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Crise des gilets jaunes : ce qu'a dit Macron, une autre manif en vue

GILETS JAUNES - Lors d'un discours télévisé, Emmanuel Macron s'est livré à plusieurs annonces pour tenter de calmer la fronde des gilets jaunes. Mais malgré cela, l'acte V de leur mobilisation semble bien parti pour avoir lieu.




MESURES IMMÉDIATES -

Emmanuel Macron a pris la parole devant les Français ce lundi soir, lors d'un discours télévisé de 13 minutes diffusé en direct depuis l'Elysée. Le président se savait attendu alors qu'il prenait la parole pour la première fois publiquement et exclusivement pour parler de cette crise. Un "état d'urgence économique et social" a été décrété, menant à une série de mesures. 

Concernant le monde du travail,

 les salariés au Smic toucheront 100 euros de plus par mois, les heures supplémentaires vont être défiscalisées et les employeurs "qui le peuvent" ont été appelés à verser une prime de fin d'année. Dans ce discours d'Emmanuel Macron, a également été annoncé, dans le cadre d'une mesure à compté du 1er janvier 2019 : l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2 000 euros par mois.


REFORMES A VENIR 

- Outre ces mesures, Emmanuel Macron a annoncé, lors de son discours, entendre effectuer un tour de France des maires, région par région, afin de bâtir avec les élus "le socle de notre nouveau contrat pour la nation". Quatre chantiers à long terme ont été évoqué par le président : celui de la représentation, avec "une loi électorale plus juste" et "la prise en compte du vote blanc", celui de la fiscalité, sans doute avec une réforme globale à venir, celui de la décentralisation et des services publics dans les territoires, et enfin celui de la lutte contre le réchauffement climatique au quotidien.


UN ACTE 5 DES GILETS JAUNES ?

 Le discours d'Emmanuel Macron n'a, pour l'instant, pas vraiment eu l'effet escompté. Du côté des gilets jaunes, à qui s'adressait cette prise de parole, on pense déjà à l'acte V d'une mobilisation ce samedi. Des manifestations dans la lignée des samedis précédent, même si on entend ça et là, par la voix de Jacline Mouraud notamment, l'une des porte-parole de ce mouvement, l'appel à une trêve. Des blocages de gilets jaunes ont en tout cas repris sur les routes en ce début de semaine.

« C'est une honte pour la France, pour les droits de l'homme, pour la République »  « On vit à découvert » « Macron, il doit démissionner » « On vous demande d'être avec nous, pour le peuple, pour la France ! »

 








Macron annule la hausse des taxes sur le carburant mais s'oppose à tout retour de l'ISF

Alors qu'un moratoire de six mois a été annoncé mardi par Édouard Philippe, Emmanuel Macron a finalement décidé mercredi d'annuler pour toute l'année 2019 l’augmentation des taxes sur le carburant, a confirmé l'Élysée à France 24.

Au lendemain des annonces d'Édouard Philippe sur la taxe carbone, l'Élysée a fait voler en éclat son moratoire de six mois sur la hausse des taxes sur le carburant, mercredi 5 décembre, lui préférant une annulation pure et simple de la taxe carbone pour toute l'année 2019.

L'information, d'abord révélée par Franceinfo, a été confirmée à France 24 par l'Élysée, où l'on espère être entendu par les Gilets jaunes cette fois-ci.

"Le président [Emmanuel Macron] je l'ai eu au téléphone il y a quelques minutes. Il m'a dit : 'les gens ont eu l'impression qu'il y avait une entourloupe, qu'on leur disait c'est une suspension mais hop ça reviendra après'", a par ailleurs précisé mercredi soir le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, sur le plateau de BFMTV.

>> À lire : Gilets jaunes : pourquoi les annonces d’Édouard Philippe ne calmeront pas la crise

Cette annonce met fin à la confusion qui régnait depuis la conclusion d'Édouard Philippe, mercredi en début de soirée, lors des débats à l'Assemblée nationale. "La hausse de cette taxe est désormais abandonnée dans le PLF 2019. Elle ne sera pas dans le PLF 2019 et toute solution devra être issue du débat", avait ainsi déclaré le Premier ministre, qui n'avait pourtant pas exclu dans l'après-midi que la hausse soit inscrite dans un budget rectificatif "au printemps", à l'issue des débats conduits en région.
La clarification de l'Élysée témoigne un peu plus de la très forte inquiétude de l'exécutif face à une mobilisation jugée toujours plus "incontrôlable" et "insaisissable", selon les mots d'Édouard Philippe.

L'exécutif tente de trouver la solution pour calmer les Gilets jaunes avant leur quatrième journée de mobilisation prévue samedi 8 décembre à Paris et dans toute la France.

Le président Emmanuel Macron a notamment demandé, lors du Conseil des ministres, "aux forces politiques et syndicales, au patronat de lancer un appel clair et explicite au calme", a rapporté le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

"Nous ne détricoterons rien de ce qui a été fait depuis dix-huit mois"

En revanche, le président de la République s'est opposé, lors du même Conseil des ministres, à tout retour de l'ISF, réclamé par de nombreux Gilets jaunes. "Nous ne détricoterons rien de ce qui a été fait depuis dix-huit mois", a déclaré le chef de l'État, a rapporté l'Élysée à l'AFP, confirmant une information des Échos.

Là encore, ce recadrage est intervenu après une journée de communication chaotique sur la question, où des déclarations de certains ministres avaient semé le doute sur les intentions de l'exécutif.

"Nous allons évaluer la transformation de l'ISF en IFI", avait notamment affirmé dans un communiqué Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes. "Si l'évaluation montre que des capitaux ne sont pas suffisamment injectés dans l'économie française, je proposerai de rétablir l'ISF", avait-elle insisté, disant "défendre une position personnelle".

"Si quelque chose ne marche pas, on n'est pas idiot, on va le changer", avait assuré pour sa part sur RTL le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, rappelant que la mesure fiscale phare du premier budget Macron devait être évaluée par le Parlement, vraisemblablement à partir de "l'automne 2019".

Enfin, lors du débat à l'Assemblée nationale, mercredi après-midi, le Premier ministre a lui-même dit ne rien exclure, tout en s'en remettant à l'analyse du comité d'évaluation. "Nous ne craignons pas ce débat. Il est nécessaire, il aura lieu", a promis Édouard Philippe.

Avec AFP

"Gilets jaunes" : le smic ne sera pas revalorisé, maintient la ministre du Travail, avant les annonces d'Emmanuel Macron

Sur LCI dimanche, Muriel Pénicaud a assuré que le chef de l'Etat allait annoncer des "mesures concrètes" et "immédiates" pour calmer le mouvement des "gilets jaunes".

Avant même qu"il ne prenne la parole, on sait déjà ce qu'Emmanuel Macron n'annoncera pas dans son allocution prévue, lundi soir, pour calmer le mouvement des "gilets jaunes". Le smic ne sera pas revalorisé, en tout cas pas au-delà de la hausse de 1,8% attendue en janvier. Mise au pointe de la ministre du Travail, dimanche 9 décembre, sur le plateau de LCI.

Pourquoi ? Parce que "ça détruit des emplois donc ça n'est pas la bonne méthode, a expliqué Muriel Pénicaud. Si on augmente tous les salaires de façon automatique, il y a plein d'artisans et de commerçants qui vont mettre la clef sous la porte, ou alors ils vont augmenter les prix et personne ne pourra se payer le service".

En revanche, dit-elle, "il y a de nombreuses branches ou entreprises où on peut soit augmenter l'intéressement ou la participation, (...) soit augmenter les salaires. Et donc j'ai appelé les entreprises et les branches, toutes celles qui le peuvent, à négocier sur les salaires et à aller plus vite sur ce sujet", a encore souligné la ministre.

COP24 : un sommet sur le climat qui va coûter cher... en CO2

Les participants utiliseront le temps du sommet une grande partie du quota annuel requis par l’Accord de Paris.
Au deuxième jour de la COP24, lundi, Antonio Guterres a donné le ton : le monde « ne va pas du tout dans la bonne direction » pour limiter les effets du changement climatique. Mais le sommet qui se tient actuellement à Katowice, en Pologne, et d’où s’exprimait le secrétaire général de l’ONU donne-t-il le bon exemple ?

Les Nations unies, qui se flattent d’organiser une « conférence verte », prévoient qu’auront été émis, au terme de près de deux semaines de discussions, 55 000 tonnes d’équivalent CO2. C’est moins bien que la COP21, en 2015, dont le bilan carbone s’était établi à 43 000 tonnes pour 67 000 visiteurs, contre 30 000 espérés cette fois-ci. La nouvelle estimation correspond à plus de 84 000 billets allers-retours en avion entre Paris et New York. Ou encore à l’empreinte carbone annuelle d’environ 4580 Français, 1000 de plus qu’il y a trois ans.



« La question de l’empreinte carbone par participant est importante puisqu’elle représente environ 1,8 tonne équivalent CO2, quand on sait qu’il faudrait que l’empreinte carbone d’une personne soit aux alentours de 2 tonnes équivalent CO2 par an », explique Jonathan Guyot, responsable développement du Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités (Geres). Autrement dit, les délégués utiliseront le temps de la COP une grande partie du quota annuel requis par l’Accord de Paris...

« Mais ces émissions restent relatives si on les met en perspective avec l’enjeu de réduire les émissions globales de 45 % d’ici 2030 par rapport à 2010 », poursuit le représentant associatif, qui participe à l’événement. « C’est sur cet engagement que nous jugerons du succès ou de l’échec de cette COP. »

L’avion, principal contributeur
Pour absorber l’équivalent des propres émissions de la COP24 sur les vingt prochaines années, le gouvernement polonais projette de planter six millions d’arbres. Parmi les initiatives également avancées par l’ONU, la gratuité des transports publics pour tous les participants, l’autopartage pour les organisateurs, ainsi que le recyclage ou la réutilisation des éléments de décoration (toiles de fond, tapis...).

D’autres mesures sont beaucoup plus attendues, comme le tri des déchets dans toutes les salles, la dématérialisation des documents, ou bien la fourniture de bouteilles réutilisables aux délégués des Etats parties afin d’éviter l’utilisation de bouteilles en plastique ou de gobelets. Des engagements qui font pâle figure après la diffusion récente d’un rapport alarmant des experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) qui évoque un réchauffement moyen sur la planète de 3°C d’ici 2100.

« L’empreinte carbone de l’événement est principalement due aux émissions des transports en avion », note Jonathan Guyot. Dans le cas de la Conférence de Paris, elles représentaient 78,6 % du bilan carbone total. Afin de les réduire, la COP24 a encouragé la participation virtuelle à l’événement.

La viande dans le viseur
Contrairement à la COP23, qui s’est déroulée en novembre 2017 à Bonn, en Allemagne, la 24ème Conférence des parties ne communique pas sur sa politique en matière de nourriture, alors que la consommation de viande est connue pour être l’une des principales responsables des émissions de gaz à effet de serre.

Après avoir étudié les menus de la COP24, une ONG américaine, le Center for Biological Diversity (CBD), observe que le sommet propose deux fois plus de plats à base de viande que de plats végétariens. « Si tous les participants à la conférence choisissent des plats à base de viande pendant les 12 jours de l’événement, cela contribue pour près de 4500 tonnes d’équivalent CO2, ce qui équivaut à brûler environ 500 000 gallons d’essence (1,9 million de litres, ndlr) ou aux émissions de gaz à effet de serre de 3000 personnes voyageant de New York à Katowice », a calculé l’association.

«Si les dirigeants du monde réunis en Pologne espèrent s’attaquer à la crise climatique, ils doivent s’attaquer à la surconsommation de viande et de produits laitiers, à commencer par ce qui est dans leur assiette », insiste Stephanie Feldstein, directrice au CBD, dans un communiqué. L’association demande à l’ONU d’aider les futurs pays hôtes à aller vers des menus plus respectueux du climat.

Reste à charge zéro, minimum vieillesse, cotisations exonérées... Ce que prévoit le budget de la Sécu

Le budget de la Sécurité sociale vient d'être voté à l'Assemblée nationale. Pour la première fois depuis 18 ans, il sera excédentaire.
Plus
Reste à charge zéro, concrétisation des plans santé et pauvreté mais aussi quasi-gel des pensions de retraite et des allocations: voici les principales mesures du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2019 adopté lundi par le Parlement.

Equilibre

Depuis 18 ans, la Sécurité sociale n'avait pas présenté de budget positif. Au terme des débats parlementaires, le solde qui était attendu en excédent à 700 millions d'euros pour les quatre branches du régime général et le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) n'est toutefois désormais prévu en hausse que de 100 millions.

Une conséquence notamment d'une augmentation de la part de la CSG affectée à l'Unedic afin de tenir compte de ses pertes de recettes découlant de la suppression des cotisations salariales d'assurance chômage en 2019 (194 millions d'euros), et aussi de gestes comme l'extension des congés paternité pour les pères de bébés prématurés (25 millions).

Retraités

Le projet de budget limite à 0,3% la revalorisation des retraites et des prestations sociales en 2019 et 2020, bien en deçà de l'inflation, une mesure destinée à économiser 1,8 milliard d'euros.

Le gouvernement a toutefois fait un geste en direction des retraités modestes, 350.000 foyers exonérés de la hausse du taux de CSG de 1,7 point pour un coût de 350 millions d'euros.

"Prestations prioritaires"

Certaines prestations, dont le minimum vieillesse...

La société FBR a récemment présenté son robot-maçon Hadrian X capable d'assembler une maison seul en quelques jours.


Un Progres Soit !! Mais Adieu La Main D'oeuvre De Maconnerie

La robotique devrait prochainement s'installer un peu plus au coeur des chantiers de construction. C'est du moins ce que suggère la société FBR qui vient de présenter Hadrian X, son nouveau robot maçon.

Développé depuis 2015, le robot prend la forme d'une grue montée sur un camion pour plus de mobilité. Avec son bras articulé, il est capable d'assembler une maison de 180 m² en seulement trois jours. Au total, le robot peut positionner avec précision jusqu'à 1000 briques par heure tout en se respectant les normes de construction.

Le recours à ce type de machine pourrait non seulement accélérer les délais de construction, mais également soulager les travailleurs qui n'auraient plus à porter des briques à longueur de journée, leur rôle se limitant à l'application de mortier ainsi qu' à la supervision.

Gilets jaunes : le gouvernement prêt à lâcher du lest

Plus question de rester inflexible. Edouard Philippe, qui a consulté toute la journée, devrait prochainement annoncer des mesures pour apaiser la crise qui a pris un tour extrêmement violent samedi. Pour l’exécutif, le temps presse…
On consulte à Matignon, mais on décide… à l’Elysée. Lundi, toute la journée durant, le Premier ministre a reçu tous les chefs de parti politiques et de groupes parlementaires, de Laurent Wauquiez (LR) en passant par Marine Le Pen (RN), Olivier Faure (PS), Benoît Hamon (Génération-s) et même Florian Philippot (Les Patriotes). Soit dix-huit entretiens menés au pas de charge, afin d’écouter leurs propositions pour sortir de la crise des Gilets jaunes.

Plus de trois semaines après le début du mouvement, de blocages quotidiens et un samedi de violences inouïes dans les rues de Paris, le gouvernement a radicalement changé de stratégie. Exit l’inflexibilité affichée dans les premiers jours du conflit. L’heure est désormais à trouver des solutions, et rapidement. « A Matignon, c’était juste du théâtre politique. Ils ont occupé la journée », peste pourtant un des chefs de parti reçus par le Premier ministre. « Ces consultations ne servent pas à grand chose. Le lieu de pouvoir n’est pas à Matignon, mais à l’Elysée », renchérit le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau.

«On aurait dû lâcher sur la taxe carbone il y a déjà quinze jours»
C’est en effet dans la soirée que les choses sérieuses ont véritablement commencé. Emmanuel Macron a réuni au Château le Premier ministre, mais aussi Bruno Le Maire (Economie), Gérald Darmanin (Comptes publics), Agnès Buzyn (Santé), Christophe Castaner (Intérieur), ou encore François de Rugy (Transition écologique) et Jean-Michel Blanquer (Education nationale). Bref, tous les ministères concernés par les annonces que le gouvernement s’apprête à faire pour tenter de dénouer la crise. Pressé par l’opposition, mais aussi par sa propre majorité, le président de la République est donc passé à la vitesse supérieure.

L’augmentation de la taxe carbone semble ainsi sur la sellette : l’idée d’un moratoire - poussée par de nombreux députés En Marche - sur la hausse prévue du prix de l’essence et du diesel fait son chemin. « Cela pourrait effectivement être le cas », glisse un conseiller ministériel. « On aurait dû lâcher là-dessus il y a déjà quinze jours. A un moment, la question c’est de savoir si on veut faire passer coûte que coûte cette mesure, ou si on veut se laisser une chance de réformer pendant le reste du quinquennat », s’agace un poids lourd du gouvernement.

Mais face à l’ampleur de la colère, le gouvernement sait qu’il ne peut en rester là. « On est conscient que ce n’est pas uniquement avec la taxe carbone ou la fiscalité écologique qu’on parviendra à apporter les réponses qui conviennent », résume un conseiller. Retour de l’ISF, hausse du smic sont autant de sujets qui ont d’ailleurs déjà été mis sur la table par des élus de la majorité.

«Rien ne dit que cela permettra d’atténuer la haine»
Les annonces seront très prochainement dévoilées par Edouard Philippe, qui pourrait ne pas attendre les débats programmés à l’Assemblée nationale mercredi et au Sénat jeudi pour les rendre publiques. Seront-elles à la hauteur des attentes des frondeurs ? Le Premier ministre, qui continuait à consulter tard lundi, aura toutes les peines à sonder ces derniers : même si la rencontre programmée ce mardi matin à Matignon avec leurs représentants n’est pas annulée, il risque de s’y retrouver bien seul. Les « Gilets jaunes libres » ont en effet jeté l’éponge. « On constate les difficultés du mouvement à s’organiser, mais la porte reste ouverte », fait savoir l’entourage d’Edouard Philippe.

Fatalistes, certains au gouvernement ne voient toujours pas de fin à la crise : « Notre problème, c’est que les gens sont dans l’irrationnel désormais. On peut annoncer des choses concrètes, mais rien ne dit que cela permettra d’atténuer la haine », soupire un conseiller ministériel. Pas gagné…

Spectaculaire recul du prix du pétrole!!!

Après un pic au début de l'automne, le prix de l'or noir affiche un très net recul. Une réunion de l'Opep doit avoir lieu jeudi et vendredi à Vienne.

C'est une baisse qui pourrait contribuer à calmer la colère des «gilets jaunes». Après avoir atteint un pic au début de l'automne, le baril est aujourd'hui en très net recul. Vendredi à Londres, le brent a clôturé à 58,71 dollars, en baisse de 22 % sur le mois de novembre, soit le recul le plus important en un mois depuis dix ans. Idem pour le WTI à New York, qui se situe juste au-dessus de la barre des 50 dollars.

Les observateurs sont désormais tendus vers la réunion de l'Organisation des pays producteurs (Opep), jeudi et vendredi à Vienne, pour savoir dans quelle mesure le cartel va tenter de freiner la chute des cours. La baisse des livraisons est un scénario récurrent mais qui n'a pas encore reçu l'aval de la Russie. Contrairement à l'Arabie saoudite, Moscou, par la voix du ministre de l'Énergie, Alexandre Novak, considère que la fourchette de prix reste encore satisfaisante à la fois pour les pays producteurs et les pays consommateurs.

160.000 barils de moins
Par rapport au mois d'octobre, le mois de la plus forte production de l'Opep depuis deux ans, l'Organisation a légèrement freiné en novembre: 33,11 millions de barils par jour (mbpj) ont été extraits, soit 160.000 barils de moins. Mais cette réduction n'a eu aucun impact sur l'évolution des cours, tant les investisseurs restent préoccupés par l'offre mondiale jugée surabondante. Selon plusieurs spécialistes, il faudrait que l'Opep et ses partenaires annoncent un recul d'au moins un million de barils par jour pour faire rebondir les prix.

Une fois de plus, l'Arabie saoudite jouera un rôle prépondérant dans ce dossier: en octobre, le leader de l'Opep a établi un record à 11 millions de bpj. Jusqu'au rendez-vous de Vienne, ce début de semaine devrait être riche en rumeurs.


https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/spectaculaire-recul-du-prix-du-p%c3%a9trole/ar-BBQnxk9?li=BBoJIji&ocid=mailsignout

«Gilets jaunes»: Pour Ruffin, Macron «doit partir avant de rendre notre pays fou de rage»

POLITIQUE - «L'orgueil du président de la République, sa surdité, son obstination, son absence de concession sont une machine à haine», a déclaré le député LFI de la Somme...

Le député LFI de la Somme François Ruffin a appelé dimanche à la démission du président de la République, « avant de rendre notre pays fou de rage », dans une déclaration lue devant la presse non loin du palais de l’Elysée à Paris.

« Je viens rapporter ici à Paris devant l’Elysée l’état d’esprit de mes concitoyens : de la colère on est passé à la rage », a-t-il expliqué devant la presse et quelques passants rassemblés non loin de l’Elysée, au lendemain des violences en marge des manifestations des « gilets jaunes ». « L’orgueil du président de la République, sa surdité, son obstination, son absence de concession sont une machine à haine », a-t-il poursuivi.

« Macron démission, c’est le mot d’ordre entonné partout (…) cette exigence de notre peuple, c’est mon mandat, c’est ma mission, je viens la relayer ici devant l’Elysée », explique-t-il.

« Son arrogance déchire la France »
« Que disent les Français que j’ai rencontrés ? que M. Macron doit maintenant partir. Qu’il doit partir en auto, en moto, à cheval, en trottinette, en hélicoptère, mais qu’il doit partir avant de rendre notre pays fou, fou de rage, qu’il doit partir pour ramener la paix sociale, la concorde nationale ».

Le député dit avoir entendu pendant deux jours sur le terrain des menaces de mort à l’encontre d’Emmanuel Macron : « "Il va terminer comme Kennedy", "si je le croise, tant pis je monterai en prison", "vous voyez la croix sur le terre-plein, il va finir pareil" : ces mots sont ceux d’intérimaires, de retraités paisibles, d’habitants ordinaires ».



« La violence ne mène à rien » mais « c’est lui, le président de la République qui depuis 18 mois déchire la République, c’est lui qui avec son arrogance déchire la France, c’est lui qui met notre pays à feu et à sang », estime encore François Ruffin. Le député a été salué par quelques applaudissements à la fin de sa déclaration.

Gilets jaunes : leur prix explose sur Amazon

Le mouvement des Gilets jaunes réclame une hausse du pouvoir d'achat. Pour l'heure, il a semble-t-il une influence... sur les tarifs pratiqués par Amazon sur le fameux gilet.
Faut-il y voir une preuve de la sympathie des Français pour le mouvement ? Depuis le début des "gilets jaunes", le prix de ces vêtements de sécurité a largement augmenté ces dernières semaines sur la plateforme de vente en ligne Amazon, rapporte BFMTV.

Fin novembre, déjà, Capital relevait que le gilet jaune figurait en première position de la liste des produits vendus dans la catégorie Auto-Moto d'Amazon.

22 % de hausse en moyenne
La plateforme utilise le système de "tarification dynamique" : les prix des produits augmentent ou diminuent en fonction de la demande. BFMTV a ainsi relevé qu'entre le 1er et le 30 novembre, les tarifs des cinq types de gilets jaunes les plus populaires avaient augmenté en moyenne de 22 %.

Le gilet jaune marque blanche a ainsi vu son prix passer de 3,99 € à 5,90 €, tandis que le gilet Unbekannt, de 0,50 €, a grimpé à 0,73 €.

Des ruptures de stock
La plateforme en ligne ne serait pas la seule à profiter du mouvement social : des enseignes physiques comme Norauto et Décathlon confirment avoir également constaté une hausse des ventes de gilets jaunes, note Le Figaro.

Certains magasins se seraient même trouvés en rupture de stock, notamment dans les Pyrénées-Atlantiques ou dans les Landes, indique L'Express.

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Le point sur les actions des Gilets jaunes ce dimanche

Gap :

Au rond-point du Sénateur, ce dimanche, à 14 h, ils étaient une trentaine de Gilets jaunes. De nouvelles cabanes témoignent de la détermination des manifestants à continuer le mouvement. Une organisation qui semble donc s’affiner. Les dons affluent toujours et les veilles de nuit sont assurées par cinq personnes qui se relaient pour ne pas dormir et empêcher toute atteinte à la nourriture stockée dans les tentes. Les personnes présentes semblent unanimes pour condamner les violences enregistrées la veille dans la capitale, et cela vaut aussi pour les tags sur l’Arc-de-triomphe.
Au rond-point de Tokoro, à 15 h, une vingtaine de personnes animaient ce qui est devenu le "point info" des Gilets jaunes. Un lieu où les gens peuvent venir à la fois s’informer et discuter. Une pétition, intitulée "Le peuple n’a ni tort ni raison, il décide ! Par le peuple et pour le peuple ! C’est cela la démocratie", est à signer sur place. Là aussi, ils sont quelques-uns à rester la nuit à veiller sur les vivres que particuliers et commerçants leur apporte.

Laragne-Montéglin

Les Gilets jaunes, même s’ils sont moins nombreux qu’hier sur le rond-point de Montéglin, sont toujours présents ce dimanche après-midi, vers 15 h. Jeunes, retraités, femmes seules et chargées de famille, agriculteurs, classes moyennes, tous affirment être là, tous les jours et par tous les temps, pour dire leur ras-le-bol fiscal. Interrogé sur son sentiment sur les violences qui commencent à prendre le pas sur le caractère pacifiste des revendications des Gilets jaunes, l’un des manifestants montre une pancarte sur laquelle on peut lire « Qui sème la misère récolte la colère ». « Si je regrette les dérives des casseurs qui peuvent faire discréditer notre mouvement, cela continuera tant que le président et le gouvernement feront la sourde oreille ou feront semblant de nous entendre, explique-t-il. Nous resterons là tant que nos demandes n’auront pas été prises en compte. » En effet, les manifestants excédés ne se satisfont pas des annonces du président de la République comme la concertation nationale sur la transition écologique. « Pas de moratoire sur la hausse des taxes ni de mesures compensatoires pour les foyers les plus fragiles », regrettent les gilets jaunes.

Briançon

Comme samedi, une vingtaine de Gilets jaunes a établi, ce dimanche, un campement au niveau du rond-point de Chamandrin sur la RN 94, à l’entrée sud de Briançon. Mais la circulation est fluide. Les manifestants ne bloquent pas les automobilistes.

La Saulce

Une petite centaine de personnes sont rassemblées à La Saulce, au rond-point de la sortie de l'A51, ce dimanche en début d'après-midi. Pas de barrages ce dimanche, mais la circulation a été ralentie pendant quelques minutes quand les manifestants ont défilé autour du rond-point, à pied.

DES MANIFESTANTS AUX SORTIES MANOSQUE ET FORCALQUIER DE L'A51

A 14 h, ESCOTA, le gestionnaire de l'autoroute A51, a annoncé la présence de manifestants aux sorties Manosque et Forcalquier de l'A51. "Ces sorties sont accessibles aux automobilistes mais nous recommandons de faire preuve de prudence aux abords de ces points, pour éviter tout incident", explique le service presse de Vinci autoroute.

Digne-les-Bains

Une quinzaine de Gilets jaunes sont présents ce dimanche matin sur le rond-point de l’hôpital et une poignée devant la station service de l’hypermarché marché Carrefour, à Digne-les-Bains, sans bloquer la circulation. Les manifestants prévoyaient de maintenir cette présence symbolique jusqu’à 13 heures.

                                                      Hautes-Alpes

Les actions des Gilets jaunes en France ont eu un impact sur l'approvisionnement en carburant des points de débit. Nous avons recensé dans une carte interactive non-exhaustive les stations-service des Hautes-Alpes qui disposent - ou non - de carburant. La pénurie se fait notamment ressentir à Gap et Briançon.




CHINE                Une dispute éclate dans le bus: au moins treize morts

Une passagère se serait approchée du chauffeur après avoir oublié de descendre à un arrêt. Ils se sont alors disputés.
Une dispute à bord d’un bus public qui circulait sur un pont en Chine a provoqué la chute du véhicule dans un fleuve, et la mort d’au moins 13 personnes, a indiqué ce vendredi la police.

Un coup à la tête
Sur les images de vidéosurveillance du bus diffusées par les autorités pour expliquer ce drame survenu dimanche, on voit une femme frapper le chauffeur à la tête, puis celui-ci répliquer en assénant un coup à son agresseuse.

L’homme tourne alors subitement le volant vers la gauche, et le bus percute une voiture avant de défoncer la barrière de sécurité du pont qui enjambe le Yangtsé, dans la municipalité de Chongqing (sud-ouest).

Quinze personnes se trouvaient à bord du véhicule. Un total de 13 corps ont été repêchés jusqu’à présent.

Le dispositif pour retrouver les corps
Selon la police, Mme Liu, une passagère de 48 ans, se serait approchée du chauffeur après avoir oublié de descendre à un arrêt. Devant le refus de celui-ci de s’arrêter, ils auraient commencé à échanger des « propos agressifs ».



Après l’accident, les secours ont dépêché sur place plus de 70 bateaux, des plongeurs et des robots sous-marins afin de retrouver l’épave du bus et d’extraire les corps de l’eau.

« Quinze vies ont été perdues en l’espace d’un instant. Les leçons de tout cela sont très douloureuses », a indiqué la police dans un communiqué.

Rassemblements, opérations péages gratuits, ralentissements de circulation... Le point sur la mobilisation des gilets jaunes ce samedi en Provence

Voici ce qui est prévu dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes

our le troisième week-end consécutif, les gilets jaunes vont se mobiliser aux quatre coins de la France, ce qui donnera lieu à des manifestations, des actions et des difficultés pour circuler dans certains secteurs. En Provence, voici ce qui est prévu dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes.

Dans les Bouches-du-Rhône
- Une "marche jaune" aura lieu à Marseille, avec un départ prévu à 9h30 du côté de l'Hôtel de Ville. Les gilets jaunes se rendront ensuite rue d'Aubagne pour une minute de silence avant de prendre le chemin de la préfecture.

- Du côté de Fuveau, dans le pays d'Aix, la mobilisation des gilets jaunes devrait se concentrer essentiellement sur le péage de la Barque, devenu depuis deux semaines l'un des principaux pôles de mobilisation de la région. Une petite communauté très bien organisée agissant de façon pacifiste tient cette gigantesque barrière jour et nuit, laissant passer gratuitement voitures et camions, sans incident majeur. Ce samedi, plusieurs centaines de gilets jaunes (ils étaient entre 500 et 800 samedi dernier) devraient converger vers le péage pour relancer leur action et en faire l'un de leurs bastions.

- À Plan de Campagne, les commerçants veulent assurer leur propre défense ! Les deux derniers week-end, la plus grande zone commerciale de France, a été particulièrement touchée par les actions des gilets jaunes : -80% de chiffres d'affaires le 17 novembre et une fréquentation divisée par cinq (30 000 véhicules au lieu de 150 000 attendus) pour le samedi suivant, jour des soldes du "Black friday" malgré la présence de la police qui a empêché un blocage total. En dehors des mastodontes, Plan de Campagne abrite 350 commerçants qui se disent très fragilisés et craignent pour la pérennité de leur activité. Aux abois, nombre d'entre eux auraient prévu de se rendre à l'aube sur les points d'accès pour empêcher par eux-mêmes les manifestants d'entraver une nouvelle fois le fonctionnement de la zone.

- Du côté de Lançon-Provence, une opération péage gratuit aura lieu en fin de matinée dans le sens Avignon-Marseille.

- À Martigues, une marche aura lieu à 14h, avec d'éventuels barrages filtrants aux rond-points du Chat Noir, ainsi qu'au carrefour Morales à Port-de-Bouc, à La Bayanne à Istres et au Clésud de Miramas.

- Une marche est prévue à partir de 10h à Arles, ce qui devrait mener les manifestants du rond-point de Pont-de-Crau à celui du Vittier, au dessus de la voie rapide. Comme la semaine dernière, mais à une nuance près : cette fois-ci, les gilets jaunes sont appelés à rester au Vittier, pour bloquer les camions sur la voie rapide. De grosses perturbations sont donc à prévoir ce samedi pour les automobilistes qui rouleront entre Nîmes et Salon-de-Provence, dans les deux sens de circulation.

- À Auriol et à Pont-de-l'Étoile, l'opération "autoroutes gratuites" sera reconduite.

En Vaucluse
- À Avignon : "gigantesque rassemblement citoyen" à 15h devant la préfecture.

- Une "marche jaune" aura lieu à Bollène, place de la Mairie à 13h30. Même chose à Apt, où une "marche jaune" est prévue.

Dans les Alpes-de-Haute-Provence
- Au rond-point de Sisteron-Nord, où ils ne sont qu'une dizaine, les gilets jaunes appellent aussi à continuer le mouvement. Ils ne bloqueront plus la circulation mais souhaitent tout de même faire ralentir les gens. "Le discours de Macron nous a reboosté. Samedi, on continue au rond-point et ça va aller crescendo".

- Au rond-point d'entrée et de sortie d'autoroute à Manosque. La CGT À l'appel de la CGT, un rassemblement de soutien sera également organisé à 13h devant le lycée des Iscles.

- Au rond-point de l'autoroute à Peyruis.

- Au rond-point de Casino à Forcalquier.

- Au rond-point de Mallemoisson et à l'entrée de Digne-les-Bains. Tooujours à Digne, un rassemblement se tiendra devant la préfecture à 10h30. Des ateliers libres, une tribune ouverte et un barbecue citoyen géant seront mis en place.

Dans les Hautes-Alpes
Au rond-point, à la sortie de l'autoroute A51 à Tallard, les gilets jaunes ont été évacués cette semaine par la gendarmerie sur ordre du procureur. "Des camions auraient été bloqués trop longtemps" , a dit l'un d'eux qui appelle à "une mobilisation massive des citoyens ce week-end". Ainsi, ce samedi, ils seront mobilisés en bord de route et souhaitent renforcer le dispositif mais sans bloquer complètement la circulation. Tant qu'ils seront là, l'autoroute sera toujours gratuite.

DIRECT. Gilets jaunes : lycées bloqués, routes barrées, péages ouverts... le point sur la situation

Dans le Vaucluse et les Bouches du Rhône, les lycéens se joignent aux mouvements des gilets jaunes. Sur les routes, l'A 8, qui relie Aix à Nice, est perturbée, notamment au niveau du péage de la Barque...le week end s'annonce chargé.

Dans le Vaucluse, le péage de Bollène sur l'autoroute A7 restera fermé pendant six jours.
La circulation est interdite jusqu'au mercredi 5 décembre inclus sur l'échangeur de l'A7 à Bollène. Le préfet prend un arrêté suite aux dégradations commises dans la nuit de jeudi à vendredi.
Devant ces blocages qui perturbent l'approvisionnement des supermarchés, la banque alimentaire de Vaucluse a pris une décision exceptionnelle : elle reporte sa grande collecte annuelle des denrées alimentaire, qui devait avoir lieu ce week-end.
Si la sortie Avignon Sud est débloquée, quelques rassemblements sont toujours d'actualité, comme l'entrée Orange-Sud (filtré); ou à Cavaillon avec des barrages filtrants aux rond-points Blachère et Melon.


Sur l'A8, passage gratuit au péage du Canet de Meyreuil.



En parallèle, les lycéens ont décidé de rejoindre le mouvement.

Plusieurs lycées sont bloqués ce vendredi matin par les élèves... notamment le lycée hôtelier de Bonneveine, dans le 8e, à Marseille et le Lycee Marseilleveyre. Les lycées Langevin et Lurçat à Martigues.
Ils protestent contre le Service national universel et la réforme du lycée.


A Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence, les lycéens qui bloquaient le rond point ont été délogés par les CRS


A la Ciotat, 9 personnes en garde à vue

Neuf personnes, dont des mineurs, sont en garde à vue après des incidents cette nuit au péage de la Ciotat, en marge d'un rassemblement des "gilets jaunes". Incendie volontaire, dégradations et violences. 80 policiers sont intervenus. Les faits ne seraient pas liés au mouvement des gilets jaunes. Sept majeurs âgés de 20 à 30 ans et deux mineurs ont été interpellés pour avoir participé à un rassemblement d'environ "180 casseurs", casqués et encagoulés.


Dans les Bouches du Rhône, un rond-point est bloqué à Fos, un barrage filtrant est toujours installé à Istres.





"Gilets jaunes" : les blocages et rassemblements prévus dans la région ce samedi

Difficile de savoir où auront exactement lieu les blocages des gilets jaunes ce samedi 1er décembre. Pour l'Occitanie, "Midi Libre" recense des villes et des lieux concernés par le mouvement des "gilets jaunes". Une liste non exhautive qui sera complétée tout au long de notre direct ce samedi dès 7 h.
Les appels au blocage des routes de France, ce samedi 1er décembre, ne cessent de se multiplier et de s'organiser depuis le 17 novembre dernier via les réseaux sociaux.

Si tous les organisateurs ne souhaitent pas communiquer sur les lieux exacts des blocages, préférant indiquer des points de rassemblement avant une répartition sur différents sites, il est possible de d'ores et déjà plusieurs points en Occitanie. A vous de découvrir si votre secteur est concerné. Il s'agit, évidemment, d'une liste non exhaustive.

Hérault
Lunel - Evacués lundi du rond-point Ambrussum au Nord de Lunel par les forces de gendarmerie, les "gilets jaunes" ont organisé une opération péage gratuit toute la semaine, sans perturber la circulation. Ils ont choisi de réinstaller leur barrage filtrant ce samedi au niveau de ce rond-point, situé à la sortie de l'autoroute A9.

Montarnaud - Des "gilets jaunes" se retrouveront à Montarnaud, de 7 h 30 à 18 h, au rond-point de Super U. "Une action pacifique et citoyenne", annonce les organisateurs, qui sera encadrée par la gendarmerie.

"Le Super U de Montarnaud s'associe à notre action, en fixant le carburant à prix coûtant, ce samedi 1er décembre de 7 h 30 à 19 h. De plus, Super U fournira aux "gilets jaunes", divers en-cas, poursuit l'une des manifestantes.

Béziers et Biterrois - Les allées Paul-Riquet, le rond-point de la Méridienne, l'A9 sortie Bessan, le rond-point de la Méridienne ou encore la zone commerciale de Bédarieux.

Montpellier - Samedi dernier, pour manifester leur colère et rejoindre le mouvement des gilets jaunes, quelque 400 motards, membres de la fédération française des motards en colère de l'Hérault, s'étaient réunis sur le parking du Zénith, avant de gagner en convoi la place de la Comédie, puis la préfecture. Rebelote, ce 1er décembre. Mais, "pour changer des traditionnels cortèges de jour", l'antenne locale de la FFMC dit vouloir organiser "une manif" de nuit".

Concrètement, les "motards jaunes" ainsi qu'ils s'appellent désormais, se donnent rendez-vous à 21 h sur le parvis de la mairie. Une rencontre est prévue avec Philippe Saurel, le maire de Montpellier et le président de la Métropole.

Pour cela et devant les difficultés d'accès au centre-ville, la FFMC 34 modifie son itinéraire de manifestation.


Gard
Alès - Il est fort probable de retrouver les traditionnels barrages sur la rocade (106, route de Bagnols, route d'Uzès...), à Hyper U et à la Luquette. Des actions sont aussi possiblesdu côté des supermarchés. Il y a des incertitudes sur le nombre de "gilets jaunes" mobilisés, car beaucoup devraient monter à Paris.

Une promenade moto est prévue à 14 h depuis le rond-point de la 106 pour rejoindre le barrage de Dions. Une manifestation organisée par la CGT, avec les "gilets jaunes" aura lieu à 15 h au Cratère.

Bagnols - Ce samedi, les gilets jaunes de Bagnols ont simplement annoncé un rendez-vous à 10 h devant la Société générale de Bagnols. Visiblement, le point de départ d’une marche. Mais difficile d’en savoir plus sur le parcours prévu.

Pont-Saint-Esprit - Les gilets jaunes marcheront, ce samedi, à partir de 10 h également, du rond-point de l’entrée sud de la ville jusqu’au giratoire de la Fontaine de l’Europe, côté nord de la commune. Hier les modalités de cette manifestation ont été discutée.

"La marche a fait l’objet d’une déclaration en préfecture et en mairie", assure l’une des figures des "gilets jaunes" spiripontains, Christine Diericks. Des renforts venus d’Ardèche et du Vaucluse devraient participer à ce défilé prévu à l’heure du marché de Pont-Saint-Esprit.

Nîmes - Un rassemblement est prévu aux Costières à 14 h.

Aveyron
Millau - Blocages de l'A75 à Saint-Germain (sens Nord-Sud) et à La Cavalerie (sens Sud-Nord) (rendez-vous fixé à 8 h 30). Les animateurs des contestataires en ont fait la déclaration aux autorités. Des opérations coup de poing sont également prévus dans la journée, notamment au rond-point du Mc Do.

Saint-Affrique - Les "gilets jaunes" veulent être également présents ce samedi, à midi, devant l’hôpital, en soutien au rassemblement initié par Le Manifeste.

Rodez- Une marche jaune (parcours déposé en préfecture), s’élancera à 10 heures de Bourran, pour rallier ensuite la place d’Armes ou la place Eugène-Raynaldy (mairie).

Aveyron - Pont-de-Salars, maintien de l'équipe des "gilets jaunes" sur le giratoire de la RD911, mais aussi Sévérac, qui donne rendez-vous à ses sympathisants ce samedi à 8 heures sur le rond-point de l’Imprévu, ou encore Decazeville, au giratoire de la Vitarelle.

En marge des manifestations des "gilets jaunes", mais rejoignant le mouvement sur le fond, la CGT et Sud Solidaires appellent à des manifestations à 10 h en divers points du département. L’augmentation du pouvoir d’achat, la justice fiscale, le droit à la retraite à 60 ans, une protection sociale de qualité... Sont quelques-unes des revendications portées par les deux syndicats.

Les rendez-vous ont lieu à la préfecture de Rodez, devant Pôle Emploi ; à Decazeville, devant la sous-préfecture à Villefranche-de-Rouergue et également devant la sous-préfecture à Millau.

Lozère
Mende - Un collectif appelle à un "rassemblement populaire pacifique" à partir de 10h devant la préfecture. Il sera suivi d'un repas solidaire. Les "gilets jaunes" sont toujours en place au rond-point de Fontanilles.

Langogne - Le collectif appelle à ne pas utiliser sa carte bancaire pour faire diminuer les commissions rétroversées. "Pour ne plus, ou moins, impacter les gens sur la route, nous les encourageons à taper dans la poche des banques", explique le collectif.

Les "gilets jaunes" de Rieutort-de-Randon ont également prévu une action.

Nord Lozère - Ils devraient également faire parler d'eux, même si nous ne savons pas encore quelle forme prendra la mobilisation ce samedi. Vendredi matin, à Saint-Chély-d'Apcher, ils rencontraient le maire Pierre Lafont et le député Pierre Morel-à-l'Huissier, qui assuraient les comprendre.

Le maire confiait, à l'issue de l'entrevue : "Ils ressentent une grande souffrance et la manifestent. Cette fracture sociale les obsède. Je leur demande aussi de faire attention aux commerces, qui ont besoin de travailler et qui fournissent de l'emploi." Et de remarquer : "Depuis le début du mouvement, en tout cas, nous n'avons pas eu de problèmes à gérer".

Pyrénées-Orientales
Un centre opérationnel départemental est activé en préfecture de Perpignan en prévision de la mobilisation "Gilets Jaunes 66" dans le département des Pyrénées-Orientales.

Gilets jaunes. Eric Drouet appelle au blocage des raffineries et des stations-service

Figure des gilets jaunes, Eric Drouet souhaite que le mouvement bloque les raffineries et les stations-service mardi prochain pour faire pression sur le gouvernement.

Un cran supplémentaire. Eric Drouet, chauffeur-routier de Melun et figure des gilets jaunes, appelle dans une vidéo diffusée sur Facebook à un « blocage total des raffineries et des stations-service » mardi prochain.

« Réveiller le gouvernement »
« On va passer au stade supérieur comme ça on va essayer de se faire entendre un peu plus et de réveiller ce gouvernement qui ne fait qu’observer nos faits et gestes » explique-t-il.

Il en profite pour critiquer ceux qui « préféreront se pavaner à l’Elysée ou Matignon ».

Eric Drouet dit attendre des mesures concrètes du gouvernement.

Sa vidéo intervient alors que ce vendredi une délégation de gilets jaunes doit être reçue par le Premier ministre Edouard Philippe. Lui a refusé de se rendre à Matignon.

Demain, samedi 1er décembre, une nouvelle manifestation est prévue à Paris à laquelle Eric Drouet appelle les gilets jaunes à participer.

Gilets jaunes : les blocages prévus les 1er et 2 décembre en Isère, Savoie, Haute-Savoie

La mobilisation des gilets jaunes se poursuit le week-end du 1er et 2 décembre en Isère, Savoie et Haute-Savoie. Plusieurs manifestations sont prévus dans les trois départements alpins.

Par Margaux Tertre


Troisième week-end de mobilisation consécutif pour les gilets jaunes ces 1er et 2 décembre. Dans les trois départements des manifestations s'organisent alors que certains décident, comme le week-end dernier, de se rendre sur les Champs Elysées à Paris.

Cependant, il reste encore difficile d'évaluer l'ampleur ou même l'emplacement de tous ces événements. Les informations ci-dessous ont été glanées sur les pages Facebook d'organisation de différentes actions de gilets jaunes. Elles peuvent être partielles et soumises à caution.


► Isère :

- Echirolles : Le rendez-vous des gilets jaunes est pris à 8 h sur le parking du Leclerc de Comboire à Echirolles. Pour ensuite se rendre en cortège jusqu'au rond-point du minotaure à Voreppe, à proximité du péage.

- Voreppe : Les gilets jaunes prévoient ensuite d'être en place sur la barrière de péage de Voreppe à partir de 9 heures. 142 participants sont inscrits sur l'événement. L'objectif est de réaliser une nouvelle action de péage gratuit. Les gilets jaunes envisagent de voiler les caméras pour éviter les poursuites judiciaires que l'AREA, société concessionnaire de l'autoroute prévoit d'engager.

- Crolles : Une autre opération "péage ouvert" est envisagée sur la barrière de péage sans qu'une heure ne soit précisée.

- Grenoble : Certains gilets jaunes appellent sur les groupes Facebook à se joindre à la manifestation organisée par la CGT à partir de14 heures à Europole, place Robert Schumann, derrière la gare.

- Roussillon : Là aussi la CGT organise une manifestation à partir de 10 heures, place de la République.


► Savoie :

- Chambéry : Les gilets jaunes savoyards préparent une "opération sensibilisation" au mouvement des gilets jaunes à partir de 10 h sur le marché de Noël de Chambéry.
La CGT appelle par ailleurs les gilets jaunes à se joindre à eux pour une manifestation devant la préfecture à 10h30. Les chauffeurs de l'agglomération de Chambéry seront en grève à l'appel de la CGT. 76% ont déjà prévu de débrayer.

- La Motte Servollex : des gilets jaunes devraient se rassembler au niveau du péage de Chambéry-Nord à la Motte Servolex à partir de 8h30 pour une opération "péage ouvert". Une opération "secrète, un peu plus mouvementé mais sans violence" est elle prévue à 7h30, toujours au péage de Chambéry-Nord.

- Albertville : Une action est prévue à partir de 8h au Mac Donald d'Albertville.

- Chignin : Opération péage gratuit organisé dès 8 heures au péage de Chignin.

- Moûtiers : La CGT sera sur le rond-point de l’Europe samedi dans la journée.

- Lépin-le-lac : dimanche 2 décembre, la CGT sera à la gare de Lépin-le-lac pour exiger des arrêts réguliers des TER desservant Lyon et Chambéry.


► Haute-Savoie :

- Pringy : les gilets jaunes appellent à une nouvelle action samedi et dimanche à partir de 10h à leur point de rassemblement, sur le rond-point de Pringy au niveau de la sortie 17 Annecy Nord.

- Alby-sur-Chéran : Une chaîne humaine serait organisée de 11 heures à 15 heures au péage d'Alby-sur-Chéran.

- Annecy : une manifestation est organisée devant la préfecture de Haute-Savoie de 13h45 à 14h30 puis un cortège devrait défiler dans Annecy. La manifestation ne serait cependant pas à l'initiative des gilets jaunes qui la rejettent.

« Gilets jaunes » : le point sur la journée du 1er décembre, « acte III » de la mobilisation

Une nouvelle journée de mobilisation est prévue partout en France, la troisième depuis le début du mouvement. A Paris, les Champs-Elysées seront fermés à la circulation.

De Marseille à Lille, de Pau à Rouen, à quoi devrait ressembler « l’acte III » du mouvement des « gilets jaunes », prévu samedi 1er décembre ? Malgré le discours d’Emmanuel Macron le 27 novembre, malgré la rencontre de représentants du mouvement avec le ministre de la transition écologique, François de Rugy, le 27 novembre, puis avec le premier ministre, Edouard Philippe, le 30 novembre, une nouvelle journée de mobilisation est prévue partout en France.

Les protestations portent au départ sur la hausse des prix des carburants. Ainsi, la pétition lancée par Priscillia Ludosky, l’une des porte-parole du mouvement, a été signée par plus d’un million de personnes. Elles sont toutefois de plus en plus disparates et expriment tout à la fois un ras-le-bol fiscal, un sentiment d’injustice sociale et une méfiance à l’égard des responsables politiques.

Samedi 24 novembre, plus de 106 000 personnes, dont 8 000 à Paris, se sont mobilisées à travers le pays pour l’« acte II ». Cette semaine encore, des « gilets jaunes » appellent les partisans du mouvement à revenir samedi sur les Champs-Elysées, théâtre, la semaine dernière, d’affrontements violents avec les forces de l’ordre.

Lire : « Gilets jaunes » : peur des violences, espoirs de convergences
A Paris, les Champs-Elysées sous haute sécurité
Comme les semaines précédentes, la Préfecture de police de Paris n’a reçu aucune déclaration de manifestation sur les Champs-Elysées, ont fait savoir le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, et son secrétaire d’Etat, Laurent Nuñez, dans un communiqué.

M. Castaner a toutefois annoncé que les Champs-Elysées seront fermés à la circulation samedi, ouverts uniquement aux piétons et aux « gilets jaunes ». La sécurisation de l’avenue entrera en vigueur dès 6 heures avec des contrôles d’identité et des fouilles de sacs, selon un arrêté pris vendredi par le préfet de police de Paris.

Cet arrêté précise que la zone sécurisée va du rond-point des Champs-Elysées à la place Charles-de-Gaulle et englobe les 50 derniers mètres des artères menant à l’avenue des Champs-Elysées. Les terrasses doivent êtres fermées et vidées du mobilier « pouvant servir de projectile ou d’arme par destination ». Le préfet a reçu vendredi les commerçants du secteur. Les entreprises de travaux publics doivent également retirer les engins, les palissades et les matériaux.

« Nous fouillerons les sacs pour éviter qu’il y ait des armes par destination et que nos forces de l’ordre soient les victimes, surtout que nous savons à l’heure où je vous parle que l’ultradroite et l’ultragauche, comme ça a été le cas la semaine dernière, (…) se mobilisent pour venir une nouvelle fois casser », a déclaré le ministre sur France 3. « Nous serons intraitables », a prévenu Christophe Castaner, précisant que le dispositif permettrait de protéger les Champs-Elysées. « Dès qu’il y aura des dégâts, des provocations, nous sanctionnerons, nous interpellerons et nous livrerons à la justice », a-t-il dit.

Pour mettre en place ces barrages filtrants et assurer la sécurité de l’avenue, 4 000 policiers devraient être mobilisés – soit un millier de plus que la semaine dernière –, selon Loïc Travers, du syndicat Alliance. Un dispositif très important comparé aux manifestations classiques.

Des actions prévues en région
Ailleurs en France, des appels à des rassemblements locaux ont également été lancés.

En Gironde, des appels à manifester à Bordeaux circulant sur les réseaux sociaux, le préfet de Nouvelle-Aquitaine, Didier Lallement, a pris un arrêté interdisant les manifestations dans le centre.

A Brest, un rassemblement est prévu samedi à 13 h 30 place de Strasbourg, il sera suivi d’une manifestation vers le centre-ville.

A Toulouse, rendez-vous est donné à 12 h 30 à la prairie des Filtres.

A Montpellier, des « motards jaunes » appellent à manifester samedi dans la soirée. Une « manif’de nuit », qui débutera à 19 heures sur le parking du Zénith, avant de rejoindre la Comédie en passant par l’hôtel de ville, annonce la Fédération française des motards en colère-Hérault qui appelle automobilistes, cyclistes et piétons en gilets jaunes à rejoindre leur manifestation, qu’ils veulent pacifique.

A Lille, une nouvelle manifestation est organisée dans le centre, qui débutera à 14 h 30 sur la place de la République. Contrairement aux deux manifestations précédentes des 17 et 24 novembre, l’initiative est lancée par un militant lillois de La France Insoumise (LFI), Alexandre Chantry, à l’origine d’un appel sur Facebook intitulé « Acte 3 : révolution lilloise », rapporte La Voix du Nord, qui s’interroge sur la possible reprise du mouvement des « gilets jaunes », jusque-là apolitique et loin du monde syndical, par LFI. Plusieurs « gilets jaunes » crient également à la récupération politique sur les réseaux sociaux.

A Marseille, Jean-Luc Mélenchon participera à une marche réunissant des « syndicats, des révoltés du logement, des “gilets jaunes” et des lycéens ». Le chef de file de la France insoumise a par ailleurs accusé l’exécutif de choisir le « pourrissement » à l’égard du mouvement.

« Gilets jaunes » et « gilets rouges » ?
Les « gilets jaunes » et les militants de la CGT manifesteront-ils ensemble ? Le syndicat appelle, depuis le 20 novembre, « tous les citoyens, les salariés actifs et retraités », à manifester, samedi 1er décembre, sur la base de revendications liées au pouvoir d’achat et à la justice sociale (hausse du SMIC, fiscalité « juste », prise en charge des transports par les employeurs…).

Ce sera le cas à Orléans, où l’Union départementale CGT du Loiret et des « gilets jaunes » se sont rencontrés à la bourse du travail le 28 novembre. Ils manifesteront ensemble à Orléans sur le thème des inégalités et de l’injustice, mais aussi pour défendre leur pouvoir d’achat, comme le rapporte France Bleu.

A Dunkerque, l’Union locale CGT a appelé les « gilets jaunes » à se joindre à leur rassemblement, selon le journal local Le Phare dunkerquois. Des représentants de plusieurs organisations (CGT, FSU et Solidaires) ont publié sur Mediapart une tribune, le 27 novembre, appelant à rejoindre le mouvement.

S’agissant des actions prévues à Paris, des « gilets jaunes » de Brest ont annoncé leur intention d’éviter les Champs-Elysées, mais de se rendre place de la République d’où partira dans l’après-midi la manifestation de la CGT. Croyant en la convergence des luttes, ils ont imprimé des tracts jaunes pour un « appel citoyen » à se rassembler « tous ensemble contre Macron et son monde ».

Stations-service bloquées
A Pau, une manifestation a été annoncée par les « gilets jaunes », qui ont prévu de bloquer les stations de carburants de l’agglomération. Après plus de dix jours de blocages d’axes routiers qui ont parfois exaspéré la population, certains « gilets jaunes » ont appelé à changer de stratégie. « Il va falloir s’orienter vers ce qui fait mal au porte-monnaie de l’Etat », expliquait cette semaine Eric Drouet sur Facebook, l’un des porte-parole du mouvement, évoquant l’hypothèse de « se cibler pendant quelques jours vraiment sur l’essence » (raffineries, stations-service, camions-citernes). M. Drouet a notamment appelé à un blocage total des raffineries et des stations-service à compter de mardi.

Gilets jaunes. Revivez cette 14e journée de mobilisation en France

Deux Gilets jaunes se sont présentés ce vendredi pour le rendez-vous prévu entre Édouard Philippe et des représentants du mouvement. Mais l’un des deux est très vite ressorti, regrettant que la réunion ne soit pas filmée et diffusée en direct. Dans le même temps, certains lycéens bloquent leur établissement et appellent à soutenir la mobilisation. À Bruxelles, des incidents ont marqué une manifestation d’environ trois cents Gilets jaunes.

Suivez le direct de l'événement
VENDREDI 30 NOVEMBRE
22h13
Ce direct est désormais terminé. Merci à tous de nous avoir suivi. À demain !

Participez
21h24
En Dordogne, une équipe de France 3 prise à partie par des Gilets jaunes. Une équipe de télévision de France 3 Nouvelle Aquitaine a été prise à partie ce vendredi matin, sur le site d'un rassemblement à Sarlat (Dordogne). Les journalistes, deux femmes d'une vingtaine et trentaine d'années, se rendaient sur un sujet sans lien avec les Gilets jaunes lorsqu'elles sont tombées à un rond-point sur un de leurs rassemblements. Elles ont donc entrepris de "faire leur travail", jusqu'à ce qu'un petit groupe distinct de Gilets jaunes s'en prennent à elles, demandant pourquoi elles filmaient, exigeant de récupérer les images, cassant un micro lors de l'incident. Les journalistes ont essuyé des insultes, et des menaces physiques explicites de leur "faire la peau" si elles revenaient à Sarlat, selon la même source. Une plainte a été déposée.
Participez
21h20
La cote de confiance du Premier ministre Édouard Philippe enregistre une forte baisse (-6) en novembre, en plein mouvement des Gilets jaunes, tandis qu'Emmanuel Macron perd encore 1 point, selon un sondage Harris Interactive diffusé ce vendredi. Avec 32% d'opinions positives, le chef de l'État atteint son plus bas niveau depuis le début du quinquennat dans ce baromètre mensuel pour le site Délits d'Opinion.
Participez
20h22
Le gendarme appelait à « fracasser » des Gilets jaunes. Un gendarme adjoint mayennais avait appelé à « fracasser » les Gilets jaunes, par message privé sur Facebook. Son post a été rendu public sur les réseaux sociaux. Il a été désavoué par sa hiérarchie. Une enquête est ouverte.
Participez
20h19
COMMENTAIRE. Gilets jaunes : la tension monte entre l’Élysée et Matignon

Le mouvement des Gilets jaunes bouscule la majorité présidentielle, qui donne l’impression de ne pas savoir quelle voie emprunter pour apaiser les colères. À l’heure où l’exécutif et les députés de La République en marche devraient serrer les rangs pour faire front, des tensions nouvelles apparaissent entre Matignon, l’Élysée et les parlementaires LREM et MoDem. Lire la suite...



20h09
La cote de confiance d'Édouard Philippe en chute. La cote de confiance du Premier ministre Édouard Philippe enregistre une forte baisse (-6) en novembre, en plein mouvement des "gilets jaunes", tandis qu'Emmanuel Macron perd encore 1 point, selon un sondage Harris Interactive diffusé vendredi. Avec 32% d'opinions positives, le chef de l'État atteint son plus bas niveau depuis le début du quinquennat dans ce baromètre mensuel pour le site Délits d'Opinion. Et Édouard Philippe fait une chute de 6 points, avec seulement 31% d'opinion favorable.
Participez
19h45
Des journalistes de France 3 prises à partie en Dordogne. Une équipe de télévision de France 3 Nouvelle Aquitaine a été prise à partie vendredi matin, sur le site d'un rassemblement de Gilets jaunes, à Sarlat (Dordogne). Lors de l'échange soudainement devenu tendu, les journalistes ont essuyé des insultes, et des menaces physiques explicites de leur "faire la peau" si elles revenaient à Sarlat. Une plainte a été déposée au commissariat de Sarlat.
Participez
19h36
Matignon n'est "pas un self-service". Et quand "on est convié, on s'y rend", a estimé la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, après le fiasco de la rencontre entre le Premier ministre et des "gilets jaunes" vendredi.
"Je trouve que c'est dommage, parce que l'occasion pour un citoyen de dialoguer en direct et en aparté avec le Premier ministre, ce n'est pas quelque chose qui revient souvent", a déclaré Marlène Schiappa sur BFMTV.
suite

Un zeste de glyphosate dans votre bière !

Le magazine 60 millions de consommateurs a révélé les résultats d’une enquête concernant 45 bières parmi les plus consommées en France. Résultat : la plupart d’entre elles contiennent des pesticides, notamment du glyphosate...



Devant un match de foot, dans son jardin ou en terrasse, la bière est la championne des rafraîchissements en cette saison de fortes chaleurs. Si en moyenne, chaque Français ingurgite 30 litres de bière par an, cette boisson doit être consommée avec modération du fait de sa teneur en alcool mais pas seulement. La veille de l’ouverture du Mondial de la bière à Paris, le 28 juin dernier, les experts de 60 millions de consommateurs ont saisi l’occasion pour publier une étude inédite dénonçant la présence de résidus de pesticides dans ces breuvages. Le constat coupe la soif : la plupart des bières analysées contiennent du glyphosate.



Des pesticides dans les ¾ des bières préférées des Français...
S’il est connu que le processus de brasserie garantit l’élimination des résidus de pesticides présents dans l’orge (plante utilisée pour fabriquer la bière), l’étude a ébranlé toutes les certitudes. Portée sur 45 références de bières les plus vendues en grandes surfaces (39 bières blondes et 6 blanches), l’analyse a pointé du doigt 34 bières qui contenaient des pesticides. Le verdict est sans appel : 4 molécules de pesticides différentes ont été détectées : le boscalide, deux types de fongicides et le tristement célèbre glyphosate. Si le bio fait beaucoup mieux que le conventionnel, des traces de pesticides ont été retrouvées dans deux références certifiées (Jade et Dremmwel).




60 millions
@60millions


Du #glyphosate, même dans la bière ! @60millions en a retrouvé dans 25 bières sur les 45 testées. À de faibles doses, certes, mais ces résultats prouvent une nouvelle fois que ce pesticide est omniprésent dans l'environnement. #pesticides #bière https://www.60millions-mag.com/2018/06/28/une-biere-sans-pesticides-s-il-vous-plait-11864 …


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17:05 - 28 juin 2018
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Une bière sans pesticides, s’il vous plaît ! | 60 Millions de Consommateurs
Avec les températures estivales et le Mondial de foot, la bière coule à flot. Mais est-elle indemne de glyphosate ou autres pesticides ? Pas vraiment…

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… en faibles quantités
Cependant, pas d’inquiétude selon 60 millions de consommateurs. La quantité de pesticides n’est pourtant pas affolante : sur les 250 résidus de pesticides testés, seuls 4 ont été détectés dans l’échantillon, et en quantités minimes, oscillant entre 0,41 et 9,23 µg/L. L’association se veut en effet rassurante puisqu’elle affirme qu’il faudrait boire “près de 2000 litres par jour” de la bière qui contient le plus fort taux de glyphosate “pour dépasser la dose journalière admissible”. Ces valeurs dépassent cependant la teneur maximale de pesticides autorisée pour l’eau, selon 60 millions.

"On est loin d'une exposition dangereuse. Le problème tient plus aux multiples expositions de glyphosate que nous subissons quotidiennement via notre alimentation", conclut le magazine.

Quelles bières concernées ?
Au total, 34 références de bières présentent des résidus de pesticides. Parmi elles, 6 marques présentent le plus de produits chimiques décriés : la Guinness Nitro IPA, la Leffe Royale cascade IPA, Reflets de France (Carrefour), la Hoegaarden Wit blanche, la Mort Subite Witte lambic et, enfin, la Itinéraire des saveurs (Intermarché) qui contient les 4 pesticides différents.
En moyenne, la quantité de glyphosate oscille autour de 1,93 µg/L. Parmi les bières les plus contaminées par ce pesticide : l'Affligem et la Castelain. En revanche, d’autres bières vendues en grande surface telles que la Carlsberg, l'Heineken ou la Kronenbourg, sont sorties indemnes de la chasse aux pesticides.
Pour éviter d’être en présence de pesticides ou autres produits chimiques, mieux vaut donc privilégier les bières bio, qui font quasiment un sans faute. Blondes, blanches, brunes, ambrées ou aux fruits, les bières bio ont conquis de nombreux brasseurs. De nouvelles bières « sans gluten » au quinoa, à la châtaigne et même au chanvre ont récemment fait leur apparition en France.

Le glyphosate : un herbicide qui se propage
Retrouvé dans 25 bières, le glyphosate n’a pas fini d’envahir nos assiettes.Selon 60 millions de consommateurs, cette étude représente une preuve supplémentaire que cet herbicide commercialisé par Monsanto se propage et se manifeste dans notre alimentation quotidienne. Désherbant le plus vendu au monde, la substance décriée auquel nous sommes régulièrement exposés est classée depuis 2015 comme “cancérogène probable” par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer). Si en mai dernier, l'amendement sur l'interdiction du glyphosate d’ici 2021 a été rejeté par l'Assemblée nationale, le gouvernement promet de le bannir dans les trois ans.


Une enquête ouverte suite à la présence de glyphosate dans du miel
Après la polémique autour de la présence de glyphosate dans du miel, le parquet de Lyon a ouvert une enquête préliminaire pour "administration de substances nuisibles" après une plainte d'un syndicat d'apiculteurs contre Bayer. Début juin, le syndicat apicole de l'Aisne avait porté plainte contre Bayer après que du glyphosate ait été détecté dans le miel d'un de leurs membres. L'enquête, qui en est à son début, ne vise pas spécifiquement le groupe Bayer. Le parquet est par ailleurs en lien avec le Pôle de Santé publique du tribunal de grande instance de Marseille sur ce dossier. L'alerte avait été donnée par Monsieur Obry, qui vend ses excédents au groupe Famille Michaud Apiculteurs, le plus gros acteur du miel en France. L’entreprise qui analyse tous les miels qui lui sont livrés, avait alors refusé trois de ses fûts de miel toutes fleurs, soit 900 kilos après y avoir détecté des traces de l'herbicide. Interrogé début juin par l'AFP, le groupe avait indiqué que des "substances exogènes dont le glyphosate" étaient régulièrement détectées dans le miel. Affaire à suivre.

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