Les derniere infos d 'avril 2019

Translate All The Site Into The Language(Tongue) Of Your Choice

.

Vous Appréciez Ce Site ?

Contribué

a son

évolutions en

faisant un don

Merci



Compteur Linky : une étudiante varoise électrosensible assigne Enedis en justice

La jeune femme, qui souffre d'électrosensibilité, refuse l'installation d'un compteur Linky chez elle au Cannet-des-Maures, dans le Var, où elle était venue se réfugier pour échapper aux ondes.
Une étudiante électrosensible assigne mercredi 24 avril Enedis en justice devant le tribunal de grande instance de Draguignan, rapporte mercredi 24 avril France Bleu Provence. Elle refuse l'installation d'un compteur Linky chez elle au Cannet-des-Maures (Var). Joséphine Hermans, qui souffre d'électrosensibilité est venue se réfugier au Cannet-des-Maures pour échapper aux ondes.

Maux de tête et problèmes de mémoire
"Je vis dans une petite maison, dans un hameau très isolé. Je n'ai pas vraiment de voisins donc je n'ai pas de wifi. Je suis assez loin des antennes donc ça va", témoigne-t-elle sur France Bleu Provence, et je ne peux pas trop aller en ville. "Physiquement, j'ai de gros maux de tête et au niveau intellectuel, les ondes font baisser ma concentration et provoquent de gros problèmes de mémoire", poursuit la jeune femme, qui a dû abandonner ses études à l'ENS de Lyon à cause de sa maladie.

Mardi, le juge des référés du tribunal de grand instance de Bordeaux a donné en partie raison à treize particuliers, sur les 206 au total, qui avaient engagé une action en justice contre les compteurs communicants Linky. Ces treize plaignants, qui souffrent tous d'hypersensibilité électromagnétique, vont pouvoir réclamer à la société de distribution d’électricité Enedis, la pose d'un filtre les protégeant des champs électromagnétiques.

Sites touristiques : victimes des réseaux sociaux

Certains sites touristiques paisibles sont pris d'assaut par les touristes, alertés par les publications sur les réseaux sociaux. Dans le Var et dans le Jura, quelques photos sur Facebook ont suffi pour attirer la foule.


C'est un lieu paradisiaque, niché au cœur de la foret provençale, à quelques kilomètres de Marseille (Boûches-du-Rhône). Le site des sources de l'Huveaune, avec son eau cristalline et ses vasques en calcaire, est longtemps resté un lieu confidentiel. Mais depuis un mois, les touristes envahissent ce site classé. Quelques photos, publiées sur les réseaux sociaux, ont rameuté les touristes. "Il y a pas de mal de photographes qui ont pris de très belles photos, C'est ce qui nous a donné envie de venir", explique un jeune couple.


Un site à protéger
"Quand on a vu ces belles photos, on s'est dit qu'il fallait venir", détaille un autre couple. Un succès auquel le site n'était pas préparé. Les routes d'accès sont engorgées et poussent les automobilistes à mal stationner leurs véhicules. Les riverains sont excédés. Depuis samedi 20 avril, la route est interdite aux voitures. Des affiches rappellent les règles à respecter. Deux gardes ont été embauchés pour faire de la prévention auprès des touristes

Pérenniser la prime Macron, une fausse bonne idée ?

La "prime exceptionnelle" défiscalisée destinée aux salariés a connu un large succès. Elle pourrait devenir permanente.
Selon l'Insee, plus de deux millions de salariés du secteur privé ont perçu la prime exceptionnelle que le président de la République a appelée de ses voeux fin 2018, en réponse au mouvement des gilets jaunes. La "prime Macron" est destinée aux salariés dont la rémunération n'excède pas trois Smic (environ 3600 euros net), elle est exonérée d'impôt sur le revenu et de toutes les cotisations et contributions sociales. Le montant moyen versé par les entreprises a été de 449 euros, mais 200 000 personnes l'ont touchée dans son intégralité (1000 euros).

"Prime patron"
Selon les informations qui ont fuité sur le discours de sortie de crise que le chef de l'Etat devait prononcer le 15 avril, il serait question de la pérenniser. Une bonne nouvelle pour le patronat, qui a milité en ce sens. "Plus de 40 % des entreprises l'ont versée, y compris les petites et les moyennes entreprises. On veut la pérenniser sous forme d'un intéressement régulier chaque année", proposait Geoffroy Roux de Bézieux le 19 mars, sur RTL, préconisant même de la rebaptiser "prime patron".

"Nous sommes 100% favorables à la prime Macron, confirmait un peu plus tard Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). A deux conditions : que le dispositif reste choisi librement par les entreprises et qu'il ne soit pas soumis à une obligation de négociation, avec un accord d'entreprise à la clé. Et surtout, que cette prime reste défiscalisée et nette de charge."

LIRE AUSSI >> Prime Macron: les entreprises jouent le jeu

La prime représente une augmentation nette du pouvoir d'achat, mais la transformer en un dispositif permanent ne réjouit pas totalement les organisations syndicales. "Nous ne sommes pas vent debout contre cette mesure, ce ne serait pas raisonnable, concède Laurent Escure, secrétaire général de l'Union nationale des syndicats autonomes (Unsa). Mais on ne peut pas voir cette prime comme une grande concession faite aux salariés. Elle ne doit pas exonérer les entreprises de leurs responsabilités, surtout quand elles ont des résultats positifs. Nous préférons des discussions dans le cadre de NAO [négociations annuelles obligatoires, ndlr]."

ENQUÊTE >> Y a-t-il un problème de salaires en France?

Sans surprise, Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, est plus critique encore. "C'est une prime facultative et désocialisée pour les entreprises qui masque d'autres enjeux, plus importants comme l'augmentation du Smic, des minima sociaux et du point d'indice de la fonction publique sur lesquels Emmanuel Macron aurait pu agir", déplore-t-elle.

Un effet d'aubaine ?
Pour Mathieu Plane également, pérenniser la prime Macron serait une "fausse bonne idée". Mais pour d'autres raisons. "Le dispositif a permis de donner un coup de fouet, au pouvoir d'achat de personnes ayant des salaires relativement modestes, à un moment précis", reconnaît le directeur adjoint de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Mais dans la durée, il poserait deux problèmes : "La défiscalisation priverait l'Etat de recettes et l'absence de cotisations sociales empêcherait notamment les salariés de cotiser pour leurs retraites."

Groenland: la glace fond six fois plus vite qu'en 1980

AINSI FOND, FOND, FOND - Des scientifiques ont recalculé la fonte du Groenland depuis 1972 notamment grâce à un arsenal de satellites. Aujourd'hui la glace fond six fois plus vite qu'il y a 30 ans et ce phénomène aurait un impact sur l'élévation du niveau de la mer.

Dans une étude parue lundi dans les Compte-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS), des chercheurs ont recalculé la perte de glaces depuis 1972. Il en ressort que le rythme s'est fortement accéléré, la disparition des glaciers est six fois plus rapide qu'il y a 30 ans: " Quand on regarde sur plusieurs décennies, il vaut mieux s'asseoir sur sa chaise avant de regarder les résultats, parce que ça fait un petit peu peur de voir à quelle vitesse ça change", confie le glaciologue français Eric Rignot, à l'Université de Californie à Irvine, coauteur de l'étude avec des collègues en Californie, à Grenoble, Utrecht et Copenhague. Il ajoute: "C'est aussi quelque chose qui affecte les quatre coins du Groenland, pas juste les parties plus chaudes au Sud".

"La fonte glaciaire observée depuis huit ans est équivalente à celle des quatre décennies précédentes"Amber Leeson, professeure à l'Université de Lancaster
Dans les années 1970, le Groenland a gagné 47 gigatonnes de glace par an en moyenne, avant d'en perdre un volume équivalent dans les années 1980. La fonte continue à ce rythme avant une accélération forte à partir des années 2000 et surtout depuis 2010. "La fonte glaciaire observée depuis huit ans est équivalente à celle des quatre décennies précédentes", résume Amber Leeson, de l'Université de Lancaster.

Les glaciers du Groenland, rien qu'à eux, auraient contribué à faire monter le niveau des océans de 13,7 millimètres depuis 1972. Les renseignements satellites indiquent que les zones les plus chargées en glace n'ont pas changé aussi vite que les autres parties de l'île, mais si elles venaient à fondre l'impact sur la hausse du niveau des océans pourrait être considérable.

23 avr. 16:55 - Cassandre Amouroux

13 CONSÉQUENCES CONCRÈTES DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Risques sanitaires, augmentation de la pauvreté, espèces et lieux menacées... Les exemples de l'impact du réchauffement climatique sont nombreux.
La COP21, en décembre 2015 à Paris, s'était fixé pour objectif de maintenir le réchauffement climatique à moins de 2°C. Si nous ne changeons pas notre mode de vie pour y parvenir - et le temps presse dangeureusement - les conséquences seront dramatiques.

1 DES ÎLES PARADISIAQUES ENGLOUTIES
En 50 ans, le niveau des océans s’est élevé de 10 centimètres. Une tendance qui devrait se poursuivre voire s’accélérer dans les années à venir. Selon les experts de la Nasa, une montée des océans d’au moins un mètre est inévitable dans les 100 à 200 ans qui viennent. «Au vu de ce que l’on sait aujourd’hui à propos de l’expansion des océans avec le réchauffement, et sur la fonte des glaciers et des calottes glacières, […] il est pratiquement certain que nous auront une augmentation du niveau des mers d’au moins un mètre, et probablement davantage», expliquait Steven Nerem en août dernier.
Les premières victimes de l’augmentation du niveau de la mer sont les archipels du Pacifique, notamment les îles Marshall, les îles de Polynésie, les Maldives (océan Indien) et certaines régions d’Asie (Philippes, Indonésie). Selon une étude du CNRS de 2014, 10 000 à 20 000 îles pourraient disparaître totalement au cours du siècle.

Face à ce scénario catastrophe annoncé, certains pays tentent d’ores et déjà de se préparer. Les habitants de l’atoll de Bikini, dans le Pacifique, ont ainsi réclamé l’asile climatique aux Etats-Unis.

2 MIAMI, TOKYO, AMSTERDAM ENVAHIES PAR LES EAUX
Autre conséquence de la montée du niveau des océans, de nombreuses grandes villes construites sous le niveau de la mer pourraient être envahies par les eaux. C’est notamment le cas de Miami, New York, Tokyo, Singapour, Amsterdam ou encore Rotterdam.

D’après Steven Nerem, «il semble qu’il soit déjà trop tard» pour certaines villes américaines de Floride, notamment Miami. Et si rien n’est fait pour réduire la consommation d’énergies fossiles, New York pourrait devenir inhabitable en 2085.

3 DES OURAGANS ET CYCLONES PLUS INTENSES
Selon les spécialistes, les ouragans et les cyclones d'une plus grande intensité seraient l'une des conséquences directes du réchauffement climatique. Les ouragans, comme Harvey, Irma, Maria, Jose, Katia, ayant touché la région des Caraïbes, puisent leurs forces de l'énergie dégagée par les océans. Ainsi, les scientifiques mettent en gardent la population car leur intensité pourrait être décuplée avec l'augmentation de la chaleur terrestre.

Selon Valérie Masson-Delmotte, climatologue au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), la différence entre la température de surface de l'Atlantique et la température en altitude était élevée. «On constate que la température de surface de l'Océan atlantique tropical était particulièrement élevée ces dernières semaines, souvent à 1 à 2°C de plus que les normales», explique-t-elle, avant de préciser que «le changement climatique ne provoque pas directement les phénomènes météorologiques comme les ouragans. Mais il renforce leur intensité, leur fréquence ou leur durée».

4 DES RECORDS DE CHALEUR
L’objectif principal de la Conférence de Paris est de maintenir le réchauffement climatique à moins de 2°C. Si cet objectif n’était pas réalisé, les prévisionnistes prévoient des records de températures dans le futur et la multiplication des épisodes caniculaires. «Les vagues de chaleur vont probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps. Avec le réchauffement de la Terre, nous nous attendons à voir les régions actuellement humides recevoir davantage de précipitations et les régions sèches en recevoir moins», indiquait en 2013 le climatologue Thomas Stocker dans un rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat).

Les scientifiques tablent sur une hausse de la température moyenne de la surface de la Terre comprise entre 0,3 et 4,8°C selon la quantité des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2100.

Pour illustrer ces données, l’OMM (Organisation météorologique mondiale) a invité les présentateurs météo de différents pays à présenter la météo du 18 août 2050. Le bulletin français d’Evelyne Dhéliat est éloquent : la France présentera des températures très élevées puisqu’il fera en 40°C à Paris et jusqu’à 43°C à Nîmes.

5 DES ÉPISODES DE FROID POLAIRE EN EUROPE
Si le réchauffement climatique provoquera des records de chaleur, il entraînera également des épisodes de froid polaire en France et en Europe. Les météorologues soulignent que le fameux gulf stream, qui sépare habituellement les masses d'air froid de l'Arctique et du Pôle Nord de l'air plus chaud de l'hémisphère nord, est perturbé par le changement climatique et est de moins en moins étanche.

En ce mois de février 2018, la température au Pôle Nord, sur lequel est entré une masse d'air chaud, est ainsi plus élevée qu'en Europe. L'air chaud arrivé sur l'Arctique a en effet repoussé l'air froid vers le Sud.

6 DES FEUX DE FORÊTS PLUS FRÉQUENTS
Portugal, Canada, Etats-Unis, Italie et France .... Les feux de forêts se sont multipliés ces derniers mois. L'une des raisons: les canicules sont de plus en plus fréquentes, ce qui entraînent des conditions climatiques sèches et extrêmement chaudes, favorisant la survenue de feux de forêts.

Pour le climatologue Hervé Le Treut, interrogé par FranceInfo, «le réchauffement climatique est un des facteurs qui peuvent expliquer la multiplication des feux, mais ce n'est pas le seul : il y a aussi l'action humaine, la sécheresse parfois liée au réchauffement, la repousse des forêts.»

7 250 MILLIONS DE RÉFUGIÉS CLIMATIQUES EN 2050
Sécheresses, typhons, inondations, cyclones… Les changements climatiques sont à l’origine de l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes. Des catastrophes naturelles qui devraient continuer à se multiplier dans les décennies à avenir, provoquant la migration des populations. Dans un rapport publié en 2012, l’Onu prédisait 250 millions de déplacés dans le monde en 2050.

«Il y a déjà, aujourd’hui, davantage de réfugiés climatiques que de réfugiés de guerre. Quelque 80% d’entre eux vivent dans les pays du Sud, mais vont-ils y rester ? Si nous ne parvenons pas à un accord à Paris, en décembre, ils seront encore plus nombreux dans dix, vingt ou trente ans», mettait ainsi en garde François Hollande dans une interview au Parisien en septembre.

Selon les données de l’IDMC (Internally Displacement Monitoring Centre), 83,5 millions de réfugiés climatiques ont été recensés entre 2011 et 2014.

8EXPLOSION DE LA PAUVRETÉ D’ICI À 2030
La Banque mondiale estime dans un rapport publié en novembre 2015 que plus de 100 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté si les objectifs de réduction des gaz à effets de serre ne sont pas tenus. «Ce sont les plus démunis qui sont le plus durement frappés par le changement climatique. Le défi auquel nous sommes maintenant confrontés consister à éviter que le dérèglement du climat ne plonge dans l’extrême pauvreté des dizaines de millions d’êtres humains», souligne Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale.

Selon l’institution, les populations les plus pauvres sont ainsi menacées par «les mauvaises récoltes dues à la diminution de la pluviosité», la flambée des prix alimentaires provoquée par des phénomènes météorologiques extrêmes… Le continent africain serait le plus durement touché, la flambée des prix alimentaires pouvant atteindre 12% en 2030 et jusqu’à 70% à l’horizon 2080.

L’Onu estime par ailleurs, que près de 600 millions de personnes pourraient souffrir de malnutrition d’ici 2080. «L'augmentation de la fréquence et de l'intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, la hausse des températures et du niveau des mers, ainsi que les inondations et les sécheresses ont un impact significatif sur le droit à l'alimentation», souligne la Rapporteuse spéciale de l'ONU sur le droit à l'alimentation, Hilal Elve.

9 RECRUDESCENCE DES MALADIES
La Banque mondiale souligne également que le réchauffement climatique pourrait avoir un impact sanitaire en accroissant « l’incidence des maladies sous l’effet de vagues de chaleur et d’inondations».

Ces phénomènes pourraient, en effet, allonger la saison de transmission des maladies propagées par les moustiques. Un réchauffement planétaire de 2 à 3°C augmenterait de 5% le nombre d’habitants exposés au paludisme, soit une hausse de 150 millions de personnes. Et selon l’OMS, «deux milliards de personnes de plus pourraient être exposées au risque de transmission de la dengue d’ici les années 2080».

Les maladies diarrhéiques, le plus souvent provoquées par la contamination de l’eau, pourraient grimper quant à elles de 10% dans les 15 prochaines années.

L'OMS estimait ainsi en 2014 que le réchauffement climatique pourrait causer la mort de près de 250.000 personnes chaque année. Une estimation jugée «conservatrice» par une étude du New England Journal of Medecine en janvier 2019, qui avançait que en raison des seules pénuries alimentaires causées par le climat, ce sont près de 529.000 adultes qui pourraient perdre la vie en 2050.

10 ANIMAUX : UNE ESPÈCE SUR SIX POURRAIT DISPARAÎTRE
En analysant les résultats d’une centaine d’études portant sur l’impact du réchauffement climatique sur la faune et la flore, des chercheurs américains ont établi qu’une espèce animale sur six pourrait disparaître si le rythme actuel des émissions de gaz à effets de serre se poursuit.

Selon cette étude publiée en mai 2015 dans la revue Sciences, le nombre d’espèces menacées d’extinction augmente à chaque degré Celsius «gagné». Ainsi, dans le cas où les températures à la surface du globe augmentent de deux degrés par rapport à la période préindustrielle, ce sont 5,2% des espèces qui seraient touchées. Un chiffre qui atteint 16% en cas de hausse de 4,3 degrés.

Mark Urban, principal auteur de l’étude et chercheur au département d’écologie et de biologie de l’Université du Connecticut, les menaces d’extinctions varient également en fonction de la région du monde : 23% des espèces sont menacées en Amérique du Sud contre 14% en Australie et en Nouvelle-Zélande. Certains scientifiques affirment même que la 6e extinction animale de masse a débuté, une situation que la planète bleue n’a plus connu depuis 66 millions d’années.

11 DISPARITION DE LA GRANDE BARRIÈRE DE CORAIL
Le plus grand récif corallien au monde, qui s’étend sur 348 000 km2 au nord-est des côtes australiennes, est menacé par deux phénomènes : l’augmentation de la température de l’eau et l’acidification des océans.

Un rapport du GIEC publié en avril 2007 mettait en garde contre le risque de blanchiment généralisé des coraux en cas d’augmentation de la température de l’océan de l’ordre de 2°C. En outre, d’après un rapport publié en octobre 2014 à l’occasion de la Convention sur la diversité biologique (CDB), le pH des océans a augmenté de 26% en 200 ans.

Ces deux processus mettent en péril la diversité de la Grande Barrière, qui abrite 400 espèces de coraux, 1 500 espèces de poissons et 4 000 espèces de mollusques. En 2012, le site avait déjà perdu plus de la moitié de ses prairies coralliennes en seulement 27 ans. Et le récif pourrait continuer à se détériorer dans les mêmes proportions d'ici 2022 si rien n'était fait pour le protéger, selon les scientifiques de l'Australian Institute of Marine Science (Institut océanographique d'Australie, AIMS) et de l'université de Wollongong (Etat de Nouvelle-Galles du Sud).

12 LA FIN DES VINS DE BORDEAUX ET DE LA VALLÉE DU RHÔNE
Si les conditions climatiques sont aujourd’hui idéales pour les vignes dans ces régions, le réchauffement de la planète et les baisses de précipitations pourraient redistribuer la répartition géographique des régions productrices de vin dans le monde, révélait en 2013 une étude américaine.

«La surface des terres propices à la culture de la vigne va se réduire dans de nombreuses régions traditionnellement productrices de vin, comme la région de Bordeaux ou la vallée du Rhône, ainsi qu’en Toscane en Italie. Mais ont trouvera de plus en plus d’endroits favorables dans des régions plus au nord, en Amérique du Nord et en Europe», indiquait Lee Hannah, le principal auteur de cette étude.

Concrètement, la surface de terres favorables à la culture du vin va Europe va se réduire de 68% en 2050. Le scénario le plus pessimiste fait état d’une réduction de 86%.

13 LES TURBULENCES EN AVION PLUS FRÉQUENTES
Selon une étude parue en 2013 dans la revue Nature Climate Change, les zones de turbulences devraient augmenter de façon considérable à l’avenir. Basés sur une simulation des modèles climatiques, les chercheurs estiment que les turbulences pourraient doubler d’ici à 2050. Leur force augmenterait également de 10 à 40%

«L’aviation est en partie responsable du changement climatique. Ironie du sort, le climat est en voie de prendre sa revanche en créant une atmosphère plus turbulente», commentait l’un des auteurs de l’étude, le Professeur Paul Williams.

Les prix des carburants atteignent leur plus haut niveau depuis le début de l'année

Les prix des carburants frôlent le record d’octobre dernier, point de départ de la contestation des « gilets jaunes »

Nouvelle augmentation à la pompe. Les prix des carburants ont même atteint un nouveau record, au plus haut niveau depuis le début de l’année, affirme BFMTV. Des prix qui s’approchent même de ceux du mois d’octobre, à l’origine de la crise des « gilets jaunes ».

Le litre de gazole coûte en moyenne 1,4695 euro, selon les chiffres hebdomadaires du ministère de la Transition énergétique et solidaire, repris par BFMTV. Le sans-plomb 95 grimpe à 1,5653 euro. Une augmentation de 11 centimes depuis le mois de janvier. C’est plus que le gazole, en hausse de 8 centimes, qui parvient à contenir la hausse.

En augmentation à l’approche de l’été
Ces prix, en constante progression depuis le mois de janvier, se rapprochent surtout du record d’octobre, quand le sans-plomb 95 atteignait alors 1,5735 euro à la pompe. Ils avaient suscité la colère des Français et le prix du carburant était devenu le point de départ des manifestations de « gilets jaunes » quelques jours plus tard, le 17 novembre dernier. Le prix du sans-plomb 95 atteignait alors 1,5735 euro.

Macron, vers une dérive autoritaire du pouvoir ?

Et si, petit à petit, les prémices d’un régime autoritaire commençaient à pointer le bout de leur nez ? Et si Macron, malgré son jeune âge, et son sourire, ne nous réservait pas de biens mauvaises surprises ?

Il faut l’avouer, il y a de quoi s’inquiéter. Outre l’omniprésence de caméras de surveillances dans les grandes villes, qui, tôt ou tard seront un frein à nos libertés, et le discours unitaire des médias, il y a maintenant la répression depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes. Des milliers d’arrestations et de gardes à vue, des centaines de blessés- y compris du côté policier – des éborgnés, des mains arrachés, et puis, chose que semble souvent oublier les médias, des morts. Certains sur les barrages, mais aussi une personne âgée, tuée alors qu’elle était chez elle par une grenade lacrymogène.

A cela s’est ajouté, lors de l’Acte XIX, la présence de l’armée voulue par le chef de l’Etat qui avait demandé aux militaires de l’opération sentinelle de protéger les lieux publics contre la manifestation. Quelle irresponsabilité ! Fort heureusement il n’y a eu aucune altercation entre des manifestants et des militaires. Sans doute aussi parce que le gouvernement a effectué un léger pas en arrière, se rendant compte de la bêtise de réquisitionner les militaires pour le maintien de l’ordre.

Doit-on rappeler que ce n’est en aucun cas le but et le devoir d’une armée ? L’armée est censée protéger et défendre la patrie, la France, donc le peuple. L’armée n’est-elle d’ailleurs pas composée d’hommes et de femmes du peuple ? Donc sauf à considérer que le peuple qui manifeste est un ennemi de la Nation, il n’y a aucun argument à utiliser l’opération Sentinelle contre les Gilets Jaunes. Et même certains militaires eux-mêmes, déclaraient qu’ils ne savaient pas faire du maintien de l’ordre. Et, que dire des propos du gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Leray, qui déclarait à ce sujet que les militaires pourraient aller « jusqu’à l’ouverture du feu si leur vie est menacée ».

Alors, doit-on vraiment s’inquiéter d’une dérive autoritaire ?

Il est clair que l’on assiste à une remise en cause générale d’un ordre économique établi. Et pour une fois qui ne vient pas seulement des partis politiques de gauche ou de syndicats, mais de secteurs divers et variés de la société. Il ne fait nul doute que l’oligarchie voit et sent cette menace et qu’elle usera de tous les moyens dont elle dispose pour ne pas lâcher le pouvoir.

Finalement, on en revient toujours à la théorie marxiste. « L’histoire de toute société, jusqu’à nos jours, n’a été que l’histoire de la lutte des classes » écrivait Karl Marx. Et le mouvement des Gilets Jaunes s’inscrit lui aussi, parfaitement, dans cette lutte des classes.

La violence, ou les violences ?

Sur les plateaux de télévisions on entend beaucoup de personnes s’insurger contre les violences des casseurs lors des manifestations. Des violences condamnables et qui, à mon sens, peuvent desservir le mouvement plus qu’autre chose. Même si, force est de constater, que c’est peut-être à ce prix là que le gouvernement se décide à écouter le peuple. Mais qu’importe. Car, si tout le monde semble unanime sur ce point, d’autres violences ne sont, elles, jamais critiquées, ni remises en cause.

L’Archevêque brésilien Helder Camara (1909-1999) avait parfaitement résumé cette situation dans propos célèbre : « Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’Hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés. La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première. La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

Pourtant, à la télévision se sont les mêmes images qui tournent en boucle. Avec des commentaires parfois aberrants où l’on s’indigne plus facilement de l’incendie du Fouquets que des 566 personnes mortes de misère dans la rue en 2018.

Il n’y a pas qu’une seule et unique violence, qui serait celle du peuple. En revanche il y a bien une violence étatique et institutionnelle qui est, malheureusement, de plus en plus visible. A Nice, lors de l’Acte XIX des Gilets Jaunes, ce samedi 23 mars, une militante d’Attac, Geneviève Legay a été gravement blessé lors d’une charge de la police. Son crime ? Avoir manifesté avec un drapeau floqué Paix. Mais défendre la justice sociale ne semble pas être une raison suffisante pour Emmanuel Macron qui, bien que lui souhaitant un « prompt rétablissement », lui a également conseillé d’acquérir « un peu de sagesse ». Sans doute devrions tous adopter la Sagesse présidentielle consistant à fermer des hôpitaux, des écoles, des maternités et à faire la sourde oreille à un peuple qui s’éveille et qui gronde.

L’avenir nous dira comment évoluera la situation. Mais chaque démocrate de ce pays, attaché aux valeurs de notre République ne peut qu’espérer que la présence de l’armée pour maintenir l’ordre dans des manifestations n’était qu’une folie passagère.

Des déclamations aux réalités. Boycotter ou voter blanc est-ce Révolutionnaire ?

Fabrice AUBERT
Introduction : Le 26 mai prochain les électeurs des pays de l’Europe seront appelés à voter pour élire leurs députés. L’objet de ce papier est de dévoiler les matrices sous-jacentes à « l’impérium européen », pour permettre aux « lecteurs-citoyens » de se faire une opinion sur la réalité Européenne et non sur les seules déclamations affichées. Le réel étant souvent gommé par l’idéologie des incantations proclamées. En politique le verbe ne prend de la puissance effective que s’il se matérialise dans les faits. Dans le cas inverse, il n’est qu’idéologie, c’est-à-dire propagande au seul service de ceux qui manient le verbe. Alors l’Europe : Idéologie ou matérialité ? Voter ou ne pas voter ? Où est la Révolution ?

L’Europe c’est la Paix : Telle est la première incantation des promoteurs de l’Europe, dont on peut dire que les peuples aspirent en premier au lendemain de la guerre de 1939-1945 ayant payé un lourd tribut avec 80 millions de morts. Il s’agit donc de transformer le continent Européen en « espace de paix » par les bulletins de vote, qui se substituent ainsi aux confrontations militaires comme le montre la caricature. Se faisant, par le dessin et le dessein on oublie les causes des guerres et de ce fait on enterre l’Histoire. L’Europe devenant juste une incantation pour oublier les causes d’où la répétition sans fin… « L’Europe c’est la paix » comme un chapelet idéologique auto protecteur…Alors que la meilleure protection contre les guerres, c’est de connaitre l’histoire : « Celui qui ne connait pas l’Histoire est condamné à la revivre » K. Marx. D’où le besoin de replonger dans l’Histoire.

Si les popovs n’étaient pas là ? La chanson d’origine était : « si les ricains n’étaient pas là » [1] mais la réalité des chiffres, c’est que c’est l’Union soviétique Communiste qui a sauvé l’Europe de la botte nazie. Et les chiffres sont incontestables. L’Union Soviétique communiste et la Chine sont les Pays et les peuples qui ont eu à souffrir le plus du second conflit mondial. Viennent après les puissances de l’Axe (Allemagne-Japon), la Pologne et l’Indonésie. Les ricains venant loin derrière.

Il ne s’agit pas ici de minimiser le rôle des américains, car certains sont morts pour notre liberté, mais bien d’avoir une vision globale et réelle des victimes et non s’en tenir au titre d’une chanson, dont l’objectif réel fut de réduire le rôle pourtant essentiel des soviétiques dans la libération de l’Europe.

Il faut rajouter pour être historiquement vrai, que c’est sur demande incessante de Staline que le second front eu lieu avec le débarquement en Normandie en 1944, débarquement fait, alors pour empêcher les popovs de dominer toute l’Europe.

Rappelons enfin que sans la résistance construite autour d’un programme révolutionnaire « les jours heureux », auxquels le Patronat vichyste ne participait pas, fut la raison pour laquelle le projet anglo-américain de « protectorat » ne put se réaliser et permis à notre Pays de retrouver sa pleine souveraineté, expliquant d’ailleurs l’alliance de circonstance entre les communistes et les Gaullistes. Sans la Résistance communiste et CGTiste (cheminots), De Gaulle n’aurait pas pu imposer son autorité sur l’alliance anglo-américaine et son projet AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories) [2].

La cause des guerres mondiales ? Il faut dire que l’Europe sortait de deux conflits mondiaux dévastateurs dénommée première et seconde guerre mondiale, pour ne pas être obligé de caractériser les causes des guerres, on leur donne une numérotation… Pourtant dans chaque cas, il s’agit avant tout des conséquences du capitalisme mondialisé et de ses quêtes de domination mondiales, colonies comprises. La crise des années 30 parti des U.S.A se propagea à toute l’Europe, débouchant sur le fascisme en Italie et le nazisme en Allemagne.

L’éviction des communistes : le 5 mai 1947, l’éviction des ministres communistes du gouvernement permis au gouvernement français d’accéder au plan Marshall visant à financer la reconstruction des Pays détruits.

De ce fait, le projet européen est déjà entaché d’une large influence américaine, qui ne cessera plus jamais.

Le Traité de Rome de 1957 : l’Europe a commencé son existence politique par un « traité », mauvais terme, très mauvais terme, mais en correspondance avec les objectifs qui n’étaient qu’économiques et pour préciser les termes constituant le premier marché commun de « 60 millions de consommateurs ». L’Europe se construisait déjà en tournant le dos aux citoyens pour ne viser que le marché…tout en invoquant la paix, alors que depuis la guerre de 1914, l’histoire nous montre que les affrontements économiques (concurrence-libre échange) finissent toujours par des guerres. Ce n’est pas pour rien si Jaurès écrivit : « le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage ».

"J'ai un trou en haut du crâne", raconte Geneviève Legay, "gilet jaune" blessée à Nice

La militante grièvement blessée à Nice dans une charge des forces de l'ordre a témoigné auprès de BFMTV pour la première fois depuis son hospitalisation.

J'étais debout, avec le drapeau de la paix." C'est la "dernière image" dont se souvient Geneviève Legay, 73 ans, blessée grièvement à la tête dans une manifestation de "gilets jaunes", à Nice, le 23 mars. Cette militante d'Attac s'exprime pour la première fois, par téléphone, sur BFMTV, lundi 8 avril. Interrogée sur la déclaration d'Emmanuel Macron, qui lui souhaitait un on "rétablissement" mais aussi "une forme de sagesse", Geneviève Legay a répondu : "Alors lui, la sagesse, il ne sait pas ce que ça veut dire."

Ses souvenirs des événements qui l'ont conduite à l'hôpital, ce jour-là, sont imprécis. "Ce que je crois, et que les vidéos de la ville de Nice prouveront, c'est qu'il m'ont donné un coup de matraque sur la tête puisque j'ai un trou en haut du crâne", explique-t-elle à BFMTV. Elle assure n'avoir pas entendu les forces de l'ordre prévenir d'une charge. "J'ai rien entendu de tout ça et pourtant j'étais à côté d'eux", insiste-t-elle. "Et voilà, je me suis réveillée à Pasteur", un CHU de Nice.

La militante assure avoir reçu, à l'hôpital, la visite de policiers. "Le dimanche matin, par trois fois, il est venu deux policiers, pour me faire dire que c'était le journaliste qui m'avait bousculé", raconte Geneviève Legay. "J'ai dit non", ajoute-t-elle. Selon la plus récente version des faits livrée par le parquet, c'est un policier seul qui aurait bousculé Geneviève Legay. L'avocat du policier assure que son client "n'a pas utilisé d'arme", et qu'il s'est reconnu sur les images de vidéosurveillance et a exprimé des regrets.

"Gilets jaunes" : Vanessa, des "trous dans l'œil", a "l'impression de ne plus être" elle-même

"J'ai l'impression de ne plus être moi-même": dans son appartement du Plessis-Trévise (Val-de-Marne), la "gilet jaune" Vanessa Langard ressasse les conséquences de sa nouvelle vie, "des trous dans l'oeil" et un avenir obscurci.

Pour cette fille de pompier, ce qui lui est arrivé va "à l'encontre de ce qu'on (lui) a appris. Tirer sur le peuple ? Je ne comprendrais jamais".

Vanessa Langard est venue manifester le 15 décembre à Paris, indignée par la situation de sa grand-mère, qu'elle héberge et qui est dépendante. "Il n'y a rien pour elle". Sa petite-fille est son auxiliaire de vie, et pas "une fainéante", souligne-t-elle, pour contester le mot d'Emmanuel Macron: elle allait "commencer un deuxième travail dans les écoles".

Elle et ses amis avaient "vu les images des week-ends précédents" : des scènes de guérilla urbaine à Paris deux semaines auparavant, près de 2.000 interpellations et des dégâts dans la capitale, à Bordeaux ou Toulouse le week-end précédent. "La priorité, c'était de faire attention", raconte-t-elle.

Au matin, sur les Champs-Elysées, il y a "une super ambiance, c'était calme". Mais après déjeuner, elle et ses amis "tombent sur une barre de CRS" et s'éloignent. D'un coup, elle voit "des policiers en civil arriver" d'une rue perpendiculaire. "Il n'y a pas eu de menaces, pas eu de cris, pas eu de personnes qui jetaient de choses", se rappelle-t-elle. Les policiers "tirent; je me fais impacter". Pour elle, le LBD est en cause.

Elle a porté plainte, l'IGPN l'a auditionnée.

Dans les souvenirs de celle qui devait fêter ses 35 ans quelques jours plus tard, les trous commencent au moment de cet impact : "Plein de choses se sont effacées". Pour raconter la scène, elle montre une vidéo sur son téléphone. "Je suis à terre, le crâne éclaté, on voit l'os".

"Ma meilleure amie a entendu +pouh ! pouh!+ Elle a tourné la tête, elle m'a vu par terre, elle m'a cru morte". Sa mère lui dira aussi qu'elle a cru qu'on allait "l'enterrer".

- "Solidarité" -

A l'hôpital, elle subit deux interventions: d'abord, pour son hémorragie crânienne. Ensuite, trois plaques de métal au-dessus de l'œil.

La jeune femme blonde, pétillante et dynamique sur d'anciennes photos, s'assombrit : "J'ai l'impression de ne plus être moi-même. Je prenais soin de moi-même, j'adorais me faire jolie, je ne peux plus me maquiller."

Extérieurement, son visage ne présente qu'une grosse cicatrice au-dessus de l'œil gauche, toujours présent. Mais celui-ci ne fonctionne pratiquement plus: "acuité visuelle limitée à 1/20ème", commente un certificat médical consulté par l'AFP.

"Je me posais des questions: quel futur ? Vais-je pouvoir travailler ? Je suis décoratrice sur verre". Car sa vie, résume-t-elle, est "désormais un combat au quotidien", avec "un an de rééducation" au programme, "des pertes de mémoires importantes" et des "connexions qui ne se font plus". "L'handicap de mon handicap", a-t-elle fini par remarquer, "c'est qu'il ne se voit pas. Les gens ne vont pas comprendre que je sois KO".

Deux rais de lumière l'animent toutefois encore : "témoigner", car "ça fait dix ans qu'en banlieue, on se fait tirer dessus au +flash-ball+. Ça fait longtemps qu'on aurait dû le dénoncer", dit celle qui n'avait jusque-là manifesté que contre Jean-Marie Le Pen, comme lycéenne.

Surtout, Vanessa Langard apprécie la "solidarité" entre blessés graves, avec qui "on arrive plus facilement à fonctionner", et celle, plus large, entre "gilets jaunes", qui lui ont envoyé des "centaines et milliers de messages": "Ça m'aide à relever la tête".

Sur sa veste noire, elle porte encore un pin's en forme de gilet jaune, alors que celui du jour où sa vie a basculé, ensanglanté, a été jeté. "C'est un homme qui a décidé de faire des pin's en forme de gilets jaunes et qui reverse le produit de la vente à ceux qui ont été gravement blessés. J'ai reçu une +box+ pour un massage spa. Ça m'a fait si plaisir".

Gilets jaunes : Castaner s'agace, l'acte 21 se prépare

GILETS JAUNES - Le ministre de l'Intérieur, invité à s'exprimer sur le gilet jaune matraqué à Besançon samedi dernier, s'est agacé que l'on emploie trop facilement, selon lui, le terme de "violence policière".

Christophe Castaner, invité ce jeudi sur France 2, s'est une nouvelle fois exprimé sur la vidéo du gilet jaune filmé ce samedi à Besançon. On y voyait un manifestant recevoir un coup de matraque asséné par un policier. Plus tôt dans la semaine, le ministre de l'Intérieur avait expliqué à ce sujet qu'il n'y avait "pas de violence policière".
Sur le plateau de France 2, Christophe Castaner a indiqué qu'il y avait "une enquête" et qu'il ne souhaitait pas "se prononcer sur le sujet", se contentant d'expliquer qu'en l'occurrence, les agents déployés intervenaient face à "des manifestants qui prenaient des objets pour les jeter sur les policiers". Selon lui, "une violence policière, c'est un acte intentionnel pour blesser quelqu'un". Plus largement, le ministre de l'Intérieur s'est agacé du traitement réservé "aux voyous qui viennent dans les manifestations", qui serait selon lui plus bienveillant que celui réservé aux forces de l'ordre.
L'acte 21 des gilets jaunes prend forme sur Facebook. Plusieurs appels à manifester, que ce soit à Paris ou en province, ont émergé. Concernant la capitale, on note un événement référent sur le réseau social, baptisé "Acte 21 Paris Va Bientôt Trembler !". Pour l'instant, plus de 4 000 personnes se sont dites intéressées, sans que soit stipulé le lieu précis du rassemblement.
15:43 - Un rassemblement de gilets jaunes à Avignon
Un cinquantaine de gilets jaunes se sont rassemblés ce jeudi après-midi à Avignon, devant le commissariat du boulevard Saint-Roch. Cette action a été réalisée en soutien de l'avocate maître Sophia Albert-Salmeron, qui a défendu plusieurs fois des manifestants par le passé. Elle se retrouve convoquée au commissariat après avoir posté une vidéo sur internet, dans laquelle elle s'adresse à un policier, indique le Dauphiné Libéré.

14:52 - Un grand débat à Cozzano boycotté par beaucoup
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le grand débat organisé en Corse en présence d'Emmanuel Macron fait... débat. A commencé par le boycott de nombreux maires invités ce jeudi à Cozzano. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 360 élus ont été invités mais seulement 150 sont présents à cette dernière session du grand débat.

14:10 - L'acte 21 des gilets jaunes à Lyon
A Lyon, comme toutes les semaines, une manifestation de gilets jaunes aura vraisemblablement lieu ce samedi 6 avril. Un événement Facebook annonce un rassemblement place de la République à partir de 14 heures. Pour l'heure, plus de 1 000 personnes se sont déclarées intéressées par l'événement sur le réseau social.

12:53 - A Bordeaux, soutien aux commerçants touchés par les gilets jaunes
Alors que les plaintes de commerçants bordelais vis-à-vis des manifestations de gilets jaunes sont légions depuis le début du mouvement, il semblerait que leurs nombreux appels de détresse aient trouvé une réponse. Bordeaux Métropole, la région Nouvelle-Aquitaine, la Chambre de commerce et la Chambre de métiers indiquent conjointement ce mercredi qu'un fonds de soutien va être créé, doté de 2,6 millions d'euros.

12:35 - Poursuivie pour outrage, une ex-figure des gilets jaunes va être fixée
Ancienne porte-parole des gilets jaunes de Haute-Saône, Céline Roy va bientôt être fixée sur son sort après les poursuites pour outrage au préfet dont elle fait l'objet. C'est le 7 mai, annonce France 3, que celle qui a rejoint les Insoumis en vue des européennes, qui avait reconnu les faits lors de sa garde à vue, connaîtra la décision du tribunal de Vesoul.

12:19 - Les gilets jaunes ont exprimé "le moment où la honte privée devient colère publique"
Interrogé ce matin sur Europe 1 à l'occasion de la sortie de son documentaire sur les gilets jaunes, François Ruffin a expliqué sa démarche. "Ca fait 20 ans que j'entends ces témoignages dans mon coin. Mais pendant 20 ans, on ne pouvait pas venir avec une caméra. On ne pouvait pas mettre leur nom parce qu'ils vivaient dans la honte. Et là, c'est le moment où la honte privée devient colère publique", a-t-il confié. Alors que le film montrer essentiellement des images de blocages de ronds-points, et non des manifestations, le député a indiqué avoir voulu aller chercher "des millions d'ouvriers, de retraités, de chauffagistes, d'intérimaires, des personnes handicapées, des auxiliaires de vie sociale… Des gens qu'on ne voit jamais".

11:55 - Un gilet jaune condamné à 40 000 euros de dédommagement
Déclaré coupable d'avoir dégradé la barrière de péage de Bandol, dans le Var, un gilet jaune a été condamné à six mois de prison avec sursis pour des faits remontant au 25 janvier dernier. Le manifestant est également contraint de verser 40 000 euros de dédommagement à la société qui exploite le péage. Dans le détail, il s'agit de 19 000 euros de matériel, 20 000 euros de main-d’œuvre pour les réparations et 5 000 euros pour la perte d’exploitation.

Gilet jaune matraqué à Besançon :  Christophe Castaner : "Une violence policière, c'est un acte intentionnel pour blesser quelqu'un"

La séquence tournée à Besançon sur laquelle on voit un gilet jaune matraqué par un policier a été largement reprise. Le ministre de l'Intérieur s'est exprimé à propos de cette affaire hier, https://www.revolutionpermanente.fr/Violences-policieres


Les images ont fait le tour des réseaux sociaux depuis samedi. Elles ont été filmées par une équipe de Radio Bip, en marge de la manifestation des Gilets jaunes.

Aux alentours de 18h40, alors que les manifestants étaient repoussés aux abords de la City à Besançon, un jeune homme de 22 ans a été violemment matraqué à la tête par un policier. Ce dernier a subi une dizaine de points de suture. Le ministre de l’Intérieur s’est exprimé sur cette affaire estimant qu’il « n’y a pas de violence policière »

"J'ai demandé au préfet que l'IGPN soit saisie"
C’est au micro de France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur que Christophe Castaner a donné son ressenti sur l’affaire du gilet jaune matraqué. « Il n'y a pas d'images de violence policière. Il y a une scène où un policier, dans l'action, à un moment d'une charge, a effectivement poussé quelqu'un. Quand les policiers sont chargés de dégager une manifestation, effectivement il y a des gestes qui peuvent se produire », a déclaré le ministre de l’Intérieur. Avant d’ajouter : « Mais pour lever le doute, y compris parce que ce qui nous est rapporté, c'est que l'individu en question voulait se saisir d'une grenade à renvoyer sur les forces de l'ordre, j'ai demandé au préfet que l'IGPN soit saisie ».

Une plainte déposée mardi
Ces déclarations interviennent trois jours après la publication d’une vidéo séquencée, sur laquelle on voit le jeune homme avant les faits. Comme il l’a expliqué à l’Est Républicain ce lundi : « J’ai vu une grenade à mes pieds. Je me suis écarté car j’ai cru qu’elle allait exploser. J’ai interpellé un policier en lui disant de la ramasser. »

Ces images mettent en doute la version du ministre, qui, lui, décrit une attitude d’hostilité à l’égard des forces de l’ordre. « Ce que j’ai entendu est totalement faux. Je suis un militant pacifiste. Je n’ai jamais fait entrave ni tenté de lancer quoi que ce soit sur les policiers », a déclaré Mathias. Ce dernier a déposé plainte hier.

Corse: les dirigeants nationalistes déplorent le "déni de réalité" d'Emmanuel Macron

Les dirigeants nationalistes corses ont déploré mardi le "déni de réalité" d'Emmanuel Macron qui doit se rendre sur l'île jeudi, et estimé que les conditions n'étaient pas réunies pour qu'ils participent au grand débat auquel le président doit prendre part.

"Je ne pense pas qu'en l'état, le président de la République ait substantiellement modifié les termes de l'équation", a déclaré mardi matin sur CNews le président du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni, réagissant à la publication mardi par Corse-Matin d'une interview d'Emmanuel Macron dans laquelle le président se dit "disponible et volontaire" pour débattre avec les élus corses.

"Il y a des éléments d'évolution dans le discours du président de la République, ils sont incontestables" mais "il y a quand même une forme de continuité à notre avis regrettable dans le refus de prendre en considération un certain nombre d'éléments", a-t-il ajouté.

Rappelant qu'il était favorable à un statut d'autonomie pour la Corse, M. Simeoni a jugé que "ça changerait beaucoup de choses" si Emmanuel Macron prononçait ce mot "d'ici jeudi". Mais "ce n'est pas la potion magique", a-t-il tempéré: "Un certain nombre de marqueurs politiques aussi importants que celui-là, qui sont des marqueurs qui respectent les valeurs de la République, auraient dû être avancés pour créer les conditions d'un véritable débat".

"Lorsqu'on lit l'interview, on ne voit pas le moindre élément d'ouverture et encore moins d'avancée dans le sens du projet pour lequel nous avons été élus", a également affirmé à l'AFP le président indépendantiste de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, jugeant que M. Macron faisait preuve d'un "déni de réalité" et confirmant l'appel à "une île morte" jeudi de 12H00 à 18H00 lancé par la coalition nationaliste Pe a Corsica, pendant le temps du grand débat national à Cozzano (Corse-du-Sud).

"Nous maintenons cette idée de mobilisation massive, pacifique, déterminée parce qu'il faut faire comprendre par les moyens qui sont les nôtres, qui sont ceux de la démocratie, qu'on ne peut pas (...) traiter les aspirations du peuple corse (..) par le silence ou le déni", a renchéri M. Simeoni.

"Il y a de notre côté une volonté de tourner définitivement la page de la logique du conflit", a-t-il également assuré, jugeant que les tentatives d'attentats lundi à Bastia et les différents plasticages de villas depuis début mars dans l'île "particip(ai)ent d'un climat qui est en train de se dégrader".

Les chocs climatiques et les conflits, premières causes des crises alimentaires en 2019

Les chocs climatiques et les conflits resteront les premières causes des crises alimentaires dans le monde en 2019, prévient un rapport mondial publié jeudi par plusieurs agences de l'Onu et des bailleurs de fonds internationaux.

En 2018, plus de 113 millions de personnes dans 53 pays étaient au bord de la famine, particulièrement en Afrique, indique le rapport publié mardi à Bruxelles en prélude à une réunion d'experts de haut niveau sur le sujet.

Le Yémen, la République démocratique du Congo, l'Afghanistan, l'Ethiopie, la Syrie, le Soudan, Soudan du sud, et la partie nord du Nigeria étaient les huit pays les plus touchés par une malnutrition aiguë, selon le rapport, qui étudie en détail chaque année depuis trois ans la cinquantaine de pays qui peinent le plus à nourrir leur population.

L'Afrique est affectée de manière "disproportionnée" par la faim aiguë, avec près de 72 millions de personnes concernées, a déclaré à l'AFP Dominique Burgeon, chef des urgences de l'Agence des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, FAO, au cours d'un entretien téléphonique.

"Jusqu'à 80% des populations" des pays au bord de la famine "dépendent de l'agriculture" a-t-il dit. "Il faut leur apporter à la fois une aide humanitaire d'urgence pour se nourrir et des moyens d'existence en relançant l'agriculture" et la production d'aliments, selon lui.

- Afghanistan: vendre ses bœufs pour se nourrir -

Pour 2019, le rapport alerte sur la situation des pays voisins de conflits, qui accueillent massivement des réfugiés, et se retrouvent à leur tour en fragilité alimentaire.

"En particulier en Egypte, en Jordanie, au Liban et en Turquie où sont accueillis des réfugiés syriens, au Bangladesh où arrivent des Rohingya venus du Myanmar, en Ouganda qui héberge des réfugiés du Soudan du sud et de la République démocratique du Congo, au Cameroun et au Burundi où parviennent les réfugiés de République centrafricaine et de RD Congo, en Colombie, en Equateur et au Pérou où affluent les migrants vénézuéliens" indique le rapport, en citant aussi "les pays autour du lac Tchad en Afrique où se réfugient "les populations chassées par les violences liées à Boko Haram".

Le Venezuela, pour lequel les données fiables manquaient jusqu'à présent, devrait être déclaré en état de crise alimentaire en 2019, estime M. Burgeon en se disant "préoccupé" par la hausse "importante et significative" de la pauvreté dans ce pays frappé par une émigration massive.

En Afghanistan, l'insécurité alimentaire a "empiré" en 2018 après des sécheresses sévères, souligne l'expert.

"Dans la région d'Hérat, j'ai rencontré des familles d'agriculteurs obligées de vendre leurs bœufs, utilisés pour le labour, afin de se nourrir: c'est le summum de la vulnérabilité alimentaire quand il n'y a plus de semence et plus de moyen de cultiver. Il faut les aider à diversifier leurs sources de revenus, en développant par exemple la production de safran", a-t-il dit.

L'Irak et la Syrie ont souffert de la même sécheresse: elle a annulé la résilience dont avaient fait preuve les agriculteurs syriens pendant les huit ans de conflit, selon M. Burgeon.

- Syrie: aider le secteur semencier -

La production syrienne de blé a ainsi "massivement" chuté l'an passé, à 1,2 million de tonnes, alors qu'elle s'élevait en moyenne à 4,1 MT de 2002 à 2011, avant le conflit: "C'est la production la plus basse depuis 30 ans (1989)" a souligné M. Burgeon, qui souhaite une aide au secteur "semencier" dans ce pays, autrefois grenier à blé du Moyen Orient.

Le rapport prévoit pour 2019 une augmentation de l'insécurité alimentaire à Haïti, l'Etat le plus pauvre du continent américain, en état de "vulnérabilité chronique", selon M. Burgeon.

En Amérique Centrale, le rapport pointe du doigt les risques pesant sur le "corridor sec": Guatemala, Honduras, Salvador et Nicaragua, ainsi que l'ouest du Costa Rica et du Panama. Dans cette zone, affectée par le changement climatique et le phénomène El Niño, 45 millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Outre la FAO, le réseau d'information sur la sécurité alimentaire (FSIN) qui a rédigé le rapport comprend d'autres agences de l'Onu, comme l'Unicef ou le Programme alimentaire mondial (Pam), l'Union européenne, l'agence américaine pour le développement USAid, ainsi que des comités régionaux comme le comité permanent de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS).

Dégradations de radars: La perte de recettes s’élèverait à 660 millions d’euros pour l’Etat

«GILETS JAUNES» Selon le gouvernement, les dégradations devraient laisser un trou de plus de 660 millions d’euros sur deux ans dans les caisses de l’Etat

Les dégradations de radars fixes ont explosé ces derniers mois. De nombreux appareils sont entièrement détruits ou mis hors service, et cela entraîne un important manque à gagner pour la collectivité.

Au total, la perte de recettes pour l’Etat s’élèverait à 660 millions d’euros sur deux ans (2018 et 2019), selon les chiffres du ministère de l’Economie relayés ce jeudi par Les Echos.

Des dégradations imputées aux « gilets jaunes »
Dans le détail, les pertes de recettes se sont élevées à 209 millions d’euros en 2018. Elles pourraient atteindre 455 millions d’euros en 2019, selon les estimations des Echos. Un montant qui ne prend pas en compte le coût des réparations des appareils.

La dégradation des radars a démarré en 2018 avec l’instauration de la limitation à 80 km/h sur le réseau secondaire et s’est accélérée avec le mouvement des « gilets jaunes ». Au 10 décembre, on recensait 250 radars détruits et plus de 1.500 actes de vandalisme, un record.

Hausse des morts sur les routes
Au-delà du volet financier, la multiplication des actes de vandalisme peut avoir des conséquences plus graves. En février, le nombre de morts sur les routes a bondi de 17,1 % par rapport à l’année précédente.

Une hausse significative qui serait directement liée aux destructions de radars, selon Emmanuel Macron. En déplacement à Angers ce jeudi, le président a dénoncé « des comportements inadmissibles, dont les résultats sont immédiatement tangibles ».

VIDÉO - Besançon : le violent coup de matraque asséné d'un policier à un Gilet jaune fait polémique, l'IGPN saisie

POLÉMIQUE - Dans une vidéo relayée dimanche sur Twitter et filmée lors de l'acte 20 des Gilets jaunes à Besançon (Doubs), un voit un policier asséner un violent coup de matraque à un manifestant. L'homme est visiblement blessé, avant d'être pris en charge. L'IGPN a été saisie.
01 avr. 09:36 - La rédaction de LCI
"Une image qui fait froid dans le dos". C'est ainsi que Emma Audrey décrit dimanche les images qu'elle a filmées quelques heures auparavant dans les rues de Besançon (Doubs). On y voit un homme recevoir un coup de matraque de la part d'un policier durant un rassemblement de Gilets jaunes. Des images qui ont déjà été visionnées 130.000 fois ce dimanche après-midi.



On voit un policier se préparer, prendre de l'élan et frapper à la tête un manifestant pacifiste, quand il était de dos", a raconté la journaliste. Avant d'ajouter : "J'ai littéralement eu un frisson froid dans le dos quand j'ai vu la scène se dérouler à un mètre de moi. J'ai vraiment cru que le jeune allait perdre conscience tellement il a été frappé avec haine et force".



Alerte à la pollution de l’air dans trois départements

La qualité de l’air est mauvaise ce lundi en Bretagne en raison d’une pollution aux particules fines. Une procédure d’alerte a ainsi été activée pour toute la journée dans le Finistère, les Côtes-d’Armor et l’Ille-et-Vilaine.

« Cet épisode de pollution est imputable à la combinaison de conditions météorologiques favorables à l’accumulation de polluants dans l’atmosphère », précise la préfecture des Côtes-d’Armor dans un communiqué.

La vitesse limitée sur les axes routiers
Parmi les mesures entrant en vigueur dans le cadre de cette alerte, « la vitesse maximale autorisée sur les 2×2 voies est abaissée de 20 km/h », soit 90 km/h. Sur autoroute, la vitesse autorisée passe de 130 à 110km/h. « Les contrôles de vitesse sont réalisés sur les axes concernés », ajoute la préfecture.

Pour les personnes vulnérables, il est notamment recommandé, dans le cadre de cette alerte, « de reporter les activités qui demandent le plus d’efforts, en particulier les activités physiques et sportives intenses, autant en plein air qu’à l’intérieur ».

L'incroyable projet de Bercy qui va rendre vert les gilets jaunes

Bercy aurait trouvé un moyen très astucieux de réduire le déficit grâce à une nouvelle taxe qui en année pleine rapporterait près d'un milliard d'euros. Mais le président n'a pas l'air convaincu, les économistes sont divisés, et des députés voudraient créer des niches fiscales. Récit d'une note hallucinante qui pourrait bientôt signer la fin du gilet jaune sur nos routes. 


"Ils osent vraiment tout à Bercy", se serait emporté le président de la République, parodiant Michel Audiard, le réalisateur des Tontons flingueurs, film-culte de l’hôte de l’Elysée. D’habitude maître de ses nerfs autant que des horloges, l’époux de Brigitte Macron est tombé dans une colère noire en lisant une note rapportée par son conseiller à l’économie, note émanant du ministère de l’Economie dans le quartier de Bercy à Paris.

Mais avant d’en dévoiler le contenu, il faut revenir sur le contexte économique de ce printemps 2019. L’équation budgétaire reste un véritable casse-tête pour le gouvernement. Et ce n’est pas la croissance de 2018 à 1,6 % plutôt que 1,5 % qui y changera grand-chose. Le déficit public et la dette publique restent à des niveaux élevés. Le gouvernement est au pied du mur : il doit réussir à juguler la dépense, tout en réduisant la dette et sans augmenter la pression fiscale. Aussi bien à Bercy, Matignon qu’à l’Elysée, on se souvient que les mouvements observés à l’automne et durant tout le l’hiver sur les ronds-points français sont nés de l’annonce d’une taxe.

La révélation que Bercy travaille à une taxe sur le gilet fluorescent a donc tout du bâton de nitroglycérine. Nous sommes en mesure de vous le révéler : c’est la direction générale du Trésor qui a été à la manœuvre. Investis par Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, leurs ministres de tutelles, les fonctionnaires ont été priés de trouver de nouvelles recettes et, tel Christophe Colomb découvrant le Nouveau monde, ils sont arrivés indirectement à leurs fins. "Il y a en France 33 millions de véhicules particuliers et autant de gilets fluorescents. Et on ne paie que la TVA sur ce gilet",  explique Céline Z… haute fonctionnaire de Bercy qui a travaillé sur ce projet top secret. D’où l’idée particulièrement astucieuse, prouvant la dextérité intellectuelle de la haute administration : en taxant le gilet fluorescent, c’est l’assurance de trouver 33 millions de contribuables. Sauf qu’aujourd’hui tous les Français sont équipés de gilets jaunes.

Il en faut plus pour décourager les hauts fonctionnaires de Bercy. Une astuce a vite été trouvée : il faut rendre le gilet jaune obsolète en décrétant le port d’un gilet vert obligatoire, gilet vert qui sera surtaxé. "Un gilet vert c’est super, s’est aussitôt enthousiasmé Daniel Cohn Bendit qu’on sait pourtant proche d’Emmanuel Macron. Ainsi l’automobiliste fera savoir qu’il est écolo et chaque fois qu’il enfilera son gilet il se souviendra que son automobile est un problème majeur. Et qu’on vienne pas me dire que c’est un truc de bobos, parce que la terre c’est notre avenir je le disais encore à Nicolas Hulot la semaine dernière, en regardant un match de foot….."  (on n’a pas tout écouté).

Daniel Cohn Bendit veut donc imposer un amendement pour que le nouveau gilet soit fabriqué en coton bio et made in France. Outre l'effet d'image, ce choix augmentera la valeur marchande du nouveau gilet, et donc le montant des taxes. Une vraie mine d'or... Certains députés LREM voudraient que les Français nécessiteux, gagnant moins de 7 500 euros par mois, soient exonérés de cette taxe qui leur serait versée via un trop plein sur l'impôt sur le revenu, qui viendrait en déduction du prélèvement à la source sur les six premiers mois de l'année, tandis que les contribuables exonérés recevraient un chèque "gilet" en déduction de leur prime pour l'emploi, minorée toutefois du montant de leurs aides aux logements. Ce afin de maintenir un peu de justice fiscale. 

Bio ou pas, avec ou sans exonération pour les plus fragiles, obliger les Français à s’équiper contribuera à relancer la consommation des ménages et fera rentrer de l’argent dans les caisses de Bercy. Les recette attendues sont entre 100 et 300 millions d’euros, selon la qualité du gilet envisagée. La note a été approuvée et transmise. Et à Bercy, certains ignorant le courroux de Jupiter, réfléchissent déjà à repeindre en noir les triangles de signalisation avec le même objectif : provoquer un renouvellement et faire entrer de l’argent dans les caisses. "Le détecteur de fumée pourrait bientôt devenir obligatoirement arc en ciel", nous a confié un inspecteur de finances tout de gris vêtu, "il faut faire un geste pour les LGBT+".

En attendant, le débat économique pointe et la polémique n’est pas loin. Sylvie Lafleur, membre du collectif des économistes approximatifs, n’a pas attendu longtemps pour réagir devant une caméra qu'elle voit plus souvent que ses étudiants : "Une fois encore ce gouvernement prouve qu’il n’a rien compris aux enjeux économiques et sociaux. Il est urgent de relancer la consommation des ménages en offrant à tout le monde des gilets violets qui seraient financés via la dépense publique qui seule assure la croissance à long terme".

De quoi faire réagir son collègue Robert Dulong, du think tank "Economie suffisante et déconnectée du réel", lui aussi davantage agrégé de BFM que de l'Université : "Bercy a une très bonne idée. Il n’y a que le signal prix qui est opérant quand on maîtrise la dérivée seconde et l’optimisation sous contrainte en dynamique poussée, ce qui, croyez-moi, n’est pas vraiment le cas des économistes approximatifs. Tout ça pour vous dire que l’idée est bonne. Tout le reste, c’est du blabla". Avant de nous confier "si vous pouviez faire passer l’idée qu’un gilet anglais serait plus élégant dans votre article. On ne ressemble vraiment à rien avec ces trucs jaunes, où on ne peut même pas glisser une montre à gousset."

Qui gagnera la bataille ? Personne ne le sait encore. Après son emportement initial, le président Emmanuel Macron se serait laissé convaincre par ses visiteurs du soir, Stéphane Bern et Line Renaud, toujours très écoutés. Le spécialiste de l’anachronisme historique et la chanteuse pré yéyé, ont insisté : "il faut changer la couleur des gilets jaunes", Line Renaud s’est même engagée à chanter une chanson sur les nouveaux gilets verts. "Pour séduire les jeunes de 60 ans, je suis prête à tout", a expliqué l’inoubliable interprète de Ma cabane au Canada.

Une chose est sûre, nous explique un éditorialiste de renom qui préfère rester discret "Avec une seule mesure, Macron réussirait un doublé  : fini les gilets jaunes ringardisés par le nouvel habit vert et bienvenue les recettes excédentaires. Un génie comme lui ne peut pas passer à côté de cette idée majeure ! " A moins que le système D des Français ne l’emporte. Des filières clandestines de fabrication de gilets verts se seraient déjà mises en place et seraient à l’œuvre. Selon nos observations, on trouverait actuellement des gilets verts en vente au pied du métro Barbès à Paris. Ils s’écouleraient à 10 euros les 100 et échapperaient ainsi à la fameuse taxe. Pas de quoi inquiéter ABC Gilets, le fabricant officiel des gilets fluorescents qui annonce avoir reçu une importante commande. Une bonne nouvelle pour l’emploi. L'entreprise prévoit l'ouverture d'un nouveau site pour assurer les cadences de production. 

                                              Les derniere infos Suite