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Dimanche 23 avril 2017 Hautes-Alpes: plusieurs hectares de montagne menacent de s'effondrer

Depuis lundi, le Pas de l'ours, à Aiguilles, menace de s'effondrer. Des chutes de roches et des déformations de la chaussée ont été observées par le patrouilleur du service des routes du département.
Un glissement de terrain menace la commune d'Aiguilles, dans les Hautes-Alpes. En effet, depuis lundi, plusieurs hectares de montagne sont sur le point de s'effondrer, rapporte Le Dauphiné Libéré.

Des glissières en béton ont été déposées près de la route départementale 947, qui dessert les villages de Ristolas et d'Abriès. Des chutes de roches ont déjà été observées, ainsi que des déformations de la chaussée.

Les habitants doivent obligatoirement emprunter cet axe routier pour pouvoir se déplacer. Un alternat de circulation a été mis en place. Plusieurs travaux doivent être effectués la semaine prochaine.

Dimanche 23 Avril 2017 Groenland: l’apparition d’une mystérieuse fracture inquiète

De nouvelles photographies aériennes révèlent la présence d’une gigantesque fissure dans le glacier Petermann, au Groenland. L’opération IceBridge de la Nasa, qui a survolé le nord-ouest du territoire gelé pendant plusieurs jours, a photographié la zone après que le chercheur néerlandais Stef Lhermitte a repéré cette faille sur des images satellites.
Ces premières photos montrent que la fissure se situe près du centre d’une énorme plate-forme de glace qui flotte sur le glacier, «un lieu inhabituel qui soulève des questions sur la façon dont elle s’est formée», écrit le «Washington Post». En outre, cette faille n’est pas éloignée d’une autre fissure beaucoup plus large et plus grande. Si les deux cassures devaient se croiser, cela pourrait provoquer l’apparition d’une gigantesque fragmentation et le détachement d’une «île».


En 2010, une île géante de glaces s'était formée



Ce phénomène est déjà apparu par le passé, notamment en 2010. «La semaine dernière, une couche de glace couvrant 100 miles carrés (260 km carrés) a rompu au Groenland», expliquait à cette date le président du comité spécial pour l’indépendance énergétique et le réchauffement climatique» Edward J. Markey, avant d’ajouter : «Cette île géante représente quatre fois la taille de Manhattan». C’était le plus gros détachement d’un bloc de glace depuis cinquante ans.
Pour l’heure, les chercheurs vont étudier cette faille, qui pourrait modifier à jamais le glacier Petermann, et aussi participer à l'élévation du niveau de la mer. Selon le Cnrs, la fonte totale de l'Antarctique équivaudrait à une hausse du niveau de la mer de l’ordre de 60 mètres auxquels il faudrait ajouter la fonte du Groenland, de l’ordre de 7 mètres de plus, l'incertitude étant de plusieurs mètres.

Dimanche 23 Avril 2017 Pourquoi vous devriez vous inquiéter du blanchissement de la Grande Barrière de corail

Le plus grand récif corallien du monde se meurt. Il est même en "stade terminal", à en croire un scientifique. Entre 2016 et 2017, quelque 1 500 kilomètres de la célèbre Grande Barrière de corail, en Australie, ont été affectés par le blanchissement. Seul le tiers sud est encore indemne."Il faut au moins une décennie pour le rétablissement total des coraux qui grandissent le plus vite", prévient le biologiste James Kerry, qui a coordonné des observations aériennes des récifs. "Après deux épisodes graves de blanchissement à 12 mois d'intervalle, les récifs endommagés en 2016 n'ont aucune chance de se rétablir", déplore le scientifique.

Ce désastre écologique se déroule loin de la France, à plus de 15 000 kilomètres de Paris. Et pourtant, malgré la distance, l'état de santé critique de la Grande Barrière de corail mérite que vous vous y intéressiez. Franceinfo vous explique pourquoi.

Parce qu'elle est un thermomètre inquiétant du changement climatique

"Ce qui semble faire réagir le genre humain, c'est un danger perceptible, évident et immédiat", mais le réchauffement climatique est souvent perçu comme "abstrait" et "lointain", expliquait en 2015 le philosophe Dominique Bourg, vice-président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme, à franceinfo.

S'il fallait une preuve concrète de la hausse des températures, le blanchissement de la Grande Barrière de corail en est une, directe et perceptible à l'œil nu. Cette décoloration est due au stress provoqué par la hausse de la température de l'eau, qui pousse le corail à expulser les algues dites symbiotiques, qui lui donnent sa couleur mais qui, surtout, le nourrissent grâce à leur photosynthèse. Les spécialistes sont formels.

Les récifs peuvent s'en remettre si l'eau refroidit, mais si le phénomène persiste, ils meurent de faim. "Plus les températures vont augmenter et plus fréquents seront les épisodes de blanchissement, poursuit Terry Hughes. La solution est de réduire les émissions de carbone, mais le temps presse." Sans compter que la Grande Barrière subit d'autres attaques directes : les ruissellements agricoles ou encore la prolifération de l'acanthaster planci, une étoile de mer qui revient à intervalle régulier dévorer les coraux.

Parce qu'elle illustre un phénomène qui touche aussi la France

La Grande Barrière n'est pas la seule à peupler les fonds marins de la planète. La France, à travers ses collectivités d'outre-mer, compte des récifs coralliens dans trois océans : Pacifique, Indien et Atlantique. "Les récifs coralliens et leurs lagons couvrent près de 57 557 km carrés", selon les chiffres cités par l'Initiative française pour les récifs coralliens (Ifrecor). Soit tout de même "près de 10% des récifs du monde". Et eux non plus ne sont pas en parfaite santé.

La Barrière de corail de Nouvelle-Calédonie, la deuxième plus longue, avec 1 600 km, a elle aussi déjà subi un épisode de blanchissement, en 2016, qui ne s'est toutefois pas reproduit en 2017. "Nous avons pu vérifier que le scénario catastrophe n'a pas eu lieu, même s'il y a eu des dégâts puisque des coraux sont morts", rapporte Francesca Benzoni, biologiste marine à l'Institut de recherche pour le développement, citée par La 1ère. La "résilience" des coraux, c'est-à-dire leur capacité à retrouver un fonctionnement normal, a toutefois été "affaiblie" par cet épisode.

Le Climate Council of Australia, une organisation à but non-lucratif, liste dans un rapport publié en mars 2017(pdf en anglais) d'autres régions dont les récifs coralliens ont été abîmés par le blanchissement, ces dernières années : l'île de Guam – un territoire américain du Pacifique – a été "l'une des plus violemment frappées (...), quatre années de suite", mais aussi Hawaï, les Samoa américaines, les Maldives, le Kenya, les Seychelles, le Japon – qui a perdu 70% de son récif corallien – et la Thaïlande, ainsi que le Brésil, au large duquel un récif menacé a été récemment découvert.

Parce que les récifs coralliens font vivre des millions de personnes

Inscrite au patrimoine de l'Humanité depuis 1981, la Grande Barrière de corail est une manne économique pour l'Etat du Queensland et plus généralement pour l'Australie dans son ensemble. En 2015, les zones touristiques le long de la Grande Barrière ont attiré 2,4 millions d'Australiens et 1,1 million de touristes étrangers, qui ont dépensé plus de 2,3 milliards d'euros, affirme une étude de l'Australian Institute(PDF en anglais), un think tank basé à Canberra. Mais l a destruction de ses récifs pourrait priver la région d'un million de touristes annuels, menacer 10 000 emplois touristiques et creuser un trou de plus de 700 millions d'euros dans l'économie régionale, d'après cette même source.

Par ailleurs, les récifs coralliens ne sont pas qu'un trésor économique. Ces structures massives, situées entre la surface de l'eau et quelques dizaines de mètres de profondeur, font également d'excellentes barrières de sécurité. Qu'est-ce qui rend les sublimes plages de sable blanc des Maldives si tranquilles ? Une barrière de corail. Les récifs "absorbent jusqu'à 97% de l'énergie des vagues", selon une étude publiée dans la revue scientifique Nature(en anglais) en mai 2014. Et cela permet non seulement de préserver des endroits paradisiaques mais aussi de sauver des millions de vies qui, en l'absence de ces barrières naturelles, seraient plus exposées à la montée des eaux, aux tempêtes et aux tsunamis. "Si on devait construire des digues à la place, ça coûterait très cher et ce serait moins joli", résume Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche au CNRS, interrogé par franceinfo.

Sans compter l'apport pour l'écosystème. "Des récifs 'bien gérés' peuvent donner entre 5 et 15 tonnes de poissons, crustacés, mollusques et autres invertébrés", selon Futura Sciences. Or, dans le monde, "500 millions de personnes" en dépendent directement, "soit 8% de la population, et environ 1 milliard de personnes vivent à moins de 100 kilomètres d’un récif corallien", explique à Sciences & Avenir Serge Planes, directeur de recherche au Centre de recherches insulaires et Observatoire de l’environnement.

Parce qu'elle abrite un nombre incalculable d'espèces marines

Les autorités du parc marin de la Grande Barrière de corail(en anglais) y recensent ainsi 1 625 espèces de poissons, plus de 3 000 mollusques, 630 échinodermes (étoiles de mer et oursins), sans compter les requins, dauphins, oiseaux, tortues qui viennent s'y nourrir.

Et ce n'est rien à côté des estimations mondiales. Si les récifs coralliens du globe représentent 0,2% de la superficie des océans, "un seul km carré rassemble l’équivalent de toute la biodiversité des côtes françaises", précise Serge Planes à Sciences et Avenir.Autour du globe, les coraux pourraient en fait abriter et nourrir un nombre incalculable d'espèces. En témoignent les estimations, qui varient "de 600 000 à neuf millions", selon le journal de l'institut de recherche Smithsonian(en anglais). Si le chiffre de "25% des espèces marines" est régulièrement cité, par la société de protection de l'environnement WWF comme la revue scientifique PlosOne, des chercheurs estiment que toutes ces données pourraient être bien inférieurs à la réalité.

La maladie des coraux et leur possible mort menacent donc tous ces habitants et même ceux qui ne font qu'y passer de façon saisonnière. "Beaucoup de poissons viennent se reproduire sur les récifs coralliens, c'est une sorte de nurserie", explique Jean-Pierre Gattuso à franceinfo.

Parce qu'elle renferme des ressources pour la médecine

"C'est mineur, et c'est vrai pour tous les écosystèmes, mais on a quand même identifié quelques organismes utiles à la recherche", confirme Jean-Pierre Gattuso. Il s'agit, selon lui, d'un "argument un peu bateau", destiné à alerter le public sur l'importance de préserver les récifs coralliens, mais tout de même. Des organismes récifaux ont démontré des propriétés qui pourraient servir à ralentir le développement de certaines tumeurs.

En outre, le venin de la blennie, un petit poisson des récifs coralliens du Pacifique, pourrait donner naissance à une nouvelle classe d'antidouleur. "Ces poissons sont les plus intéressants que j'aie jamais étudiés et ils ont un venin qui est le plus surprenant de tous les venins connus", explique Bryan Fry, professeur à l'Université de Queensland, l'un des principaux auteurs de cette découverte publiée dans la revue américaine Current Biology. "Si on perd la Grande Barrière de corail, nous perdrons aussi des animaux comme ces blennies et leur venin unique", fait-il valoir.

Dimanche 23 Avril 2017 WikiLeaks et des antivirus démasquent la CIA derrière un logiciel espion

En 2014, un logiciel espion sophistiqué était découvert. Les documents publiés par l’organisation d'Assange ont, depuis, permis de le relier aux hackers de la CIA. Ce vendredi, elle lève un coin du voile sur les modes opératoires de l’agence américaine, dans des documents que «Libération» a consulté.

«Flash Gordon», «Barbe bleue», «Assaut de pizza», «Souffleuse à neige»… Les noms de code utilisés par les mystérieux auteurs d’un logiciel espion découvert en 2014 par deux éditeurs d’antivirus, le russe Kaspersky et l’américain Symantec, avaient de quoi intriguer. D’autant que dans cette liste digne de la Complainte du progrès de Boris Vian, désignant à la fois des cibles et des opérations de piratage, on trouvait également un micmac improbable de références à Star Trek, un jeu vidéo et un manga japonais, un jeu de lancer d’anneaux, des beignets populaires dans les fêtes foraines américaines… Mais ce qui avait le plus mis en alerte les deux entreprises de cybersécurité, c’était le degré de sophistication du logiciel en question.
Des cibles très choisies

Ce dernier exploitait en effet des failles de sécurité jamais détectées, et était paramétré afin de n’infecter que tel ou tel ordinateur en particulier quand, d’ordinaire, les virus informatiques cherchent à s’attaquer à un maximum de cibles. Surtout, Symantec avait vu le programme s’autodétruire après avoir infecté (par erreur ?) un ordinateur américain, et ne contaminer, ces trois dernières années, que quarante cibles seulement, dans seize pays du Moyen-Orient, d’Europe, d’Afrique et d’Asie.

Ses cibles ? Des gouvernements, des organisations internationales, des entreprises ou institutions dans les secteurs de la finance, de l’énergie, des télécommunications, du vol spatial ou des ressources naturelles. Au plan technique, Kaspersky le comparait, «en termes de complexité», aux logiciels espions les plus sophistiqués que l’éditeur ait jamais analysés, attribués depuis à la NSA, au GCHQ (son équivalent britannique) et aux services de renseignement israéliens.

En ce début de semaine, les deux éditeurs d’antivirus ont révélé coup sur coup que ce logiciel espion, jusque-là surnommé «Longhorn» («grande corne» en VF) par Symantec et «Lambert Family» par Kaspersky, correspondait trait pour trait aux fonctionnalités et aux modes opératoires décrits dans plusieurs documents émanant de la division de la CIA chargée des attaques informatiques, et rendus publics par WikiLeaks début mars sous le nom de code «Vault 7». Prudents, ou pudiques, ni Symantec (société américaine dont le siège social est à Mountain View, en Californie) ni Kaspersky (multinationale russe employant une quarantaine d’experts dans dix-huit pays) ne mentionnent explicitement la CIA… Symantec se borne à évoquer les documents «Vault 7», et Kaspersky se réfère à l’analyse de «[ses] collègues de Symantec».
Serveurs sous couverture

Les activités des hackers de la CIA n’avaient jamais été, jusque–là, aussi précisément documentées. Fin mars, WikiLeaks a ainsi dévoilé des documents, que Libération a pu consulter, expliquant comment l’agence américaine camouflait ses logiciels espions pour éviter qu’ils puissent lui être attribués. La semaine passée, l’organisation de Julian Assange a mis en ligne de nouveaux documents révélant la manière dont les pirates informatiques de la CIA «customisaient» leurs logiciels malveillants pour qu’ils ne soient pas repérés par les antivirus. On apprenait, au passage, que les espions américains avaient réutilisé un logiciel malveillant… russe, préalablement utilisé par le crime organisé pour pirater quelque 800 institutions bancaires, et détourner 250 millions de dollars (environ 235 millions d’euros) au détriment, principalement, d’épargnants russes.

Ce vendredi, WikiLeaks révèle de nouveaux documents, que Libération et le quotidien italien la Reppublica ont de nouveau pu consulter. Il s’agit cette fois du mode d’emploi d’une infrastructure nommée «Hive» («ruche» en VF), utilisée par l’agence américaine pour communiquer, de façon furtive et sécurisée, avec les logiciels espions qu’elle a réussi à installer, et exfiltrer les données des ordinateurs qu’elle a contaminés. Comme nombre d’auteurs de cyberattaques, les hackers de la CIA ne se connectent pas directement à leurs cibles, mais utilisent un système de relais, ici des serveurs «sous couverture» loués par le biais d’entreprises privées, afin de brouiller les pistes.

WikiLeaks explique vouloir ainsi continuer à aider les chercheurs en sécurité informatique et les éditeurs d’antivirus à attribuer les cyberattaques qu’ils auraient pu voir passer, sans être jusque-là en mesure d’identifier qu’elles émanaient de la CIA. Un point de vue qui n’est pas du goût du nouveau patron de l’agence, Mike Pompeo. Jeudi soir, ce dernier a accusé l’organisation d’Assange de se comporter en «service de renseignement hostile», parce qu’elle avait incité ses abonnés Twitter à s’inscrire en stage à la CIA pour faire «fuiter» des documents.

Pour en revenir aux noms de code, une chose aurait pu mettre la puce à l’oreille de Symantec et Kaspersky. Comme l’avaient révélé les documents d’Edward Snowden, les noms de code utilisés par la NSA pour qualifier ses propres systèmes de surveillance et ses logiciels espions sont tout aussi intrigants, sinon poétiques. En français dans le texte, ils vont de «girafe égoïste» à «fourre-tout fantomatique», en passant par «péage mélancolique», «poutre transversale», «chaos élégant», «chaton déplaçable», «broyeur à marteaux», «dauphin grinçant», «sable de fer», «bouillon mutant», «torpille à photons» et même… «Schtroumpf paranoïaque».

Dimanche 23 Avril 2017 L’extraordinaire productivité d’un petit potager de 50 m2 : un exemple pour nourrir la ville de demain ?

Dans la banlieue de Rouen, un jardinier amateur arrive à produire 300 kg de fruits et légumes par an, avec son potager d’à peine 50 m2. Et ce, sans pesticides ni engrais chimiques. Optimiser l’espace, favoriser les échanges entre végétaux, bien choisir les endroits où pousseront tels types de plantes, voici ses conseils en cinq grandes leçons. De quoi inspirer celles et ceux qui souhaiteraient développer l’autonomie alimentaire de leur quartier sans forcément disposer de grands espaces.

Là, des tomates rouges et noires qui commencent à grossir. Ici, des pieds de courges qui grimpent au-dessus de l’abri à bois. En dessous, des fraisiers et un myrtillier. 200 variétés de fruits et légumes différents s’épanouissent dans ce jardin de Sotteville-lès-Rouen, à dix minutes du centre de Rouen, la capitale normande. Une extraordinaire densité de végétaux répartie dans un espace de 150 mètres carrés. En plus d’être productif, le jardin resplendit sous le soleil de la mi-juillet. Quand ils ne jardinent pas, Joseph Chauffrey et sa compagne, les propriétaires, aiment profiter d’un petit carré d’herbe, à côté de la mare, où s’asseoir, lire ou boire une bière, et profiter des rayons du soleil après la journée de travail.

Cet incroyable petit potager n’est pas celui d’un maraîcher, travaillant d’arrache-pied pour y cultiver des légumes. Joseph Chauffrey est animateur en environnement à la Métropole Rouen Normandie. Et c’est sur son temps libre, en six ans, que ce passionné de permaculture a petit à petit construit son jardin... et une quasi autonomie alimentaire en légumes de son foyer ! L’année dernière, il a récolté environ 300 kg de courges, tomates, haricots, choux ou salades ! « Nous avons simplement dû acheter des pommes de terre, de l’ail et des oignons pour compléter nos propres récoltes, raconte Joseph. D’ici quelques années, nous devrions aussi être presque autonomes en fruits. »

Pour le jardinier, l’autonomie individuelle n’est pas un objectif en soi : « Si ma voisine produit des abricots et moi des salades, on peut se les échanger. L’autonomie strictement individuelle me dérange, mais celle d’un quartier ou d’une ville est intéressante. » Si Joseph Chauffrey calcule tout ce qui entre et sort de son jardin, c’est dans un souci de sensibilisation et de transmission, « pour montrer aux gens que c’est possible ». Son but : « Tenter de voir jusqu’où la productivité peut aller avec 45 mètres carrés cultivés, sans engrais chimique, sans produits phytosanitaires autres que ceux autorisés en agriculture biologique. Mais avec des connaissances et des techniques qui permettent d’accroître les rendements. »

Voici quelques pistes, non exhaustives, pour comprendre l’extraordinaire productivité de ce petit potager.

Piste n°1 : Aménager l’espace

« Quand on se lance dans la permaculture, il faut d’abord concevoir un plan d’aménagement de son jardin, qui, forcément, évoluera au fil du temps. Il s’agit de décider, en fonction de ce qu’il y a déjà sur son terrain et de ses souhaits, de la place de chaque élément. Nous voulions que notre jardin ne soit pas qu’un potager. Nous avons gardé un coin d’herbe, un endroit pour aménager un local à vélo. Nous ne voulions pas faire de concessions sur le confort de notre vie, au quotidien.

Parmi les éléments à placer, par exemple, il y avait le composteur, quatre bacs en bois qui servent à transformer les déchets organiques en compost. Nous l’avons placé auprès de notre maison, pour que l’on puisse y accéder de la terrasse, sans besoin de se chausser pour l’atteindre. Par ailleurs, il est dans un endroit relativement ombragé, ce qui limite son dessèchement.

Aménager le jardin, c’est aussi placer les végétaux en fonction de leurs besoins en lumière et de leurs interactions avec les autres végétaux. Mais aussi en fonction de la surface dont on dispose. Puisque notre jardin est petit, on utilise la verticalité pour trouver plus de place. Ces courges prennent un mètre carré au sol, puis grimpent au dessus des abris en bois où elles occupent plusieurs mètres carrés. Nous tentons d’optimiser au maximum l’espace dont nous disposons. En dessous du pied de courge, il y a des fraisiers. Il faut juste vérifier qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre les espèces de végétaux. »
Piste n°2 : Favoriser les échanges entre végétaux

« Sous la serre, je plante d’abord des carottes, puis je repique des tomates au milieu. Une fois que les carottes sont récoltées, je vais repiquer des végétaux en dessous des tomates, par exemple de la verdure asiatique, une sorte de salade, que j’aurais au préalable fait germer dans des mini-mottes [de petites alvéoles], trois semaines avant de les mettre en terre. Au départ, en raison de l’ombre des tomates, les plantes vivotent mais elles reprennent leur aise une fois les pieds de tomate coupés. Cette rotation rapide, sur une même parcelle, permet de produire plus.

Mais l’intérêt de mélanger la culture des légumes est aussi de favoriser les interactions entre les végétaux, ce qui leur sera bénéfique. Si mes carottes sont trop serrées, dans un même rang, la mouche de la carotte va se répandre rapidement d’un légume à un autre, et mes carottes risquent d’être détruites. Au contraire, si je plante mes carottes avec d’autres légumes, la propagation va s’effectuer plus lentement.

Le principe général est que nous avons intérêt à bien positionner chaque élément pour qu’il remplisse plusieurs fonctions. Et que chaque fonction du jardin soit remplie de plusieurs manières. Par exemple, j’ai positionné ma jardinière avec les tomates devant la baie vitrée de ma maison. Non seulement elle est située en plein sud, mais elle est aussi agréable à regarder de mon salon, auquel elle apporte de l’ombre. Autre exemple : la mare que j’ai installée. Elle accueille des insectes et est un abreuvoir à oiseaux, ces derniers étant très importants pour combattre des nuisibles, par exemple les chenilles. Elle tempère aussi la température du lieu. En été, elle amène un peu de fraîcheur. En hiver, il fera plus chaud autour d’elle.

Grâce à l’abondante biodiversité et aux interactions entre tous les éléments de mon jardin, ce dernier gagne en résilience face aux événements climatiques (par exemple une sécheresse) ou à l’attaque d’une maladie ou d’un ravageur. Cette année, la saison est moins bonne que les années passées. Surtout pour les légumes d’été que le froid et la grêle ont impactés (tomates, courges...). En revanche, certains légumes ont profité de l’eau abondante du mois de juin. Je n’ai jamais eu des récoltes aussi bonnes de fèves et pois par exemple ! Mais les années trop chaudes ne sont pas bonnes non plus... c’est le quotidien du jardinier que de “faire avec” le temps. »

Piste n°3 : Protéger le sol

« Pour assurer la bonne santé des végétaux, il est nécessaire d’apporter du soin à la terre cultivée. En effet, la fertilité du sol dépend de chaque être vivant qui participe au processus de décomposition de la matière organique.

Pour soigner la terre, il faut d’abord éviter le tassement. Si l’on marche sur la terre, l’air et l’eau circulent moins bien. La plante peine à récupérer les éléments nutritifs nécessaires à son développement. Pour éviter ce phénomène, nous avons installé des planches fixes et des planches déplaçables, qui structurent notre potager et évitent que nous marchions directement sur la terre. Nous avons également créé une butte de culture (voir la première vidéo) : en plus des végétaux en décomposition que nous avons enfouis en dessous, et qui assurent une bonne fertilité de la terre, nous n’avons pas à marcher à sa surface pour la cultiver.

Plutôt qu’une bêche traditionnelle pour retourner la terre, je privilégie le décompactage à l’aide d’une grelinette. Je peux ensuite affiner la terre au râteau. Seuls les légumes racines exigeants, comme les carottes ou les panais, exigent de retourner complètement le sol avec une fourche bêche.

En milieu urbain, le sol peut souvent avoir été maltraité par des travaux de rénovation. Pour l’améliorer et le « réveiller », on peut utiliser des engrais verts, qui fabriqueront de l’humus pour le potager. Du seigle, de la vesce, de la phacélie, du trèfle... On les sème sur les parcelles à l’automne et au printemps. Certains engrais verts, de la famille des légumineuses, vont fixer l’azote de l’air grâce à des bactéries logées au niveau de leurs racines. Une fois les engrais verts fauchés, leurs racines se décomposent dans le sol, libérant de l’azote assimilable par les plantes.

J’utilise le compost comme un engrais, au moment des semis ou des repiquages, en l’épandant à la surface de la terre, par exemple pour les salades, carottes, betteraves, haricots. J’en incorpore aussi dans un trou de plantation pour les cultures d’été très exigeantes en azote, par exemple les tomates et les courges. Enfin, je mélange du compost avec de l’eau, que je filtre, pour arroser ensuite des cultures exigeantes et des plantes en pots. »
Piste n°4 : Soigner chaque centimètre carré du jardin

« Une des clés pour augmenter la productivité du jardin, c’est de réaliser un travail très soigné, sur tout le jardin. Pour cela, il faut passer beaucoup de temps (voir la piste suivante), et ce n’est possible que parce que mon jardin est petit.

Par exemple, je prépare mes semis sur des mini-mottes. Cela a plusieurs avantages. Je mets une graine dans chaque motte, que j’abrite de la pluie et des limaces. Tous mes semis sont regroupés au même endroit : c’est pratique pour arroser et prendre soin de chaque plantule. Quand les plantules sortent de terre, je vais sélectionner celles qui sont les plus belles, pour les repiquer dans le jardin. Je laisse de côté les plantules qui me semblent fragiles.

Ensuite, je plante de façon très serrée dans le jardin. Sur cette même parcelle, je vais mettre des haricots, des choux, des salades et des radis. Chaque espèce grandit en fonction de ses besoins, sans gêner les autres. Les radis seront récoltés avant que les haricots ne prennent trop de place et ne les gênent.

Il faut ainsi tout le temps observer ce qui se passe dans le jardin, pour pouvoir réagir. Le matin, je fais un petit tour rapide, pour voir ce qui ne va pas. Si une feuille d’un plant de tomates commence à avoir le mildiou, je vais m’en apercevoir et couper la feuille atteinte avant que la tige ne soit malade. Il est primordial d’agir vite : en trois jours, le mildiou sera répandu et le pied sera mort. Il en va de même pour les choux : les chenilles peuvent se répandre à tous les plants, si tu ne les vois pas à temps. »


Piste n°5 : Passer du temps et expérimenter

« Mon jardin demande peu d’investissement matériel : j’ai acheté une serre, du petit matériel pour cultiver la terre. Par contre, cela exige du temps : je passe en moyenne dix heures par semaine l’été, et deux heures l’hiver. J’ai appris les bases lors de stages à la ferme du Bec Hellouin (lire notre article). Je lis beaucoup d’ouvrages sur le sujet, qui donnent des connaissances et des techniques [1].

Depuis l’été 2015, je teste la culture sur bottes de paille. C’est une technique, qui, à première vue, facilite la création d’un potager, notamment en milieu urbain où les espaces sont réduits, les surfaces minéralisées, la terre de mauvaise qualité. J’ai fait plusieurs tests en ajoutant dans les bottes de paille de l’urine ou de l’engrais commercial organique, pour apporter de l’azote, et des cendres qui contiennent du phosphore. J’ai ensuite planté des tomates cerise et des courges. Puis j’ai observé les résultats, en fonction des quantités et de la nature d’engrais apporté.



Les tomates cerise ont été extrêmement productives sur l’ensemble des trois bottes. Les courges l’ont été beaucoup moins. Les résultats me paraissent encourageants mais l’expérience demande à être renouvelée dans de nombreuses situations pour gagner en précision. Les bottes de paille peuvent représenter une bonne alternative au transport de terre lorsqu’il s’agit de cultiver « hors sol ».

Je vais utiliser cette technique de culture sur bottes de paille, en les superposant, pour faire un test avec des pommes de terre. J’aimerais travailler sur cette culture pour limiter l’emprise au sol des pommes de terre. J’aimerais aussi réussir à implanter un grand arbre fruitier, dans le jardin, par exemple un cerisier. Pour le moment, je n’ai pas encore trouvé d’emplacement, car un tel arbre induit beaucoup d’ombre. Je continue également à chercher des légumes cultivables en hiver, pour augmenter la production pendant cette période. »

Propos recueillis par Simon Gouin

Dimanche 23 Avril 2017 Présidentielle: Les cinq propositions phares de Benoît Hamon

Pas le temps de lire l’intégralité des programmes des candidats à la présidentielle ? Pas de panique, 20 Minutes vous dresse cinq propositions phares des prétendants à l’Elysée. Après François Fillon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen, le quatrième de cette série à passer sur le gril est Benoît Hamon, le candidat socialiste…

>> Lire par ici l’intégralité du programme du candidat

Pouvoir d’achat : L’une des mesures phares du candidat socialiste est l’instauration d’un revenu universel d’existence pour les étudiants et les actifs dont les revenus sont inférieurs à 2.800 euros brut mensuels. Ce revenu doit être notamment financé par une taxe sur les robots lorsqu’ils se substituent aux emplois.

>> Lire le grand entretien de Benoît Hamon à «20 Minutes»: «Je lance un appel à la raison, ce ne sont pas les sondages qui décident»

Europe : Benoît Hamon promeut nouveau traité européen pour démocratiser la gouvernance de la zone euro. Il souhaite ainsi une nouvelle assemblée représentative née des parlements nationaux et du Parlement européen. Celle-ci débattrait du budget de la zone euro, de l’harmonisation fiscale et sociale ou de la mutualisation d’une partie des dettes.
Fiscalité : Benoît Hamon veut taxer les « superprofits » des banques, à hauteur de cinq milliards d’euros. Il reprend ici une idée de son ancien concurrent à la primaire Arnaud Montebourg, qui pointait les énormes bénéfices des banques, à savoir 23,5 milliards d’euros de bénéfices pour les six groupes français en 2016.

>> A lire aussi: Le «vote utile» est-il en train de pourrir la campagne de Benoît Hamon?

Environnement et santé : Pro-écologie, le candidat socialiste veut interdire les perturbateurs endocriniens, des substances chimiques qui sont soupçonnées de faire exploser les maladies, dont les allergies et les cancers. Avec son allié EELV Yannick Jadot, il propose de porter à 50 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici à 2025, pour un objectif de 100 % à l’horizon de 2050.
Réforme des institutions : Le candidat veut mettre en place un 49.3 citoyen. C’est-à-dire que 1 % des électeurs pourraient faire inscrire à l’ordre du jour une proposition de loi au Parlement ou soumettre une loi votée à référendum.

Samedi 1 er Avril 2017 Gulf Stream, le talon d’achille – Documentaire

Ce documentaire s’intéresse au Gulf Stream qui joue un rôle primordial, non seulement sur la vie océanique, mais également sur notre climat : ses eaux tempérées baignant nos côtes servent de régulateur de températures pour le littoral européen. Ainsi, des études prouvent que sa précédente disparition avait entraîné, il y a des milliers d’années, une période de glaciation… Alors comme son existence est aujourd’hui gravement menacée par le réchauffement climatique et la fonte des glaces en découlant, on peut s’attendre au pire :
paradoxalement, le réchauffement climatique engendrerait des hivers extrêmement rigoureux
pour l’Europe de l’Ouest.

De nombreux intervenants rencontrés autour de la planète rendent compte des changements climatiques de ces 10 dernières années. Les observations convergent toutes vers le rôle de « thermorégulateur » du Gulf Stream. Et si tout cela s’arrêtait ? On ne se baignerait plus à Dinard en Février, on ne cultiverait plus les plantes australes au Nord de l’Ecosse, et les civelles quitteraient nos côtes…De la Bretagne aux Highlands, des Lofoten norvégiennes à Narsasnaq, Groënland, du Spitzberg à Potsdam, l’enquête avance, illustrée par une plongée en 3D dans ce courant de vie colossal.

Conçu comme un grand reportage international, ce film est sélectionné dans de nombreux festivals spécialisés comme à Boston (USA) ou Ottawa (Canada).

Samedi 1 Er Avril 2017 Espagne et Portugal sous la menace d'un tsunami

Dans un documentaire espagnol, une quarantaine de scientifiques préviennent que ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’un gigantesque mur d’eau vienne fracasser les côtes espagnoles et portugaises. La catastrophe ferait des milliers de victimes et provoquerait des dégâts colossaux. Ces scientifiques estiment que les régions concernées sont mal préparées à un tel scénario.

Ce n’est qu’une question de temps avant qu’un gigantesque mur d’eau s’écrase sur les côtes de l’Espagne et du Portugal, ont averti des scientifiques espagnols et portugais. Dans un nouveau documentaire, appelé La gran ola (la grande vague), ils prétendent que ces régions sont mal préparées à une telle catastrophe qui ferait des milliers de victimes et causerait d’immenses dégâts.

Comme le séisme de Lisbonne de 1755

Ce carnage potentiel a été comparé à un terrible tremblement de terre survenu à Lisbonne, au XVIIIe siècle. Ce fameux séisme avait frappé la capitale portugaise le 1er novembre 1755, à 9 h. On estime qu’il a fait entre 50 000 et 70 000 morts parmi les 275 000 habitants. La secousse fut suivie par un tsunami et des incendies, qui détruisirent la ville de Lisbonne dans sa quasi-totalité.


Ce séisme n’ayant pas été enregistré grâce à des sismographes, sa magnitude et son épicentre ont été calculés de manière indirecte, en fonction du contexte géologique et de la répartition des destructions. Les sismologues estiment sa magnitude entre 8,5 et 9. Son épicentre exact reste discuté mais se situait dans l’océan Atlantique, probablement à environ 200 km au sud-ouest du cap Saint-Vincent. D’après les études paléosismologiques, le temps de récurrence d’un tel séisme est de l’ordre de 1 500 à 2 000 ans.

Selon le réalisateur du documentaire, Fernando Arroyo, interrogé par le Daily Mail, la catastrophe pourrait être une répétition de cette catastrophe. Le réalisateur estime que des dizaines de milliers de personnes pourraient être tuées et des centaines de milliers d’autres pourraient être touchées par l’évacuation, les coupures de courant et un manque de nourriture et d’eau.
Les impressionnantes vagues de Nazare, au Portugal, ne seraient rien à côté de la catastrophe que causerait un tsunami. (Photo : Reuters)



Le Golfe de Cadix serait la région la plus exposée. Il s’agit d’une zone très prisée des touristes et expatriés. Elle est située sur la côte atlantique de l’Andalousie, autour de la ville de Cadix. Elle s’étend entre le détroit de Gibraltar et le cap de Saint-Vincent au Portugal. Le Golfe de Cadix est surtout une zone d’activité importante, stimulée par sa position très ouverte sur l’Atlantique, à l’entrée de la mer Méditerranée, et les nombreux fleuves qui viennent s’y jeter (Guadalquivir, Guadiana, Odiel et Guadalete, entre autres).

Il s’agit aussi, en effet, d’une zone à l’activité sismique constante, en raison de sa situation sur la zone de contact entre la plaque africaine et la plaque eurasienne.

« Quand arrivera-t-il ce tsunami ? »

Le film interroge un certain nombre de scientifiques de la région, qui font écho aux craintes exposées par le réalisateur. Ils sont une quarantaine d’experts à tirer la sonnette d’alarme. Ils sont notamment particulièrement préoccupés par l’absence d’un système d’alerte rapide, qui permettrait aux gens de se préparer à une vague imminente. Begona Perez, responsable de la division de l’océanographie des ports espagnols, a déclaré au cinéaste : « La question n’est pas de savoir s’il y aura un autre tsunami, mais quand il arrivera. »
Les images du tsunami du Japon en 2011 témoignent de la violence du phénomène. (Photo archives : AFP)



Des propos relayés par Luis Matias, chercheur en matière de risque tectonique et sismique à l’Institut Dom Luiz au Portugal : « Dans le Golfe de Cadix, plusieurs failles peuvent provoquer un séisme à tout moment. Cela rend la zone sensible aux tremblements de terre en mer, ce qui peut créer des tsunamis. Quand un tremblement de terre, un volcan ou un glissement de terrain se produit sur le plancher océanique, l’eau est déplacée. Cette eau forme le début du tsunami. Lorsque les vagues atteignent une eau moins profonde, leur hauteur peut augmenter de plusieurs mètres. »

« Les gouvernements ne font rien… »

Dans des entretiens accordés à plusieurs médias espagnols, le réalisateur Fernando Arroyo répète que la « seule réalité est qu’aucun scientifique au monde ne peut prétendre qu’un tel séisme ne se répétera pas à court terme parce qu’il n’y a pas d’indicateurs dans la région. Mais une chose est certaine : cela affecterait des centaines de milliers de personnes et causerait des pertes économiques très importantes. »

Dans le très sérieux journal espagnol, El Pais, il martèle que « c’est la vérité. Vous pouvez le croire ou pas. Pendant plusieurs jours, de vastes zones ne pourront pas être évacuées. Il n’y aura plus d’électricité, plus de moyens de communication, plus d’eau. Des villes entières, comme Cadix, devront être évacuées. »
« Pendant plusieurs jours, de vastes zones ne pourront pas être évacuées. Il n’y aura plus d’électricité, plus de moyens de communication, plus d’eau… » Le Japon a connu des scènes de désolation pareille en 2011… (Photo archives : Reuters)



Les propos d’un autre expert portugais, Mario Lopes, abondent dans le même sens. « Les gouvernements ne font rien. Ce qu’il faut faire est écrit noir sur blanc. Les politiciens connaissent ce risque sismique. On pourrait le réduire », estime-t-il.

Samedi 1 Er Avril 2017 Un adolescent britannique survit à un cancer en phase terminale après que sa mère lui ait secrètement donné du cannabis

Dans un livre-témoignage sur la manière dont son fils a réchappé du cancer, The boy in 7 billion, Callie Blackwell expose les décisions drastiques qu’elle a dû prendre pour sauver son fils.

Deryn Blackwell, un jeune britannique, s’est fait diagnostiquer une leucémie en 2010 alors qu’il n’avait que 10 ans. 1 an plus tard, les médecins lui détectent un deuxième cancer, un sarcome à cellules de Langherans, si rare que seules 5 personnes au monde l’ont actuellement.

Le fait qu’il ait d’ailleurs simultanément ces deux cancers rendent son cas vraiment unique.

Deryn commence les traitements : radiothérapie, chimiothérapie, greffe de moelle osseuse. Mais après 4 ans, rien n’a fonctionné. Sa situation s’empire petit à petit, il est perfusé de morphine, n’arrive plus à manger, est couvert de plaies et a perdu tous ses cheveux. Les docteurs annoncent à sa mère que si rien ne s’améliore d’ici une quinzaine de jours, il serait placé en soins palliatifs.

C’est à ce moment que ses parents, Callie et Simon, décident de s’intéresser aux anti-douleurs à base de cannabis. Ils avaient entendu parler du Bedrocan, qui n’était pas disponible au Royaume-Uni. Les médecins pensaient d’ailleurs que cela pourrait aider Deryn, mais n’yant pas été testé sur des enfants, ils ne pouvaient pas en prescrire.

Callie et Simon décident donc de s’en occuper eux-mêmes et de trouver du cannabis. « Nous avons pris une décision qui horrifiera nombre de parents, et qui m’a également fait peur » confie-t-elle.

« Après tout, je n’avais jamais vu rien de positif dans la consommation de cannabis, et lorsque je travaillais en night club, les drogues illégales étaient mes ennemies. Mais si je pouvais aider mon fils chéri à échapper à ses douleurs quotidiennes, je devais essayer ».

Simon achète du cannabis derrière une station-service, puis achète un fait-tout et de la glycérine végétale pour fabriquer la teinture de cannabis qui ira bien dans un vaporisateur.

Callie explique : « Après 10 minutes, Deryn a dit que la douleur avait diminué un peu et qu’il se sentait plus relaxé, des mots que nous attendions depuis longtemps ».

Cependant, sa douleur revient et en 2013, il déménage dans un hospice où il commence à préparer ses funérailles.

Sa mère continue : « Pour les jours qui suivent, ma priorité était qu’il parte avec toutes ses facultés, donc quand Deryn ressentait un pincement quelque part, je lui mettais 5 mL de teinture sous la langue et, en quelques minutes, il se sentait de nouveau mieux. Sa bouche, ses doigts, son estomac, ses gencives, sa langue, ses hanches, ses genoux, ses jambes et son dos étaient constamment douloureux, c’était donc assez fantastique ».

Et puis, la guérison. Sans réelle explication, un des médecins de l’hôpital informe Callie qu’ils n’étaient plus sûrs que Deryn soit en train de mourir. Ses plaies guérissent, son bilan sanguin s’améliore. Puis Deryn sort finalement de l’hosto.

« Il y a une corrélation directe entre Deryn qui prend sa teinture de cannabis et l’amélioration de ses bilans sanguins. Lorsqu’il n’en avait plus, ses bilans chutaient. C’est une preuve suffisante pour suggérer que la teinture a joué un rôle vital dans sa guérison. Je n’imaginais pas dans mes rêves les plus fous que cela ait pu sauver Deryn ».

Deryn a aujourd’hui 17 ans, une petite amie et la vie normale d’un adolescent de son âge. La transformation de son fils autrefois si malade semble encore émouvoir Callie. Mais c’est surtout le témoignage de l’amour féroce et la détermination d’une mère extraordinaire.

« Je ne suis pas ici pour dire que le cannabis peut guérir le cancer ou que c’est une drogue miracle. Mais cela a aidé Deryn et je pense que nous avons besoin de demander : « Est-ce que cela pourrait aussi aider d’autres personnes ? » Je pense qu’on a besoin de faire plus de recherche sur ce que le cannabis peut faire ».

The Boy in Y Billion sera publié le 6 avril, disponible en pré-commande ici

Samedi 1 Er Avril 2017 France : Belleville-sur-Loire : écoulement d’eau contaminée et baisse du niveau de l’eau servant à refroidir le combustible usé suite à un contrôle

Un robinet de prélèvement d’eau de la piscine de stockage du combustible usé non fermé provoque un écoulement d’eau contaminée et une baisse du niveau d’eau servant au refroidissement du combustible usé de l’unité de production n°2

Ce que dit EDF :

Publié le 16/03/2017

Déclaration d’un événement significatif pour la sûreté suite à un écart dans la réalisation d’un prélèvement

Le 14 mars 2017, conformément aux mesures de contrôles réguliers, un technicien de la centrale de Belleville-sur-Loire effectue un prélèvement d’eau à un robinet connecté à la piscine de stockage du combustible usé de l’unité de production n°2.

A l’issue de ce contrôle, un écoulement d’eau s’est produit et a été recueilli dans une rétention prévue à cet effet. Cet écoulement a été détecté par une alarme en salle de commande. Un technicien s’est immédiatement rendu sur place et a refermé le robinet de prélèvement. Un appoint en eau a alors été réalisé et le niveau est progressivement remonté. Cette faible baisse de niveau d’eau n’a eu aucun impact sur le refroidissement du combustible entreposé dans la piscine.

L’événement n’a eu aucune conséquence sur la sécurité du personnel, ni sur l’environnement.

En raison de la répétitivité de cet événement avec un précédent survenu en janvier 2015, la Direction du site a décidé de le déclarer, le 15 mars 2017, à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 1 de l’échelle INES qui en compte 7.

L’unité de production n°2 de la centrale de Belleville est restée en fonctionnement durant l’intervention. L’unité de production n°1 est elle aussi en fonctionnement.

https://www.edf.fr/groupe-edf/nos-energies/carte-de-nos-implantations-industrielles-en-france/centrale-nucleaire-de-belleville/actualites/declaration-d-un-evenement-significatif-surete-suite-a-un-ecart-dans-la-realisation-d-un-prelevement

Samedi 1 Er Avril 2017 Le volcan Kambalny en Russie est entré en éruption après 248 ans de sommeil

Une éruption majeure du volcan Kambalny au Kamchatka en Russie a débuté le 24 Mars, 2017 à 21h20 UTC, incitant les autorités à relever le Code couleur orange pour l’aviation. Selon les experts, la forte intensification du volcan a été une surprise complète. Bien qu’il existe des rapports d’une augmentation de l’activité en 1769, la dernière grande éruption de ce volcan a eu lieu en 1350.

A 21h20 UTC, KVERT ces données satellites ont montré un panache de cendres d’environ 35 km au sud-ouest du volcan. Le nuage volcanique a atteint une hauteur de 5 à 6 km. Le 25 Mars, le panache était déjà à environ 100 km au SSW du volcan et a 13:24 UTC, il était de 550 km au SSW. Les données satellitaires ont montré que le nuage volcanique a atteint les 5 km d’altitude.

L’éruption explosive du volcan se poursuit, a déclaré KVERT. Les explosions de cendres jusqu’à 6 – 8 km (19 700 26 200 pieds) d’altitude pourraient survenir à tout moment. L’activité en cours pourrait affecter des avions internationaux et volant à basse altitude

« Ceci est la première observation scientifique d’un événement volcanique majeur à Kambalny », dit Olga Kirin, à la tête du groupe KVERT. « Selon téphrochronologie, une forte éruption a eu lieu il y a 600 ans, mais il y a des informations sur l’augmentation de l’activité il y a quelque 250 ans », a t-elle ajouté. « Le volcan est sous notre étroite surveillance, mais il est difficile de dire ce qui va se passer ensuite. »

Samedi 1 Er Avril 2017 Eruption inattendue de l'Etna

Des touristes et leurs guides, des scientifiques, mais aussi des journalistes. Tous étaient venus voir l'éruption de l'Etna, au plus près du cratère, jeudi 16 mars, en Sicile (Italie). Mais à la mi-journée, les curieux ont été surpris par une pluie de lave et de la vapeur, crachées par le volcan en éruption. Une équipe de la BBC, qui se trouvait là au moment de l'explosion, a pu filmer la scène.

Il s'agissait d'une "zone jaune", dont l'accès n'est autorisé qu'avec un guide. Au total, environ 35 personnes se trouvaient dans les environs. "Il y a eu une dizaine de blessés, mais aucun grave", a précisé le maire de Catane. Selon les médias italiens, six blessés ont été conduits à l'hôpital pour des contusions et traumatismes, en particulier crâniens.
"C'était vraiment terrifiant"

Rebecca Morelle, la correspondante scientifique de la BBC venue couvrir la nouvelle phase d'activité du plus haut volcan d'Europe, a raconté sa frayeur sur Twitter. "Dévaler une montagne tout en étant bombardée par des pierres, en slalomant entre les rochers brûlants et la vapeur bouillante, c'est une expérience que je ne veux jamais revivre, a-t-elle expliqué. Le groupe a subi une pluie de pierres brûlantes et de vapeur." Son équipe ne souffre que de coupures et de brûlures mais a été "très secouée". "C'était vraiment terrifiant", souffle-t-elle.


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Rebecca Morelle
✔@BBCMorelle

Back at hotel now after Etna explosion. Here's @NewsCamerawoman with the massive hole a lump of rock burnt through her coat.
17:35 - 16 Mars 2017




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L'explosion s'est produite lorsqu'une grande quantité de vapeur, issue du brusque réchauffement de la neige au contact de la lave, s'est brutalement échappée de la coulée de lave sous laquelle elle était piégée, a expliqué à l'AFP un membre de l'Institut italien de vulcanologie de Catane.

Samedi 1 Er Avril 2017 7 000 bulles de gaz sont apparues sous le sol de la Sibérie et pourraient exploser à tout moment

Depuis quelques années, un étrange phénomène envahit la toundra sibérienne. Aux quatre coins de cette région du globe, de mystérieuses bulles de gaz sont apparues au sol, rendant la terre aussi instable que de la gelée. Des bulles qui sont en réalité de petites bombes à retardement et qui intriguent d’autant plus les scientifiques que c’est l’Homme qui est en partie responsable de leur apparition.

QU’EST CE QUI EST À L’ORIGINE DE LA FORMATION DES BULLES DE GAZ ?

Si l’origine de ces bulles de méthane est encore un mystère, une des hypothèses les plus probables est que celles-ci seraient apparues suite à une vague de chaleur qui aurait entraîné le dégel du pergélisol de la toundra. Mais le phénomène est très inquiétant car en l’espace d’un an, elles se sont multipliées. C’est lors d’une expédition réalisée dans la région de Bely Islanden Sibérie que les chercheurs avaient noté la présence d’une quinzaine de ces bulles qui rendent le sol aussi mobile que de la gelée.


Toutefois, une autre expédition menée dans les provinces voisines de Yamalet de Gydan a révélé que pas moins de 7 000 bulles de gaz avaient été repérées. Un problème d’autant plus inquiétant que celles-ci peuvent exploser à tout moment, et ce, sans que l’on sache comment.

QUELLES CONSÉQUENCES POURRAIENT-ELLES AVOIR EN CAS D’EXPLOSION ?

» Au départ, de petites bosses de gaz se forment sous la surface de la terre, devenant progressivement des bulles qui grossissent de jour en jour. Plus le temps passe et plus la bulle a de chances d’exploser, formant alors un immense entonnoir « , a expliqué Alexey Titovsky, directeur du département de Yamal pour la Science et l’Innovation. De telles bulles ont été ainsi responsables de l’apparition de cratères et de puits immenses aux 4 coins de la Sibérie.

Au-delà des risques physiques encourus si l’on se trouve près d’une bulle en cas d’explosion, celles-ci sont également très dangereuses pour l’environnement. L’air qui s’en échappe peut contenir jusqu’à 1000 fois plus de méthane et 25 fois plus de dioxyde de carbone que l’air que nous respirons. Ces bulles sont donc de véritables bombes à retardement qui auraient pour origine le réchauffement climatique. Toutefois, les scientifiques travaillent encore sur la question.
DES BULLES AU CONTRE DE NOMBREUSES RECHERCHES

Actuellement, plusieurs équipes réparties sur toute la toundra sibérienne étudient de près ces étranges bulles de gaz. Les résultats de leurs recherches ne sont pas encore connus mais tous travaillent avec comme objectif de pouvoir déterminer les bulles les plus dangereuses pour les populations locales.

Entre autres, ils analysent la hauteur maximale ou la pression qu’elles peuvent supporter afin de pouvoir réagir au plus vite en cas d’explosion imminente. A terme, les chercheurs souhaitent créer une carte indiquant les zones à risque, même si l’idéal serait de stopper l’apparition de ces bulles de gaz.

Samedi 1 Er Avril 2017 Canada : elle pensait être grippée, elle se retrouve amputée de trois membres

Cari Kirkness souffrait d'une infection de streptocoque de type A, aussi connue sous le nom de bactérie mangeuse de chair. Elle a perdu son bras et ses deux jambes.

Cela ressemblait à une banale grippe. «J’avais mal à la gorge, aux oreilles, à la tête et des douleurs musculaires», raconte Cari Kirkness. Il y a un mois, cette Canadienne de Winnipeg, dans la province du Manitoba, voit son état progressivement empirer. Trois jours après le début de ces symptômes, une ecchymose apparaît sur son bras. Après une première visite chez un médecin, qui lui fait un prélèvement bactérien à la gorge, la jeune femme voit d'autres taches rouges se développer et commence à souffrir de sévères démangeaisons.



Le lendemain, un docteur de l'hôpital lui diagnostique une «infection envahissante par le streptocoque du groupe A fasciite nécrosante», soit la maladie de la bactérie mangeuse de chair. Les médecins décident alors de l'opérer et pour arrêter la propagation de la bactérie, l'amputent du bras droit et d'une partie de la jambe gauche. Le lendemain, ils constatent des signes d'infection dans sa jambe restante alors que Cari Kirkness est sous assistance respiratoire. Ils demandent alors à sa mère Loretta si elle souhaite «laisser partir sa fille».

«C’était facile comme bonjour. Nous lui avons dit : "Non, amputez la jambe, nous choisissons la vie. Nous ne voulons pas qu’elle nous quitte"», explique-t-elle à Radio Canada. Un mois plus tard, sa fille de 28 ans, mère de deux enfants, est encore à l'hôpital mais espère être bientôt placée dans un centre de réadaptation. Affaiblis par l'alitement, les muscles de son cou sont ainsi incapables de porter le poids de sa tête. «Je suis toujours avec mes "bébés", glisse-t-elle. Et j’ai encore un bras pour les embrasser, leur donner des câlins. Parce que les enfants, ils ont besoin de ça, des câlins de leur maman.»



En France, une femme de 36 ans, Priscilla Dray, avait été amputée des quatre membres après une infection similaire, contractée lors d'une IVG au Centre hospitalier universitaire de Bordeaux en 2011. Le CHU a été condamné début janvier et a dû provisionner 300.000 euros en vue d'une future indemnisation.

leparisien.fr

Samedi 1 Er Avril 2017 La NASA montre les ceintures d’électrons entourant la Terre

La NASA a publié une image décrite comme « une vue complète des ceintures de radiation des électrons pris au piège autour de la Terre ». Elles sont souvent surnommées sous le terme de ceintures de Van Allen.

Les concepteurs ont dû sectionner les ceintures de façon à offrir une vue équatoriale. Ici « la rotation de la Terre et le mouvement solaire ont été arrêtés », ont-ils souligné le 15 mars en divulguant la photographie, pouvant illustrer ce qu’il se passe autour de notre planète.



Les astronomes expliquent que les ceintures de radiation sont deux régions en forme de beignets avec des particules fortement énergétiques prises au piège dans le champ magnétique de la Terre. Le nom de ceintures de Van Allen se réfère au chercheur James A. Van Allen de l’université de l’Illinois, qui les a étudié dans le passé.

La ceinture intérieure se situe juste au-dessus de notre atmosphère et s’étend à 7 000 km dans l’espace. La ceinture extérieure s’étend de 13 000 à 65 000 km d’altitude.

Des études de 2013 ont révélé l’émergence d’une troisième bande qui tend à disparaître. Depuis leur découvertes, les ceintures de radiation de la terre ont révélé de nouvelles structures et des comportements complexes jamais analysés auparavant. Cela a été mis en évidence par les chercheurs la semaine dernière.

Le dernier événement intense d’un grand nombre d’électrons hautement radioactifs voisins de la Terre a été enregistré fin juin 2015, sur le bord extérieur. D’autres événements ont été enregistrés précédemment.

Les électrons avaient une énergie de plus d’un million d’électrons-volts. À ce moment là, rapporte la NASA, ce qui est arrivé est que la région des électrons les plus actifs a été tirée à l’extérieur, laissant une population résiduelle qui a formé une autre ceinture de radiation.

Ce flux d’électrons à haute énergie à environ deux rayons de la Terre de distance a persisté beaucoup plus longtemps que prévu. « Il a fallu plus d’un jour pour que les électrons s’affaiblissent au-dessous du niveau de détectabilité des instruments dans les sondes de Van Allen », ont indiqué les chercheurs.

Version espagnole : La NASA muestra los cinturones de radiación de electrones que rodean la Tierra

Via epoch times

Samedi 1 Er Avril 2017 BIOCOOP NE VEUT PLUS DE BOUTEILLES D'EAU EN PLASTIQUE DANS SES MAGASINS

L'enseigne préfère renoncer à une part importante de son chiffre d'affaires plutôt que de vendre un produit polluant et contraire à ses convictions

Si vous cherchiez un petit signe que le monde change enfin, en voici peut-être un : pour la première fois, une chaîne de supermarchés a décidé d’arrêter purement et simplement la vente d’eau plate en bouteille plastique ! Un petit risque pour le business, un grand pas pour l’environnement…

Cette chaîne de supermarché, c’est Biocoop, une coopérative spécialisée dans la vente de produits bios qui compte 431 magasins et emploie 4 500 personnes. Avec cette décision inédite, elle veut renforcer un peu plus la cohérence entre ses activités commHuffington Post

erciales et ses convictions écologistes.

Claude Gruffat, PDG de Biocoop, dans les colonnes du Huffington Post :

« Nous avons pris cette décision lors de la dernière assemblée générale. Nous considérons que la commercialisation de l’eau en bouteille est un commerce trop polluant, qui va à l’encontre des valeurs que nous portons dans l’entreprise. Elle fait appel à une industrie plastique dommageable pour l’environnement et elle nécessite un transport par camion, donc des dépenses en énergies fossiles, véritables poisons pour l’écologie. »

Seule exception à cette nouvelle règle : l’eau gazeuse qui, aux dernières nouvelles, n’est toujours pas distribuée par nos précieuses canalisations !

À vrai dire, cette exclusion officielle et définitive de l’eau plate en bouteille des rayons des Biocoop résulte d’un processus entamé depuis de longues années déjà. Le patron de l’enseigne rappelle en effet que, dès, 2009, certains sociétaires avaient déjà renoncé à vendre ce produit…

Claude Gruffat estime que cette mesure fera perdre à Biocoop entre 1 et 1,5% de son chiffre d’affaires (l’eau en bouteilles étant le produit le plus vendu). Une perte considérable donc, mais assumée :

« On n’aurait jamais pu faire voter ça à des commerçants qui ne sont pas dans cet état d’esprit, soucieux de l’environnement. »



Rien ne dit que le choix de Biocoop sera repris par les géants de la grande distribution. Mais une chose est certaine : pour que ce type de mesures se généralise un jour, il faut bien que quelqu’un commence par montrer l’exemple. Ce qui est désormais chose faite !

Samedi 1 Er Avril 2017 Brexit : le retour à la réalité va être brutal

LE CERCLE/POINT DE VUE - A quelques jours de la demande officielle du Royaume-Uni de quitter l'Union Européenne, les Britanniques ont à peine entrevu ce qui les attendait.

Theresa May notifiera le conseil européen de la demande de divorce britannique le 29 mars. Jusque-là, les politiciens britanniques se sont montrés optimistes sur les chances d’un accord avant les deux ans fatidiques.

Quelques voix ont quand même émergé pour rappeler la possibilité d’un grand saut dans le vide si un accord n’était pas trouvé, d’autant que Theresa May a martelé qu’elle préférait aucun accord à un mauvais accord .



Mais concrètement que signifierait un mauvais accord ? Et quelles seraient les conséquences de l’absence d’accord ?
Vers un "hard Brexit"

Le lancement des négociations devrait servir de douche froide à l’optimisme britannique sur les conditions de la séparation. Non, tout ne s’annonce pas tout rose, loin de là !

Le gouvernement conservateur a déjà pris la décision de s’engager vers un " hard brexit " : un départ du marché commun qui permettrait au pays de mettre en place les barrières à l’immigration, le coupable idéal pour tous les maux de la société et de l’économie britannique pour les partisans du Brexit.
De la taille du marché dans la négociation

Il faudra donc en premier lieu négocier un nouvel accord commercial entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Et comme les relations commerciales du Royaume-Uni passent par l’Union européenne, il faudra aussi profiter de ces deux ans pour négocier de nouveaux accords commerciaux avec le reste du monde).

Comme le reconnaissait Ngaire Woods , professeur à l’Université d’Oxford, avant même le vote du Brexit, la capacité d’un pays à négocier des accords commerciaux dépend de la taille de son marché.


Seul, le Royaume-Uni est un nain commercial, et la perspective d’accords commerciaux juteux avec le reste du monde en dehors de l’Union, telle que promise par les partisans du Brexit, relève du mirage.

Il est probable que les conditions commerciales auquel le Royaume-Uni aura accès après le Brexit soient sévèrement dégradées par rapport aux conditions auquel le bloc européen – un bien plus grand marché – est soumis.
l’UE restera son premier partenaire commercial

En l’absence d’accord, le Royaume-Uni aurait à se reposer sur les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce – ce serait la seule économie du G20 sans un accord commercial avec l’Union européenne et cela pourrait couter jusqu’à 6 milliards de pounds aux exportateurs britanniques.

Brexit ou pas, l’Union européenne restera le premier marché à l’exportation pour l’économie britannique.

De plus, l’économie britannique est une économie de service à 80 % et les services sont non seulement sujets à des barrières commerciales, mais aussi à des barrières liées aux différences de régulation.
L'UE présente l'addition

La commission européenne demande comme préambule à toute négociation sur l’avenir de la relation commerciale avec le Royaume-Uni le règlement des engagements pris par le pays en tant que membre de l’Union.

En somme, la participation financière du pays aux différents programmes engagés par l’Union européenne et la participation aux retraites des fonctionnaires européens pour la durée pendant laquelle le pays a été membre de l’Union européenne.

Jean-Claude Juncker parle d’une "addition salée" de 60 milliards d’euros. Cela ne devrait pas aider les négociations…
Vers une augmentation des prix

Mais un autre problème se profile à l’horizon : l’économie britannique repose sur un tissu d’emplois précaires, notamment les contrats à zéro heure dans lesquels les employeurs n’ont pas à offrir un certain nombre d’heures de travail, mais les employés doivent par contre accepter toute heure de travail proposée.

Jusque-là, ces emplois pouvaient être attractifs pour l’immigration européenne de par la valeur du pound et le dynamisme de l’économie britannique.

La chaine de restauration rapide Prêt à Manger reconnaissait récemment que seulement un candidat sur 50 à l’emploi dans leurs établissements était britannique.

Alors que cette immigration européenne est dans le viseur du gouvernement conservateur, dans un contexte où le Royaume-Uni n’aurait plus à se prêter à la libre circulation des personnes, on peut s’attendre à un durcissement des conditions d’immigration, mais aussi de l’accès aux services publics et aux allocations pour les immigrés européens.

Dans ces conditions, ces emplois précaires dont les entreprises britanniques sont friandes ne seront plus pourvus ce qui créera mécaniquement l’augmentation des coûts et donc des prix.
L'incertitude fera fuir les investisseurs

Une fois l’article 50 déclenché, la véritable question pour l’économie britannique sera bien la suivante : quelles entreprises seront prêtes à investir dans un pays dont on ne sait pas à quelles barrières commerciales il pourra être exposé ?

Les barrières commerciales vont déterminer les coûts d’importation et la capacité à exporter des entreprises basées au Royaume-Uni. Sans compter l’inconnu du coût du travail.

Dans le même temps, les négociateurs britanniques vont se heurter à la dure réalité : le Royaume-Uni, seul, n’est plus une puissance commerciale dominante capable d’imposer ses conditions au reste du monde.

Thomas Roulet est enseignant-chercheur en sociologie économique et stratégie internationale au King's College à Londres.
@thomroulet

Samedi 1 Er Avril 2017 5 nouvelles particules découvertes au LHC

L'expérience LHCb utilise l'un des quatre détecteurs géants dédiés à l'étude des collisions de protons au LHC. Les physiciens qui y travaillent viennent à nouveau d'annoncer la découverte de nouvelles particules : cinq baryons oméga du modèle standard.
Depuis plus de 50 ans maintenant, les physiciens se rassemblent pour faire le point sur les dernières découvertes en physique fondamentale à l'occasion des Rencontres de Moriond. Elles se déroulent en ce moment à La Thuile (Italie), dans une ambiance agréable, relaxée et conviviale, permettant à de jeunes chercheurs de discuter directement avec les leaders de leurs domaines.
Il se pourrait qu'on y parle des premiers signes de l'existence d'une nouvelle physique débusquée dans les dernières données recueillies au LHC... En attendant, le Cern a annoncé que l'un des détecteurs géants du Grand collisionneur de hadrons, LHCb, avait observé, lors d'une seule expérience, cinq nouvelles particules.
Les nouvelles particules sont prévues par le modèle standard


Il s'agit en fait de baryons dont l'existence peut être prédite à partir du modèle standard, plus précisément de la chromodynamique quantique et de la théorie des quarks. Il s'agit même d'états excités (de résonances dans le jargon des physiciens) d'un membre d'une famille de particules déjà connues, les baryons oméga.

Rappelons que les baryons oméga, formés de trois quarks, ne contiennent aucun de ceux qui constituent les protons et les neutrons, à savoir les quarks « u » et « d » (sauf fugacement, en tant que fluctuations du vide quantique). Le premier de ces baryons à avoir été découvert est le baryon Ω−.
Il avait été prédit théoriquement en 1961 par Murray Gell-Mann et indépendamment par Yuval Ne'eman, un colonel de l'armée israélienne venu tard à la physique, en utilisant des arguments de symétrie basés sur le fameux groupe de Lie SU(3). Cela allait les conduire finalement à la découverte de la théorie des quarks.
Le baryon Ω− a été observé en 1964. Il est chargé négativement, d'où le « - », et est composé de trois quarks étranges (des quarks dits « s »). Comme ils l'expliquent dans un article déposé sur arXiv, les chercheurs du Cern ont, eux, découvert les baryons Ωc(3000)0, Ωc(3050)0, Ωc(3066)0, Ωc(3090)0 et Ωc(3119)0. Les nombres en parenthèses donnent les masses respectives des particules en mégaélectronvolts (MeV), mesurées par LHCb. Ce sont en quelque sorte les équivalents d'atomes d'hydrogène à des énergies différentes du fait que l'électron se trouve sur des niveaux d'énergie distincts.
Ces baryons sont très instables, donc ils se désintègrent rapidement. Leur étude pourrait nous aider à mieux comprendre le contenu des équations de la chromodynamique quantique et peut-être d'y voir une nouvelle physique à l'œuvre.

La découverte de nouvelles particules avec des détecteurs peut être comparée à la réception d'une gamme de fréquences par un poste de radio. Au sein du bruit de fond, le signal produit une résonance dans le récepteur lorsqu’il est calé sur la bonne fréquence. Comme le montre ce schéma, ces cinq nouvelles particules dans le détecteur LHCb se présentent comme cinq « résonances », en rouge, au-dessus du bruit de fond, pour des énergies associées à des masses. © Collaboration LHCb

Par Laurent Sacco, Futura

Samedi 1 Er Avril 2017 Des chercheurs russes créent une matière qui rend le monde invisible

Nous pourrions bientôt devenir invisibles grâce à une matière «magique» inventée par des chercheurs russes. Outre cela, cette substance hors du commun rendrait transparent tout ce qui nous entoure, y compris les voitures et bâtiments.

Des scientifiques russes de l'institut de recherche Tekhnomash, faisant partie du groupe public Rostec, ont élaboré des matières uniques rendant totalement ou partiellement invisibles des objets grâce à leurs qualités surprenantes, lit-on dans le communiqué du holding Roselectronica appartenant, lui-aussi, à Rostec.

Ces matières à commande électrique, d'après les chercheurs, sont capables de « camoufler » des objets dans leur champ visuel. Elles ont le pouvoir d'imiter des couleurs, de les intensifier ainsi que de créer des représentations graphiques compliquées, y compris des feuilles qui bougent quand il y a du vent.

Cette invention a été possible grâce à des chocs électriques. En effet, ces matières ressemblent à des écrans de camouflage permettant de dissimuler entièrement un objet.

La technologie a été saluée par le holding Roselectronica.
« Les matières de synthèse ont d'énormes perspectives pour contrecarrer des armes de précision », a déclaré Igor Klotchko, le directeur général de l'entreprise.

M. Klotchko a ajouté que cette technologie serait efficace grâce à son camouflage visuel et non pas grâce à un camouflage thermique ou électromagnétique.

Il est à noter que des constructeurs et ingénieurs du monde entier tentent depuis longtemps de créer une « cape d'invisibilité » universelle pour des objets militaires. Pourtant, ceux qui ont réussi à le faire sont peu nombreux.

En 2012, des scientifiques de l'Université du Texas sont parvenus à créer « une cape d'invisibilité » composée de fibres de carbone. Le vêtement crée l'illusion que l'objet, sur lequel il est mis, est en train de disparaître.

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Samedi 1 Er Avril 2017 RUSSIE énergie libre : ils veulent reconstruire la tour de Tesla pour fournir de l’énergie à la planète entière

« High Voltage Marx and Tesla Generators Research Facility » (Centre de Recherche des Générateurs Tesla et Marx à Haut Voltage). L’appareillage de test, qui fait partie de l’Université d’ingénierie électrique de Moscou, se trouve dans la paisible ville d’Istra, à 40 km à l’ouest de Moscou.

Imaginez, de l’énergie propre sans fil, disponible pour n’importe qui dans le monde, que l’on peut connecter sur des voitures ou des avions à zéro émission, de l’électronique qui se rechargerait toute seule, des appareils sans fil exploitant tous de l’énergie par l’intermédiaire d’une antenne radio. Cela peut ressembler à de la science-fiction, mais cela est basé en fait sur des découvertes vieilles d’un siècle de Nikola Tesla.

C’était son plan pour la tour Wardenclyffe jusqu’à ce qu’elle ait été réduite à néant par des industriels, parce qu’ils ne pouvaient pas la contrôler et la doser. La tour était un amplificateur et un émetteur d’ondes radio traversant l’atmosphère et à laquelle les appareils électroniques pouvaient librement s’alimenter. Tandis que beaucoup de micro-utilisations de ce type d’énergie commencent à apparaître, une application à large échelle est encore absente.

Deux scientifiques russes espèrent changer cela en construisant la tour « émettrice d’énergie sans fil » de Tesla.



Leonid Plekhanov et Sergey Plekhanov, tous les deux diplômés de l’institut de la physique et de la technologie de Moscou, croient qu’en combinant les plans de Tesla avec les matériaux modernes et d’autres découvertes récentes, ils réussiront à donner de l’énergie propre à la planète entière.

« Les matériaux et le matériel modernes nous fournissent une incroyable occasion de réimplémenter l’invention de Tesla, et d’établir une solution aux problèmes de transmission d’énergie d’aujourd’hui ! Nous avons recréé une version de la tour Wardenclyffe de Tesla fondée sur ses principes, mais à l’aide des matériaux et composants électroniques avancés modernes et nous sommes prêts à la construire », écrivent-ils sur leur href="https://www.indiegogo.com/projects/let-s-build-a-planetary-energy-transmitter" target="_blank" rel="nofollow">page de crowdfunding.

Les tours fonctionnent fondamentalement pour magnifier l’énergie électrique et pour la transmettre par l’intermédiaire d’ondes radio à travers le globe en utilisant le « guide d’ondes entre la Terre et la ionosphère comme une sorte de simple fil. »

« Nikola Tesla a imaginé que cette technologie propre alimenterait des maisons et des véhicules électriques, y compris des avions. Mais aujourd’hui les utilisations semblent sans fin. Michael Jaeger a astucieusement expliqué le potentiel de l’énergie sans fil dans un article daté de 2012 :

Les émetteurs de puissance approvisionnés par des installations de production pourraient envoyer des mégawatts de puissance avec des millions de volts à des fréquences gigahertz dans l’atmosphère en tant qu’ondes radio, et les appareils mobiles comme les téléphones portables pourraient la saisir à travers l’air, plus aucun besoin de batteries. Tous les véhicules pourraient être électriques avec des émissions zéro, et selon le nombre d’émetteurs et la puissance de sortie de ces émetteurs, on pourrait théoriquement conduire à travers tout le pays sans que cela exige de grandes batteries. Les maisons auraient des antennes pour les brancher à la grille d’alimentation plutôt que des fils. Les pertes de puissance seraient minimales, pas comme aujourd’hui. Nos grilles d’alimentation voient par habitude des pertes de puissance de 8 pour cent. Il n’y aurait aucun encombrement de ligne d’alimentation, ce qui produit de grandes pointes dans l’évaluation localisée du prix dans le marché de gros de l’électricité en raison de la limitation de transmission par ligne. On éliminerait des coûts d’infrastructure pour transmettre sans risque l’énergie.

Cela raisonne, comme un futur assez étonnant.

Supportez ce projet chez IndieGoGo.
** Cet article a été initialement décrit sur Activist post.**

Source: http://www.neotrouve.com/?p=5485

Samedi 1 Er Avril 2017 Un refroidissement local de l’Atlantique Nord qui inquiète les scientifiques

Le refroidissement local de l’Atlantique nord particulièrement dans la mer du labrador inquiété les scientifiques. En effet ce phénomène relativement complexe est le résultat de la cessation du mélange d’eaux de l’océan.

Atlantico : Une équipe de chercheur, dont vous faite partie, a récemment découvert le risque d’un refroidissement rapide de l’Atlantique nord. Comment expliquer ce phénomène ? Quels sont les risques concrets auxquels nous devons faire face ?

Giovanni Sgubin : Notre équipe n’a pas découvert ce risque, il était déjà bien connu, notamment comme conséquence d’une possible interruption de la circulation thermohaline, c’est-à-dire le système de courant à grande échelle responsable du transport de la chaleur dans l’Atlantique du Nord. Un tel événement pourrait causer un refroidissement drastique de tout l’Atlantique du Nord. Cependant, cette possibilité reste pour nous relativement faible au cours du XXIème siècle. Les résultats d’une quarantaine de modèles climatiques montrent que même s’il y a un ralentissement de cette circulation à grande échelle, celui-ci sera très progressif et il y a de très faible chance d’un arrêt total.

Les risques d’un refroidissement abrupte de l’Atlantique nord lié à une interruption de la circulation thermohaline restent donc très improbables au cours du XXIème siècle. Notre nouvelle étude s’est focalisée sur les risques d’un refroidissement de l’Atlantique nord en raison d’un autre phénomène, c’est-à-dire une interruption de la convection dans la Mer du Labrador. La convection océanique dans cette région est un événement qui arrive normalement pendant l’hiver à travers le mélange entre les couches en surface et les couches en profondeur. Ce mélange produit un échange de chaleur entre l’océan et l’atmosphère. Pendant l’hiver la chaleur se dirige donc vers l’atmosphère. Avec le changement climatique global ce phénomène est actuellement en péril. Par l’arrêt de ce phénomène nous pourrions voir un refroidissement local dans la mer du Labrador, qui peut avoir un impact important sur les températures en Europe et en Amérique du Nord.


Pour calculer ces fluctuations de températures vous avez développé un nouvel algorithme. En quoi cet algorithme peut changer la façon dont les scientifiques évaluent les variations climatiques ?

Nous avons développé un algorithme de détection. Dans les projections climatiques pour le futur, nous avons cherché les zones dans lesquelles il y avait un changement de température de l’Océan très rapide, qu’il peut être expliqué exclusivement comme une conséquence d’une augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. En fait l’algorithme de détection prend en compte les variations de température sans précédents dans les conditions climatiques d’avant la révolution industriel. En fin de compte, cet algorithme nous a permis de localiser les zones touchées par des phénomènes de changements de température très rapide imputable aux activités humaines.

Que pouvons nous faire concrètement pour ralentir ou stopper ce refroidissement rapide de l’Atlantique nord ?

Ce phénomène local est une conséquence du réchauffement climatique à l’échelle globale. Donc la seule solution possible reste la réduction de gaz à effet de serre. C’est presque banal mais absolument nécessaire.

source : http://www.atlantico.fr/

Samedi 1 Er Avril 2017 Allons nous vers un petit age glaciaire ?

Une mini-glaciation de 15 ans pourrait se produire dans l’hémisphère nord dans seulement quatre ans, alors que le soleil se prépare à hiberner, déclenchant un déferlement d’événements cataclysmiques.

Après que des changements inquiétants à la surface du Soleil aient été observés, une équipe d’experts avertit que de grands événements sismiques, y compris des éruptions volcaniques, les températures mondiales qui plongent et la déstabilisation de la croûte terrestre deviendront plus courants.

Le retour à la normale de l »activité solaire pourrait prendre jusqu’à 15 ans. Les conditions météorologiques extrêmes et les températures glaciales persévérant jusqu’en 2035.

Cet avertissement va rendre furieux les militants environnementaux qui font valoir, que d’ici 2030, le monde va être confronté à une augmentation du niveau de la mer et des inondations dues à la fonte des glaces aux pôles.

Il est apparu que l’activité solaire, mesurée par l’apparition de taches à la surface du soleil, a diminué à un rythme plus élevé qu’à tout autre moment de l’histoire.

Le Soleil est maintenant resté sans l’apparition de taches pour la première fois en cinq ans, après que 21 jours d’activité minimale ont été observés au cours de 2016.

Bien que des taches soient réapparues sporadiquement durant l’été, des effondrements répétés de l’activité solaire ont été enregistrés au cours de l’année.

La tendance a incité les scientifiques à avertir que le monde se dirige vers un minimum solaire historique avec une activité tombant potentiellement à un niveau le plus bas de tous les temps.

Ces phénomènes sont censés mener à un froid extrême en Europe, y compris en Grande-Bretagne, en Amérique du Nord et à travers l’hémisphère sud inférieur affectant ainsi la Nouvelle-Zélande et certaines parties de l’Amérique du Sud.

Ils ont également été liés à l’émergence de grands tremblements de terre dans les zones à risques, suscitant des craintes sur le fait que les grandes villes incluant Tokyo et Los Angeles pourraient être touchées par le prochain méga-séisme.

Les recherches effectuées par le Centre de recherche spatiale et scientifique de la Floride ont révélé un lien étroit entre la faible activité solaire et les événements sismiques.

L’étude a examiné l’activité volcanique entre 1650 – 2009 et l’activité sismique entre 1700 – 2009, les comparant à l’historique des taches solaires.

Cela a révélé une corrélation pétrifiante entre l’activité solaire réduite et les plus grands événements sismiques et volcaniques enregistrés au cours de l’histoire.

Les chercheurs de l’Institut japonais pour l’étude des Rayons Cosmiques ont conclu qu’il existe un lien entre l’activité volcanique mondiale et les minimums solaires.

L’auteur de l’étude, Toshikazu Ebisuzaki a déclaré :

Les volcans riches en silice et très visqueux ont tendance à produire des éruptions explosives violentes qui entraînent des catastrophes dans les communautés aux alentours et qui affectent fortement l’environnement mondial.
.
Nous avons examiné la chronologie de 11 éruptions qui ont produit des magmas riches en silice à partir de quatre volcans au Japon (Mt. Fuji, Mt. Usu, Myojinsho et Satsuma-Iwo-jima) au cours des 306 dernières années (de 1700 AD à AD 2005 ).
.
9 des 11 événements se sont produits pendant les phases inactives de l’activité magnétique solaire (les minimums solaires), qui sont bien indexées par le nombre de taches solaires.
.
Cette forte corrélation entre la chronologie éruption volcanique et minimum solaire est statistiquement significative à un niveau de confiance de 96,7%.

La fréquence des taches solaires devrait diminuer rapidement au cours des quatre prochaines années, atteignant un minimum entre 2019 et 2020.

Piers Corbyn expert du soleil du groupe de prévisions WeatherAction a averti que la Terre faisait face à un autre petit âge glaciaire mini avec des conséquences potentiellement dévastatrices.

Pour Piers Corbyn :

Nous sommes maintenant dans une phase de déclin de l’activité solaire et nous sommes sur la bonne voie pour une période très calme.
.
Cela peut provoquer un changement dans le jet-stream le faisant se déplacer plus au sud et par conséquent, il ferait très froid dans les latitudes tempérées, y compris l’Europe, la Grande-Bretagne et l’Amérique du Nord. »
.
Nous prévoyons que les températures vont chuter, ce qui mènera à la congélation de l’eau des océans et à la formation de glaces flottant autour des côtes de l’Europe.

Pour lui, le lien entre les énormes changements dans l’activité solaire et les tremblements de terre dépend de la réduction de la force des champs magnétiques autour de la Terre.
Le Japon, l’Amérique, les Philippines et les régions sujettes au séisme du Moyen-Orient et de l’Asie sont sur le point d’être mises en alerte, a-t-il averti.

Il explique que moins d’éruptions solaires associées à une période de minima de l’activité du soleil, réduisent la traction magnétique à la surface de la Terre.

Cela arrête tout mouvement des plaques tectoniques, même les déplacements inoffensifs fréquents qui passent inaperçus. Cette situation va faire qu’une énorme pression va s’accumuler sous la croûte terrestre.

Le résultat, dit M. Corbyn, ressemble beaucoup à une cocotte minute ou le moindre mouvement déclenchera un violent tremblement de terre.

Pensez-y comme si on comparait deux sacs de sucre que l’on remplit.
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Si vous en avez un avec un petit trou dans le fond, il se vide constamment tandis que plus de sucre est ajouté, donc il n’y a pas d’effet cumulatif.
.
L’autre n’a pas de trou, donc il devient de plus en plus plein jusqu’à ce qu’il éclate, c’est le genre de chose dont nous parlons.
.
Nous prévoyons moins de tremblements de terre dans l’ensemble, mais plus extrêmes dans les régions à risque, ce qui est très inquiétant.
.
Tokyo, Los Angeles et d’autres grandes villes pourraient toutes être candidat pour le prochain grand séisme.

Les scientifiques prédisent que le nombre de taches solaires observées continuera de diminuer au cours des prochaines années jusqu’à 2020.

Finalement, la « période blanche » s’étalera sur des mois déclenchant le début du prochain Minimum Solaire susceptible de durer 15 ans.

Il marquera le 24e cycle depuis 1755 où l’activité solaire a été enregistrée pour la première fois et le lien avec le climat et les changements terrestres a été fait.

En Grande-Bretagne, la principale menace est une répétition du dernier minimum solaire significatif qui a déclenché tristement célèbre petite glaciation dans les années 1600.

La période appelée minimum de Maunder a vu des hivers exceptionnellement durs ravager le Royaume-Uni et l’Europe du Nord et a conduit au gel de la Tamise.

Une étude menée par le Met Office [NDT : service météo anglais] publiée l’année dernière prétend que l’effet serait compensé par le réchauffement climatique récent, la Grande-Bretagne pourrait avoir dans les années à venir des hivers plus froids que la moyenne .

Un porte-parole a déclaré à l’époque : « Un retour à une faible activité solaire non observée pendant des siècles pourrait augmenter les chances d’hivers froids en Europe et dans l’est des États-Unis, mais ne stopperait pas le réchauffement climatique. Le retour du ‘grand minimum solaire’ pourrait affecter les hivers européens et de l’est des États-Unis. »

Le physicien solaire David Hathaway, du Centre de vol spatial Marshall de la NASA, a ajouté : « Le minimum solaire arrive, et il arrive plus tôt que ce que nous avions prévu ».



sources : http://etat-du-monde-etat-d-etre.net/ / http://www.express.co.uk/

Samedi 1 Er Avril 2017 Le géophysicien américain Stephen Meyers n’exclut pas qu’une collision entre la Terre et Mars puisse survenir

L'étude que le géophysicien de l'Université du Wisconsin à Madison a menée avec ses collègues a permis de conclure que le Système solaire était chaotique.

« La principale découverte de cette étude consiste à avoir trouvé la première vraie preuve géologique confirmant l'idée que le Système solaire est chaotique », a dit le chercheur, cité par Scientific American.

Évoquant le caractère chaotique de ce système, Stephen Meyers se réfère plutôt au sens mathématique du mot, d'après lequel l'état futur d'un système complexe dépend fortement de ses conditions initiales. Cela veut dire que des changements apparemment aléatoires dans les orbites de planètes peuvent se produire en raison de subtiles interactions gravitationnelles entre des objets du Système solaire.

« C'est aussi connu comme l'effet papillon. C'est exactement le même phénomène : l'idée qu'un papillon volant au-dessus de l'océan Indien pourrait influer sur les conditions météorologiques en Amérique du Nord une semaine plus tard », écrit Scientific American.

L'équipe de Meyers en a trouvé des preuves dans l'exemple des roches du Colorado dont les dépôts sédimentaires témoignent de changements climatiques liés à la quantité de la lumière solaire reçue par la planète et, par conséquent, d'un lien entre les changements orbitaux et le climat.

Depuis au moins 50 millions d'années environ, l'orbite de la Terre a subi de légers changements tous les 2,4 millions d'années, produisant des changements climatiques appropriés. Néanmoins, l'étude des roches du Colorado avec d'autres méthodes a révélé qu'il y a environ 85 millions d'années ce cycle avait pris 1,2 million d'années. Selon les chercheurs, ce changement de cycle est lié à une interaction entre la Terre et Mars, tout à fait attendue dans un système chaotique.



Selon Stephen Meyers, la collision entre Mars et la Terre en est une conséquence possible, bien que sa probabilité soit infiniment faible.

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