sera de 100 euros pour les bénéficiaires rémunérés au Smic.

Un salarié d’Amazon licencié pour avoir soutenu les gilets jaunes contre l’entreprise

Ce salarié de la Drôme avait écrit sur Facebook : "Vendredi va être black out friday, ne lâchez rien, bloquez tout". Il va contester la décision aux Prud’hommes
Un salarié d’Amazon dans la Drôme a été licencié pour faute grave après avoir soutenu une action de blocage de son lieu de travail par des gilets jaunes, selon des sources concordantes confirmant une information de France Bleu.

Dans son courrier de licenciement, le groupe lui reproche des propos "d’une singulière gravité" tenus le 22 novembre sur Facebook. Cet employé de la plate-forme logistique d’Amazon à Montélimar y remerciait les personnes ayant participé au blocage du site, dont il se disait "content".

"Franchement vous gérez, les gens, ne lâchez rien, un seul mot d’ordre, vendredi va être un Black Out Friday, ne lâchez rien je me joins à vous quand je ne travaille pas… Bloquez tout", écrivait notamment le salarié sur internet.

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"Votre comportement est en opposition totale aux valeurs de l’entreprise et vos propos (…) constituent un manquement grave à votre obligation de loyauté", lui reproche son employeur en s’appuyant sur l’article L1222–1 du Code du Travail, relatif à la "bonne foi" du salarié.

Il va contester la décision
Lors de l’entretien préalable à la sanction, le salarié a fait valoir qu’il voulait "remercier le mouvement des gilets jaunes sans demander explicitement de bloquer (son) entreprise" et que ses propos sur le "Black Out Friday" ne visaient pas Amazon en particulier mais "toutes les entreprises de Montélimar".

Le groupe y a vu au contraire une "envie manifeste de (le) dénigrer et de (lui) porter préjudice".

Le salarié va contester cette décision devant les Prud’hommes, selon la CGT qui a appelé à la grève le 5 février.

Pour Guillaume Reynaud, représentant du syndicat à Montélimar, "pour nuire à son entreprise, il faut appeler ou participer au blocage, lui n’a fait que le soutenir après coup".

Interrogé jeudi, le groupe a répondu que "comme dans n’importe quelle entreprise, les collaborateurs d’Amazon sont libres de participer ou d’exprimer leur soutien à un mouvement, quel qu’il soit, dans le respect des obligations qui lient tout salarié à son employeur", ajoutant qu’Amazon "encourage la diversité des points de vue".

Peste porcine : "mobilisation sans précédent" pour créer un vide sanitaire à la frontière franco-belge

Les opérations se multiplient pour éviter une propagation de la maladie en France. Si le pays était touché par l’épidémie, il risquerait de se voir refuser les exportations de viande porcine.
"C’est l’opération de la dernière chance" : face à la peste porcine africaine détectée sur des sangliers en Belgique, des patrouilles nocturnes arpentent la frontière avec la France pour créer un vide sanitaire empêchant l’épizootie d’atteindre les élevages porcins.

Christophe Pisi est venu spécialement du sud de la France à Breux, commune située sur la frontière avec la Belgique, pour former les gardes locaux au tir de nuit.

"Y a pas mal d’animaux là-bas, mais ce sont des chevreuils… il y a juste une tache, au fond, il faut se rapprocher pour voir plus distinctement", murmure ce chef de brigade loup de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Équipés de bottes et de parkas, lui et son collègue progressent en silence sur un chemin boueux en contre-haut du village, éclairé par la seule lueur des étoiles, à la recherche d’éventuels sangliers sortis du bois pour se nourrir.

Clôture, pièges, zone blanche et battues
À la sortie de Breux, des ouvriers se sont activés toute la journée pour installer une clôture métallique de 1,50 m de haut. Elle doit s’étendre sur 78 kilomètres le long de la frontière pour empêcher toute introduction de la maladie sur le territoire français.

Quelque 500 à 600 bêtes doivent être abattues "d’ici deux à trois semaines" dans cette "zone blanche" de 141 km², directement exposée au risque d’introduction de la peste porcine africaine et dans laquelle une chasse intensive doit être pratiquée, selon le ministère français de l’Agriculture.

Des pièges ont également été posés et une nouvelle battue administrative réunissant 200 personnes, dont des militaires, aura lieu dimanche dans cette "zone blanche", pensée comme un coupe-feu.

"C’est une mobilisation sans précédent", assure Olivier Thibault, directeur général de l’ONCFS. "C’est un sujet économique majeur car la maladie est très transmissible, de groin à groin c’est suffisant", explique-t-il, rappelant en revanche que la peste porcine ne se transmet pas à l’homme.
Maladie arrivée en Europe il y a 5 ans
La peste porcine africaine, originaire d’Afrique, est apparue en Europe de l’Est il y a cinq ans et a peu à peu avancé vers l’Ouest.

En Belgique, le premier cas de cette maladie hémorragique virale strictement animale a été détecté en septembre et une clôture y a également été mise en place.

Si la maladie se propageait, la France risquerait de perdre son statut de pays indemne et ainsi de se voir refuser les exportations, notamment sur l’important marché chinois soit, selon Olivier Thibault, "200 à 300 millions d’euros" de pertes pour la filière porcine française.

Loi "anticasseurs" : feu vert de l’Assemblée à des interdictions administratives de manifester

Les préfets pourront prononcer des interdictions de manifester à l’encontre d’individus représentant "une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public". Des sanctions pénales sont prévues en cas d’infraction.
L’Assemblée nationale a donné mercredi soir son feu vert à la possibilité pour les préfets de prononcer des interdictions de manifester, disposition clé de la proposition de loi "anticasseurs", malgré des critiques jusqu’au sein de la majorité.

"Il ne faut pas caricaturer" cet article 2 et "en aucun cas il ne s’agit d’autre chose que de garantir le droit de manifester", a assuré le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Dans l’arsenal français, ces interdictions administratives préalables s’ajouteront aux interdictions qui peuvent déjà être prononcées par la justice lors de condamnations.

Par un amendement du gouvernement, cette mesure phare de la proposition de loi sénatoriale LR a été réécrite pour apporter "des améliorations juridiques et opérationnelles", selon le secrétaire d’État Laurent Nuñez. Les préfets pourront prononcer des interdictions de manifester à l’encontre d’individus représentant "une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public", sous peine de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende en cas d’infraction.

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Inscription au ficher des personnes recherchées
Des "critères objectifs" ont été ajoutés : la personne devra avoir commis des "atteintes graves à l’intégrité physique des personnes ainsi que des dommages importants aux biens" ou encore "un acte violent" lors de manifestations précédentes. Le préfet sera en droit d’imposer une convocation à la personne concernée, afin qu’elle ne se rende pas à la manifestation.

En cas de risque de participation à d’autres rassemblements, a ajouté le gouvernement, le préfet pourra interdire à la personne de prendre part à toute manifestation sur le territoire national durant un mois maximum.

Les personnes "interdites" de manifester pourront faire un recours en urgence devant la justice administrative, a précisé un amendement de la rapporteure Alice Thourot (LREM). Elles seront inscrites au fichier des personnes recherchées (FPR). La proposition de loi prévoyait initialement un fichier dédié mais M. Castaner a vanté le FPR, accessible depuis les tablettes des forces de l’ordre. "La fiche tombe dès qu’elle est inactive", a-t-il aussi affirmé aux opposants au "fichage".

La gauche est montée au créneau
La gauche est montée au créneau contre la mesure sur les interdictions, dénonçant des "lettres de cachet" (PS) ou une "loi de circonstance" (PCF) face aux gilets jaunes, s’attaquant "aux libertés fondamentales de tout un peuple" et introduisant dans le droit commun une mesure permise dans le cadre de l’état d’urgence (LFI).

Le Rassemblement national s’y est également opposé, critiquant un calque des interdictions de stade pour les hooligans alors que la liberté de manifester est d’un niveau supérieur. "On se croit revenu sous le régime de Vichy", s’est exclamé Charles de Courson (Libertés et territoires), suscitant de vives protestations.

Dans les rangs LREM, quelques voix se sont également élevées pour réclamer la suppression de l’article, manquant de "garde-fou" selon Delphine Bagarry. Aurélien Taché s’est aussi inquiété de ce que pourrait en faire un pouvoir autoritaire. D’autres "marcheurs" ont défendu en vain des amendements pour un meilleur encadrement. De son côté, le MoDem a plaidé pour une condamnation pénale préalable de la personne.

À l’inverse, Les Républicains ont défendu une mesure d’interdiction qui "va faire progresser la sécurité de nos concitoyens, des forces de l’ordre et des manifestations".

Un nouveau délit de dissimulation au visage
L’Assemblée nationale a aussi voté dans la nuit de mercredi à jeudi la création d’un délit de dissimulation du visage dans les manifestations. Ce nouveau délit de dissimulation volontaire (totalement ou partiellement) sera assorti d’une peine d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

Suivant la proposition de Laurence Vichnievsky (MoDem), ex-magistrate, les députés ont modifié la définition qu’ils avaient trouvée en commission et que plusieurs, y compris à droite, trouvaient "inapplicable". Le juge devait en effet prouver l’intention de la personne portant un casque ou une cagoule de participer à des troubles. Dans la nouvelle rédaction, pour laquelle le gouvernement a donné un avis de "sagesse", la charge de la preuve est renversée et ce sera à la personne d’apporter un "motif légitime" à la dissimulation de son visage.

On aurait tout faux ? Voici comment manger ses amandes pour en tirer tous les bénéfices

Les amandes crues constituent un formidable en-cas riche en calcium, en protéines, en fibres, en magnésium et en polyphénols (une poignée d’amandes contient autant d’antioxydants qu’un bol de thé vert). Et si on les prend sans sucre, sel ou additifs d’aucune sorte, elles sont aussi bonnes pour le cœur, que contre le diabète, le cholestérol ou la tension. Mais il existe une technique spéciale très simple pour les consommer en tirant au maximum avantage de leurs nutriments.

Comme beaucoup d’autres aliments (légumineuses, autres noix…), un bain d’eau permettrait de les préparer à la consommation en les faisant germer. Cependant, contrairement aux pâtes ou au riz, nul besoin d’eau chaude ou d’ajouter du sel ! On se contente de faire tremper les amandes crues dans leur peau entre six et huit heures (ou une nuit) dans une bonne quantité d’eau et on les mange dans les deux jours qui suivent après les avoir rincées et avoir retiré la peau.

Ce mode de préparation en vue de la consommation a un bénéfice double : cela permet de conserver tous les bienfaits de l’amande au maximum de leur potentiel tout en permettant de bien mieux les digérer.

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