Decembre 2017

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Dimanche 10 Decembre 2017 Quelque 45 000 partisans de l’indépendance de la Catalogne dans les rues de Bruxelles

es manifestants font une démonstration de force devant les institutions européennes, à deux semaines d’élections régionales cruciales en Catalogne.

Une pluie battante, un vent intense et l’indifférence des institutions européennes, qu’ils tentaient une fois encore d’appeler à l’aide : l’accueil réservé aux dizaines de milliers de Catalans venus défiler en soutien à l’indépendance de la Catalogne, jeudi 7 décembre à Bruxelles, a été glacial, dans tous les sens du terme.

Environ 45 000 personnes, selon les chiffres de la police, s’étaient rassemblées dès 10 heures dans le parc du Cinquantenaire, avant de suivre un court itinéraire dessiné pour éviter le siège du Conseil européen, du Parlement et de la Commission, dont elles n’auront vu que l’arrière. Seul Carles Puidgemont, flanqué d’une garde personnelle et de policiers belges en civil, fut autorisé à traverser le rond-point Schuman, où les organisateurs avaient espéré – en vain – conclure cette manifestation, dont l’ampleur a dépassé toutes leurs espérances.

Le rassemblement a lieu au cœur de la campagne pour des élections régionales cruciales en Catalogne, le 21 décembre. Carles Puigdemont, visé par des poursuites judiciaires en Espagne, a annoncé mercredi son intention de rester en Belgique « pour l’instant », au lendemain du retrait par un juge espagnol du mandat d’arrêt européen émis par Madrid.

« Europe, réveille-toi ! L’histoire te jugera »

« L’Europe ? Je n’y crois plus. Je suis seulement là pour défendre mon gouvernement contre un gouvernement espagnol corrompu, aux mains d’une vieille garde franquiste », explique le jeune Sergi, venu de Barcelone avec son labrador. Un peu plus loin, Josef est l’un des rares protestataires à arborer un drapeau européen. Catalan, il travaille au Parlement, à Bruxelles, depuis un peu plus d’un an et aimerait croire que l’Europe peut encore servir de médiatrice. « Cela suppose toutefois des concessions de Madrid, et c’est peu probable… », redoute-t-il. Venu défiler avec son épouse, Navarro, barbe grise et bonnet noir enfoncé jusqu’aux yeux, tient, lui, à expliquer qu’il est « encore européen », mais déplore que « Bruxelles, trop éloignée des réalités, oublie les Catalans ».

« Europe, réveille-toi ! L’histoire te jugera », clame une bannière arborée par des retraités arrivés de Badalona. Des jeunes, plus irrévérencieux, s’en prennent à Jean-Claude Juncker, invité à embrasser leur arrière-train. « Y a-t-il quelqu’un qui nous écoute ? », interroge une autre pancarte.

Le défilé est porteur de beaucoup de slogans et de pas mal de contradictions. Des militants flamands d’extrême droite saluent leurs « frères » catalans, tandis qu’un peu plus loin un militant trotskiste belge explique que « c’est la question sociale qui a réveillé la question nationale et, en tant que marxiste, on ne peut donc que soutenir la volonté populaire ». La Nieuw-Vlaamse Alliantie, le parti indépendantiste flamand qui a remisé son programme institutionnel et privilégie désormais la participation au pouvoir fédéral belge, assure également une présence, somme toute assez discrète. Le parti se dit cependant « solidaire » des exilés, qui ne sont, désormais, plus visés par un mandat d’arrêt européen : à la surprise générale, la justice espagnole a décidé, lundi, d’arrêter la procédure à leur encontre.

Merci de « prendre soin de notre président »

Le cortège est parsemé de nombreux drapeaux jaunes ornés d’un lion noir, la bannière de la Flandre. « C’est pour remercier la justice et le gouvernement belge d’avoir accueilli Carles Puigdemont et ses ministres », explique Oriol, un étudiant en informatique. Si on lui objecte que le drapeau du pays n’est pas celui de la Flandre, il répond : « C’est la même chose, non ? »

Les principaux soutiens dont bénéficient, en Belgique, Carles Puigdemont et ses quatre ministres en exil sont, en tout cas, flamands. Un feuillet distribué dans le cortège, remerciant le royaume de « prendre soin de notre président », déplore, en néerlandais, « le fascisme qui peut se manifester impunément dans les rues de Catalogne » et fait remonter à 1716 le début de l’oppression de la région, quand Philippe V avait « intégré par la force » la région à l’Espagne honnie.
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Placée décidément sous le signe de l’Europe, la manifestation s’est achevée par une longue séance politico-musicale au square Jean-Rey, du nom d’un ancien président belge de la Commission. A peine réchauffés par l’Hymne à la joie,de Beethoven, l’hymne officiel de l’Union européenne, et par des chants nationalistes, les soutiens de M. Puigdemont ont écouté celui-ci s’en prendre à l’inaction de la Commission. Et assurer que lui et ses concitoyens continuaient cependant à croire en l’Europe : « Une autre Europe. »

Dimanche 10 Decembre 2017 « Régime d’exception » des détenus basques : « C’est une torture faite aux familles »

Des familles de détenus basques espèrent que la manifestation organisée samedi à Paris va permettre de mettre en avant les conditions de détention de leurs proches.

Alors que le soleil fait son apparition en cette fraîche matinée parisienne, jeudi 7 décembre, Zigor Goieaskoetxea se prépare pour une longue marche. Arrivé la veille du village basque d’Arbonne (Pyrénées-Atlantiques), où il habite, il s’apprête à participer aux dernières étapes du tour de France des prisons, débuté à la mi-novembre.

Organisée par des associations de défense des détenus basques, cette initiative vise à interpeller les élus et l’opinion sur « le régime d’exception » de ces prisonniers condamnés pour des délits ou des crimes liés au terrorisme basque. Avec près de 200 militants, M. Goieaskoetxea s’est ainsi rendu jeudi du centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne) jusqu’à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) à pied. Ils devaient ensuite aller à Fresnes (Val-de-Marne) vendredi, avant de rejoindre Paris pour la grande manifestation organisée samedi.

Si M. Goieaskoetxea a tenu à participer à cette marche, c’est pour parler de son histoire. Deux de ses frères, « prisonniers politiques basques », sont « victimes de la politique d’éloignement » menée par l’Espagne et la France. Le premier, Eneko, 50 ans, est incarcéré en Galice après avoir été condamné en mai 2016 par l’Audience nationale, à Madrid, à 92 ans de réclusion pour une tentative d’attentat contre le roi Juan Carlos, en 1997.

Le second, Ibon, de deux ans son aîné, se trouve au centre pénitentiaire d’Arles (Bouches-du-Rhône) pour purger une peine de quatorze ans de prison. Le militant indépendantiste a été reconnu coupable, en juillet 2015, par la cour d’assises spéciale de Paris de faux dans des contrats de location de logements devant servir de planques, recels de vol, détention et transport illégal d’armes de guerre.

« C’est usant »

Les deux frères se trouvent ainsi à près de 700 kilomètres du Pays basque français. Aller leur rendre visite représente un gros budget et de nombreux soucis pour la famille Goieaskoetxea. « Il faut environ 2 000 euros par mois, regrette Zigor. Il faut payer l’essence, le péage, l’hôtel, la restauration… Ce sont les familles qui paient la facture de l’éloignement, nous sommes doublement victimes. »« C’est usant psychologiquement. Des fois, on a fait l’aller-retour pour aller voir Ibon, sans pouvoir le voir finalement », poursuit-il, affirmant que Madrid et Paris cherchent à « isoler les détenus basques » par ces moyens.

Ce dernier demande « seulement que la loi soit respectée » et souhaite qu’Ibon soit transféré dans les centres pénitentiaires de Mont-de-Marsan (Landes) ou de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) pour être plus proche de sa famille. « Mon père, décédé en juin, n’a pas pu aller le voir ces quatre dernières années à cause de ses soucis de santé, poursuit-il, ému. Le déplacement était trop lourd pour lui. Alors que si Ibon avait été à Mont-de-Marsan… C’est une torture faite aux familles qui sont impuissantes. »

A 36 ans aujourd’hui, Joana Haramboure n’a pas vu son père libre depuis ses neuf ans. Frédéric Haramboure, militant d’ETA, a été incarcéré en 1990 et condamné à Paris en 1997 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 18 ans, pour sa participation à une vingtaine d’attentats commis entre 1978 et 1989.

Alors qu’il est libérable depuis 2008, toutes les demandes de liberté conditionnelle de M. Haramboure, incarcéré à Lannemezan, ont été rejetées. Un « régime d’exception » dénoncé par les associations de défense des détenus basques. « Un acharnement », affirme sa fille. « Je ne sais pas s’il y a une fin dans ce tunnel. C’est fatigant physiquement, et psychologiquement. Je rêve que mes enfants connaissent autre chose que la violence des prisons pour connaître leur grand-père. »

« Incurable »

L’autre problématique soulevée au sujet des prisonniers basques est la situation des détenus gravement malades dont la libération est quasi systématiquement refusée. C’est le cas d’Ibon Fernandez Iradi, connu sous le nom de « Susper », atteint d’une sclérose en plaques. Incarcéré à Lannemezan, l’ancien chef militaire présumé d’ETA a été condamné en 2008 à trente ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre d’un gendarme.
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Ses demandes de suspension de peine pour raison médicale ont jusqu’ici toutes été refusées par la justice française. Ce que ne comprend pas sa sœur Ana : « Il présente des lésions définitives aujourd’hui – douleur dans la moitié gauche du corps, grande fatigue, manque de force… –, et les soins qu’il reçoit en prison ne suffisent pas. Ses conditions de détention sont inappropriées. » Et si, en 2016, la Cour de cassation a annulé le rejet de suspension de peine de la cour d’appel de Paris, Ana Fernandez Iradi n’y croit plus : « Le processus judiciaire s’allonge de façon alarmante, et Ibon a une maladie grave incurable. Il devrait être à la maison pour recevoir les soins que sa situation impose… »

Dimanche 10 Decembre 2017 Jérusalem capitale d'Israël : condamnation mondiale après la décision de Trump

Dans le monde arabe mais aussi en Europe, les critiques pleuvent après l'annonce du président américain, plus que jamais isolé.

Le président américain Donald Trump a déclenché la colère des Palestiniens et une vague de réprobation bien au-delà du Proche-Orient en reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël mercredi 6 décembre, une décision en rupture spectaculaire avec la politique de ses prédécesseurs.

Des Palestiniens ont prévu ce jeudi un rassemblement à Ramallah en Cisjordanie, territoire occupé par l'armée israélienne depuis 50 ans. La veille, ils étaient des centaines dans la bande de Gaza a avoir brûlé des drapeaux américains et israéliens et des portraits de Donald Trump. Avec cette décision, qui était l'une des promesses emblématiques de sa campagne, le président américain s'isole sur la scène internationale et prend le risque de saper les timides espoirs de reprise des négociations tout en risquant de provoquer une poussée de fièvre dans la région.

Même l'Arabie saoudite, traditionnel allié des Etats-Unis, a fustigé "un recul dans les efforts en faveur du processus de paix et une violation de la position américaine historiquement neutre sur Jérusalem", a fait savoir Ryad dans un communiqué du Palais royal cité par les médias d'Etat. Le président palestinien Mahmoud Abbas a dénoncé des choix "déplorables", jugeant que Washington ne pouvait plus jouer son rôle historique de médiateur de paix avec les Israéliens. Le mouvement islamiste palestinien Hamas a de son côté jugé que cette annonce ouvrait "les portes de l'enfer" pour les intérêts américains dans la région.

Les dirigeants palestiniens revendiquent Jérusalem-Est, occupée puis annexée par Israël en 1967, comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Israël proclame tout Jérusalem, Ouest et Est, comme sa capitale "éternelle et indivisible". La Jordanie, la Turquie, mais aussi la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Union européenne ont ouvertement regretté la décision de Donald Trump.

Sur Jérusalem, la France n'approuve pas la décision des États-Unis. La France soutient la solution de deux États, Israël et la Palestine, vivant en paix et en sécurité, avec Jérusalem comme capitale des deux États. Nous devons privilégier l’apaisement et le dialogue.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 6 décembre 2017

Jour "historique" pour Israël

"Il est temps d'officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël", a lancé le président américain lors d'une brève allocution au cours de laquelle il a revendiqué "une nouvelle approche" sur ce dossier épineux.

"Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties", a-t-il martelé, s'efforçant d'adopter une tonalité conciliante après cette décision extrêmement controversée. "J'ai l'intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord".

Mais la tâche de son gendre et conseiller Jared Kushner, qu'il a chargé de trouver une issue au conflit, s'annonce plus délicate que jamais. Donald Trump a par ailleurs ordonné de préparer le transfert de l'ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, sans fixer de calendrier pour ce déménagement qui devrait prendre des années. Le département d'Etat va lancer "immédiatement" les préparatifs tout en renforçant la sécurité pour protéger les Américains au Proche-Orient, a annoncé peu après le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson.

Le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, à la tête du gouvernement considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël, a salué un jour "historique" réaffirmant par ailleurs l'engagement israélien à maintenir le "statu quo" sur les lieux saints à Jérusalem.

This is a historic day. Jerusalem has been the capital of Israel for nearly 70 years. Jerusalem has been the focus of our hopes, our dreams, our prayers for three millennia. Jerusalem has been the capital of the Jewish people for 3,000 years. Thank you, @realDonaldTrump! ???????????????? pic.twitter.com/mWCUpUMpiC
— Benjamin Netanyahu (@netanyahu) 6 décembre 2017

Réunion à l'ONU

A la demande de huit pays, dont l'Egypte, la France et le Royaume-Uni, une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU a été fixée à vendredi matin. La Jordanie, pays gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem, a dénoncé "une violation du droit international" et de la charte des Nations unies. La Turquie a condamné une décision "irresponsable". L'Iran, bête noire de Donald Trump, a jugé que la décision américaine provoquerait une "nouvelle Intifada".

Le président français Emmanuel Macron a qualifié cette décision de "regrettable" et appelé à éviter à tout prix les violences. "Nous ne sommes pas d'accord avec la décision américaine", a déclaré la Première ministre britannique Theresa May, tandis que l'UE faisait part de sa "sérieuse préoccupation".

Avant même son discours, des dirigeants du monde entier avaient appelé Donald Trump à peser ses mots et mesurer les conséquences de ses actes, tant Jérusalem est un chaudron diplomatique. "Je ne peux taire ma profonde inquiétude", a déclaré le pape François qui ne peut qu'accorder un intérêt tout particulier à la ville qui abrite les lieux les plus saints des trois grandes religions monothéistes, y compris le Saint-Sépulcre.

Reconnaissant que son annonce était loin de faire l'unanimité, Donald Trump a lancé un appel "au calme et à la modération", espérant que "les voix de la tolérance l'emportent sur les pourvoyeurs de haine".

Pour Richard Haass, président du Council on Foreign Relations, le risque de reconnaître Jérusalem comme capitale n'est en réalité pas de faire dérailler un processus de paix de toute façon moribond. "Le risque est que cela exacerbe les tensions et mène à la violence à un moment où il y a plus qu'assez de tension et de violence dans le monde".

Dimanche 10 Decembre 2017 Toulouse expérimente à son tour le passage-piéton en 3D

Il crée un effet de surprise. Depuis une semaine, un trompe l’œil a été peint sur le bitume par les services municipaux devant l’école élémentaire Elsa-Triolet, au Mirail.

Lorsque les automobilistes déboulent dans la rue Emile-Pelletier, ils ont l’impression d’avoir au sol des blocs blancs. Une illusion d’optique puisqu’il s’agit d’un passage piéton peint en 3D.

Après avoir été testé en Islande, mais aussi dans le Nord de la France et dans le Morbihan, ce dispositif est utilisé à Toulouse pour la première fois afin de faire ralentir les chauffards, tentés d’appuyer sur l’accélérateur.

Une expérimentation qui pourrait être déployée devant les établissements scolaires s’il a un réel effet sur la vitesse, une fois passée l’effet de surprise. Et qui ne coutera oas grand chose à la mairie puisque ce sont ses services qui ont peint le passage piéton en 3D.

Dimanche 10 Decembre 2017 Des scientifiques veulent empêcher les vaches de roter… Et c’est vital pour l’humanité

On entend souvent dire que les flatulences des vaches contribuent au changement climatique, mais c’est inexact. En effet, ce sont les rots des ruminants qui en sont responsables. Une douzaine de scientifiques néo-zélandais, qui travaillent pour une instance gouvernementale appelée AgResearch Grasslands, tentent donc de remédier à ce problème. Ils souhaitent développer un vaccin pour empêcher les vaches d'éructer.



Depuis la période industrielle, le bétail a été responsable d’environ un quart du réchauffement climatique de la Terre. Or, à la faveur de l’accroissement démographique, la population de bétail est appelée à augmenter. Le problème risque donc de s’aggraver.

L’équipe de chercheurs, dirigée par Peter Janssen, étudie des moyens pour débarrasser les vaches des microbes méthanogènes, c’est-à-dire ceux qui convertissent l’hydrogène présent dans l’estomac des vaches en méthane. En effet, ce dernier est un gaz à effet de serre, et c'est lui qui est à l'origine des éructations.

Mais ce n’est pas si simple : pour digérer l’herbe, les ruminants ont besoin d’un microbiote (un ensemble de germes et de champignons) complexe, et les scientifiques doivent donc trouver une formule qui ne le perturbera pas excessivement.

De l’origan, du chloroforme ou du thé

Ils ont déjà mené plusieurs expériences, au cours desquelles ils leur ont administré de l’origan, des extraits de thé, des probiotiques, des antibiotiques, des algues, de l’huile de coco, du chloroforme,... et même de l’orge issu du brassage de la bière. Ils sont effectivement parvenus à produire un vaccin contenant des anticorps qui devaient théoriquement empêcher les vaches d'éructer. Mais les essais se sont révélés infructueux.

Un enjeu crucial pour la Nouvelle Zélande

Le développement d’un vaccin coûte environ 1,4 millions de dollars par an. Un tiers de cette somme est financé par le gouvernement néo-zélandais, le reste provient de l’industrie agroalimentaire. La Nouvelle-Zélande, reconnue comme le plus grand émetteur de méthane par tête en raison de son important cheptel, a mis en place un fonds de 7,5 millions de dollars pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre d’origine agricole.

Les chercheurs pensent qu’il leur faudra 5 ans pour développer un vaccin. Mais ils soulignent que son usage sera universel, puisqu’il pourra également être administré aux vaches en stabulation.

Cependant, toute la question est de savoir si la réduction de ces émissions de méthane ne sera pas préjudiciable à la santé des vaches. De même, la vaccination ne devra pas réduire leur rendement laitier.

Dimanche 10 Decembre 2017 En garde à vue, il ferme son site de streaming

Huit mois après son lancement, le site de retransmission illégale de chaînes de télévision Artv.watch a été contraint de fermer. Jusqu'au 6 décembre 2017, il permettait de regarder en direct 176 chaînes de télévision disponibles sur la TNT.

Artv.watch : l'auteur du site regrette l'avoir créé

Cela a pris huit mois, mais ce qui devait arriver est arrivé : la police judiciaire de Bordeaux a placé en garde à vue l'auteur du site de streaming illégal Artv.watch. Pendant sa garde à vue, l'adolescent de 16 ans a fermé le site. À sa place, sur Artv.watch s'affiche actuellement un message d'adieu et une vidéo que l'auteur du site a tournée après sa remise en liberté. Dans la vidéo d'à peine trois minutes, il explique qu'avant sa garde à vue, il ne se rendait pas compte de la nature délictueuse de son site, créé selon lui pour permettre à ses amis Twitter vivant à l'étranger de regarder la télévision française et à ses amis français de faire des économies. Dans la vidéo, l'adolescent se dit désolé pour ce qu'il a fait et dit ne pas savoir comment il va payer son amende.

Il appelle néanmoins ses sympathisants à ne pas lui virer de l'argent, en disant que c'est de sa faute et que c'est à lui de payer. La vidéo s'accompagne d'un petit message écrit : « Avis à toute personne voulant faire un site dans le même genre, je vous le déconseille fortement. Du côté pénal, cela peut aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amende ».

Artv.watch : la sophistication technique est étonnante

Lancé en avril 2017, Artv.watch permettait de visionner en direct les chaînes des groupes Canal+, M6, TF1, France Télévision, ainsi que les chaînes de Paramount, Disney et Fox. Des chaînes thématiques et sportives étaient également proposées.

Selon les données de Hypestat, Artv.watch comptabilisait 13.150 visiteurs uniques, chaque visiteur consultant quatre pages en moyenne lors d'une visite. 70 % des visites se faisaient depuis la France, et le site engrangeait 184 euros de revenus publicitaires par jour. Le domaine Artv.watch était enregistré auprès d'une société britannique, les coordonnées réelles de l'auteur ayant étant masquées et remplacées par celles de la société enregistreuse (un service facturé en supplément par les sociétés d'enregistrement de noms de domaine). En l'occurrence, le site avait une adresse postale aux Bahamas. L'hébergeur du site n'est pas non plus localisable immédiatement, car Artv.watch recourait à la technologie d'un intermédiaire, Cloudflare, pour optimiser le transfert de données. En dépit de sa nature sulfureuse, le site a néanmoins réussi à obtenir un certificat SSL, lui permettant de transférer les données via le protocole chiffré https.

L'enquête policière a été menée en coordination avec l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa), qui représente les intérêts des chaînes de télévision. Selon l'Alpa, en 2016, le nombre d'internautes français ayant consulté un site dédié à la contrefaçon audiovisuelle s'élève à 13 millions, soit 27 % de la population internaute. Ce nombre est en baisse de 8 % (soit 1 million d'internautes) par rapport à 2015.

Piratage : les extensions de Kodi ferment une à uneLe CNC veut retoucher la « chronologie des médias »Streaming illégal : le site T411 a été ferméStreaming : si la qualité est mauvaise, l'utilisateur déprime

Dimanche 10 Decembre 2017 Streaming illégal : le site T411 a été fermé

L'indisponibilité depuis dimanche 25 juin 2017 de T411, le célèbre site de téléchargement illégal francophone, a enfin une explication : il a été fermé dans le cadre d'une opération conjointe par les polices suédoise et française.

Les « clones » de T411 sont des coquilles vides

Deux citoyens ukrainiens résidant en Suède, soupçonnés d'être les administrateurs de T411, ont été arrêtés par la police suédoise à Huddinge, une banlieue de Stockholm, selon nos confrères du journal suédois Dagens Nyheter. Les serveurs qui hébergeaient le site, situés dans ce même pays, ont également été mis hors service. L'opération a été effectuée à la demande de la police française, qui a reçu des plaintes de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) et de plusieurs membres de l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA), rapporte Le Monde.

Dans les heures et les jours qui ont suivi la fermeture de T411, des sites « clones » ont fait leur apparition. Mais à y regarder de près, ils sont tous des coquilles vides : aucun d'entre eux ne contient réellement les informations qu'offrait à ses membres T411. Il semblerait donc qu'un coup dur a vraiment été porté au piratage de contenus numériques en langue française.



Après 11 ans d'existence et de nombreux déménagements, T411 a enfin été fermé

T411, fondé en 2006, comptait des millions de membres et figurait parmi les 50 sites Internet les plus visités en France. Pour échapper à des tentatives de fermeture, le site a souvent changé d'URL en mettant toujours en place une redirection. Après avoir adossé une adresse en .me (Monténégro), T411 s'est doté en 2015 d'un URL en .io (Territoire britannique de l'océan Indien), avant de finir ses jours à une adresse se terminant en .al, le domaine national de premier niveau de l'Albanie.

La fermeture de T411 n'est pas totalement inattendue. En décembre 2016, la gendarmerie française a déjà fermé le site de contenus piratés Zone Téléchargement (même si le site a pu resurgir peu après) et le site What.cd en novembre 2016. En plus de films et séries, T411 offrait à ses membres des titres musicaux, des jeux vidéo, des livres électroniques et des logiciels. Afin de pouvoir télécharger, l'utilisateur devait à son tour partager sur le site une œuvre protégée par le droit d'auteur.

Dimanche 10 Decembre 2017 Nvidia Titan V, la carte graphique la plus puissante du monde au service de l’IA

Lancée à 3100 euros, cette Titan V est tout à la fois une carte graphique d’exception pour joueur et un monstre de puissance « accessible » pour les professionnels. Inaugurant l’architecture Volta sur un modèle non Tesla, elle permet aussi bien de jouer que réaliser des calculs complexes, notamment en intelligence artificielle.

Entre une carte de joueur surpuissante et une carte hyper douée pour le calcul professionnel, vous n’aurez bientôt plus à choisir : Nvidia vient de lancer la Titan V, la première carte non Tesla (et donc non pro') à utiliser la nouvelle architecture Volta. Prix de cette merveille : 3100 euros ! Une carte qui peut séduire le gamer fortuné aimant flamber, ou le chercheur fauché ! Car oui, dans le monde des cartes professionnelles, le prix de la Titan V est une paille, comparée à la Tesla P100 qui coûte... 7000 euros.

La Titan V offre une puissance délirante de 13,8 Teraflops en simple précision et 6,9 Teraflops en double précision. Au cœur de sa puissance, on trouve évidemment une énorme puce Volta – elle est presque deux fois plus grosse que les puces de la génération Pascal – épaulée par 12 Go de mémoire HBM2 (celle des Radeon RX Vega) interfacés avec un bus mémoire colossal de 3072 bits.


A quoi cela sert dans les jeux ? A pas grand-chose : si l’heureux propriétaire pourra s’enorgueillir de disposer de la carte graphique la plus performante et de gagner ainsi quelques images par secondes – importantes en 4K – l’intérêt principal de ce monstre est le calcul pur et dur. La Titan V sera à priori à l’aise dans tous les types d'opérations. En outre, ses 21,1 milliards de transistors disposent de « Tensor Cores » qui feront de l’œil aux spécialistes de l’intelligence artificielle.

Couplés au framework Tensorflow de Nvidia (une plate-forme logicielle), ces « Tensor Cores » accélère de manière impressionnante les opérations d’apprentissage machine, qu’il s’agisse de réseaux neuronaux ou de « vraies » IA.

Selon les chiffres (sans doute toujours très optimistes) de Nvidia, la Tesla V100 qui intégrait pour la première fois ces Tensor Cores serait 12 fois plus performante que la génération précédente dans ce domaine : une puissance de 110 Teraflops est au service des opérations d’apprentissage profond (Deep Learning).


Selon Anandtech qui a écrit un article assez extensif sur la Titan V, cette dernière serait équipée de puces qui n’auraient pas passé tous les tests des cartes Tesla. Pas de puces défectueuses ici. Mais le cahier des charges des cartes professionnelles étant tellement drastique, il suffit d’un petit rien pour que les circuits au demeurant hyper performants soient écartés. Ce « recyclage » de puces permettrait ainsi à Nvidia de proposer aux chercheurs et développeurs une carte peu chère – par rapport aux modèles pros – pour développer des applications liées à l’IA… sur ses solutions logicielles (malin).

Si le rapport « images par seconde/prix » sera sans doute l’un des pires de l’histoire des cartes graphiques pour joueurs (oui, les Titan ne sont pas des GeForce), les développeurs -eux- verront sans doute ces performances sous un autre jour. Et ils salueront comme nous l’autre prouesse technique : la Titan V ne dissiperait que 250 watts, comme toutes les cartes Nvidia haut de gamme récentes. C’est AMD qui aimerait bien que ses RX Vega en fassent de même…

Dimanche 10 Decembre 2017 Des ordinateurs portables avec une autonomie d’une semaine

Maxime Johnson décortique ces appareils nouveau genre, les «Always Connected PC», qui intègrent des composantes de téléphones intelligents.

Des ordinateurs portatifs minces, dotés d’une autonomie de plus de 20 heures et d’une connexion Internet continue : voilà la promesse des nouveaux ordinateurs portatifs imaginés par Microsoft et Qualcomm, un fabricant de composantes électroniques. Le concept n’est pas inédit, mais plusieurs améliorations technologiques récentes pourraient enfin lui permettre de réussir.

Les Always Connected PC – qu’on pourrait traduire comme « ordinateurs toujours connectés », en attendant l’arrivée d’une appellation officielle en français – ont de quoi séduire. Ces appareils, dont les deux premiers modèles de HP et ASUS ont été dévoilés cette semaine, ne seront pas les plus puissants sur le marché, mais ils offriront en revanche plusieurs caractéristiques recherchées par les travailleurs modernes.

Microsoft promet notamment que les ordinateurs s’allumeront instantanément, comme un téléphone, qu’ils seront dotés d’une connexion Internet sans fil rapide et d’une autonomie pouvant aller jusqu’à une semaine, selon l’utilisation qu’on en fait.

Des idées similaires ont déjà été proposées par le passé (les Smartbook de Qualcomm et les ordinateurs Windows RT de Microsoft), mais elles n’ont jamais vraiment décollé. La technologie n’était tout simplement pas au rendez-vous. Tout indique que cette fois pourrait être la bonne.

Au cœur des HP ENVY x2 et ASUS NovaGO, les deux premiers Always Connected PC, se retrouve un processeur Snapdragon 835 de Qualcomm. Cette composante -le cerveau de l’ordinateur en quelque sorte – est la même qui équipe la plupart des téléphones Android haut de gamme lancés en 2017.

La puissance des processeurs de téléphone s’améliore d’une façon pratiquement exponentielle depuis plusieurs années, au point où ceux-ci sont désormais assez rapides pour les applications lourdes conçues pour des ordinateurs. Mais plus important encore, ces processeurs ont été optimisés pour fonctionner le plus longtemps possible avec une petite batterie de téléphone.

Dans un ordinateur avec un espace pour une batterie plus imposante, imaginez le gain d’efficacité: ils devraient permettre une utilisation de 22 heures consécutives. Avec un usage moyen, Microsoft estime que l’autonomie des Always Connected PC pourra atteindre des jours, et même une semaine.

Un système d’exploitation complet

L’autre partie importante de l’équation est le système d’exploitation Windows 10, qui a été entièrement revu par Microsoft pour être compatible avec ces processeurs de téléphones intelligents.

Contrairement au système Windows RT d’il y a quelques années, les applications traditionnelles Windows – celles qui équipent généralement les ordinateurs des entreprises – pourront aussi fonctionner avec ces processeurs.

Bref, l’autonomie des Always Connected PC ne sera pas atteinte en forçant des compromis importants de la part des utilisateurs.

Une connexion Internet efficace

Le dernier morceau du casse-tête, selon Microsoft et Qualcomm, est l’ajout d’une puce LTE dans tous les ordinateurs du genre. Comme avec un téléphone intelligent, les PC auront un accès constant à l’Internet, avec une technologie rapide. Il y a quelques années seulement, ces connexions cellulaires étaient beaucoup plus lentes et consommaient plus d’énergie.

Pour profiter d’une connexion LTE, les utilisateurs devront toutefois payer un forfait de données à leur fournisseur Internet. Considérant l’omniprésence du Wi-Fi et la possibilité de créer une borne d’accès sans fil avec son téléphone intelligent, ce dernier aspect des Always Connected PC est probablement moins pertinent pour les utilisateurs que pour Qualcomm, qui commence à affronter une compétition de plus en plus féroce dans le secteur des téléphones intelligents avec sa technologie.

Avec ou sans connexion Internet, la promesse d’une longue autonomie pourrait être suffisante pour assurer le succès de ce nouveau genre d’ordinateur. À condition bien sûr que les caractéristiques permettent de faire fonctionner les applications populaires comme Chrome et Office de façon fluide, ce qui devrait être le cas.

Mercredi 6 Decembre 2017 Un rapport choc : un groupe d’experts s’oppose à la hausse annuelle du Smic  !!!!!

sans déconner !!!

Consulté par le gouvernement, le groupe d’experts s’oppose à la revalorisation annuelle du salaire minimum.

Dans un rapport explosif commandé par le gouvernement, dont Franceinfo et l'Opinion ont obtenu une copie, un groupe d’experts étrille le Smic. Leur constat : le salaire minimum ne devrait plus bénéficier d’une hausse mécanique, car le Smic serait trop élevé et peu efficace contre la pauvreté. Le rapport propose également quelques pistes de réforme.

Pas de hausse annuelle

Le groupe d’experts, dont le rapport a été remis au gouvernement ce lundi 4 décembre, a pour mission d’éclairer la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) sur le Smic et ses évolutions. Conformément à leurs précédentes préconisations, les spécialistes s'opposent à un "coup de pouce" du Smic pour 2018, et plus généralement au système de hausse mécanique qui a lieu chaque année.

Depuis sa création, le Smic augmente mécaniquement chaque année en fonction de deux données : l’inflation constatée sur les 20% des ménages aux revenus les plus faibles, et la moitié de l'évolution annuelle du pouvoir d’achat du salaire de base ouvrier et employé (SHBOE). A cela, le gouvernement peut y ajouter un "coup de pouce", une augmentation supplémentaire de son initiative. En 2017, le Smic avait ainsi augmenté de 0,93%, atteignant 1.480,27 euros brut mensuel (9,76 euros/heure). Mais cette formule est mise à mal par le rapport des experts.

Pour expliquer leur opposition à la revalorisation annuelle du Smic, qui permet à environ 2,5 millions de français de toucher un peu plus chaque année, les experts citent notamment la croissance, "nettement inférieure à celle de la zone euro". Dans leur rapport, ils rappellent que le taux de chômage reste élevé, et que les entreprises subissent un "déficit de compétitivité" du secteur productif. Selon eux, le taux de marge des entreprises n’aurait d’ailleurs "pas encore retrouvé, en 2016, son niveau d'avant la crise".


Une nécessité de réformer

Même si les experts jugent le Smic peu efficace, tout n’est pas à jeter. Le groupe de spécialistes n’hésite pas à exposer plusieurs pistes de réforme. La première, la plus souhaitable selon eux, préconise un abandon du mode de calcul actuel, en indexant le Smic uniquement sur l’inflation ou en supprimant "toute règle d’indexation obligatoire". Ils s’opposent, cependant, à d’autres idées de réforme, l’une par régionalisation du Smic, et l’autre par un Smic modulé selon l’âge, non concluantes pour eux.

Les experts affirment que la formule actuelle mène à un Smic "élevé comparé aux pays étrangers", et pourtant "peu efficace pour lutter contre la pauvreté". Dans l’OCDE, 27 pays sur 34 ont un salaire minimum, et parmi eux, seuls quatre possèdent une revalorisation automatique, à l’image de la France. Sur ces quatre pays, seuls trois d’entre eux ne se basent que sur l’inflation dans son mode de calcul. Le système français fait donc figure d'exception, au détriment, pour les experts, de la bonne santé économique du pays.

Si ce rapport fait bouger les lignes qui encadrent le Smic français, le gouvernement n’est cependant pas contraint de suivre l’avis des experts. Pas certain qu'une modification du Smic soit présente dans la future loi sur les entreprises que Bruno Le Maire présentera en 2018…


Mercredi 6 Decembre 2017 Sécurité sociale: que changera pour vous le premier budget signé Macron?

Hausse de la CSG, baisse de certaines aides aux parents... L'Assemblée nationale a définitivement voté le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2018.

Faire en sorte que le financement de la protection sociale pèse moins sur le travail et davantage sur la CSG, qui concerne quasiment tous les revenus: l'une des promesses du candidat Macron est sur le point de se concrétiser. Les députés ont en effet définitivement adopté le 4 décembre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018, dans lequel figure une hausse de 1,7 point de la CSG.

Outre cette mesure clé, le texte annonce plusieurs autres changements pour le budget des particuliers, notamment une baisse des aides versées aux parents et un décalage de trois mois de la revalorisation annuelle des pensions de retraite.

Issu de près de deux mois de travaux parlementaires, il devrait faire l'objet d'un recours devant le Conseil constitutionnel avant d'être promulgué - certaines mesures peuvent donc encore être censurées.
La CSG en hausse de 1,7 point...

La contribution sociale généralisée (CSG) grimperait de 1,7 point au 1er janvier 2018 pour une grande partie des revenus. Le taux passerait:

- de 8,2 à 9,9% pour les revenus du patrimoine (revenus fonciers, par exemple) et de placement (comme les dividendes);

- de 7,5 à 9,2% pour les revenus du travail (salaires, traitements, primes, bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices agricoles);

- de 6,6 à 8,3 % pour les pensions de retraite.

Les taux de CSG appliqués aux allocations chômage (lorsqu'elles ne sont pas exonérées) et aux indemnités journalières versées par la Sécurité sociale (maladie, maternité, etc.) seraient en revanche maintenus à 6,2%. Le taux actuel (3,8%) ne bougerait pas non plus pour les retraités bénéficiant d'une CSG allégée. Rien ne changerait enfin pour les retraités qui sont exonérés de CSG en raison de leurs revenus modestes.

Lors de la discussion parlementaire, un geste a en outre été introduit en faveur de ceux qui accompagnent une personne dépendante de leur entourage, les aidants familiaux. À l'issue d'un tour de passe-passe technique, le montant net du dédommagement qu'ils peuvent percevoir au titre de la prestation de compensation du handicap (PCH) ne diminuerait pas, malgré la hausse globale de CSG. Les cotisations sociales sur ce dédommagement devraient même généralement baisser quelque peu, comme le montrent ces estimations de Faire-face.fr.

Cette hausse globale de la CSG vient financer la baisse de cotisations prévue par le gouvernement pour les salariés. La perte de salaire net liée à la hausse de la CSG sera même plus que compensée puisqu'un allègement final de 3,15 points de cotisations est programmé (2,2 points en janvier 2018, le reste en octobre). Des mesures de compensation sont également prévues pour les indépendants et les fonctionnaires.
Moins d'aides pour la plupart des parents

Plusieurs mesures du PLFSS concernent les parents. La principale est une mauvaise nouvelle pour ces derniers, puisqu'il s'agit de raboter l'allocation de base de la Paje (prestation d'accueil du jeune enfant). Sont concernés uniquement les enfants nés ou adoptés après mars 2018. Cette aide est versée sous condition de ressources jusqu'aux trois ans de l'enfant. D'une part, son montant serait diminué: l'allocation à taux plein passerait ainsi de 184,62 à 169,02 euros. D'autre part, les plafonds de ressources à ne pas dépasser pour la toucher seraient abaissés.

DÉCRYPTAGE >> Les aides versées aux parents de tout-petits rabotées à partir d'avril prochain

Le texte définitivement adopté par les députés prévoit aussi un resserrement des conditions de ressources permettant de toucher la prime à la naissance et la prime à l'adoption: moins de familles seraient donc concernées à partir d'avril 2018.

En revanche, certaines familles monoparentales verraient leur aide à la garde d'enfants (le complément libre choix du mode de garde, CMG) augmenter à partir d'octobre 2018, de 30% maximum. Selon les estimations du député LREM Olivier Véran, rapporteur de la commission des Affaire sociales de l'Assemblée, quelque 44.000 familles monoparentales (soit un peu moins de la moitié) bénéficieraient ainsi d'un coup de pouce, avec un gain moyen d'environ 70 euros par mois.

Mercredi 6 Decembre 2017 Demandons à E. Macron de mettre fin à la surconsommation de viande dans les écoles.

Deux fois trop de viande dans les cantines.                     Signez la pétition

E. Macron : stop à la surconsommation de viande dans les cantines


Deux fois trop ! Aujourd’hui, deux fois trop de viande et de produits laitiers sont servis aux enfants dans les cantines scolaires, en comparaison des quantités recommandées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Cette aberration a des effets dévastateurs sur la planète (l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre), mais aussi sur la santé des enfants, entraînant entre autres surpoids et obésité.

Mais pourquoi autant de viande et de produits laitiers à la cantine ? Eh bien, c’est là où le bât blesse : les lobbies (interprofession de la viande, industriels des produits laitiers…) font tout pour continuer à nous faire croire qu’il faut consommer des protéines animales tous les jours. Ils interviennent ainsi auprès des maires, qui décident des menus des cantines, pour les persuader toujours davantage que sans viande, pas d’alimentation équilibrée.

Ils rentrent même directement dans les classes afin de faire croire aux enfants que la viande est essentielle à leur développement et nécessaire à tous les repas ! Enfin, ces lobbies ont aujourd’hui la mainmise sur les instances qui recommandent ce que doivent consommer nos enfants à l’école.
Nous demandons donc à Emmanuel Macron de :
Introduire deux repas végétariens par semaine à horizon 2020

Il est urgent de favoriser la consommation de protéines végétales, par rapport aux protéines d’origine animale. Lentilles, pois chiches, soja, etc. sont d’excellentes alternatives, bonnes pour la santé des enfants et goûteuses. Mais il faut savoir les cuisiner et former le personnel de cantine en ce sens.
Augmenter la part du bio dans toute la restauration scolaire

De manière globale, c’est la qualité des repas servis à la cantine qui doit être améliorée : en favorisant le local et le bio, pour garantir une alimentation sans pesticides, sans OGM, sans additifs chimiques. De plus, la viande coûte cher. En consommer moins permet de dégager du budget pour acheter des produits de meilleure qualité : il s’agit tout simplement de consommer moins, mais mieux ! Pour le bien-être de tous et de la planète.
Interdire la présence des lobbies dans les écoles

Distribution de kits pédagogiques, animation dans les classes... Les lobbies de la viande et des produits laitiers, qui représentent des intérêts privés, ne doivent tout simplement pas intervenir dans les écoles.
Limiter l’influence des lobbies dans les instances de décisions

Greenpeace demande aujourd’hui au gouvernement Macron de reprendre le contrôle de ce qui se passe dans l’assiette de nos enfants. Les professionnels de l’élevage ne doivent plus influencer ce qu’ils mangent à la cantine.

Mercredi 6 Decembre 2017 Produits laitiers: un rhumatologue de Grenoble conseille de tout arrêter

Pour ne plus avoir des tendinites, arthrites, sciatiques, ostéoporose, le Docteur Poinsignon recommande d’arrêter les produits laitiers, presque toutes les céréales, et la cuisson à haute température. Il recommande également le retour à une « diététique ancestrale ».

Dans le petit déjeuner du Docteur Poinsignon, il n’y a aucun produit laitier ils sont bannis. Pour ce rhumatologue de Grenoble, le lait animal, de vache en particulier, ne serait pas adapté à notre espèce. Il serait tout à fait inutile voire dangereux pour l’être humain.

Jean-Pierre Poinsignon assure que le calcium laitier est un mythe créé par l’industrie. En revanche, les très nombreuses protéines de croissance contenues dans le lait de la vache encrasseraient notre système immunitaire et pourraient participer au développement de certains cancers chez l’homme.



En plus des produits laitiers, le Dr Poinsignon bannit aussi les céréales « modernes ». Le blé serait devenu « un monstre génétique » indigeste à cause des sélections et manipulations humaines. Le riz en revanche retournerait toujours à sa forme d’origine. Enfin, le rhumatologue bannit les cuissons à « haute température », c’est à dire au dessus de 110 degrés.

Trop cuire tuerait les vitamines, et engendrerait des combinaisons de molécules inassimilables par notre organisme, les « molécules de Maillard ».

Jean-Pierre Poinsignon conseille donc le retour à une « diététique ancestrale« , c’est à dire avant l’élevage, avant l’agriculture, avant le feu! Le rhumatologue s’inscrit ainsi dans la continuité des travaux des Docteurs Kousmine et Seignalet.
produits laitiers
Le petit déjeuner du Docteur Poinsignon

Le Dr Poinsignon s’interroge sur les dérives de notre alimentation moderne. Mais il n’a, à ce jour, publié aucun article scientifique dans les revues de référence qui lui permettraient d’être vraiment reconnu par ses pairs. Apparemment, sa méthode « miracle » a donné des résultats intéressants sur plusieurs de ses patients souffrant de divers troubles rhumatismaux.

Ses recommandations sont-elles généralisables?

En aucun cas, d’après Serge Halimi, Professeur de Nutrition au CHU de Grenoble depuis 30 ans. Pour ce spécialiste, on ne peut imposer aucun modèle alimentaire, quel qu’il soit, à toute l’espèce humaine.

Et la peur (de mal manger) peut même s’avérer contre-productive.Un seul conseil pour finir: avant de vous lancer dans le dernier régime à la mode, prenez tout le temps nécessaire pour vous renseigner auprès de plusieurs médecins spécialistes de la question! Un régime inadapté à votre corps peut être dangereux pour votre santé.

Notre avis : Ne soyons pas extrémistes., ne tombons pas dans ce travers consistant à brûler ce que nous avons adoré. Comme dans tous les domaines, la sagesse et la Vérité conduisent à la mesure. TOUS les produits laitiers ne sont pas TOUS mauvais, leur usage doit être simplement mesuré. !

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Mercredi 6 Decembre 2017 Des étudiants en médecine alertent sur l'influence des laboratoires

La revue Prescrire vient de récompenser un collectif d'étudiants en médecine pour la publication d'un livret édifiant.

Comment reconnaître l'influence de l'industrie pharmaceutique quand on est étudiant en médecine? La question, encore taboue, résonne dans l'amphithéâtre de la faculté de médecine, sans trouver de réponse. En réaction à cette carence de leur formation, un collectif d'étudiants en cinquième et en sixième année de médecine, la Troupe du Rire, a élaboré un livret d'une trentaine de pages intitulé «Pourquoi garder son indépendance face aux laboratoires pharmaceutiques?». Cette initiative, qui s'adresse en particulier aux futurs médecins, commence timidement à se faire connaître dans le milieu médical français. Elle a été récompensée début octobre à Paris par le Prix de la revue médicale Prescrire.

En 2009, l'Organisation mondiale de la santé s'était déjà emparée de cette réflexion éthique en publiant un ouvrage: «Comprendre la promotion pharmaceutique et y répondre». Avec ses 180 pages, l'imposant manuel, traduit en français par la Haute Autorité de santé en 2013, n'a jamais touché qu'un nombre restreint d'étudiants. Sans compter que, comme le souligne la Troupe du Rire, «les études médicales sont organisées de manière telle qu'elles laissent peu de place pour se former à d'autres questions que celles qui figurent dans le programme officiel». De là est né le projet d'un petit livret adapté au contexte actuel français qui puisse se glisser dans la poche d'une blouse.
«Dans bon nombre de livres, il y a des publicités»

Le collectif y rapporte la façon dont, dès les premières années de leur formation, les étudiants en médecine sont confrontés à l'influence de l'industrie. «Dans bon nombre de livres, il y a des publicités, les médicaments sont désignés la plupart du temps par leur nom commercial. En cours, beaucoup d'enseignants ne s'embarrassent pas non plus des dénominations communes internationales», raconte Martin, coauteur du livret. Est également dénoncé le mode de financement de la formation médicale continue -celle qui s'acquiert après le diplôme, obligatoire depuis 1996-, qui, selon un rapport du Sénat datant de 2006, provient à 98% de l'industrie pharmaceutique.

Interrogé par Le Figaro, le professeur Gérard Friedlander, doyen de la faculté de médecine de l'université Paris-Descartes, salue l'initiative tout en excluant une «contamination de l'enseignement médical par l'industrie». «Il y a un mésusage des médicaments dans tous les pays, en particulier en France, ce qui prouve que les actions pédagogiques doivent être renforcées pour que les étudiants, qui sont les futurs prescripteurs, sachent mieux utiliser ces médicaments», ajoute-t-il.
Staffs avec déjeuner et petits cadeaux

Le collectif fait également état d'une présence très forte des laboratoires à l'hôpital. «Je n'ai pas connu de service qui ne recevait pas de visiteurs médicaux pour des staffs avec déjeuner offert et petits cadeaux», témoigne Martin. Dans le milieu hospitalier, un «staff» désigne habituellement une réunion d'équipe. «Lorsqu'on refuse de se rendre à un staff, on doit souvent faire face à des réactions violentes de la part des autres médecins, qui prennent notre refus pour un affront», poursuit l'étudiant.

Si les relations entre personnels de santé et industriels sont encore troubles, les auteurs du livret espèrent des changements: «Nous souhaitons que de plus en plus de gens s'interrogent, débattent de leur indépendance vis-à-vis de l'industrie, enrichissent leur questionnement éthique, et que cela contribue à une meilleure prise en charge des patients à l'avenir, dans leur intérêt seul et exclusif.» Pour l'heure, ils préparent une campagne de financement participatif sur Internet, qui leur permettra de diffuser plus largement leur livret de poche.
La loi Bertrand renforcée pour éviter les conflits d'intérêts

Depuis décembre 2011, la loi Bertrandoblige les entreprises à rendre publics les cadeaux d'une valeur supérieure ou égale à dix euros, offerts aux professionnels de santé. Le site Internet Transparence Santé, lancé en juin 2014 par le ministère de la Santé, rend disponibles ces informations en ligne. «Nous avons découvert que plus de 2,5 millions de cadeaux d'une valeur totale de près de 250 millions d'euros ont été faits entre janvier 2012 et juin 2014 par les laboratoires pharmaceutiques, et que quelques médecins ont pu toucher jusqu'à 70.000 euros de cadeaux à cette période», rapporte Tangui Morlier, l'un des administrateurs de Regards citoyens, une association qui a consacré trois ans à l'analyse de ces données.

Pour le collectif d'étudiants en médecine Troupe du rire, qui milite pour une meilleure information des étudiants sur l'influence des laboratoires pharmaceutiques, cette loi est «une façon d'encourager la transparence dans un domaine où les relations sont souvent opaques». Mais jusqu'à maintenant, deux décrets d'application parus en mai 2013 assouplissaient la loi Bertrand, en n'imposant pas aux entreprises de déclarer le montant individuel des contrats. Le Formindep (Association pour une formation médicale indépendante) et le Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM) avaient alors déposé une demande d'annulation auprès du Conseil d'État et ont obtenu gain de cause en février dernier.

Depuis le 30 septembre dernier, une décision du Sénat rend obligatoire la transparence totale. Pour le Dr Patrick Bouet, président du CNOM, c'est une première victoire: «Il arrive que des liens d'intérêt se transforment en conflits d'intérêts. C'est pour cela qu'il faudra déterminer, avec les acteurs politiques, une limite. Mais il faut procéder par étapes. Pour l'instant, il faut s'assurer que les bases d'information soient solides.» Le site Internet Transparence Santé n'a, pour l'heure, pas été mis à jour.

Mercredi 6 Decembre 2017 Donald Trump s'apprête à reconnaître Jérusalem capitale d'Israël

Donald Trump pourrait reconnaître dès la semaine prochaine Jérusalem comme la capitale d'Israel. Concernant le transfert de l'ambassade américaine, l'une de ses promesses de campagne, Trump devrait suivre la ligne de ses prédécesseurs et signer le décret révoquant une loi de 1995 qui demandait que la mission diplomatique quitte Tel Aviv pour Jérusalem. Un décret qui doit être renouvelé tous les six mois.

La reconnaissance de Jérusalem comme la capitale d'Israël remettrait en cause plusieurs décennies de la politique américaine au Proche-Orient et risque d'alimenter les tensions dans la région.

Les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme capitale de leur futur Etat et la communauté internationale ne reconnaît pas les revendications des autorités israéliennes sur la ville.

L'Autorité palestinienne estime que cette reconnaissance va "détruire le processus de paix".

une REFORME majeure et en profondeur DE LA CHASSE

À l'attention : Monsieur la Président de la République

Monsieur le Président de la République,

Depuis l’ouverture de la chasse pour la saison 2017-2018, on dénombre déjà 19 accidents sur le territoire français, dont 4 se sont avérés mortels. Ces chiffres renforcent directement le sentiment d’insécurité lié à la chasse perçu par près de 61% des français (selon le sondage IFOP de septembre 2016).

A côté de cela, la chasse continue de mettre en péril la faune sauvage en empêchant toute véritable politique de protection à son égard.

En France, plus des deux tiers des 91 espèces chassables présentent des populations en mauvais état de conservation (alouette des champs, fuligules, canard chipeau, putois…).

Selon le sondage IFOP de septembre 2016, 91% des français souhaitent une réforme complète de l’organisation et de la réglementation de la chasse.

L’ASPAS et les Français réitèrent donc cette demande auprès du nouveau gouvernement.

Dans notre démocratie, il est inacceptable qu’autant de pouvoir et d’attention soient accordés à cette pratique qui concerne moins de 2% de la population.

Nous vous demandons donc une REFORME MAJEURE ET EN PROFONDEUR de la chasse et de prendre rapidement des mesures efficaces en ce sens.

Nous espérons que vous tiendrez compte, lors de vos prochaines décisions, de cette opinion largement partagée.

Les grands axes de réforme proposés apportent des solutions non seulement aux problèmes liés à l’insécurité, mais également à ceux qui concernent la protection de la faune sauvage :


Pour de nouvelles mesures contre l’insécurité et en faveur d’une coexistence de toutes les activités de pleine nature (Interdire la chasse le dimanche, créer une réglementation nationale sur la sécurité à la chasse, fixer un taux maximal d’alcool dans le sang autorisé en action de chasse, instaurer un contrôle régulier des capacités physiques et psychiques des chasseurs, instaurer un périmètre de sécurité autour des habitations, protéger les enfants, imposer une mise à jour des connaissances, abolir le délai de 5 ans pour retirer ses terrains du territoire de chasse des ACCA, etc.)



Pour de nouvelles mesures en faveur de la protection des animaux, êtres sensibles (Reconnaître le caractère d’être sensible aux animaux sauvages, interdire l’utilisation des pièges tuants, interdire les pratiques sources de souffrance, interdire l’utilisation et/ou l’assujettissement d’animaux sauvages, etc.).



Pour mieux protéger la faune sauvage et favoriser le retour naturel des grands prédateurs (Intégrer l’ONCFS à l’Agence française pour la biodiversité, encadrer les battues administratives, réviser de manière impartiale les listes des espèces chassables, imposer une étude d’incidence des activités de chasse, interdire la chasse dans les espaces protégés, reconnaître le rôle des petits et des grands prédateurs sur la qualité des écosystèmes, transmettre les procès-verbaux relatifs aux atteintes à la faune, à la flore et au milieu naturel aux APN, interdire la chasse des animaux en période de vulnérabilité, etc.).


Nous comptons sur vous, Monsieur le Président de la République, pour donner votre appui à des mesures d’intérêt public qui vont dans le sens du respect des usagers de la nature et de la faune sauvage, et de la volonté de la très grande majorité de nos concitoyens.

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération.


Signez la pétition

Dimanche 3 Decembre 2017 La seule Super Lune visible de l’année, c'est ce week-end

Avis aux amateurs de phénomènes célestes : l’unique (et plus brillante) Super Lune visible de l’année vous donne rendez-vous dans la nuit du 3 au 4 décembre. Si la météo se fait clémente, vous pourriez assister à un spectacle des plus impressionnants… et lumineux. Explications.

Pour célébrer l’entrée dans notre dernier mois de l’année, le satellite cosmique de la Terre s’apprête à revêtir son plus beau manteau de lumière. Dans la nuit du 3 au 4 décembre, une lune très particulière sera visible depuis tous les hémisphères : la Super Lune. Le phénomène a lieu lorsque la phase de pleine Lune coïncide avec son périgée.

En d’autres termes, la « Super Lune » désigne, en astronomie, une pleine Lune ou ou nouvelle Lune qui coïncide avec une distance minimale entre notre planète et le satellite. L’orbite que la Lune forme autour de la Terre n’est pas un cercle parfait mais une ellipse (comme un ballon de rugby).

De fait, la distance entre la Lune et la Terre change lors de son parcours, tout au long de l’année. La différence s’élève à quelques milliers de kilomètres, de son apogée (son point le plus éloigné) à son périgée (son point le plus proche). La distance qui les sépare est alors de 50 000 kilomètres environ inférieure à celle observée lorsque la Lune se trouve la plus éloignée de la Terre.
Crédit photo : Jeff Fan

La prochaine Super Lune vous donne donc rendez-vous le 3 décembre dès 15h47 (heure française). Au matin du 4 décembre, à 9h00, l’orbite lunaire atteindra son périgée en s’approchant à 357 987 kilomètres de notre planète. Dans la nuit du 3 au 4 décembre, la Lune nous semblera 7 % plus grande et 16 % plus lumineuse que le reste de l’année.

Un conseil : pour profiter au maximum de ce spectacle, le moment idéal sera la montée de la Lune dans le ciel, quelques instants après le coucher du Soleil, le 3 décembre. Un effet d’optique vous permettra de l’admirer plus grosse et plus brillante près de la ligne d’horizon.

Et si les nuages sont de la partie, vous pourrez toujours suivre la Super Lune en direct sur internet à partir de 16h00, le 3 décembre. Des sites internet tels que Virtual Telescope Project ou Slooh vous permettront de suivre le spectacle en temps réel.

Dans tous les cas, vous aurez d’autres chances d’assister à ce merveilleux phénomène céleste. Les prochaines Super Lunes auront lieu pas plus tard que le 2 janvier et le 31 janvier 2018. À vos agendas !

Dimanche 3 decembre 2017 Une impressionnante tornade au large de la Côte d'Azur

Visible depuis Nice, la tornade s’est produite au-dessus de la mer Méditerranée. De nombreux bateaux ont été surpris par les rafales de vent.

02 déc 08:20La rédaction de LCI

Une énorme trombe marine s’est abattue au large de Menton, sur la Côte d’Azur ce vendredi 1er décembre. Une autre trombe s'est ensuite formée plus à l'est, près de San Remo, en Italie, à la mi-journée. Là-bas, le phénomène climatique a provoqué des dégâts matériels : vitrines cassées, voitures abîmées et quelques toitures envolées. Mais, heureusement, aucune victime n’est à déplorer selon les autorités locales.



Dimanche 3 Decembre 2017 Alerte: rappel de lots de lait pour bébé contaminés par des salmonelles

Des lots de laits infantiles sont rappelés par les autorités sanitaires après le signalement de cas de contaminations par des salmonelles dans plusieurs régions de France.

Trois marques de lait infantile 1er âge sont concernées par une alerte sanitaire ce samedi soir après la “contamination par des salmonelles de 20 jeunes enfants âgés de moins de 6 mois dans 8 régions différentes”, annonce la Direction générale de la Santé.
Trois marques concernées

Lait Picot SL sans lactose, 1er âge 350g
Lait Pepti Junior sans lactose, 1er âge 460g
Lait Milumel, Bio 1er âge 900g, sans huile de palme

Les 12 lots concernés par le retrait sont, à ce jour :

pour le Lait Picot SL sans lactose 1er âge 350g, les lots 17C0012344 (date limite d’utilisation 15/02/2019), 17C0012877 (DLUO 01/06/2019), 17C0013216 (DLUO 18/09/2019) et 17C0013549 (DLUO 29/09/2019)
pour le Lait Pepti Junior sans lactose 1er âge 460g, les lots 17C0012512 (DLUO 14/09/2018), 17C0012856 (DLUO 01/12/2018), 17C0013179 (DLUO 01/02/2019)
pour le Lait Milumel Bio 1er âge 900g sans huile de palme, les lots 17C0012592 (Date de durabilité minimale 03/04/2018), 17C0012845 (22/05/2018), 17C0012848 (26/08/2018), 17C0012960 (12/09/2018) et 17C0013084 (13/10/2018)A noter que les boîtes de lait de ces marques non concernées par le retrait-rappel (autres numéros de lots) peuvent être consommées.

Un numéro vert mis en place

Les autorités sanitaires recommandent de ne pas utiliser ces lots, même si les bébés concernés ne sont pas en danger. Pour plus d’informations, un numéro vert a été mis à disposition des parents : le 0800 120 120, ouvert de 09h00 à 20h00.
Des gastro-entérites

La salmonelle cause essentiellement des gastro-entérites, qui peuvent être dangereuses chez les personnes vulnérables. Les infections à Salmonella agona surviennent dans les trois jours suivant l’ingestion, et peuvent provoquer des vomissements, une diarrhée parfois sanglante, souvent avec fièvre. L’apparition de ces signes chez un bébé doit conduire les familles à consulter un médecin, rappellent les autorités.

Blédina rappelle des pots pour bébé potentiellement “impropres à la consommation”

Dimanche 3 Decembre 2017 EN INDE, LA TRIBU KHASI CONSTRUIT DES PONTS VIVANTS

Au nord-est de l’Inde, isolée dans la forêt tropicale, une communauté autochtone d’une grande patience a appris à guider et tresser les racines vivantes d’arbres pour les transformer en ponts. Un travail de longue haleine exécuté pour les générations à venir. Une leçon de philosophie et d’humanité.

Tout comme les bâtisseurs et architectes de l’histoire qui n’ont jamais vu leur ouvrage achevé, la tribu khasi, dans la région du Cherrapunji, s’attèle à construire des ponts qu’elle n'empruntera probablement jamais. Et pour cause, il s’agit de « ponts vivants » qui nécessitent plusieurs décennies avant de pouvoir être traversés.

Des mains de l’homme, ces prouesses végétales sont formées grâce à un savant tressage des racines des arbres figuiers caoutchouc, des arbres à la croissance rapide et aux racines particulièrement solides.

Regardez ce reportage pour Radio-Canada signé Thomas Gerbet :

Ces véritables structures vivantes allient force de la nature et génie humain. Un héritage construit pour les futures générations, puisqu’il faut plusieurs dizaines d’années avant que ces ponts ne soient suffisamment solides pour pouvoir être quotidiennement empruntés. Les enfants qui les traversent ont ainsi conscience qu’ils ont été construits pour eux, dix générations plus tôt. Certains ponts auraient même 250 ans et pourraient tenir plus de 400 ans…

Wiston Mawa, le chef du village de Nongriat, explique :

« Les ancêtres ont planté un arbre de chaque côté de la rivière. Les racines ont été patiemment guidées et tressées jusqu’à ce qu’elles atteignent l’autre rive et s’y ancrent.

On a été autorisé à marcher dessus quand j’étais adolescent, il y a 50 ans. »

Un héritage des plus symboliques et une véritable prise de conscience quant à l’importance de préserver leur environnement. Comme les liens tissés entre ces communautés, les ponts de racines continuent de pousser et de se renforcer avec le temps.

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Dimanche 3 Decembre 2017 L’intolérance au gluten pourrait être expliquée par un autre composant se trouvant dans le blé

Êtes-vous l’une de ces personnes qui n’a pas de maladie cœliaque mais qui pense que le gluten cause vos problèmes intestinaux ? Sachez que les scientifiques ont à présent une idée de ce qui se passe réellement. En effet, de nombreuses personnes ont des maux d’estomac lorsqu’ils mangent du pain par exemple. Mais récemment, une étude a montré que cela n’a probablement rien à voir avec le gluten, mais qu’il s’agirait d’un autre composant qui provoque ces maux.

Il faut savoir que la maladie cœliaque, ou l’intolérance au gluten, est une maladie auto-immune caractérisée par une atrophie villositaire : la destruction de la paroi de l’intestin grêle. Il en résulte notamment une malabsorption de certains nutriments, notamment les vitamines, le fer, le calcium, etc. Cela conduit donc à des carences alimentaires.

Cette maladie se manifeste par une réponse immunitaire au gluten, une famille de protéines présentes dans les céréales telles que le blé, le seigle, l’orge et l’avoine. Sur la base de diverses études, la prévalence de la maladie coeliaque dans une population peut atteindre environ 1,3%.

Pourtant, le pourcentage de personnes qui signalent des symptômes indésirables lorsqu’ils mangent du blé est bien plus élevé. La prévalence exacte de la sensibilité au gluten non-cœliaque (SGNC) est inconnue, bien qu’une étude récente suggère qu’elle pourrait être d’environ 13%.

Les scientifiques ont commencé à se demander si le coupable était réellement le gluten et ont donc mené plusieurs recherches à ce sujet pour mieux comprendre ce qui se passe réellement.

Peter Gibson de l’Université Monash (Australie) ainsi que son équipe, ont effectué des recherches approfondies sur la SGNC et ont découvert que cela pourrait être dû aux FODMAP : qui rassemblent les hydrates de carbone à chaîne courte (oligosaccharides), les disaccharides, les monosaccharides et les polyols, peu absorbés par l’intestin grêle.

Ceux-ci fermentent effectivement dans l’intestin, provoquant des ballonnements et d’autres symptômes désagréables. Une étude publiée en 2014 a montré qu’un régime pauvre en FODMAP pouvait grandement réduire les symptômes du syndrome de l’intestin irritable.

Grâce à la nouvelle étude, l’équipe de Gibson a établi une corrélation entre les symptômes gastro-intestinaux indésirables et un type de glucide FODMAP appelé fructane.

Les chercheurs ont recruté 59 personnes qui ne sont pas diagnostiquées avec la maladie coeliaque, mais qui suivent un régime strict sans gluten. Les participants ont reçu des réserves de barres de muesli spécialement conçues, à manger pendant sept jours : un type de barres contenait du gluten, un autre type contenait du fructane et un dernier type n’en contenait aucun (le placebo témoin).

Divisés en trois groupes, les participants ont donc mangé un type de barre pendant sept jours consécutifs et enregistraient tous les symptômes de l’intestin irritable, selon un questionnaire spécialisé. Puis, ils ont eu une semaine de pause pour permettre à tous les symptômes de se dissiper, et sont passés au type de barre suivant.

Cette étude a été menée en « double aveugle », car ni les participants, ni les chercheurs, ne savaient quel type de barre était consommée par quel groupe de personnes, chaque semaine. À la fin de l’essai, les 59 personnes avaient mangé les trois types de barre de muesli, permettant aux chercheurs de comparer les symptômes rapportés avec le contenu réel de ce que les participants avaient consommé.

L’équipe a constaté que, comparé au placebo, la barre de fructane a déclenché 15% de ballonnements de plus et une augmentation de 13% des symptômes gastro-intestinaux. Il n’y avait pas de différence dans les scores de ces symptômes entre le groupe contenant du gluten et les barres placebo.

Ces résultats suggèrent la raison pour laquelle les personnes qui suivent un régime sans gluten pour soulager les symptômes de la SGNC, n’arrivent souvent pas à un rétablissement complet : les fructanes sont présents dans les céréales telles que le blé, le seigle et l’orge, mais apparaissent également dans d’autres aliments, y compris les artichauts, les asperges, l’ail et l’oignon. « Le gluten était à l’origine considéré comme le coupable, en raison de la maladie coeliaque, et le fait que les gens se sentaient mieux quand ils ont cessé de manger du blé. Maintenant, il semble que cette hypothèse initiale était fausse », a expliqué Gibson.

Dimanche 3 Decembre 2017 Trump menace le droit à l'avortement

e texte qui vient d'être adopté par le Sénat américain donne des droits aux «enfants in utero», et ce quel que soit le stade de leur développement.

Ce samedi 2 décembre, le Sénat des États-Unis a adopté à 51 voix contre 49 le projet de réforme fiscale tant désiré par le Président Donald Trump. En plus de rendre «les riches encore plus riches, et tous les autres plus pauvres», selon Quartz, ce texte introduit une menace au droit à l'avortement, relève le magazine en ligne.

En effet, dans sa section 1202, le projet de loi évoque les «Plans 529»: ce programme, qui existe depuis 1996, permet aux familles américaines d'épargner pour offrir des études à leurs enfants, tout en bénéficiant d'avantages fiscaux. Dans cette partie du projet, trois petits mots se sont glissés, comme du pain béni pour les militants pro-vie: parmi les bénéficiaires de ces plans d'épargne, la nouvelle loi introduit les «enfants à naître». Et la définition qu'elle en donne a de quoi inquiéter les défenseurs de l'avortement: ces enfants désignent, selon les auteurs du texte, les «enfants in utero». Et un «enfant in utero», toujours selon les auteurs du texte, est défini comme «un membre de l'espèce des homo-sapiens, quel que soit son stade de développement, porté dans le ventre [d'une femme]».

Cette cascade de définitions inquiète Quartz: à travers ce texte, le Sénat intègre le fait que la «personnalité [juridique] s'acquière dès la conception». Un concept qui est pourtant rejeté par la Cour Suprême, rappelle le site. En élargissant de la sorte la définition des «enfants à naître», et en leur garantissant des droits, ce projet de loi légitime les arguments des militants pro-vie.

Bien qu'elle ait été adoptée par le Sénat, cette loi ne pourra néanmoins entrer en vigueur que si elle est harmonisée avec le texte déjà adopté par la Chambre des Représentants, souligne RFI. Les Républicains espèrent une issue avant Noël.

Dimanche 3 Decembre 2017 Nutri-score : 26 organisations dénoncent 6 géants de l'alimentation (France)

À l'invitation de l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, 26 organisations ont signé une pétition qui condamne les manœuvres de six grandes multinationales qui, s'opposant au « Nutri-score », adoptent un système qui est une source de confusion pour les consommateurs.





La France a adopté, en octobre 2017, le « Nutri-score » destiné à figurer sur la face avant des emballages des aliments avec un double objectif :





mieux informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments et leur permettre de les comparer entre eux ;

inciter les industriels à améliorer la composition de leurs produits.

Le choix du logo a été fait sur la base des travaux scientifiques reconnus. Le bureau Europe de l’Organisation mondiale de la Santé a notamment salué le fait que « la France a très largement fondé sa décision sur les données probantes disponibles à ce sujet ».

Mais son adoption repose sur l’engagement volontaire des entreprises. La pétition condamne « "toutes les tentatives de brouillage de cette initiative, en particulier la position de grandes multinationales (Nestlé, Coca-Cola, PepsiCo, Mars, Mondelez et Unilver) qui refusent le Nutri-Score et appellent, notamment en France via la Fédération des produits de l’épicerie et de la nutrition spécialisée Alliance 7, à utiliser un autre système, basé sur une approche par portions, beaucoup moins claire pour les consommateurs et source de confusion." »

Dimanche 3 Decembre 2017 Le laboratoire Sanofi déconseille l’utilisation de son vaccin contre la dengue

Le groupe pharmaceutique déconseille l’utilisation de Dengvaxia, son vaccin contre la dengue, sauf pour les personnes qui ont déjà des antécédents de la maladie.

Deuxième coup dur pour Sanofi. Alors que le groupe pharmaceutique peine à vendre Dengvaxia, son vaccin contre la dengue, il a indiqué le déconseiller aux personnes déjà contaminées par le virus de la dengue. Après une nouvelle analyse « à long terme» sur l’efficacité du vaccin, il s’avère qu’il existe « des écarts de performance basés sur des antécédents d’infection par la dengue », explique l’entreprise dans un communiqué.

En somme, le Dengvaxia n’a aucun effet sur le long terme sur les personnes qui n’ont aucun antécédent avec le virus. De plus, pour ces mêmes personnes, le groupe estime que « les analyses montrent qu’à plus long terme à la suite de la vaccination, davantage de cas sévères de dengue pourraient être observés en cas d’exposition au virus ».

Cependant, Sanofi précise dans le communiqué que « l’analyse confirme que Dengvaxia apporte un effet protecteur persistant contre la dengue, aux individus déjà infectés par le passé ». Face à ces résultats, le géant pharmaceutique va demander aux agences réglementaires nationales de mettre à jour la notice et ce, dans tous les pays concernés par le virus de la dengue.
Des répercussions financières

C’est une situation délicate pour Sanofi. D’autant plus que ce vaccin contre la dengue s’est moins bien vendu en 2017 qu’en 2016. Selon Les Echos, il n’a généré que 22 millions d’euros de revenus en 2017, contre 55 millions d’euros en 2016.

Pour l’instant, Sanofi ne serait parvenu à vendre que 10 % de ses doses et le nombre de doses invendues seraient estimé à 40 00 millions. Plus prudente dans son communiqué, la multinationale française indique que « l’effet de ces éléments sur le résultat net des activités n’a pas encore été précisément évalué ».

Dimanche 3 Decembre 2017 En Crète, des empreintes de pas remettent en cause l'évolution humaine

De mystérieuses empreintes fossilisées datant de 5,7 millions d'années ont été trouvées en Crète. Selon certains chercheurs, il pourrait s'agir de traces d'hominines. Mais, si tel est bien le cas, il faudrait alors totalement repenser l'origine du genre Homo.

Un article publié récemment dans Proceedings of the Geologists' Associationpar les membres d'une équipe internationale de chercheurs (essentiellement des chercheurs polonais en géosciences) fait quelques vagues dans le petit monde de la paléontologie. Elle porte sur une découverte dont l'interprétation, si elle venait à être avérée, serait fort intéressante, mais peut-être pas aussi révolutionnaire tout de même (quoique) que la découverte d'Homo naledi ou que celle des restes fossilisés d'Homo sapiens primitifs sur le site de Djebel Irhoud, au Maroc.

Tout commença en 2002, lorsque le paléontologue polonais Gerard Gierlinski tomba par hasard sur ce qui semblait être des empreintes fossiles de mammifères dans une couche sédimentaire, lors de ses vacances en Crète. Le chercheur ne revint vraiment sur le site qu'en 2010 ; c'est alors que des recherches plus approfondies débutèrent dans la région de Trachilos, près de la ville de Kissamos, située à l'ouest de l'île. Une véritable piste, avec 29 traces de pas dont les tailles sont comprises entre 9,9 et 22,3 cm de longueur, fut finalement découverte. Or, selon les chercheurs, ces traces proviendraient de bipèdes et, surtout, de mammifères dont les pieds seraient ceux d'hominines, ce qui les rattacherait directement à nous.



Des hominines qui traversent une Méditerranée à sec ?

Les chercheurs ont bien évidemment voulu dater leur trouvaille. Ils ont été aidés en cela par la présence de foraminifères dans la strate sédimentaire portant les empreintes de pas supputées. Il faut savoir que ces micro-organismes marins évoluent avec le temps, ce qui fait d'eux des marqueurs temporels efficaces pour dater une couche dans laquelle ils se trouvent fossilisés. Dans un premier temps, un âge compris entre 8,5 et 3,5 millions d'années fut ainsi obtenu. Ces traces sont donc au moins aussi anciennes que celles de Laetoli, découvertes en Tanzanie en 1978 et qui sont datées d'environ 3,5 millions d'années (très célèbres, elles sont attribuées aux australopithèques).

Mais comment diable des hominines primitifs de cette époque, tout juste en train de développer des outils rudimentaires, auraient-ils bien pu traverser la Méditerranée ? C'est oublier un peu vite la fameuse crise de salinitémessinienne, c'est-à-dire un assèchement important, et peut-être même complet, de cette mer du fait de la fermeture temporaire du détroit de Gibraltar, provoquée par les mouvements de la tectonique des plaques. Transitoire, cet assèchement s'est produit pendant le Messinien, à la fin du Miocène, il y a 5,96 à 5,33 millions d'années. Or, justement, les études stratigraphiques montrent que la couche trouvée en Crète est proche d'une couche repère bien connue de cet évènement. Nous savons donc que les bipèdes ayant laissé ces traces devaient vivre il y a environ 5,7 millions d'années. Une bonne partie de la Méditerranée ressemblait alors à la dépression de l’Afar et le Sahara n'était pas un désert mais une savane africaine.

La Crète n'étant alors pas une île, les traces de Trachilos pourraient bien avoir été laissées par des hominines. Mais certains paléoanthropologues le nient sur la base de la structure de ces empreintes qui, hélas, ne sont pas d'une qualité suffisante pour que le débat soit tranché rapidement. Or, jusqu'à présent, les traces d'hominines datant de plus de 2 millions d'années ont toutes été retrouvées en Afrique. Il faudrait donc en conclure que ces hominines auraient pu s'aventurer au-delà plus tôt qu'on ne le pensait. D'ailleurs, c'est bien ce que certains pensent déjà en se basant sur des découvertes de dents appartenant au grécopithèque (Graecopithecus freybergi) qui, bien que cela soit débattu, pourraient faire de lui l'ancêtre du genre Homo, ce qui bouleverserait nos idées sur nos origines.

CE QU'IL FAUT RETENIR

Une piste, avec ce qui semble être 29 traces de pas, dont les tailles sont comprises entre 9,9 et 22,3 cm de longueur, a été découverte en Crète.

Selon les chercheurs à l'origine de cette découverte, ces traces proviendraient de bipèdes et, surtout, de mammifères dont les pieds seraient ceux d’hominines et pas de singes. D'autres chercheurs ne sont pas d'accord.

Si tel est bien le cas, étant âgées d'environ 5,7 millions d'années, ces traces pourraient conduire à repenser la chronologie et la structure de l'arbre des hominines menant à Homo sapiens.

Dimanche 3 Decembre 2017 Séisme de magnitude 6 dans l’est de l’Iran

Un séisme de magnitude 6 s’est produit tôt vendredi 1er décembre dans l’est de l’Iran, près de la ville de Kerman, a annoncé l’Institut géologique américain (USGS).

Le tremblement de terre a été enregistré à 10 kilomètres de profondeur et localisé à 58 km au nord-est de Kerman. Il a été suivi d’une secousse de magnitude 5 une dizaine de minutes plus tard, a précisé l’USGS.

Le centre sismologique de l’université de Téhéran a pour sa part rapporté un séisme de 6,1 suivi de deux autres : l’un de 5,1 et l’autre de 4 à 59 kilomètres au nord de Kerman non loin de la localité de Hojedk. « Lors d’un entretien téléphonique, le sous-préfet nous a dit que pour l’instant aucun mort n’a été signalé mais il y a eu des dégâts dans plusieurs villages habités », a déclaré à la télévision d’Etat Hossein-Ali Mehrabizadeh, un responsable de la cellule de crise de la province de Kerman.

Selon un autre responsable local cité par les médias, « des routes menant à certains villages ont été bloquées et les murs de certains bâtiments anciens se sont effondrés ». Des habitants de Kerman sont sortis dans la rue alors que des automobilistes se sont rués vers les stations d’essence, selon les agences.
505 morts à la mi-novembre

La cellule de crise a été réunie à Kerman pour évaluer la situation et des équipes du Croissant-Rouge et des forces de l’ordre ont été envoyées dans les villages pour une première évaluation, selon un responsable de la province interrogé par la télévision d’Etat.

Le séisme qui a frappé la province de Kermanshah, dans l’ouest de l’Iran, il y a près de trois semaines a fait 505 morts, selon le dernier bilan fourni par les autorités.

Ce violent séisme de magnitude 7,3 avait été ressenti dans la nuit du 12 au 13 novembre sur toute la façade occidentale de l’Iran. Toutes les victimes iraniennes ont été recensées dans la province de Kermanshah, frontalière de l’Irak, où la catastrophe a fait huit morts. En Iran, le tremblement de terre a fait quelque 8 000 blessés et détruit ou endommagé environ 30 000 logements, selon les chiffres officiels.

En décembre 2003, un séisme avait anéanti la ville historique de Bam, dans la province de Kerman. Au moins 31 000 personnes avaient été tuées. En avril 2013, l’Iran avait subi à quelques jours d’intervalle deux séismes de magnitude 6,4 puis 7,7 – la plus forte secousse depuis 1957 dans le pays. Ils avaient fait une quarantaine de morts en Iran et autant au Pakistan voisin.

Dimanche 3 Decembre 2017 Le Conseil d’Etat saisi sur la présence d’aluminium dans les vaccins

Une requête déposée par l’avocate Jacqueline Bergel au nom d’un collectif de trois mille personnes, enregistrée mardi 14 novembre par le Conseil d’Etat, selon les informations du Monde, va relancer la controverse sur la présence de sels d’aluminium dans les vaccins. La question, longtemps cantonnée à des débats entre scientifiques, mais dont se sont récemment emparés les collectifs vaccino-sceptiques, devra désormais aussi être étudiée par la justice administrative.

C’est en vertu du « principe de précaution » que l’avocate, initialement spécialiste du droit immobilier, demande l’interdiction des sels d’aluminium dans les vaccins obligatoires (qui passeront de trois à onze à partir du 1er janvier 2018 pour les enfants à naître afin d’améliorer la couverture vaccinale) et insiste pour que les autorités contraignent les laboratoires pharmaceutiques à utiliser « des adjuvants alternatifs », « tels que le phosphate de calcium ». Me Bergel se réfère, notamment, aux travaux de l’équipe du Pr Romain Gherardi (Inserm, AP-HP) pour dénoncer les « effets secondaires néfastes tant pour les enfants très jeunes que pour les adultes » que provoqueraient les adjuvants aluminiques.


Rejet implicite

Cette procédure, « en aucun cas une remise en cause de la vaccination »,précise l’avocate, a été lancée au cœur de l’été par une « demande préalable » de retrait de ces adjuvants adressée au ministère de la santé alors que la ministre, Agnès Buzyn, expliquait, dans un climat de défiance vaccinale, les raisons pour lesquelles elle voulait faire passer de trois à onze le nombre de vaccins obligatoires.

Le rejet implicite par le ministère de la demande de l’avocate a permis à cette dernière de déposer sa requête devant le Conseil d’Etat et d’obliger la justice à se pencher sur le sujet. Une audience aura lieu au terme de la phase d’instruction — de plusieurs mois — durant laquelle les parties s’échangeront pièces et mémoires.

Les adjuvants à l’aluminium incriminés sont utilisés depuis près d’un siècle par l’industrie pour stimuler la réponse immunitaire, mais depuis quelques années ils sont soupçonnés d’être à l’origine de maladies graves et invalidantes chez certaines personnes au profil génétique particulier.

En France, l’équipe du Pr Romain Gherardi, chef de service du centre de référence des maladies neuromusculaires à l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil, est celle qui, en 1998, a décrit la myofasciite à macrophages. Le lien entre la vaccination et l’apparition des symptômes de cette maladie (fatigue chronique souvent associée à des troubles cognitifs, douleurs musculaires) ne fait, pour lui, plus guère de doute. Certains organismes n’élimineraient pas correctement les sels d’aluminium injectés là où la quasi-totalité de la population parvient à le faire. Les nanocristaux d’aluminium emprisonnés dans les macrophages migreraient alors vers le cerveau.


Pas de consensus
Ces conclusions sont partagées par d’autres équipes ailleurs dans le monde, mais elle ne font pas consensus. Aucune étude épidémiologique n’a pour le moment permis de trancher le débat. Les études indépendantes qui permettraient d’y voir plus clair peinent à trouver des financements. Dans le doute, chercheurs et associations, comme E3M (Entraide aux malades de la myofasciite à macrophages), proposent de remplacer l’adjuvant controversé par un autre.

Selon Agnès Buzyn qui s’est déjà exprimée sur les adjuvants. « Ils ne sont pas nocifs pour la santé, ainsi que tous les rapports le montrent », a-t-elle répondu à la fin de juillet à une députée La République en marche qui l’interrogeait sur le sujet à l’Assemblée. A la fin de septembre, l’Agence nationale de sécurité du médicament a rappelé dans un communiqué qu’« à ce jour », « aucun signal de sécurité lié à l’aluminium contenu dans les vaccins n’a conduit à remettre en cause le rapport bénéfice/risque des vaccins contenant de l’aluminium, en France, et à travers le monde ».

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Vendredi 1 Er Decembre 2017 Quatorze signalements de décès de patients prenant du Levothyrox



Les décès ont été enregistrés dans la base nationale qui recense les effets indésirables. L’ANSM estime qu’aucun lien « ne peut être établi » avec le médicament.




Quatorze décès de patients prenant du Levothyrox (Merck) ont été enregistrés dans la base nationale recensant les effets indésirables des médicaments. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a confirmé mercredi 29 novembre les informations du numéro zéro de l’hebdomadaire Ebdo. Mais à ce stade, précise l’ANSM, « aucun lien ne peut être établi avec le médicament ». Depuis le changement de formule, fin mars, du Levothyrox – destiné à soigner l’hypothyroïdie –, pris par trois millions de personnes, des milliers d’entre elles ont dénoncé des effets indésirables, parfois graves (fatigue, maux de tête, insomnies, vertiges, douleurs articulaires et musculaires…).



Dans le rapport de pharmacovigilance rendu public par l’ANSM le 10 octobre, qui rendait compte des effets indésirables à mi-septembre, quatre étaient des décès. Une femme de 87 ans, diabétique, et qui a eu un accident vasculaire cérébral ischémique, une mort subite d’une femme de 78 ans, qui prenait un grand nombre d’autres médicaments, une patiente de 34 ans recevant un lourd traitement psychiatrique et une de 39 ans après un oedème pulmonaire avec insuffisance cardiaque, indiquait ce rapport.



Lire aussi : Les effets indésirables du Levothyrox ne sont pas dus à la nouvelle formule, selon l’ANSM

Depuis, dix autres décès ont été rapportés dans la base nationale de pharmacovogilance, dont des morts fœtales. Le « lien avec le Levothyrox n’est pas établi », précisait le rapport mi-octobre, ce que rappelle l’ANSM dans un tweet mercredi soir. « Ces patients recevaient plusieurs traitements et souffraient pour la plupart de pathologies graves », dit l’agence. A mi-septembre, 14 633 signalements d’effets indésirables avaient été déclarés, ce sont des milliers de plus aujourd’hui. Mais l’ANSM ne communique pas ces chiffres. Et indique simplement que « l’enquête se poursuit ». Des résultats seront présentés fin janvier.

@ebdolejournal Les signalements de décès et de cas graves font systématiquement l’objet d’une vigilance particulièr… https://t.co/zNdjvrnHI9
— ansm (@ANSM)

Si l’ANSM considère que les décès ne sont pas liés au Levothyrox, « comment l’ANSM ou le ministère peuvent-ils certifier qu’il n’y a pas de décès sous Levothyrox ? Ils n’en savent rien. », explique un expert de l’ANSM de façon anonyme dans Ebdo.


« Crise médiatique »



Cette suspicion fait en tout cas prendre une nouvelle tournure à cette crise. Dans un entretien à Libération le 11 octobre, Dominique Martin, directeur général de l’ANSM, déclarait, « si l’on se réfère aux normes internationales, il n’y a pas eu de décès (…) les effets rapportés ne mettent pas en danger la vie des personnes ». De plus le député Jean-Pierre Door avait présenté le 31 octobre les conclusions de sa « mission flash » sur le Levothyrox devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale : « Il n’y a pas de crise sanitaire mais une crise médiatique, autour de la nouvelle formule du Levothyrox ». L’association Vivre sans Thyroïde avait alors parlé de « canular indécent pour les patients ».

Par ailleurs, le professeur émérite Claude Hamonet évoque dans The Conversation une nouvelle piste d’explication quant aux effets indésirables. Des personnes prenant le Levothyrox pourraient être touchées par le syndrome d’Ehlers-Danlos, une maladie héréditaire méconnue, qui pourrait être à l’origine de ces troubles. Ce syndrome peut avoir des symptômes proches de l’hypothyroïdie.

Au plan judiciaire, 2 500 dossiers, dont 500 complets, de nombreuses plaintes de patients mécontents, dont beaucoup se sentent trahis et mal informés, ont été ou vont être déposées contre le laboratoire Merck, la ministre de la Santé, l’ANSM, etc.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/

Vendredi 1 er Decembre 2017  Antidépresseurs : ce qu’ils font VRAIMENT à votre cerveau

Chers amis de la Santé,

Il y a quelques années, je me suis résolu à prendre un médicament antidépresseur.

Je n’étais pas déprimé…. mais je cherchais désespérément une solution à un problème de santé inexpliqué : fatigue persistante, brouillard mental, déséquilibres hormonaux.

J’avais déjà vu beaucoup de médecins, sans résultats.

J’avais même passé plusieurs nuits avec des électrodes sur la tête pour mesurer la qualité de mon sommeil – j’étais convaincu que tous mes problèmes venaient de là, car je ne me réveillais jamais reposé, même après une nuit de 10 heures.

Prêt à tout, j’étais allé jusqu’à tester un traitement de choc : chaque soir, je mettais sur le visage un masque à oxygène, relié à une machine ronronnante… sans autre résultat que de me sentir encore plus épuisé qu’avant.

Quand j’ai obtenu un rendez-vous avec le Professeur C., j’ai repris espoir. Après tout, ce professeur de médecine interne était réputé pour traiter les « fatigues chroniques inexpliquées ».

Malheureusement, il n’a pas trouvé mieux que de me diagnostiquer une possible « dépression masquée ». Traduction : il n’avait pas la moindre idée du mal dont je souffrais.

Mais comme j’étais à court de solutions, j’ai suivi son conseil. Et j’ai donc avalé chaque jour, pendant plusieurs semaines, un médicament « anti-dépresseur » (Seroplex).

En réalité, j’étais vulnérable et mal informé… comme des millions de patients qui sont tombés dans ce piège.

Comment pouvais-je savoir que j’étais en train de prendre un risque invraisemblable – perturber durablement l’équilibre de mon cerveau – pour un bénéfice imaginaire ?
C’est établi : ces médicaments ne guérissent PAS la dépressionCar il est aujourd’hui bien établi que les antidépresseurs chimiques n’ont globalement pas plus d’effet sur la dépression qu’un simple placebo (une pilule contenant du sucre).

Certes, il arrive fréquemment que des patients aillent mieux après avoir pris ce traitement. Mais on sait désormais qu’ils auraient ressenti la même amélioration avec une gélule vide.

Cela peut paraître surprenant, quand on sait que des millions de Français continuent de se voir prescrire ces médicaments… mais les preuves scientifiques sont très solides.

En 2008, des chercheurs ont passé en revue les 47 études scientifiques portant sur la classe la plus populaire d’antidépresseurs : les « inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine » (ISRS) - les fameux Prozac, Plaxil et Zoloft… et Seroplex.

Leur conclusion, publiée dans le prestigieux journal médical PLoS (Public Library of Science) est sans appel [1] :

« Les antidépresseurs de nouvelle génération ne fonctionnent pas mieux qu’un placebo (produit inactif donné à l’insu du patient) pour la majorité de patients souffrant d’une dépression légère ou modérée (…) Il semble y avoir très peu de raisons de prescrire des antidépresseurs à qui que ce soit sauf aux personnes les plus sévèrement déprimées ».
Deux ans plus tard, c’est le très reconnu journal JAMA (Journal of the American Medical Association) qui enfonce le clou. [2]

Leur conclusion est exactement la même : « l’intérêt d’un traitement antidépresseur comparé au placebo semble être minime ou inexistant chez les patients avec des symptômes légers ou modérés » (c’est à dire 90 % des patients [3]).

Un autre essai clinique publié par le JAMA en 2015 a même conclu que le Prozac pouvait être moins efficace qu’un simple placebo ! [4] 
Pas mieux qu’un placebo…mais beaucoup plus dangereux !Et tout récemment, en 2016, le Lancet a enfoncé le clou en confirmant l’inefficacité des antidépresseurs chez les enfants (car figurez-vous qu’on en est venu à en prescrire à des enfants !). [5]

Après avoir examiné 34 études réalisées sur 14 médicaments antidépresseurs différents, ils ont conclu que 13 sur 14 d’entre eux n’avaient pas plus d’effet qu’un placebo, y compris sur les dépressions sévères.

Encore une fois, cela ne veut pas dire que les antidépresseurs ne « marchent » jamais. L’effet placebo contribue à guérir de nombreuses maladies… et il est particulièrement puissant dans le cas de la dépression.

La raison est simple : la dépression est souvent synonyme de désespoir… et c’est une réelle lueur d’espoir pour les patients que de se voir proposer un médicament.

Si les antidépresseurs étaient inoffensifs, je ne verrais donc aucun inconvénient majeur à ce qu’ils soient prescrits.

Le « hic », évidemment, c’est que ce n’est pas le cas. Loin de là.

Je ne vous ferai pas ici la longue liste de leurs effets secondaires : nausées, vomissements, insomnie, perte de libido. Je ne détaillerai pas non plus les graves dégâts qu’ils peuvent causer sur le long terme : risque accru de crise cardiaque [6], ostéoporose [7], saignements de l’estomac. [8]

Tout ceci est connu et bien établi scientifiquement.

Ce dont je veux vous parler aujourd’hui, c’est d’un fait trop souvent passé sous silence : ces pilules ont plus de chances de détruire votre cerveau que de le réparer… et de vous enfermer dans la dépression plutôt que de vous en sortir !

Si vous êtes sceptique, c’est normal – moi-même je n’imaginais pas que cela pouvait être possible.

Mais les faits sont là :
Les antidépresseurs n’ont PAS été inventés pour soigner la dépressionTout commence pendant la seconde guerre mondiale. Croyez-le ou non, le premier « antidépresseur » est né… des recherches de l’Allemagne nazie pour propulser ses missiles V-2 !

Les Allemands cherchaient une alternative à l’essence et à l’oxygène liquide, dont ils manquaient cruellement. Et c’est ainsi qu’ils sont tombés sur une nouvelle molécule intéressante, l’hydrazine.

Quel rapport avec la santé ? Aucun, au départ. Mais à la fin de la guerre, les laboratoires pharmaceutiques se mirent à tester toutes les molécules chimiques qu’ils avaient sous la main, au cas où elles pourraient guérir des maladies.

Et c’est ainsi qu’ils ont découvert qu’un composé de l’hydrazine avait des effets positifs… sur la tuberculose !

Très vite, des patients l’ont essayé… et ce médicament produisit chez eux un « effet secondaire » inattendu : celui d’être un stimulant. La presse à sensation rapporta même le récit de tuberculeux en train de « danser dans les jardins de l’hôpital ».

Inévitablement, des psychiatres ont voulu essayer cette étrange pilule sur leurs patients dépressifs. Et rapidement, une autre molécule aux effets comparables est arrivée sur le marché : l’imipramine.

Notez bien qu’aucune étude probante n’avait encore prouvé leur quelconque efficacité pour sortir des patients de la dépression. Les seules études prometteuses avaient été réalisées… sur des animaux !

Mais cela suffit au New York Times pour qualifier en 1959 ces nouveaux médicaments « d’antidépresseurs », comme si ces simples « stimulants » pouvaient guérir une maladie aussi complexe que la dépression !
La théorie « chimique » qui arrange tout le mondeLa vérité est que les psychiatres voulaient eux aussi avoir leur « pilule miracle », comparable aux antibiotiques. Eux aussi voulaient se prévaloir d’une médecine « scientifique ».

Le problème, c’est qu’ils n’avaient pas la moindre idée des causes biologiques de la dépression.

Ils étaient donc dans l’impasse… jusqu’à ce qu’ils constatent que leurs deux nouvelles molécules soit-disant « antidépressantes » avaient un point commun : elles augmentaient toutes les deux la sérotonine et la noradrénaline dans le cerveau.

Et cela leur suffit pour lancer une théorie grandiose, promise à un bel avenir marketing : la dépression serait causée par un « déséquilibre chimique » dans le cerveau.

Pour la soigner, il suffirait donc de prendre des médicaments ayant pour effet d’inverser ce déséquilibre et d’augmenter la sérotonine dans le cerveau.

Cette théorie, simple et compréhensible par tous, avait tout pour plaire.

Pour les patients déprimés, c’était souvent une véritable libération que d’apprendre que leur calvaire était dû à un « déséquilibre chimique » qui allait bientôt être réparé par les médicaments.

Les psychiatres y gagnèrent un prestige incontestable : eux aussi étaient désormais capables de « guérir » des maladies par des médicaments – plutôt que par la parole !

Et bien sûr, les laboratoires pharmaceutiques tenaient leur poule aux œufs d’or avec des perspectives de recettes sonnantes et trébuchantes.

Sauf que… si l’on examine tout ça la tête froide, on se rend compte de la dangerosité inouïe de cette « expérimentation ».
Non mais ça ne va pas la tête ?Sur la simple observation qu’une molécule semblait avoir un effet stimulant… on en a conclu sans preuve sérieuse qu’elle pouvait soigner la dépression… et sur cette base déjà fragile, on a construit de toutes pièces une nouvelle « théorie chimique » de la dépression.

Tout cela, en balayant au passage des siècles d’observations, qui liaient la dépression à une tristesse généralisée, généralement causée par des épreuves de la vie.

Mais ce n’est même pas le plus grave.

Le vrai problème est que l’on savait dès le départ que ces médicaments interfèrent violemment avec le fonctionnement normal du cerveau.

Cela, personne ne le dit aux millions de patients sous antidépresseurs. Alors qu’ils devraient être les premiers informés de la façon dont ces médicaments agissent !

Laissez-moi vous expliquer un peu plus précisément leur mécanisme d’action. Cela demande un minimum d’attention, mais croyez-moi, vous ne serez pas déçus du voyage.
Comment les antidépresseurs détraquent votre cerveauPour que votre cerveau fonctionne, vous avez besoin que vos neurones se « connectent ».

Et lorsqu’ils se connectent, ils se transmettent des « messagers chimiques », comme la sérotonine, impliquée dans la gestion de l’humeur, ou la noradrénaline, impliquée dans la gestion du stress.

Notez bien que j’utilise volontairement ce terme flou « impliqué dans la gestion de l’humeur », parce qu’on n’a aucune idée, encore aujourd’hui, de la façon dont tout cela fonctionne précisément.

Donc, les neurones se transmettent des substances chimiques. Par quel mécanisme ?

C’est très simple : il y a un neurone qui émet la sérotonine, un autre qui reçoit cette sérotonine.

Là où il y a une petite subtilité – c’est que le neurone qui émet de la sérotonine, en récupère une petite partie après coup.

C’est ce que l’on l’appelle la recapture de la sérotonine émise.

Si vous avez compris ça, vous avez tout compris au fonctionnement des antidépresseurs modernes.

Car ce qu’ils font, c’est qu’ils bloquent la « récupération » de la sérotonine par le neurone qui vient de l’émettre. Ils l’empêchent de reprendre « sa part ». Conséquence : le neurone « récepteur » va recevoir davantage de sérotonine !

Et voilà pourquoi on appelle les antidépresseurs des « inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ».

Le problème, c’est que tout ceci soulève des questions très gênantes pour la psychiatrie.
Et maintenant, les questions qui fâchentPremière question : admettons un instant que la dépression soit bien causée par un manque de sérotonine dans le cerveau (ce qui n’est pas démontré). Si c’est le cas, d’où vient ce manque ? Comment en arrive-t-on à « manquer » de sérotonine ?

On ne sait pas vraiment. Personne n’a d’explication probante.

Ce que l’on sait avec certitude, en revanche, c’est que ce manque de sérotonine dans le cerveau n’est en aucun cas lié à une « recapture excessive » de la sérotonine par les neurones émetteurs.

Ce qui signifie que les médicaments n’agissent pas du tout sur la cause du problème.

Ce ne serait pas forcément un problème si, comme pour Alzheimer ou Parkinson, la dépression était irréversible et qu’on n’avait aucune autre solution pour soulager les patients.

Mais ce n’est pas le cas, évidemment. Non seulement ces médicaments sont globalement inefficaces, comme on l’a vu… mais cela fait des siècles qu’on dispose d’excellents outils pour guérir la dépression naturellement : psychothérapie, activité sportive et acuponcture, pour ne mentionner que ceux qui ont été validés scientifiquement. [9]

Deuxième question : pourquoi diable la nature a-t-elle prévu que nos neurones « recapturent » une partie de la sérotonine qu’ils émettent ?

Là non plus, on ne sait pas vraiment.

Et c’est là que cela devient franchement inquiétant. Car il est évident que cela sert à quelque chose. Ce n’est certainement pas pour rien que nous avons des récepteurs spécialisés sur nos neurones, dont la seule mission est de récupérer une partie de la sérotonine émise.

Mais si cela sert à quelque chose, n’est-il pas inquiétant de bloquer chimiquement ce processus naturel ? N’est-ce pas la définition même de l’apprenti-sorcier que d’interférer brutalement de la sorte avec un organe aussi sensible et mal compris que le cerveau ?

Qui sait si ce bloquage ne pourrait pas être un début d’explication aux effets très inquiétants que les antidépresseurs produisent sur la personnalité des patients ?

Apathie émotionnelle, agitation maniaque [10], pensées suicidaires [11] : voilà quelques uns des effets secondaires fréquents des antidépresseurs… et dont on ignore encore totalement les causes !

Troisième question, sans doute la plus explosive : l’augmentation artificielle de la sérotonine dans la synapse ne risque-t-elle pas de produire des conséquences problématiques à long terme… comme une forme d’accoutumance ou d’addiction ?

On n’en n’est pas encore sûr… mais c’est très probable !

On l’a vu, sous l’effet du médicament, le neurone « récepteur » reçoit plus de sérotonine qu’il n’en aurait reçu naturellement.

Le risque, évidemment, est que notre cerveau cherche à contre-carrer cette situation qu’il n’a pas voulue.

Face à cet « excès » de sérotonine, les récepteurs peuvent « s’émousser », se « désensibiliser ». Leur nombre peut même se réduire. Et si cela se produit, il faudra à l’avenir plus de sérotonine pour obtenir le même résultat. Comme une drogue.

Vous voyez où je veux en venir ?

Lorsque vous arrêtez de prendre vos médicaments, la sérotonine disponible dans votre cerveau se réduit mécaniquement. Mais si entre-temps, vos neurones récepteurs ont été désensibilisés, vous allez vous retrouver… en carence chronique de sérotonine !! Avec des effets désastreux et chroniques sur votre humeur !

N’est-il donc pas grand temps de se demander si ces médicaments ne sont pas en train de créer de toutes pièces le « déséquilibre chimique » qu’ils sont sensés « corriger » ?
L’hypothèse effrayante dont personne n’ose parlerPour le Dr Peter Gotzsche, co-fondateur de la fondation Cochrane, reconnue dans le monde entier, cela ne fait plus de doute :

« La théorie selon laquelle les patients dépressifs manquent de sérotonine a été réfutée depuis longtemps. Il n’y a pas de déséquilibre chimique au départ, mais en donnant des médicaments, on crée un déséquilibre chimique ». [12]
De plus en plus de médecins et psychiatres se posent aujourd’hui cette terrible question : et si l’épidémie de dépression chronique que l’on connaît depuis 30 ans était en partie causée… par les médicaments sensés la soigner ? [13] [14] 

De fait, si vous ouvrez un manuel de psychiatrie datant d’avant les années 1970, vous verrez que la dépression d’hier ressemble peu à celle d’aujourd’hui. [15]

Le nombre de patients touchés par un épisode dépressif était beaucoup plus rare. La « maladie » n’apparaissait qu’à partir de 40 ans… et la plupart de ceux qui étaient touchés en guérissaient définitivement, sans rechute, au bout de quelques mois.

Aujourd’hui, la dépression a totalement changé de visage : elle frappe désormais une personne sur dix (5 millions de Français !!), y compris des adolescents… et les chances de s’en sortir sont beaucoup plus faibles qu’avant !

Prenez l’une des plus larges études réalisées dans les années 2000, l’essai «STAR*D » : sur 4 041 patients atteints de dépression et traités par des médicaments, seuls 3 % s’en sont sortis et se sont sentis bien pendant une année complète. [16]

3 % seulement !! Alors que la plupart d’entre eux ne souffaient que d’une dépression « modérée » !

Et ce n’est pas tout : avant l’explosion de la consommation de Prozac, au début des années 1990, seuls 10 à 15 % des patients ayant connu une dépression majeure étaient considérés comme « résistants au traitement » (on ne parvenait pas à la guérir).

Au milieu des années 2000, ce sont désormais 40 % des patients qui tombent dans un état de dépression chronique, sans réel espoir de s’en sortir ! [17] 

Ce ne sont pas des preuves définitives, mais c’est un faisceau d’indices plus que troublants [18] [19] : tout se passe comme si les antidépresseurs rendait les patients plus vulnérables… et davantage à risque de rechuter !
N’arrêtez SURTOUT PAS vos médicaments d’un coupJ’ai bien conscience du caractère extrêmement inquiétant de ce que je vous écris.

Mais je vous en prie, si vous prenez en ce moment des antidépresseurs, il ne faut en aucun cas les arrêter d’un seul coup.

La plupart des suicides attribués aux antidépresseurs se produisent à deux moments : celui où le patient commence à prendre ses médicaments… et celui où il arrête de les prendre !

C’est précisément parce que ces médicaments altèrent la chimie de votre cerveau qu’il est très dangereux de les arrêter d’un coup : faites-vous accompagner par un spécialiste !

(Dans mon cas, c’était inutile car je les ai arrêtés au bout d’un mois, en accord avec le Professeur C. dès qu’il a été apparent qu’ils ne changeaient rien à mon problème)

Autre précision d’importance : ce n’est pas parce que la dépression n’est pas due au départ à un « déséquilibre chimique » qu’elle n’a rien à voir avec la biologie.

On sait au contraire que des états inflammatoires aggravent le risque de dépression – et c’est pourquoi une alimentation anti-inflammatoire, riche en fruits et légumes et en oméga-3, a une réelle efficacité anti-dépressive.

Je ferai une lettre complète sur toutes solutions qui existent pour voir à nouveau la vie en rose (retenez déjà que l’activité physique, la nutrithérapie, la luminothérapie et la gestion du stress sont des clés majeures pour s’en sortir).

Mais je suis convaincu qu’un malaise psychologique profond n’est presque jamais une simple affaire de « biologie ». Aucune pilule ne suffit à redonner du sens à la vie ou à recréer des liens affectifs.

Si vous êtes dépressif, vous avez tout intérêt à faire un travail d’introspection et de vous faire accompagner par un spécialiste formé aux TCC (thérapies cognitives et comportementales).

Certains chercheurs pensent même que la dépression serait une réaction « normale » de notre organisme : notre corps nous forcerait à tout arrêter pour nous obliger à réévaluer notre existence – et à faire les changements nécessaires pour retrouver la joie de vivre.

C’est sans doute moins facile que d’avaler une « pilule miracle », mais c’est tellement plus réaliste !

Bonne santé, 

Vendredi 1 Er Decembre 2017 Volcans : les superéruptions plus fréquentes que prévu

Les superéruptions volcaniques, qui rejettent des milliards de tonnes de cendres dans l'air, peuvent menacer notre civilisation. Le laps de temps qui sépare deux superéruptions serait plus court que ce que les scientifiques pensaient jusqu'à présent.
CE QU'IL FAUT RETENIR

Le temps entre deux superéruptions a été évalué à 17.000 ans par l’université d’Oxford (Royaume-Uni). Une durée plus courte que celle déduite des estimations précédentes.
La dernière superéruption était celle du Taupo, en Nouvelle-Zélande, il y a 25.000 ans.
Le mont Agung (Bali, Indonésie), qui vient d'entrer en éruption, n’est pas un supervolcan.

Les superéruptions volcaniques sont susceptibles de se produire plus fréquemment qu'on ne le pensait, affirme une étude basée sur des données statistiques. Une équipe de l'université d'Oxford (Royaume-Uni) a en effet calculé que le laps de temps estimé entre deux superéruptions serait en moyenne d'environ 17.000 ans. « C'est substantiellement plus court que les estimations précédentes », souligne cette étude parue mercredi dans la revue Earth and Planetary Science Letters.

Cela « indique que les volcans représentent pour notre civilisation humaine un risque plus grand qu'on ne le pensait », ajoute le texte. Les précédentes estimations de fréquence de ces cataclysmes, réalisées en 2004, considéraient que les superéruptions se produisaient en moyenne tous les 45.000 à 714.000 ans, indique Jonathan Rougier, professeur de sciences statistiques à l'université d'Oxford et principal auteur de l'étude.

« Nous avons réévalué cet intervalle que nous situons désormais entre 5.000 et 48.000 ans, la fréquence la plus probable étant de 17.000 ans », ajoute-t-il. Les superéruptions sont donc « beaucoup plus fréquentes qu'on ne le pensait précédemment tout en restant très rares », déclare ce chercheur à l'AFP.
Le saviez-vous ?



Les volcanologues qualifient de superéruptions les gigantesques éruptions explosives capables de rejeter au moins 1.000 gigatonnes (mille milliards de tonnes) de matière volcanique dans l'atmosphère. Soit assez pour recouvrir de cendres un continent, assombrir le ciel durablement et refroidir le climat de la planète pour des décennies.

La dernière superéruption recensée sur la planète est celle du Taupo, en Nouvelle-Zélande, il y a environ 25.000 ans. Il y a eu également celle de Aira, au Japon, il y a quelque 27.000 ans. Chacune avait éjecté environ 1.000 gigatonnes de débris et de cendres dans l'air. « D'une certaine façon, nous avons eu de la chance de ne pas avoir connu de superéruption depuis », relève Jonathan Rougier. « Mais cela ne veut pas dire pour autant que la prochaine superéruption est en retard. La nature n'est pas si régulière », tient-il à souligner.






Le mont Agung en éruption à Bali, en Indonésie, le 28 novembre 2017. © SONNY TUMBELAKA, AFP


Le mont Agung en éruption à Bali, en Indonésie, le 28 novembre 2017. © SONNY TUMBELAKA, AFP
La plupart de ces supervolcans sont éteints

Les scientifiques ont travaillé à partir d'une base de données géologiques portant sur les derniers 100.000 ans. Au cours de cette période, l'éruption la plus importante a été celle du Toba, en Indonésie, il y a environ 75.000 ans. Le volcan, en explosant, a éjecté 10.000 gigatonnes de matière. Cela a provoqué un hiver volcanique suivi d'un refroidissement global de la planète extrêmement long.
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La plupart des supervolcans de la planète sont éteints. Mais ce n'est pas le cas du Yellowstone, aux États-Unis, qui a connu plusieurs superéruptions, dont la dernière date d'il y a 630.000 ans. Le mont Agung, à Bali, qui vient d'entrer en éruption, est un volcan de type explosif, mais il n'est pas considéré comme un supervolcan. Il a connu deux grandes explosions, en 1843 et 1963, rejetant environ une gigatonne de matière (un milliard de tonnes). Son éruption, il y a cinquante-quatre ans, avait fait 1.600 morts et provoqué une baisse des températures de 0,2 à 0,3 °C pendant environ un an. « Le mont Agung possède une chambre magmatique qui est trop petite pour produire une superéruption », relève David Rothery, professeur de géosciences à l'Open University(Royaume-Uni).

La nature, y compris pour les éruptions volcaniques, ne fonctionne pas forcément comme une horloge.

Dans un commentaire sur l'étude, il se dit « d'accord » avec le fait que les superéruptions soient « plus fréquentes qu'on ne le pensait ». Marc Reichow, de l'université de Leicester (Royaume-Uni), souligne que l'article est signé par des scientifiques respectés.

Leur approche est « robuste » et « va certainement nous aider à comprendre et à prédire de futures éruptions. Toutefois, la nature, y compris pour les éruptions volcaniques, ne fonctionne pas forcément comme une horloge ».

David Pyle, professeur de sciences de la Terre à l'université d'Oxford, tient à souligner qu'après cette étude, « Yellowstone n'est pas plus proche d'entrer en éruption aujourd'hui qu'il ne l'était hier. Le plus probable, c'est qu'il n'y aura pas d'autre superéruption sur Terre avant des milliers d'années ».

Vendredi 1 Er Decembre 2017 De l’aluminium retrouvé en grande quantité dans le cerveau de personnes atteintes d’autisme

Lettre ouverte de l’association E3M au Président de la République Française et au Président de la Commission Européenne



Messieurs les Présidents,

Le 27 novembre 2017, l’association E3M (Entraide aux malades de myofasciite à macrophages) organisait un colloque au Palais du Luxembourg à Paris, en présence de chercheurs de différents pays : L’aluminium dans notre vie quotidienne, état des connaissances scientifiques internationales.

Lors de ce colloque, le Pr Christopher Exley, spécialiste internationalement reconnu de la toxicité de l’aluminium, a fait part de ses derniers travaux sur l’aluminium et l’autisme (voir sa publication et son interview sous-titrée en Français).



Stéphane Foucart le rappelait dans un article paru dans Le Monde le 10 décembre 2014 :

« De toutes les maladies non transmissibles, l’autisme est l’une de celles dont la fréquence augmente le plus rapidement. (…)Selon les chiffres des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, à l’âge de 8 ans, un enfant sur 68 est désormais touché par cet ensemble de maladies du développement, regroupant l’autisme profond, les syndromes de Rett et d’Asperger, etc. (…) Le plus impressionnant n’est pas tant le chiffre lui-même, que la rapidité de son évolution : il est supérieur de 30 % à celui publié seulement deux ans auparavant (un enfant sur 88). »

Stéphane Foucart rappelle en outre que « les critères diagnostiques utilisés par les CDC sont demeurés identiques entre 2000 et 2013. »

Le Pr Exley et son équipe ont mené des analyses très poussées sur le cerveau de cinq personnes décédées ayant eu un diagnostic d’autisme (dont un garçon de 15 ans). L’aluminium était présent en quantité très importante et semble avoir été apporté par les cellules de l’immunité (macrophages) venant de la circulation sanguine et lymphatique.


Découvrez l’interview exclusive du Pr Chris Exley

Pour activer les sous-titres, cliquer en bas de la vidéo, à côté de la roue crantée :



Nous rappelons que les travaux expérimentaux des équipes des Prs Gherardi et Authier ont montré, chez la souris, que l’aluminium vaccinal est capturé et transporté dans l’organisme via les cellules de l’immunité (macrophages) et pénètre dans le cerveau, avec comme conséquence un dérèglement de leur fonctionnement neurologique.

Les travaux du Dr Lluis Lujan(1), médecin vétérinaire universitaire (Saragosse), aussi présentés ce 27 novembre, ont montré que l’injection de doses d’aluminium vaccinal chez le mouton (correspondant aux doses des vaccins administrés notamment contre la fièvre catarrhale) était associée à une diffusion de l’aluminium dans le système nerveux(2) et à des troubles neurologiques majeurs.

La possibilité que les particules d’aluminium intracellulaires retrouvées dans le cerveau de personnes autistes soit d’origine vaccinale est donc scientifiquement très pertinente.

Aucune étude épidémiologique n’ayant été menée sur cette question majeure, bien que la faisabilité technique en ait été démontrée par les CDC (Glanz 2015), et face à ces alertes scientifiques internationales, nous demandons que le principe de précaution, inscrit dans la constitution française (article 5 de la Charte de l’environnement), soit appliqué.


Cela nécessite que les mesures suivantes soient immédiatement adoptées

Révision du calendrier vaccinal pour que les vaccins non indispensables contenant de l’aluminium n’y soient plus inclus, sauf pour les groupes ou les personnes à risque et sur la base du bénéfice risque individuel (voir la lettre ouverte de médecins généralistes sur la définition des vaccins concernés). La vaccination contre le papillomavirus doit faire partie de cette liste (voir notre argumentaire).
Engagement immédiat, au niveau national et européen, d’un programme de recherche ambitieux. Ces études doivent permettre de connaître, dans les plus brefs délais, le rôle de l’aluminium dans la survenue de nombreuses pathologies, comme facteur déclenchant ou co-facteur.
Suspension de l’obligation vaccinale, dans l’attente des résultats de ces recherches. Dans un tel climat d’incertitude, il n’est pas acceptable, humainement et déontologiquement, d’obliger les parents à faire vacciner leurs enfants avec des vaccins contenant de l’aluminium.

Cette mesure pourrait améliorer la confiance des Français vis-à-vis de la vaccination, comme l’a rappelé le Collège national des généralistes enseignants le 26 novembre 2017. Nous avons exprimé cette demande auprès des parlementaires dans une lettre ouverte, nous appuyant notamment sur les demandes exprimées par les jurys réunis par le Pr Fischer lors de la concertation nationale sur la vaccination en 2016.

Monsieur le Président de la Commission européenne, c’est à l’échelon de l’Europe que la recherche sur l’aluminium doit être menée, sans délai et de manière extrêmement volontariste.

Monsieur le Président de la République Française, vous êtes le garant de la Constitution. Nous faisons appel à vous. Le principe de précaution doit s’appliquer, sous peine de le vider définitivement de sa substance. Le calendrier vaccinal doit être revu, l’obligation vaccinale doit être levée.

Et si la Commission européenne ne prend pas les mesures nécessaires pour protéger la population européenne, alors la France devra s’engager en chef de file pour la recherche en faveur de vaccins sécurisés.

Nous nous tenons à votre disposition pour étudier et mettre en œuvre au plus vite les décisions que la santé publique impose.
(1) Luján L, Pérez M, Salazar E, Álvarez N, Gimeno M, Pinczowski P, Irusta S, Santamaría J, Insausti N, Cortés Y, Figueras L, Cuartielles I, Vila M, Fantova E, Chapullé JL. Autoimmune/autoinflammatory syndrome induced by adjuvants (ASIA syndrome) in commercial sheep. Immunol Res. 2013 Jul;56(2-3):317-24.
(2) Asín J , Pascual-Alonso M , Pinczowski P , Gimeno M , Pérez M, Lacasta D, Fernández A, de Pablo L, Crespo H, Sanjosé L, de Andrés D, María G, Reina R, Luján L. Cognitive and behavioral studies in sheep intensively immunized with aluminiumcontaining vaccines. Abstract, Keele Meeting 12 on Aluminum, 2017 Vancouver, Canada.

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Vendredi 1 Er Decembre 2017 Les nanoparticules d'encre des tatouages diffusent dans notre corps

En France, 14 % de la population est tatouée, selon un sondage Ifop datant de fin 2016 commandé par le syndicat national des artistes tatoueurs (SNAT). Chaque tatouage est une trace que la personne gardera à vie ou, du moins, pendant de très longues années. L’encre utilisée reste donc très longtemps dans l’organisme après son injection dans l’épiderme et le derme. Problème : on sait peu de choses sur la composition des différents pigments utilisés et sur leurs effets.
Pour la première fois, des chercheurs ont pu analyser des échantillons de peaux tatouées. Anna Karwowska
Le voyage des nanoparticules

Une équipe de chercheurs dirigée par Ines Schreiver, de l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques, a réalisé pour la première fois des observations ex vivo des pigments dans les tissus tatoués. Des échantillons ont été prélevés sur des cadavres. Les chercheurs se sont notamment intéressés au dioxyde de titane, un pigment blanc utilisé comme base pour certaines nuances de couleur. Ils ont mis en évidence que ce pigment se déplace de la zone tatouée jusqu’aux ganglions lymphatiques – ce que l'on savait déjà, puisqu'on avait déjà observé des ganglions colorés – , mais ce sous forme de nanoparticules (les ganglions lymphatiques sont de petits organes arrondis situés sous la peau et disséminés partout dans l’organisme, qui jouent un rôle clé dans le système immunitaire).

Pour observer les nanoparticules, l’équipe a utilisé les lasers à rayons X ultra-puissants de l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF) à Grenoble. « Aucune étude n’avait encore pu mettre en évidence ces particules, car les visualiser nécessite un dispositif d’imagerie avec une résolution nanométrique », explique Bernhard Hesse, l’un des auteurs de l’étude et membre de l’équipe scientifique de l’ESRF.

Les mesures de fluorescence par rayons X ont permis à l’équipe de localiser le dioxyde de titane dans la peau, mais aussi dans les ganglions lymphatiques, où il est transporté par l’intermédiaire de la lymphe ou des cellules immunitaires. Les chercheurs ont complété leurs résultats en utilisant la spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier pour analyser les tissus à proximité des particules du tatouage et ont constaté des changements biomoléculaires. « Il est pour l’instant difficile de dire si ces changements posent problème », précise Bernhard Hesse.
Des ganglions trompe-l’œil

La présence de pigments de tatouage dans les ganglions n’est pas une découverte. Les médecins ont constaté de nombreuses fois que les personnes tatouées pouvaient avoir les ganglions colorés par l’encre. C’est leur forme qui inquiète plus les médecins. « On ne connaît pas l’impact des nanoparticules, on ne sait pas comment elles réagissent », note Nicolas Kluger, dermatologue spécialiste des problématiques liées aux tatouages.

Le médecin se veut tout de même rassurant : « le tatouage correspond à une dose fixe d’exposition aux nanoparticules, cela est totalement différent du tabac par exemple où les doses sont quotidiennes ». Seule conséquence constatée pour l’instant : les ganglions colorés peuvent parfois tromper les médecins et entraîner des gestes médicaux supplémentaires inutiles. Par exemple, pour vérifier l’état des ganglions, les médecins peuvent injecter un produit de contraste dans l’un d’entre eux. Si des ganglions sont déjà colorés, ils peuvent retirer le mauvais ganglion pour l’analyser.

Si les risques semblent, pour l’instant, plutôt faibles, le travail d’Ines Schreiver et son équipe souligne l’importance de réaliser des tests sur les différents composés constituant l’encre des tatouages puisque ces composés voyagent ensuite dans le corps humain, sous forme de nanoparticules, dont nous ignorons presque tout.

Vendredi 1 Er Decembre 2017 Une mutation récente du virus Zika transmis par le moustique tigre serait responsable des microcéphalies foetales



Le virus Zika doit sa funeste renommée à la flambée de symptômes neurologiques rares, mais graves, dont il a été responsable depuis 2013.

Des syndrome de Gillain-Barré et des microcéphalie ont été observés chez les personnes atteintes après les épidémies qui ont touché la Polynésie Française en 2013, puis le reste de l’Océanie et l’Amérique du Sud, et tout particulièrement le Brésil, à partir de 2015. Alors que la maladie causée par cet arbovirus découvert il y a 70 ans était jusque là considérée comme parfaitement bénigne, la voilà au centre des préoccupations des organismes de santé internationaux.

Pour Ling Yuan, de l’Académie des Sciences Chinoise, et ses collaborateurs, c'est une unique substitution d’un acide aminé dans l’une des dix protéines du virus qui a augmenté drastiquement sa virulence vis à vis des cellules nerveuses, le rendant plus dangereux.

Les chercheurs ont débuté leur étude en comparant, sur des modèles cellulaires et animaux, les effets de trois souches du virus récemment isolées (en 2015 et 2016) à ceux de leur ancêtre commun (isolé au Cambodge en 2010). Sur des cellules progénitrices neurales de souris, essentielles pour le développement du cerveau du fœtus, les virus récents ont provoqué la mort de beaucoup plus de cellules que celui de 2010. Chez la souris, la contamination lors de la période équivalente chez la femme au second trimestre de grossesse a provoqué des microcéphalies fœtales beaucoup plus sévères avec les virus de 2015 et 2016. De plus, l’injection dans le cerveau de souris âgées de moins d’un jour, équivalentes à des fœtus humains au troisième trimestre de grossesse, a conduit à la mort de tous les sujets pour les souches récentes, contre 17 % de mortalité seulement pour celle de 2010.

L’analyse génétique comparée des différentes versions récentes du virus et de leur ancêtre a conduit à l’identification de 7 mutations distinctives. Afin d'identifier lesquelles sont en cause, les chercheurs ont créé des mutants ne différant de la souche de 2010 que d’un seul acide aminé à chaque fois, et on testé leur virulence. Ils ont ainsi identifié une substitution unique, notée S139N, qui suffit pour accroitre nettement la virulence.

Afin de confirmer ce résultat, Ling Yuan et ses collègues ont également inversé cette mutation à partir d’un virus de 2016, c’est-à-dire qu’ils ont rétabli pour cette substitution l’acide aminé ancestral. La virulence de la souche ainsi créée a diminué, ce qui prouve l’implication de cette mutation dans le changement de comportement du virus Zika.

L’étude génétique réalisée par Ling Yuan et ses collègues indique que la substitution S139N s’est produite peu de temps avant l’épidémie de 2013 en Polynésie Française. Si une corrélation temporelle avec l’apparition des microcéphalies et des symptômes neurologiques semble établie, il reste cependant à transposer ces résultats à l’être humain pour confirmer que cette mutation est bien à l'origine de la virulence des souches du virus Zika actuellement en circulation.

Vendredi 1 Er Decembre 2017 PROJET FLUTCORE: pour la mise au point d'un vaccin universel à partir de toutes souches d'influenzavirus

L'infection par le virus de la grippe a des conséquences sur la productivité du travail et les activités quotidiennes, et représente un problème de santé majeur au niveau mondial. Les épidémies saisonnières et les récentes pandémies grippales mettent en évidence la nécessité de meilleurs vaccins.

Les variantes des virus de la grippe A sont sous-typés sur la base de l'hétérogénéité des protéines hémagglutinine (HA) et neuraminidase (NA) de la surface virale, qui constituent les principales cibles de l'immunité naturelle de l'hôte. Cependant, du fait des modifications continues des acides aminés, un phénomène appelé dérive antigénique, l'immunité à une souche d'influenzavirus A n'apporte pas de protection contre les autres souches.

Il est important de noter que certains animaux, comme les oiseaux et les porcs, peuvent être infectés par des influenzavirus A et, par le biais d'un réarrangement, produire de nouvelles souches capables d'infecter l'homme. Étant donné que l'homme n'a pas d'immunité naturelle contre ces nouvelles souches, celles-ci peuvent provoquer une pandémie potentiellement associée à des taux de mortalité très élevés.

Le projet FLUTCORE, financé par l'UE, a été conçu pour traiter la question de la mise au point d'un vaccin contre les influenzavirus A capable de surmonter les limitations des vaccins existants. L'idée était de générer un vaccin pouvant induire une immunité protectrice contre un grand nombre de souches grippales. Il faut pour cela cibler des protéines virales qui sont conservées chez les principales souches d'influenzavirus A responsables de la grippe saisonnière.

Dans ce contexte, les chercheurs ont recherché des zones conservées de protéines importantes pour le virus, que l'on pourrait cibler avec des réponses immunitaires protectrices. Les séquences bien conservées sont par essence de mauvais immunogènes. FLTUCORE a donc dû présenter au système immunitaire ces antigènes IAV de façon à ce qu'ils provoquent des réponses immunitaires protectrices fortes.

Les partenaires du projet ont pour cela utilisé des particules viromimétiques (VLP), qui sont des complexes protéiques imitant les virions infectieux mais ne disposant pas du matériel génétique nécessaire pour se répliquer. Non seulement les VLP provoquent des réponses immunitaires, mais ils peuvent être génétiquement manipulés pour présenter tout antigène désiré, y compris des outils biens connus pour le développement de vaccins.

FLUTCORE a identifié des épitopes conservés dans l'hémagglutinine et dans la protéine de la matrice et a génétiquement modifié ces antigènes en VLP de l'hépatite B. Après purification, les VLP les plus immunogènes ont été validées contre l'infection IAV dans des modèles murins précliniques

De façon général, le projet FLUTCORE a fourni un moyen innovant de développer un vaccin efficace susceptible de conférer une immunité contre la plupart des souches d'IAV pathogènes. La prochaine étape sera de tester l'innocuité et l'efficacité clinique du vaccin candidat.

Pour plus d’information voir:
- Final Report Summary - FLUTCORE (Development of a universal influenza vaccine based on tandem core technology)
- Projet FLUTCORE

Source: CORIDS-Euopa

Vendredi 1 Er Decembre 2017 Pollution atmosphérique en Méditerranée occidentale



Pour la première fois, une équipe internationale de chercheurs de l'Institut méditerranéen d'océanographie (MIO/PYTHÉAS, CNRS / Université de Toulon / IRD / AMU) et du Laboratoire de chimie de l'environnement (CNRS / AMU) ont réalisé une analyse comparative de l'occurrence atmosphérique des polluants organiques persistants au niveau des marges africaines et européennes de la Méditerranée occidentale. Cette étude met en évidence une pollution différenciée entre Bizerte (Tunisie) et Marseille (France), dépendant de la nature des polluants.


Représentation des apport atmosphériques des PCDD/Fs, des PCBs et des PBDEs à Bizerte (en jaune) et Marseille (en bleu) et du transfert éventuel de l'Europe vers l'Afrique des stocks atmosphériques de PBDEs enmer Méditerranée côtière du Nord-Ouest(une des hypothèses proposées).

Il est admis que la mer Méditerranée est largement impactée par les polluants organiques persistants (POPs), mais leurs effets sur les écosystèmes et le cycle du carbone sont encore peu étudiés. La présence atmosphérique de POPs sur la côte nord-ouest de la Méditerranée africaine est quant à elle très mal documentée. Par ailleurs, des observationscomparatives sur les marges africaine et européenne de la mer Méditerranée n'avaient encore jamais été réalisées.

Des échantillons d'aérosols atmosphériques, collectés simultanément en 2015 - 2016 dans deux villes côtières de référence, en Afrique (Bizerte, Tunisie) et en Europe (Marseille, France), ont été analysés pour 62 contaminants organiques toxiques appartenant aux trois plus importantes familles de POPs:
- les polychloro dibenzo-p-dioxines et les dibenzofuranes (PCDD/Fs), connus sous le nom générique de "dioxines" et produits dans les processus de combustion ;
- les polychlorobiphényles (PCBs), considérés comme des contaminants industriels classiques ;
- les polybromodiphényléthers (PBDE) qui, contrairement aux PCDD/Fs et aux PCBs, sont considérés comme une première génération de "contaminants émergents" (seulement récemment interdits) et plus associés à la période actuelle.

L'étude révèle des valeurs médianes de concentrations et d'apports atmosphériques des dioxines et des PCBs plus élevées du côté africain (exposition potentielle plus élevée), tandis que les niveaux médians de concentrations et d'apports des PBDE "émergents" sont plus élevés du côté européen. Par ailleurs, bien que des sources locales sur le bord nord-ouest méditerranéen de l'Afrique ne soient pas écartées, les auteurs avancent comme hypothèse un éventuel transfert de l'Europe vers l'Afrique des stocks atmosphériques de PBDE (ceci reste à confirmer avec des observations supplémentaires).

Ce travail répond à un objectif majeur du programme MERMEX-MERITE/MISTRALS d'études sur l'intercomparaison des produits chimiques toxiques sur les côtes africaines et européennes de l'ouest de la Méditerranée. Réalisé sous la responsabilité du M I O et dans le cadre global du Labex OT-MED (MEDPOP), ce travail est le fruit d'une collaboration avec plusieurs laboratoires espagnols et tunisiens dans le cadre du LMI-Cosysmed de l'IRD. D'autres travaux sur l'impact de ces contaminants sur les écosystèmes marins sont en cours au MIO.

Source: CNRS-INSU

Vendredi 1 Er Decembre 2017 Énergie et pollution: "les coûts cachés du bitcoin"


Pour créer du bitcoin, ou une autre monnaie virtuelle, on utilise des ordinateurs. Un procédé qui s'avère très polluant.

Depuis début 2017, la valeur du bitcoin, une monnaie virtuelle, a été multipliée par dix, jusqu'à franchir mercredi le seuil des 10 000 dollars. Problème: comme d'autres monnaies virtuelles, elle est plus polluante que jamais. Pour comprendre pourquoi ces crypto-monnaies polluent, il faut notamment s'intéresser à la manière dont elles sont créées. Le bitcoin, l'Ether, le Litecoin ou encore Monero font l'objet d'un "minage".

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Voici comment cela fonctionne. Chaque transaction en cryptomonnaie est vérifiée, afin de s'assurer que personne ne triche. Cette vérification est faite via des calculs, effectués par des ordinateurs. A chaque transaction vérifiée, les propriétaires de ces ordinateurs reçoivent de l'argent virtuel, qui est créé spécialement pour eux. C'est en ce sens que le processus crée indirectement de la monnaie.

"Miner" des bitcoins est une activité lucrative, qui intéresse de plus en plus de personnes. Les "mineurs" y mettent également de plus en plus de moyens. Du simple ordinateur personnel, ils sont passés pour certains à l'installation de véritables "fermes". Ces espaces peuvent rassembler jusque 25 000 ordinateurs, qui tournent à plein régime. Celui filmé ci-dessous par Quartz permet de miner en moyenne l'équivalent en bitcoins de 7 millions de dollars. Et comme les centres de données, ces fermes consomment énormément d'électricité. Et sont de fait très polluantes.
0,14% de la consommation d'électricité mondiale

Alex de Vries, connu sous le pseudo de Digiconomist, est l'un de ceux qui a dénoncé ce problème. Sur un site internet dédié, il a même créé un index, regroupant toutes les statistiques autour de la consommation en énergie du minage de bitcoin. Joint par L'Express, il explique avoir fait tout cela pour montrer "le coût caché des transactions [dans cette monnaie]". "Les utilisateurs n'y sont pas confrontés lorsqu'ils envoient de l'argent. J'espère éveiller quelques consciences."

Lui, estime que chaque nouvelle transaction (il y en a environ 300 000 par jour) nécessite 275 kilowatts-heure. Soit l'équivalent de la consommation en électricité d'un ménage français pendant deux semaines en moyenne. Il ajoute qu'au total, la consommation d'électricité nécessaire à la création ou à l'échange de bitcoins cette année a été de 30,25 térawatt-heure. C'est 0,14% de la consommation mondiale totale. A titre de comparaison, la Banque mondiale estime que la France en 2014 a consommé 6,937 térawatt-heure.

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Ces chiffres, déjà conséquents, devraient augmenter ces prochains mois. "Plus la valeur du bitcoin monte, plus les revenus liés au minage de cette monnaie montent, note à ce propos Alex de Vries. La conséquence, c'est qu'on va installer plus de machines pour miner." Etant donné la valeur actuelle record de la cryptomonnaie, le spécialiste n'a aucun doute: "Les courbes [de consommation d'énergie] vont grimper", même cela pet prendre "des mois", le temps que les processeurs dédiés au minage soient installés et mis en route.
Entre le 30 octobre et le 27 novembre, la courbe représentant la consommation en énergie liée à la création de Bitcoin a bien augmenté.

Entre le 30 octobre et le 27 novembre, la courbe représentant la consommation en énergie liée à la création de Bitcoin a bien augmenté.

Digiconomist / BitcoinEnergyConsumption.com
Des monnaies moins énergivores, mais moins sécurisées

Des protocoles servant à créer d'autres monnaies virtuelles se veulent moins voraces en énergie. Selon un article publié dans Motherboard en juin, chaque transaction demande 45 kilowatts-heure, soit six fois moins que pour une transaction en bitcoin. Mais rapporté à l'année, on atteint une consommation certes plus basse mais tout de même conséquente: 4,2 térawatt-heure.

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Par ailleurs, selon Alex de Vries, les cryptomonnaies les plus énergivores sont souvent celles pour lesquelles les transactions sont moins vérifiées. "Pour l'instant, estime-t-il, elles ne sont pas aussi sécurisées que le bitcoin."
Les alternatives loin d'atteindre le niveau du bitcoin

D'autres solutions sont envisageables. Parmi elles, le fait de changer les algorithmes de calculs utilisés par les machines pour produire de la monnaie. Et de leur donner un peu d'utilité dans le monde réel. Chercheur et professeur émérite de mathématiques à l'université de Lille, Jean-Paul Delahaye explique: "On peut, au lieu d'effectuer des calculs qui ne servent à rien à part créer de la monnaie, mettre à profit cette capacité de calcul. Il est notamment possible de s'en servir pour trouver de nouvelles suites de nombres premiers, ou pour avancer dans la recherche scientifique, en biologie par exemple. Certains ont proposé de travailler sur l'alignement des séquences génétiques de cette manière."

"Mais ce n'est pas non plus une solution parfaite, puisque les nombres premiers, l'intérêt pour la société reste limité par rapport à la consommation d'énergie. Aussi, les mineurs ne sont pas prêts à accepter de passer du bitcoin qui s'avère pour l'instant rentable, à une monnaie moins profitable." En effet, les monnaies lancées sur ce dernier créneau, comme Primecoin et Curecoin, sont pour le moment très loin de détrôner le bitcoin. Le Primecoin vaut ainsi 0,25 dollar, et le Curecoin 0,33 dollar.

Vendredi 1 Er Decembre 2017 La glace de mer de l'Arctique progresse davantage chaque année, et cette année, la croissance est plus rapide que prévu

La glace a augmenté à 5 100 kilomètres carrés par jour, plus rapidement que le taux moyen de croissance des glaces sur un mois d'octobre.
arctic sea ice
© NASA/C. Starr

L'expansion rapide de la couverture de glace de la mer arctique est la norme pour le mois d'octobre, car l'apport solaire diminue et la chaleur résiduelle dans l'océan supérieur est relâchée vers le ciel, réchauffant la basse atmosphère et s'échappant dans l'espace. En raison de la croissance en fin de saison, le maximum saisonnier de l'Antarctique que nous avions indiqué le 15 septembre a été dépassé, avec un nouveau maximum fixé les 11 et 12 octobre. Il s'agit de la deuxième plus faible et de la deuxième plus longue étendue saisonnière maximale depuis les mesures par satellite.

En octobre 2017, l'étendue de la glace de mer dans l'Arctique atteignait en moyenne 6,71 millions de kilomètres carrés, soit le cinquième plus bas niveau enregistré par satellite entre 1979 et 2017. C'était 1,64 million de kilomètres carrés de moins que la moyenne de 1981 à 2010 et de 820 000 kilomètres carrés de plus que l'étendue minimum record d'octobre enregistrée en 2012. Vers la fin d'octobre, l'étendue demeurait inférieure à la moyenne dans la majeure partie de l'Arctique, sauf dans la mer de Laptev, qui est entièrement couverte de glace. La croissance des glaces au cours du mois a été plus marquée dans les mers de Beaufort, de Sibérie orientale et de Laptev ainsi que dans la baie de Baffin. Dans les mers de Chukchi, Kara et Barents, le taux de croissance des glaces a été plus lent. L'étendue des glaces reste également bien en deçà de la moyenne dans l'est du Groenland.

Figure 1. Arctic sea ice extent for October 2017 was 6.71 million square kilometers (2.60 million square miles). The magenta line shows the 1981 to 2010 average extent for that month. Sea Ice Index data. Credit:
© National Snow and Ice Data Center
Figure 1. L'étendue de la glace de la mer arctique en octobre 2017 était de 6,71 millions de kilomètres carrés. La ligne magenta indique l'étendue moyenne de 1981 à 2010 pour ce mois. Indice des glaces de mer. Crédit: Centre national de données sur la neige et la glace.

La croissance de la glace en octobre 2017 a été en moyenne de 94 200 kilomètres carrés par jour. C'était 5 100 kilomètres carrés par jour plus rapide que le taux moyen de croissance des glaces pour un tel mois. L'étendue totale de la glace pour le mois demeure supérieure à 2 écarts-types en dessous de la moyenne de 1981 à 2010.

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Figure 2a. Le graphique ci-dessus montre l'étendue de la glace de la mer arctique en date du 2 novembre 2017 ainsi que les données quotidiennes sur l'étendue de la glace pour les cinq années précédentes. 2017 est représenté en bleu, 2016 en vert, 2015 en orange, 2014 en brun, 2013 en violet et 2012 en brun pointillé. La médiane de 1981 à 2010 est en gris foncé. Les zones grises autour de la ligne médiane montrent les plages interquartile et interdécile des données. Indice des glaces de mer.

Voici le graphique des glaces de mer du NSIDC (National Snow and Ice Data Center) :

sea-ice graph from NSIDC

Source : https://nsidc.org/arcticseaicenews/charctic-interactive-sea-ice-graph/

Vendredi 1 Er Decembre 2017 Le joint de cannabis électronique est légal, affirme le ministère de la Santé

Le ministère de la Santé estime que les cigarettes électroniques au dérivé du cannabis CBD bénéficient d’une dérogation à la législation. Des contrôles vont néanmoins être lancés.

C’est un véritable coup de tonnerre… Alors que l’agence du médicament se positionnait clairement, mardi dans nos colonnes, sur l’interdiction de e-liquides au cannabidiol (CBD), une molécule du cannabis, en vente partout, le ministère de la Santé, lui, prend la position inverse. Selon lui, ce composant ajouté à certains liquides, carburant de la cigarette électronique, « apparaît comme légal ». Le ministère explique qu’il s’agit d’une dérogation à la législation.

En France, la détention, la fabrication, le transport de cannabis et de ses dérivés dont le CBD ne sont pas autorisés. Mais… la commercialisation de variétés de cannabis, dépourvues de propriétés stupéfiantes, peuvent l’être, ce qui est le cas du cannabidiol. En effet, le cannabis contient un cocktail de molécules. Contrairement à son principe actif le THC, le CBD joue sur la vigilance mais ne provoque pas d’effets de défonce. Le ministère met toutefois des conditions à cette utilisation. Ces produits qui connaissent un succès fulgurant depuis l’été, en ligne et dans les magasins de cigarettes électroniques, doivent être réservés exclusivement au vapotage. Obtenus par extraction, ils ne doivent pas contenir, non plus, une teneur en THC supérieure à 0,2%. Ce qui est déjà le cas selon les fabricants et les vendeurs.

00:0500:Des contrôles mis en place

Enfin, les professionnels n’ont pas le droit de présenter le cannabis sous « un jour favorable », sinon ils peuvent être poursuivis. Le ministère a saisi l’Agence du médicament (ANSM) et la Répression des fraudes pour mettre en place des contrôles. Objectif : faire respecter ces conditions. Mais de nombreuses questions restent en suspens. Quels sont les effets du CBD ? Le ministère reste vague : « Ses effets psychoactifs sont encore mal connus, bien qu’on lui prête des effets sédatifs ». Dans les magasins électroniques, certains vendeurs présentent le CBD comme un anti-stress, utile aussi contre les douleurs et l’insomnie. Qu’en est-il vraiment ? La revue scientifique « Le Courrier des addictions » indique que dans le cadre d’expérimentations, il réduirait l’anxiété. Mais ces essais cliniques ne concernent pas les e-liquides. « Sous cette forme, rien n’est prouvé », rappelle la Mildeca, la mission interministerielle de lutte contre les drogues.
Ce n'est pas un substitut

D’autres vapotent aussi du CBD pour arrêter leur consommation de cannabis. Sur ce point, l’agence du médicament rappelle qu’il ne peut absolument pas être considéré comme un substitut. « C’est extrêmement grave, dangereux et archifaux ». Laurent Karila, psychiatre à l’hôpital Paul-Brousse, à Villejuif, spécialiste des addictions, reçoit certains de ces patients en consultation. « On sait que cette molécule a des propriétés tranquillisantes mais on ne peut pas la recommander, on n’a pas assez de recul médical », indique-t-il. Il se dit inquiet par l’apparition de ces produits à des dosages très variés, de 30 mg à 1000 mg.
10 % du chiffre d’affaires en quelques semaines

Selon Olivier, le responsable du Petit Fumeur, « Une personne qui vapoterait du 1000 mg pour la première fois se prendra une sacrée claque, je ne vous le cache pas ». Il le rappelle les boosters, en vente, ne doivent pas être considérés comme des e-liquides mais ils doivent être dilués. Profitant du flou juridique qui demeurait jusqu’à présent, ce marché du CBD est devenu une véritable manne financière. « Ces produits, commercialisés en septembre, représentent aujourd’hui près de 10% de notre chiffre d’affaires ». Et le site du Petit Fumeur compte bien en profiter. « Ah oui, autant que possible. Si je peux être numéro 1 sur le marché... ». Cdiscount, lui, a choisi de faire marche arrière : le site nous a annoncé mardi qu’il allait retirer de sa plateforme les produits au CBD « non-repérés » par leur robot. Celui-ci ne décèle que le mot « cannabis » et non « cannabidiol ». « Les vendeurs, qui ont mis en ligne ces fioles, seront bannis », précise, intransigeant, Cdiscount.

Vendredi 1 Er Decembre 2017 Les benzodiazépines (lexomil) augmentent la mortalité chez les personnes atteintes d'Alzheimer

Les médicaments benzodiazépines et apparentés sont liés à une augmentation de la mortalité chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, selon une étude publiée dans l'International Journal of Geriatric Psychiatry.

Des médicaments benzodiazépines sont notamment le Xanax (alprazolam), le Valium (diazépam) et le Lexomil (liste).

Des médicaments apparentés aux benzodiazépines sont notamment les somnifères zolpidem (Stilnox, Sublinox...) et zopiclone (Imovane).

Des chercheurs de l'University of Eastern Finland ont analysé des données concernant toutes les personnes ayant reçu un diagnostic de maladie d'Alzheimer en Finlande entre 2005 et 2011. Ils ont comparé 10 380 nouveaux utilisateurs de ces médicaments à 20 760 personnes qui n'en prenaient pas.

Les personnes qui ont pris ces médicaments avaient un risque de décès accru de 40 %. Le risque augmentait dès le début de l'utilisation.

Le risque accru peut découler des effets indésirables de ces médicaments, dont les blessures liées aux chutes, comme les fractures de la hanche, la pneumonie et les accidents vasculaires cérébraux (AVC), notent les chercheurs.

Bien que plusieurs lignes directrices stipulent que les options non pharmacologiques constituent le traitement de première ligne de l'anxiété, de l'agitation et de l'insomnie chez les personnes atteintes de démence, les benzodiazépines et les médicaments apparentés sont fréquemment utilisés pour traiter ces symptômes.

Si l'utilisation de ces médicaments s'avère nécessaire, elle devrait être à court terme seulement, soulignent les chercheurs.

Vendredi 1 Er Decembre 2017 Spiruline: l'agence sanitaire alerte sur ces produits vendus sur Internet

Ils se présentent sous la forme de comprimés ou de gélules. Les compléments alimentaires à base de spiruline, une algue riche en protéines, en vente sur Internet peuvent contenir des toxines, des bactéries et des traces de métaux (plomb, mercure, arsenic), selon l'agence sanitaire Anses. Cette dernière recommande aux consommateurs de privilégier les circuits "les plus classiques" et "les mieux contrôlés" pour s'en procurer.
L'agence sanitaire alerte sur ces produits vendus sur Internet et dans les salles de sport. Elle recommande aux consommateurs de privilégier les achats en pharmacie.

En clair, privilégier les pharmacies et les parapharmacies notamment, plutôt que d'aller sur le Web ou dans les salles de sport ou de gym qui sont des circuits moins bien contrôlés. Cette supplémentation est en outre déconseillée aux personnes qui ont "un terrain allergique" et à celles atteintes d'une maladie génétique rare, la phénylcétonurie, ou qui présentent une vulnérabilité musculaire ou hépatique.
Troubles digestifs, atteintes musculaires

Pour les végétaliens, "la spiruline n'est pas une source fiable de vitamine B12", ajoute la professeure Irène Margaritis, chef de l'unité d'évaluation des risques liés à la nutrition de l'agence sanitaire qui publie ce jeudi un avis sur les risques liés à la consommation de ces compléments alimentaires à base de spiruline. Cette vitamine est surtout présente dans la spiruline sous forme d'une substance analogue inactive, et ne permet pas de répondre à leurs besoins, explique l'agence.

Ce sont des signalements d'effets indésirables (troubles digestifs, atteintes musculaires et du foie), susceptibles d'être liés à ces produits, qui ont conduit l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) à réévaluer les risques associés à ce type de compléments, explique cette dernière. Elle note toutefois qu'"en dehors du risque de contamination, la spiruline ne semble pas présenter de risque sanitaire à faibles doses".
"C'est la qualité de fabrication qui pose problème"

Vendredi 1 Er Decembre 2017 Le British Medical Journal publie une étude scientifique selon laquelle le vaccin anti grippal tue plus de personnes âgées qu'il n'en sauve!

Une étude de la JAMA (Journal of the American Medical Association) a révélé que le vaccin antigrippal, administré à 60 % des personnes âgées de 65 ans et plus, pourrait tuer un nombre important de personnes âgées.

Sharyl Attkisson, un ancien journaliste d'investigation de CBS, affirme que l'étude montre qu'il n' y a pas d'amélioration des taux de mortalité chez les personnes âgées vaccinées contre la grippe et qu'elle pourrait même contribuer à l'augmentation de la maladie et des décès.

Le site Inquisitr.com rapporte : L'étude "a reçu peu d'attention", dit-elle,"parce que les résultats de la science sont tombés du mauvais côté." Alors que les chercheurs avaient entrepris de prouver que la vaccination massive contre la grippe allait sauver du monde. Les chercheurs ont été "étonnés" de constater que les données n'étayaient aucunement leur présupposition. Les données montrent en fait que le nombre de décès a augmenté, et non diminué, chez les personnes âgées après vaccination.

Les scientifiques Johns Hopkins, Peter Doshi, et Ph. D., ont publié un rapport dans le prestigieux British Medical Journal, selon NewsLI, affirmant que la politique des CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) de recommander systématiquement le vaccin antigrippal est basée sur "des études de faible qualité qui ne corroborent pas les allégations". Il dit qu'il n' y a aucune preuve que le vaccin réduit le nombre de décès chez les personnes âgées. Il est intéressant de noter que Doshi cite une étude australienne qui a également révélé des risques significatifs pour les enfants, déclarant qu' « un enfant sur 110 de moins de cinq ans avait des convulsions suite à une vaccination contre la grippe H1N1 en 2009 ».

Au cours des essais cliniques du vaccin Fluzone contre la grippe, 23 personnes âgées sur 3 833 sont décédées après avoir reçu le vaccin, selon la notice du médicament, publiée par le Health Impact News. 226 autres ont subi des "effets indésirables graves". Le fabricant nie tout lien entre les décès et le vaccin antigrippal.

Les seniors parlent du vaccin contre la grippe

Selon un rapport antérieur de l'Inquisitr, le public semble de plus en plus sceptique quant au fait que le vaccin antigrippal soit aussi bénéfique que les experts le prétendent. Le niveau de doute est fortement corrélé à l'incidence des fraudes en matière de recherche dans l'industrie du vaccin, une industrie qui réalise des milliards de dollars de profits chaque année.

Souvent, lorsqu'un article sur les dangers d'un vaccin est publié, il y a des gens qui écrivent pour parler d'un membre de leur famille qui a été victime du vaccin et il s'agit du vaccin contre la grippe pour les personnes âgées, sans exception. Un certain nombre de personnes ont écrit pour signaler que leur grand-mère, leur oncle ou leur frère sont morts peu de temps après avoir été vaccinés contre la grippe, parfois après avoir reçu leur tout premier vaccin de ce genre. Leurs récits sont souvent minimisés, mais le gouvernement verse plus d'indemnités pour le vaccin contre la grippe que tout autre vaccin.

Malgré cela, on compte de plus en plus sur chaque personne âgée pour aller se faire vacciner contre la grippe.

Le Health Impact News, une maison de soins infirmiers près d'Atlanta, en Géorgie, rapporte que le résultat d'une telle politique est dévastateur. Tous les résidents de Hope Assisted Living & Memory Care ont reçu un vaccin contre la grippe le vendredi 7 novembre. Chacun des seniors a immédiatement développé un accès de fièvre. Dans la semaine qui a suivi, cinq d'entre eux sont morts. La source rapporte que le profil type de l'établissement est généralement de un ou deux décès tous les six mois, souvent dus à la maladie d'Alzheimer.

"L'établissement ne dit pas qu'ils sont liés au vaccin antigrippal, mais nous savons tous qu'ils le sont, et ils le savent."

Il faut donc se poser des questions telles que : les avantages d'un vaccin antigrippal l'emportent-ils sur les risques, surtout chez les personnes âgées vulnérables ? Ou serait-il préférable qu'ils choisissent de rejeter l'injection ? A qui profite la dissimulation des preuves démontrant la nocivité du vaccin ? Et quel serait le motif pour fabriquer des preuves de préjudice s'il n'en existait pas ? Si les faits sont aussi solides que certains l'affirment, pourquoi semblent-ils menacés par des données contestées ? La vérité ne devrait-elle pas pouvoir résister à un examen minutieux ?

Vendredi 1 Er Decembre 2017 Le Silicium permet de désintoxifier l'organisme de l'aluminium (et des métaux lourds)

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